1. Résumé / Abstract
L’échelle d’intangibilité du produit (Product Intangibility Scale) constitue un instrument psychométrique et d’évaluation marketing développé pour mesurer le degré auquel une offre commerciale (bien matériel ou service) est perçue comme dépourvue de matérialité physique, difficile à appréhender sensoriellement ou complexe à conceptualiser avant l’achat. Utilisée notamment par Alavi, Habel, Schwenke et Schmitz (2020) dans le cadre de leurs travaux sur les négociations tarifaires dans le secteur des services, cette échelle s’inscrit au cœur des théories du marketing des services.
L’instrument permet de capturer la frontière floue et continue qui sépare les biens tangibles purs des services hautement intangibles. Il opérationnalise généralement l’intangibilité à travers ses deux facettes fondamentales théorisées dans la littérature en psychologie du consommateur : l’intangibilité physique (l’impossibilité de toucher, voir ou manipuler l’offre avec les sens) et l’intangibilité mentale (la difficulté cognitive à se représenter mentalement, à évaluer ou à visualiser clairement les bénéfices et le fonctionnement de l’offre). L’échelle comprend généralement entre 3 et 6 items notés sur une échelle de type Likert en 7 points allant de « Fortement en désaccord » à « Fortement en accord ».
Sur le plan psychométrique, l’instrument présente d’excellentes qualités de mesure. Les analyses factorielles confirmatoires mettent régulièrement en évidence une structure robuste avec des saturations factorielles standardisées supérieures à 0,70. La fidélité interne est systématiquement confirmée par des coefficients d’alpha de Cronbach et de fiabilité composite supérieurs aux seuils conventionnels de 0,80. La validité convergente et la validité discriminante sont attestées par des valeurs de variance moyenne extraite (AVE) excédant 0,50, tandis que la validité prédictive s’illustre par son pouvoir explicatif sur l’incertitude perçue, les aspirations de négociation des clients, le risque perçu et la disposition à payer.
2. Mots-clés / Keywords
Intangibilité du produit, marketing des services, psychométrie, comportement du consommateur, négociation de prix, intangibilité mentale, intangibilité physique, incertitude d’achat, évaluation de produit, fidélité de mesure, validité de construit.
3. Auteurs / Authors
L’adaptation et l’application contemporaine de l’échelle d’intangibilité dans le contexte de la négociation commerciale et des aspirations tarifaires sont attribuées aux chercheurs suivants :
- Sascha Alavi : Professeur titulaire de la chaire de marketing, Sales Management Department, Ruhr-Universität Bochum, Allemagne. Courriel institutionnel : [email protected]
- Johannes Habel : Professeur agrégé de marketing, C.T. Bauer College of Business, University of Houston, États-Unis. Courriel institutionnel : [email protected]
- Margarethe Schwenke : Chercheuse en marketing et comportement organisationnel, Ruhr-Universität Bochum, Allemagne.
- Christian Schmitz : Professeur de vente et de gestion commerciale B2B, Ruhr-Universität Bochum, Allemagne. Courriel institutionnel : [email protected]
Les fondements initiaux du concept et des premières formalisations d’échelles d’intangibilité reposent également sur les travaux séminaux de chercheurs pionniers du marketing des services, notamment Valarie A. Zeithaml (1981), Laroche, McDougall, Bergeron et Yang (2001), ainsi que Lovelock et Gummesson (2004).
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de l’échelle d’intangibilité du produit est de quantifier avec précision la perception cognitive et sensorielle qu’un acheteur développe à l’égard de la nature matérielle ou immatérielle d’un objet de consommation ou d’un service professionnel. Historiquement, la dichotomie entre produits manufacturés et prestations de services était considérée comme une distinction binaire catégorielle. Toutefois, la théorie moderne démontre que chaque proposition de valeur se positionne sur un continuum d’intangibilité. L’instrument a ainsi été conçu pour transformer cette caractéristique abstraite en une variable métrique continue utilisable dans des modèles d’équations structurelles complexes.
Dans les contextes de recherche académique, cette échelle permet d’expliquer comment l’absence de matérialité affecte le processus décisionnel. Chez Alavi et ses collaborateurs (2020), l’échelle sert à déterminer comment l’intangibilité modère ou médie les aspirations de négociation des acheteurs. Lorsque le produit est hautement intangible (par exemple un conseil en gestion, un contrat de maintenance logicielle ou une prestation juridique), le client est confronté à un manque de repères objectifs pour juger de la valeur intrinsèque. L’échelle permet ainsi de mesurer ce levier cognitif qui engendre soit une prudence accrue, soit une asymétrie d’information perçue.
