Échelle des normes du rôle masculin

L’Échelle des normes du rôle masculin (Male Role Norms Scale, MRNS), conçue par Edward H. Thompson et Joseph H. Pleck (1986), est un instrument psychométrique mesurant l’adhésion aux normes traditionnelles masculines à travers trois composantes : le statut, la dureté et l’anti-féminité.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 8, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 8, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

L’Échelle des normes du rôle masculin (Male Role Norms Scale, ou MRNS), développée initialement par Edward H. Thompson Jr. et Joseph H. Pleck en 1986, constitue l’un des instruments psychométriques fondamentaux pour l’évaluation de l’idéologie du rôle de genre masculin. Conçue pour opérationnaliser et affiner les dimensions normatives identifiées antérieurement par Robert Brannon, la MRNS mesure le degré d’adhésion d’un individu aux attentes socioculturelles traditionnelles régissant la masculinité hégémonique. L’instrument est composé de 26 items organisés autour de trois sous-échelles factoriellement distinctes : le Statut (Status, 6 items), la Dureté (Toughness, 13 items) et l’Anti-féminité (Anti-femininity, 7 items).

Les participants répondent au moyen d’une échelle de type Likert en 5 points allant de 1 (« Disagree ») à 5 (« Agree »). Sur le plan psychométrique, la MRNS présente des propriétés éprouvées, affichant une consistance interne satisfaisante au sein de ses composantes lors de sa validation initiale : un coefficient alpha de Cronbach de 0,81 pour la dimension Statut, 0,74 pour la Dureté et 0,76 pour l’Anti-féminité, ainsi qu’une fidélité globale excédant généralement 0,85 dans les réplications ultérieures. La structure trifactorielle de l’outil a permis de rompre avec les conceptions unidimensionnelles antérieures de la masculinité, offrant aux chercheurs en psychologie du genre, en sociologie et en santé publique un instrument robuste pour examiner les répercussions des normes de genre rigides sur la santé mentale, la détresse psychologique, l’évitement des soins de santé et les dynamiques relationnelles.

2. Mots-clés / Keywords

Normes du rôle masculin, idéologie de la masculinité, psychologie du genre, rôle de genre, conflit de rôle de genre, masculinité hégémonique, statut social, dureté émotionnelle, anti-féminité, psychométrie, évaluation psychologique, Edward Thompson, Joseph Pleck.

3. Auteurs / Authors

L’Échelle des normes du rôle masculin a été développée par :

  • Edward H. Thompson, Jr., Ph.D. : Professeur émérite de sociologie au College of the Holy Cross (Worcester, Massachusetts, États-Unis). Spécialiste reconnu de l’étude sociologique des hommes, du vieillissement masculin et des représentations culturelles de la masculinité.
  • Joseph H. Pleck, Ph.D. : Professeur émérite en développement humain et études familiales à l’Université de l’Illinois à Urbana-Champaign (Illinois, États-Unis). Théoricien majeur de la psychologie masculine, auteur du paradigme de la tension liée au rôle de genre (Gender Role Strain Paradigm), ayant profondément transformé la conceptualisation académique des rôles de sexe.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de la Male Role Norms Scale (MRNS) est de quantifier l’approbation cognitive et l’intériorisation normative des prescriptions comportementales traditionnelles imposées aux hommes dans les sociétés occidentales. Avant l’émergence de cet outil au milieu des années 1980, la majorité des évaluations de la masculinité reposaient sur des inventaires de traits de personnalité (comme le Bem Sex-Role Inventory ou le Personal Attributes Questionnaire), qui évaluaient si un individu s’auto-percevait comme détenant des caractéristiques instrumentales ou expressives. Thompson et Pleck (1986) ont postulé qu’il était indispensable de dissocier les traits de personnalité individuels des normes prescrites par la société. Ainsi, la MRNS ne mesure pas dans quelle mesure un homme est masculin, mais dans quelle mesure un individu (homme ou femme) estime qu’un homme devrait se conformer à des idéaux stricts de pouvoir, d’invulnérabilité et de rejet du féminin.