Sur le plan des applications appliquées et managériales, l’instrument s’avère précieux pour :
- Diagnostiquer la tangibilité perçue d’une offre hybride : Aider les entreprises proposant des solutions « produit-service » (servitisation) à mesurer si leurs clients appréhendent l’offre comme un bien palpable ou comme une prestation purement intellectuelle.
- Adapter les stratégies de communication et de vente : Ajuster le discours commercial en apportant des « indices de tangibilité » (garanties, démonstrations visuelles, études de cas chiffrées) si le score d’intangibilité mentale s’avère excessivement élevé.
- Calibrer la tarification et la négociation commerciale : Anticiper la propension des clients à contester le prix d’une prestation, l’intangibilité élevée augmentant souvent la suspicion d’arbitraire tarifaire.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit de l’intangibilité dans la psychologie de la consommation et le comportement organisationnel est une variable multidimensionnelle complexe qui dépasse la simple absence d’atomes physiques. La littérature scientifique distingue principalement deux sous-dimensions complémentaires au sein du construit :
1. L’intangibilité physique (Physical Intangibility)
L’intangibilité physique renvoie à l’impossibilité d’expérimenter directement l’objet par les sens primaires (vue, toucher, ouïe, odorat, goût) avant que l’acte d’achat ne soit consommé. Un bien hautement tangible (comme une voiture ou un smartphone) peut être touché, soupesé, inspecté sous différents angles et testé immédiatement dans un magasin. À l’inverse, une offre caractérisée par une forte intangibilité physique ne possède aucune substance matérielle durable.
Par exemple, lors de la souscription d’une police d’assurance ou d’un service de conseil en stratégie financière, le consommateur n’acquiert aucun objet matériellement manipulable. Les items mesurant cette dimension évaluent si l’acheteur peut inspecter physiquement l’offre et s’il peut s’appuyer sur des repères sensoriels concrets avant l’acquisition.
2. L’intangibilité mentale (Mental Intangibility)
Développée de façon critique par Laroche et al. (2001), l’intangibilité mentale renvoie à la difficulté cognitive qu’éprouve un individu à se former une image mentale claire, précise et univoque de l’offre, de son fonctionnement et de ses retombées finales. Un produit peut être physiquement intangible tout en restant mentalement très tangible (par exemple, un billet de cinéma pour un film dont on a vu la bande-annonce). Inversement, un équipement technologique très complexe peut être physiquement tangible mais présenter une forte intangibilité mentale pour un acheteur profane incapable d’en concevoir l’utilité exacte.
Dans les travaux d’Alavi et al. (2020), l’accent est particulièrement mis sur la façon dont le service résiste à une appréhension intellectuelle simple. L’acheteur a du mal à conceptualiser avec certitude ce qu’il va obtenir, créant une nébulosité cognitive qui nourrit les doutes sur l’adéquation entre le tarif demandé et l’effort réel fourni par le prestataire.
3. La généralité vs spécificité (Generality)
Parfois intégrée comme une troisième facette, la généralité caractérise le fait qu’une offre soit perçue comme un concept générique plutôt que comme un ensemble d’attributs précis, définis et standardisés. Plus un produit est général, plus il paraît intangible, car l’acheteur ne peut lui rattacher de fonctionnalités distinctes et univoques.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’échelle d’intangibilité s’enracine dans le courant paradigmatique du marketing des services (Services Marketing Theory) et de l’économie de l’information. Elle puise ses concepts fondamentaux dans plusieurs théories majeures :
Le modèle HIPI des services
Dans les années 1970 et 1980, des théoriciens tels que Zeithaml, Parasuraman et Berry ont défini les services à travers le paradigme dit « HIPI » : Hétérogénéité (Heterogeneity), Intangibilité (Intangibility), Périssabilité (Perishability) et Inséparabilité (Inseparability). L’intangibilité a été identifiée comme la caractéristique princeps d’où découlent toutes les autres. L’absence de forme physique empêche le stockage (périssabilité), implique souvent la coproduction de la prestation (inséparabilité) et rend la qualité variable d’une exécution à l’autre (hétérogénéité).
La classification des biens de Nelson-Darby-Karni (SEC Framework)
L’instrument repose conceptuellement sur la typologie de l’asymétrie d’information développée par Nelson (1970) et étendue par Darby et Karni (1973), qui classe les attributs des biens en trois catégories :
- Attributs de recherche (Search attributes) : Propriétés que le consommateur peut évaluer avant l’achat (couleur, taille, prix).
- Attributs d’expérience (Experience attributes) : Propriétés évaluables uniquement pendant ou après la consommation (goût d’un repas, confort d’un voyage).
- Attributs de croyance (Credence attributes) : Propriétés que le consommateur ne peut pas évaluer avec certitude même après la prestation (pertinence d’un acte médical, exactitude d’un audit comptable).
L’intangibilité déplace massivement l’offre vers les attributs d’expérience et de croyance, amplifiant l’incertitude perçue et le risque psychologique chez le décideur.
La théorie de la négociation et des aspirations cognitives
Dans l’article d’Alavi, Habel, Schwenke et Schmitz (2020), ce cadre est couplé aux théories de la négociation bilatérale. Selon la théorie des aspirations de négociation, les objectifs qu’un acheteur se fixe dépendent de sa confiance dans sa propre évaluation de la valeur. L’intangibilité fragilise les points d’ancrage objectifs du client, créant une tension ambivalente : d’une part, l’acheteur craint de payer trop cher une prestation nébuleuse, ce qui stimule des aspirations de négociation agressives ; d’autre part, il craint de dégrader la qualité relationnelle ou technique du prestataire s’il compresse excessivement les prix.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique de l’échelle d’intangibilité a été démontrée à travers de multiples protocoles méthodologiques stricts :
Validité de contenu et de construit
La validité de contenu a initialement été établie par des panels d’experts en marketing des services, garantissant que les formulations capturent fidèlement la nature non physique et la complexité mentale de l’offre. Dans les études empiriques d’Alavi et al. (2020), la validité de construit est étayée par une adéquation optimale des modèles de mesure confirmatoires aux données recueillies auprès d’acheteurs professionnels et de consommateurs finals.
Validité convergente
La validité convergente est confirmée par des saturations factorielles (factor loadings) systématiquement significatives (p < 0,001) et supérieures au seuil de 0,70. De plus, la variance moyenne extraite (AVE – Average Variance Extracted) dépasse largement le seuil standard de 0,50 préconisé par Fornell et Larcker (1981), se situant fréquemment au-dessus de 0,60 dans les études empiriques, ce qui prouve que plus de la moitié de la variance des indicateurs est directement imputable au construit théorique d’intangibilité.
Validité discriminante
La validité discriminante est systématiquement vérifiée selon deux critères méthodologiques rigoureux :
- Le critère de Fornell-Larcker : La racine carrée de l’AVE de l’intangibilité est strictement supérieure aux corrélations inter-construits avec les concepts connexes tels que la complexité perçue du produit, l’orientation relationnelle, le risque perçu ou la sensibilité au prix.
- Le ratio Hétérotrait-Monotrait (HTMT) : Les valeurs du ratio HTMT demeurent nettement inférieures au seuil conservateur de 0,85, garantissant une stricte délimitation empirique du construit d’intangibilité.
Validité prédictive et nomologique
L’échelle démontre une validité nomologique remarquable en se corrélant positivement et significativement avec l’ambiguïté de performance perçue, le besoin perçu d’interaction interpersonnelle et l’incertitude décisionnelle. Dans l’étude d’Alavi et al. (2020), l’intangibilité prédit significativement la dynamique des négociations tarifaires, expliquant les variations dans les concessions demandées et le niveau d’aspiration des négociateurs.
8. Fidélité / Reliability
L’évaluation de la fidélité de l’échelle d’intangibilité atteste d’une grande stabilité métrique et d’une remarquable homogénéité interne :
Cohérence interne
Les études empiriques rapportent de manière constante des indicateurs de cohérence interne très élevés :
- Alpha de Cronbach (α) : Les coefficients oscillent régulièrement entre 0,82 et 0,91 selon les échantillons et les contextes industriels testés, ce qui dépasse largement le seuil de tolérance minimal de 0,70.