Dans le domaine de la recherche fondamentale, l’échelle permet d’analyser comment l’adhésion à ces croyances varie selon les cohortes générationnelles, l’origine ethnique, le statut socio-économique et l’orientation sexuelle. Elle a servi de baromètre pour étudier la persistance et l’évolution des stéréotypes de genre face aux mutations sociopolitiques et féministes.

Sur le plan clinique et de la santé publique, la MRNS constitue un levier d’investigation essentiel. Une adhésion rigide aux normes traditionnelles masculines a été corrélée de manière répétée à une multitude de comportements à risque et d’issues défavorables :

  • Réticence à solliciter une aide psychologique ou médicale en situation de détresse (automédication, report des diagnostics médicaux) ;
  • Suppression affective et alexithymie normative, limitant la régulation des émotions et alimentant la somatisation ;
  • Conduites à risque (consommation abusive de substances psychoactives, conduite automobile dangereuse, témérité physique) ;
  • Attitudes hostiles envers les minorités sexuelles et acceptation de la violence interpersonnelle au sein du couple.

5. Construit psychologique / Construct

La MRNS opérationnalise l’idéologie masculine traditionnelle à travers trois dimensions factorielles complémentaires, dérivées du modèle théorique initial de Robert Brannon (1976) :

1. Le Statut (Status)

Cette sous-échelle (items 1 à 6) mesure l’adhésion à l’impératif sociétal selon lequel un homme doit impérativement réussir sur le plan professionnel et financier afin d’asseoir sa valeur et de commander le respect de son entourage et de sa communauté. Le travail n’y est pas perçu comme un simple moyen de subsistance, mais comme l’arène centrale de l’accomplissement masculin. L’homme doit agir comme le principal pourvoyeur économique (breadwinner) et rechercher constamment le prestige et l’admiration externe. L’approbation d’items tels que « Success in his work has to be man’s central goal in this life » témoigne d’une valorisation du statut instrumental comme source exclusive de légitimité identitaire.

2. La Dureté (Toughness)

Regroupant 13 items (items 7 à 19), la dimension Dureté forme la composante la plus dense de l’instrument. Elle englobe trois facettes étroitement intriquées de l’invulnérabilité masculine :

  • La dureté émotionnelle : L’injonction au stoïcisme strict, à la dissimulation de la vulnérabilité, de la douleur physique ou du doute psychologique (ex. « When a man is feeling pain he should not let it show ») ;
  • L’autosuffisance et la logique : L’obligation de résoudre les problèmes sans aide extérieure, en s’appuyant uniquement sur une rationalité froide et un détachement émotionnel constant ;
  • La dureté physique et la propension à la force : L’acceptation du danger physique et le recours à l’agression physique ou aux poings comme méthode légitime de résolution des conflits et de défense de l’honneur (ex. « Fists are sometimes the only way to get out of a bad situation »).

3. L’Anti-féminité (Anti-femininity)

Composée de 7 items (items 20 à 26), cette dimension conceptualise la masculinité par voie négative, c’est-à-dire par le rejet et la dépréciation systématiques de tout comportement, intérêt, occupation ou émotion traditionnellement associés aux femmes. Selon ce construit, tout empiètement masculin sur le domaine féminin menace l’intégrité du rôle d’homme. Cela se manifeste par un malaise face aux professions traditionnellement féminines (ex. secrétaire, coiffeur), par le rejet des tâches domestiques ou éducatives associées au maternage, et par la stigmatisation des manifestations de sensibilité affective (ex. pleurer devant un film sentimental).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

La MRNS s’inscrit au cœur du Paradigme de la tension liée au rôle de genre (Gender Role Strain Paradigm), formulé par Joseph Pleck (1981, 1995). Ce paradigme a émergé en rupture directe avec le modèle fonctionnaliste antérieur de l’« identité de rôle de genre » (défendu notamment par Talcott Parsons), qui postulait que l’assimilation d’un rôle sexuel rigide était le garant du bon développement psychosocial de l’individu.