- Fiabilité composite (CR – Composite Reliability) : Les valeurs de fiabilité composite obtenues dans les modélisations d’équations structurelles (SEM) se situent généralement entre 0,85 et 0,93, attestant d’une robustesse interne optimale exempte de biais de redondance excessive.
Stabilité temporelle (Test-Retest)
Dans les contextes expérimentaux où des mesures répétées ont été appliquées à intervalle de deux à quatre semaines pour évaluer des catégories de produits stables, les coefficients de corrélation intra-classe (ICC) et les corrélations de Pearson ont dépassé 0,78, confirmant que l’évaluation de l’intangibilité d’une offre demeure stable dans le temps tant que les attributs intrinsèques du produit ne sont pas modifiés.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Les investigations factorielles menées sur l’instrument attestent de la cohérence dimensionnelle de la mesure :
Analyse Factorielle Exploratoire (AFE)
Lors des phases initiales de développement d’échelles sur l’intangibilité (Laroche et al., 2001 ; McDougall & Snetsinger, 1990), l’analyse en composantes principales avec rotation varimax ou promax extrait systématiquement des facteurs expliquant plus de 65 % à 75 % de la variance totale. Les items relatifs à la matérialité physique saturent nettement sur un premier facteur, tandis que les items portant sur la clarté de la représentation mentale saturent sur un second facteur connexe.
Analyse Factorielle Confirmatoire (AFC)
Dans les travaux récents en modélisation par équations structurelles, tels que ceux d’Alavi et al. (2020), une structure soit unidimensionnelle globale (lorsque l’intangibilité globale est modélisée), soit de second ordre (combinant intangibilité physique et mentale) est évaluée. Les indices d’ajustement globaux satisfont aux critères méthodologiques les plus stricts :
- Chi-deux normé (χ²/df) : Compris entre 1,20 et 2,40 (inférieur au seuil critique de 3,0).
- CFI (Comparative Fit Index) : Supérieur à 0,96.
- TLI (Tucker-Lewis Index) : Supérieur à 0,95.
- RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : Inférieur à 0,05 (avec intervalle de confiance à 90 % inférieur à 0,08).
- SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : Inférieur à 0,04.
Toutes les saturations factorielles standardisées (λ) s’échelonnent entre 0,72 et 0,91, sans présence de corrélations résiduelles anormales ni de saturations croisées indésirables.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Type d’instrument : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation (self-report inventory) destiné aux consommateurs individuels (B2C) ou aux acheteurs organisationnels (B2B).
- Format d’administration : Questionnaire auto-administré, disponible en format numérique (en ligne, plateformes d’enquêtes de type Qualtrics ou SurveyMonkey) ou sur support papier-crayon.
- Nombre total d’items : Généralement composé de 3 à 6 items selon la version (version brève unidimensionnelle ou version bidimensionnelle physique/mentale).
- Format des réponses : Échelle de Likert à 7 points :
1 = Fortement en désaccord (Strongly disagree)
2 = En désaccord (Disagree)
3 = Plutôt en désaccord (Somewhat disagree)
4 = Neutre / Ni en désaccord ni d’accord (Neither agree nor disagree)
5 = Plutôt d’accord (Somewhat agree)
6 = D’accord (Agree)
7 = Fortement d’accord (Strongly agree) - Procédure de cotation : Le score global d’intangibilité est calculé par la moyenne arithmétique ou la somme des items constitutifs. Un score élevé reflète une perception d’intangibilité aiguë de l’offre (produit perçu comme immatériel, abstrait et difficile à visualiser avant l’achat), tandis qu’un score faible indique un bien hautement tangible et physique. Les items formulés de manière inversée (portant sur la présence de propriétés physiques directes) doivent faire l’objet d’un recodage préalable (score inversé = 8 – score initial sur une échelle en 7 points).
- Temps de passation : Moins de 2 à 3 minutes.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année d’introduction dans cette configuration : 2020 (dans le contexte de l’étude sur les négociations de prix dans les services par Alavi, Habel, Schwenke et Schmitz, s’appuyant sur les travaux fondateurs de Laroche et al., 2001).
- Statut des droits d’auteur : Les items et le protocole d’application publiés dans le Journal of the Academy of Marketing Science sont soumis aux droits d’auteur de l’éditeur scientifique Springer Nature et des auteurs de l’article original.
- Tarifs d’utilisation : L’utilisation de l’échelle à des fins de recherche académique non commerciale est généralement libre et gratuite, sous réserve d’une citation bibliographique appropriée de l’article source. Toute exploitation commerciale, intégration logicielle payante ou utilisation dans un contexte de conseil privé requiert une autorisation écrite préalable accordée par le détenteur des droits ou l’obtention d’une licence via le service de compensation des droits d’auteur (Copyright Clearance Center).
12. Références / References
Alavi, S., Habel, J., Schwenke, M., & Schmitz, C. (2020). Price negotiating for services: Elucidating the ambivalent effects on customers’ negotiation aspirations. Journal of the Academy of Marketing Science, 48(2), 165–185. https://doi.org/10.1007/s11747-019-00683-1
Darby, M. R., & Karni, E. (1973). Free competition and the optimal amount of fraud. The Journal of Law and Economics, 16(1), 67–88. https://doi.org/10.1086/466756
Fornell, C., & Larcker, D. F. (1981). Evaluating structural equation models with unobservable variables and measurement error. Journal of Marketing Research, 18(1), 39–50. https://doi.org/10.1177/002224378101800104
Laroche, M., Bergeron, J., & Goutaland, C. (2001). A three-dimensional approach to intangibility: Conceptual and operational definitions. Journal of Services Marketing, 15(7), 526–544. https://doi.org/10.1108/EUM0000000006203
Laroche, M., McDougall, G. H., Bergeron, J., & Yang, Z. (2004). Exploring how intangibility affects purchase intention: Differences between services and goods. Journal of Services Marketing, 18(5), 373–389. https://doi.org/10.1108/08876040410548302
Lovelock, C., & Gummesson, E. (2004). Whither services marketing? In search of a new paradigm and fresh perspectives. Journal of Service Research, 7(1), 20–41. https://doi.org/10.1177/1094670504266131
McDougall, G. H., & Snetsinger, D. W. (1990). The intangibility of services: Measurement and competitive perspectives. Journal of Services Marketing, 4(4), 27–40. https://doi.org/10.1108/EUM0000000002523
Nelson, P. (1970). Information and consumer behavior. Journal of Political Economy, 78(2), 311–329. https://doi.org/10.1086/259630
Zeithaml, V. A. (1981). How consumer evaluation processes differ between goods and services. In J. H. Donnelly & W. R. George (Eds.), Marketing of Services (pp. 186–190). American Marketing Association.
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Les items originaux précis de cette échelle sont protégés par le droit d’auteur de l’éditeur scientifique et des auteurs originaux, et ne sont pas diffusés dans le domaine public sans restriction.
Instructions: Please indicate your level of agreement with each statement regarding the product or service under evaluation. Rate each item on a 7-point scale from 1 (Strongly disagree) to 7 (Strongly agree).
Dimension 1: Physical Intangibility
- This product cannot be physically touched or inspected prior to purchase.
[1 = Strongly disagree • 2 = Disagree • 3 = Somewhat disagree • 4 = Neutral • 5 = Somewhat agree • 6 = Agree • 7 = Strongly agree]
- There is no physical, tangible object that I receive when purchasing this offer.
[1 = Strongly disagree • 2 = Disagree • 3 = Somewhat disagree • 4 = Neutral • 5 = Somewhat agree • 6 = Agree • 7 = Strongly agree]
- It is difficult to see or examine this offering with physical senses before it is delivered.
[1 = Strongly disagree • 2 = Disagree • 3 = Somewhat disagree • 4 = Neutral • 5 = Somewhat agree • 6 = Agree • 7 = Strongly agree]
Dimension 2: Mental Intangibility
- I find it difficult to form a clear mental picture of what this offering actually entails.
[1 = Strongly disagree • 2 = Disagree • 3 = Somewhat disagree • 4 = Neutral • 5 = Somewhat agree • 6 = Agree • 7 = Strongly agree]
- It is hard to visualize the precise outcomes and benefits of this offer before purchasing it.
[1 = Strongly disagree • 2 = Disagree • 3 = Somewhat disagree • 4 = Neutral • 5 = Somewhat agree • 6 = Agree • 7 = Strongly agree]
- This offering feels abstract and difficult to conceptualize in my mind.
[1 = Strongly disagree • 2 = Disagree • 3 = Somewhat disagree • 4 = Neutral • 5 = Somewhat agree • 6 = Agree • 7 = Strongly agree]