Pleck a démontré que les rôles de genre ne sont pas des données biologiques harmonieuses, mais des constructions sociales contradictoires, instables et intrinsèquement sources de tension psychologique. Le paradigme de la tension repose sur plusieurs postulats fondamentaux mesurables par la MRNS :

  • Les normes de rôle de genre sont contradictoires et mutuellement incompatibles (ex. être un pourvoyeur absent travaillant sans cesse vs être un père respecté et présent) ;
  • Une proportion substantielle d’hommes échoue à se conformer pleinement à ces normes, ce qui génère une tension d’écart (discrepancy strain) et une baisse de l’estime de soi ;
  • La conformité même aux normes entraîne des conséquences délétères pour l’individu et son entourage (dysfunction strain), car les attitudes de dureté et d’anti-féminité érodent l’intimité relationnelle et prédisposent à la morbidité physique ;
  • La violation des normes de rôle masculin fait l’objet de sanctions sociales sévères, incitant les hommes à surcompenser par des attitudes hypermasculines lorsque leur statut est menacé (tension de traumatisme ou trauma strain).

Sur le plan structural, Thompson et Pleck se sont appuyés sur la typologie phénoménologique élaborée par le sociologue Robert Brannon (1976), qui décomposait l’archétype masculin traditionnel en quatre impératifs culturels :

  1. « No Sissy Stuff » : Évitement viscéral de tout attribut féminin (devenu la dimension Anti-féminité) ;
  2. « The Big Wheel » : Quête effrénée de réussite, de richesse, de statut et d’admiration (devenu la dimension Statut) ;
  3. « The Sturdy Oak » : Solidité inébranlable, autosuffisance, impassibilité face à l’adversité (intégré dans la dimension Dureté) ;
  4. « Give ‘Em Hell » : Goût du risque, agressivité, combativité physique (intégré dans la dimension Dureté).

7. Validité / Validity

Les études psychométriques conduites sur la MRNS apportent un soutien solide à ses différentes facettes de validité :

Validité de construit et validité factorielle

L’étude princeps de Thompson et Pleck (1986) menée sur un échantillon d’étudiants masculins a démontré que l’instrument présentait une structure factorielle stable qui isolait les dimensions de Statut, Dureté et Anti-féminité, réfutant l’hypothèse d’une idéologie masculine purement unidimensionnelle. Les analyses factorielles confirmatoires ont régulièrement attesté de l’adéquation de ce modèle à trois composantes par rapport à des modèles unifactoriels.

Validité convergente

La MRNS présente des corrélations positives statistiquement significatives avec d’autres échelles mesurant les construits reliés à la masculinité traditionnelle et au sexisme :

  • Le Gender Role Conflict Scale (GRCS) de James O’Neil, notamment avec les sous-échelles de Succès/Pouvoir/Compétition et de Contrôle affectif restrictif ($r = 0,45$ à $0,62$) ;
  • L’Ambivalent Sexism Inventory (ASI), en particulier avec le sexisme hostile ;
  • L’échelle d’homophobie et d’attitudes négatives envers les personnes homosexuelles, la sous-échelle d’Anti-féminité étant un prédicteur robuste du rejet des minorités sexuelles ($r > 0,50$).

Validité discriminante

La MRNS se distingue nettement des mesures d’orientation instrumentale globale (comme la sous-échelle de masculinité du BSRI), montrant des corrélations faibles à modérées avec ces dernières ($r < 0,30$). Cela confirme que l'échelle mesure l'approbation de règles normatives prescriptives et non la possession de traits d'affirmation de soi.

Validité prédictive

Des recherches empiriques (p. ex., Himmelstein, 2014 ; Thompson & Bennett, 2015) ont établi que des scores élevés à la MRNS prédisent :

  • Une préférence marquée pour des médecins masculins et une diminution de la franchise lors des consultations médicales ;
  • Une attitude défavorable à l’égard de la consultation psychologique et un pronostic de désistement précoce en psychothérapie ;
  • Une propension accrue à approuver la violence comme mécanisme légitime de résolution des différends interpersonnels.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de la MRNS a été confirmée à travers plusieurs décennies de recherche :

Consistance interne

Dans l’échantillon initial de validation de Thompson et Pleck (1986), les indices de consistance interne (alpha de Cronbach) étaient les suivants :

  • Sous-échelle Statut : $\alpha = 0,81$ ;
  • Sous-échelle Dureté : $\alpha = 0,74$ ;
  • Sous-échelle Anti-féminité : $\alpha = 0,76$.

L’échelle totale atteint généralement un coefficient alpha global compris entre 0,85 et 0,89 selon la composition des cohortes étudiées, ce qui reflète une excellente homogénéité d’ensemble pour un instrument multidimensionnel.

Stabilité temporelle (Test-Retest)

Les évaluations de la fidélité test-retest à des intervalles de 2 à 4 semaines démontrent des coefficients de stabilité élevés ($r_{tt} = 0,78$ à $0,84$), attestant que la MRNS capture des attitudes idéologiques et normatives relativement stables chez l’adulte, tout en demeurant sensible aux interventions éducatives ou déconstructives ciblées.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

L’analyse factorielle est à l’origine directe de la création de la MRNS. Thompson et Pleck (1986) ont procédé à une analyse factorielle exploratoire (AFE) avec rotation orthogonale (Varimax) à partir de la banque originale de 58 items du Male Role Index de Robert Brannon. Cette extraction a mis en évidence trois facteurs majeurs expliquant la majorité de la variance commune :

  • Facteur 1 (Statut) : Caractérisé par de fortes saturations (> 0,45) des items reliant la valeur d’un homme à sa position professionnelle, sa capacité nourricière financière et l’admiration sociale qu’il suscite ;
  • Facteur 2 (Dureté) : Regroupant les saturations des items ayant trait à l’autosuffisance, au sang-froid émotionnel, au refus de manifester sa faiblesse, ainsi qu’à la disposition à user de la force physique face aux menaces ;
  • Facteur 3 (Anti-féminité) : Défini par des saturations élevées sur les items exprimant le malaise face aux hommes occupant des métiers féminins, exprimant de l’émotion ou adoptant des loisirs domestiques.

Les modélisations ultérieures en équations structurelles (AFC) ont comparé cette structure à des alternatives concurrentes (modèle unidimensionnel global, modèle bipolaire). Le modèle à trois facteurs corrélés a systématiquement démontré des indices d’ajustement supérieurs (CFI > 0,90, RMSEA < 0,06), confirmant l’organisation tripartite de l’idéologie normative masculine.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type d’instrument : Questionnaire auto-rapporté d’attitudes normatives et idéologiques ;
  • Format : Papier-crayon ou administration numérique informatisée ;
  • Nombre total d’items : 26 items ;
  • Échelle de réponse : Échelle de Likert en 5 points :
    • 1 = Disagree (Pas d’accord)
    • 2 = Slightly Disagree (Légèrement pas d’accord)
    • 3 = Neither Agree nor disagree (Ni en désaccord ni d’accord)
    • 4 = Slightly Agree (Légèrement d’accord)
    • 5 = Agree (D’accord)
  • Répartition des sous-échelles :
    • Statut (Status) : Items 1, 2, 3, 4, 5, 6 (6 items) ;
    • Dureté (Toughness) : Items 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19 (13 items) ;
    • Anti-féminité (Anti-femininity) : Items 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26 (7 items).
  • Cotation et inversion :
    • Les items 19 (« A man should always refuse to get into a fight… ») et 25 (« I think it’s extremely good for a boy to be taught to cook… ») sont formulés de manière pro-égalitaire et doivent être inversés lors du calcul des scores ($1 \leftrightarrow 5$, $2 \leftrightarrow 4$, $3 \leftrightarrow 3$).
    • Les scores de sous-échelles sont calculés soit par la somme arithmétique, soit par la moyenne des items correspondants (score moyen de 1 à 5). Un score global de la MRNS peut être obtenu en effectuant la moyenne de l’ensemble des 26 items. Des scores plus élevés traduisent une adhésion plus forte à l’idéologie masculine traditionnelle.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication : 1986 ;
  • Statut des droits d’auteur : L’échelle a été publiée dans la littérature académique (American Behavioral Scientist). L’instrument relève de l’usage académique et scientifique libre ;
  • Tarifs : Aucun coût d’utilisation pour la recherche non commerciale ou l’évaluation clinique académique. L’accès au texte de l’article original ou au mémoire source peut nécessiter un accès institutionnel ou être obtenu via les dépôts universitaires ouverts (ex. Rutgers University Libraries) ;
  • Conditions d’utilisation : Citation formelle de l’article de référence de Thompson et Pleck (1986) dans toute publication ou rapport scientifique exploitant les données issues du questionnaire.

12. Références / References

  • Brannon, R. (1976). The male sex role: Our culture’s blueprint of manhood, and what it’s done for us lately. In D. David & R. Brannon (Eds.), The forty-nine percent majority: The male sex role (pp. 1–45). Addison-Wesley.
  • Himmelstein, M. S. (2014). Masculinity, Gender Stereotypes and Doctor Preference (Master of Science dissertation). New Brunswick, Rutgers, The State University of New Jersey. https://rucore.libraries.rutgers.edu/rutgers-lib/44118/
  • O’Neil, J. M., Helms, B. J., Gable, R. K., David, V., & Wrightsman, L. S. (1986). Factor analysis of the Gender Role Conflict Scale: The gender-role journey, measure, and research. Journal of Counseling Psychology, 33(3), 335–340. https://doi.org/10.1037/0022-0167.33.3.335
  • Pleck, J. H. (1981). The myth of masculinity. MIT Press.
  • Pleck, J. H. (1995). The gender role strain paradigm: An update. In R. F. Levant & W. S. Pollack (Eds.), A new psychology of men (pp. 11–32). Basic Books.
  • Thompson, E. H., Jr., & Bennett, K. M. (2015). Measurement of masculinity ideologies: A (critical) review. Psychology of Men & Masculinity, 16(2), 115–133. https://doi.org/10.1037/a0038609
  • Thompson, E. H., & Pleck, J. H. (1986). The structure of male role norms. American Behavioral Scientist, 29(5), 531–543. https://doi.org/10.1177/0002764286029005003

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

Success in his work has to be man's central goal in this life.
2

The best way for a young man to get the respect of other people is to get a job‚ take it seriously‚ and do it well.
3

A man owes it to his family to work at the best-paying job he can get.
4

A man should generally work overtime to make more money whenever he has the chance.
5

A man always deserves the respect of his wife and children.
6

It is essential for a man to always have the respect and admiration of everyone who knows him.
7

A man should never back down in the face of trouble.
8

I always like a man who's totally sure of himself.
9

A man should always think everything out coolly and logically‚ and have rational reasons for everything he does.
10

A man should always try to project an air of confidence even if he really doesn't feel confident inside.
11

A man must stand on his own two feet and never depend on other people to help him do things.
12

When a man is feeling pain he should not let it show.
13

Nobody respects a man very much who frequently talks about his worries‚ fears‚ and problems.
14

A good motto for a man would be "When the going gets tough‚ the tough get going."
15

I think a young man should try to become physically tough‚ even if he's not big.
16

Fists are sometimes the only way to get out of a bad situation.
17

A real man enjoys a bit of danger now and then
18

In some kinds of situations a man should be ready to use his fists‚ even if his wife or his girlfriend would object.
19

A man should always refuse to get into a fight‚ even if there seems to be no way to avoid it.
20

It bothers me when a man does something that I consider “feminine"
21

A man whose hobbies are cooking‚ sewing‚ and going to the ballet probably wouldn't appeal to me
22

It is a bit embarrassing for a man to have a job that is usually filled by a woman.
23

Unless he was really desperate‚ I would probably advise a man to keep looking rather than accept a job as a secretary
24

If I heard about a man who was a hairdresser or a gourmet cook‚ I might wonder how masculine he was.
25

I think it's extremely good for a boy to be taught to cook‚ sew‚ clean the house‚ and take care of younger children.
26

I might find it a little silly or embarrassing if a male friend of mine cried over a sad love scene in a movie.
★

Rate This Scale

5.0 / 5 • 1 vote

Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 8). Échelle des normes du rôle masculin. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-des-normes-du-role-masculin-mrns/
Looti, Mohammed. “Échelle des normes du rôle masculin.” Base de données de psychologie en français, 8 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-des-normes-du-role-masculin-mrns/.
Looti, Mohammed. “Échelle des normes du rôle masculin.” Base de données de psychologie en français. octobre 8, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-des-normes-du-role-masculin-mrns/.