Victimisation sexuelle des étudiantes universitaires

Analyse psychométrique détaillée de l’échelle de victimisation sexuelle des étudiantes universitaires (SVCW) développée par Fisher, Cullen et Belknap : cadre théorique, validité, cotation et items complets.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 8, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 8, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

L’échelle d’évaluation de la victimisation sexuelle des étudiantes universitaires (Sexual Victimization of College Women Scale — SVCW), élaborée à la fin des années 1990 par Bonnie S. Fisher, Francis T. Cullen et Joanne Belknap sous l’égide du National Institute of Justice (NIJ) et du Bureau of Justice Statistics (BJS), constitue une référence méthodologique majeure dans la mesure épidémiologique et criminologique des violences sexuelles en milieu universitaire. Conçue pour surmonter le sous-rapportage endémique inhérent aux définitions juridiques traditionnelles et aux enquêtes d’auto-évaluation non standardisées, cette échelle s’articule autour d’une approche comportementale descriptive stricte (behaviorally specific questions), évitant l’usage de termes juridiques ambigus ou stigmatisants tels que « viol » ou « agression sexuelle ».

L’instrument se structure en deux étapes méthodologiques intégrées : une série initiale d’items de dépistage binaire (réponse « oui/non ») capturant les expériences vécues depuis le début de l’année universitaire d’automne, suivie, en cas de réponse affirmative, d’un module d’incident détaillé quantifiant la fréquence et analysant les caractéristiques circonstancielles des agressions. L’échelle couvre un spectre continu de comportements abusifs : viols complétés par pénétration vaginale, anale ou orale au moyen de la force ou de la menace de blessure physique ; pénétration par un objet ou un doigt ; tentatives de viol ; attouchements sexuels non désirés ou forcés ; et coercition sexuelle exercée par des menaces de sanctions non physiques, des promesses de récompenses ou des pressions verbales continues. Le système de cotation hiérarchique attribue chaque événement à la catégorie de sévérité maximale observée.

Sur le plan psychométrique, l’instrument présente une validité de contenu et une validité convergente remarquables, confirmées par des corrélations substantielles avec les instruments classiques tels que le Sexual Experiences Survey (SES) de Mary Koss, tout en offrant une meilleure sensibilité à la détection des agressions facilitées par l’alcool ou les substances et des actes perpétrés par des connaissances ou partenaires intimes. Sa fiabilité méthodologique repose sur une standardisation rigoureuse des questions de criblage et sur des critères objectifs de classification des incidents.

2. Mots-clés / Keywords

victimisation sexuelle, étudiantes universitaires, violences sexuelles en milieu universitaire, méthodologie d’enquête criminologique, coercition sexuelle, viol par la force, attouchements non désirés, épidémiologie des traumatismes, agression sexuelle, mesure comportementale

3. Auteurs / Authors

L’échelle SVCW a été conçue et standardisée par une équipe interdisciplinaire de criminologues et sociologues reconnus pour leurs travaux sur les violences de genre :

  • Bonnie S. Fisher, Ph.D. : Professeure émérite à la School of Criminal Justice de l’University of Cincinnati. Ses recherches pionnières se concentrent sur la victimologie, la sécurité sur les campus universitaires et la mesure empirique des violences faites aux femmes.
  • Francis T. Cullen, Ph.D. : Professeur émérite éminent de criminologie et de sociologie à la School of Criminal Justice de l’University of Cincinnati. Ancien président de l’American Society of Criminology et de l’Academy of Criminal Justice Sciences, mondialement reconnu pour ses travaux en théorie criminologique et réhabilitation.
  • Joanne Belknap, Ph.D. : Professeure de sociologie et d’études ethniques à l’University of Colorado Boulder. Ancienne présidente de l’American Society of Criminology, spécialiste des approches féministes de la criminologie et des trajectoires de victimisation et d’incarcération des femmes.
  • Michael G. Turner, Ph.D. : Professeur au Department of Criminal Justice and Criminology de l’University of North Carolina at Charlotte, co-auteur du rapport national de référence du Department of Justice en 2000.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’échelle SVCW est de fournir une mesure standardisée, épidémiologiquement rigoureuse et exempte de biais lexicaux de la prévalence et de l’incidence de la victimisation sexuelle vécue par les femmes fréquentant des établissements d’enseignement supérieur. Historiquement, les enquêtes de victimation criminelle classiques, telles que le National Crime Victimization Survey (NCVS), sous-estimaient massivement les agressions sexuelles sur les campus en posant des questions génériques fondées sur la qualification pénale (« Avez-vous été violée ? » ou « Avez-vous été victime d’un crime ? »). De nombreuses victimes ne s’identifient pas spontanément au vocable légal ou moral de « victime de viol », particulièrement lorsque l’agresseur est une connaissance, un ami de promotion ou un partenaire intime, et qu’aucune arme physique visible n’a été employée.

L’instrument répond à une double finalité scientifique et appliquée :

  • Finalité de recherche épidémiologique et criminologique : Établir des taux d’incidence précis au sein d’échantillons représentatifs à l’échelle nationale ou institutionnelle, documenter les facteurs de risque situationnels (lieux, contextes de consommation de drogues/alcool, incapacitation) et analyser les dynamiques relationnelles entre la victime et l’agresseur.
  • Finalité institutionnelle et d’évaluation des politiques publiques : Permettre aux universités et aux organismes gouvernementaux d’évaluer l’ampleur réelle du phénomène afin de calibrer les services d’aide médico-psychologique, les dispositifs de signalement et les programmes de prévention primaire sur les campus universitaires (notamment les programmes d’intervention des témoins passifs ou bystander intervention).
  • Application clinique et diagnostique indirecte : Bien qu’il s’agisse principalement d’un outil d’enquête, ses items comportementaux permettent aux cliniciens et intervenants en traumatologie d’explorer de manière non confrontante les antécédents d’abus sexuels subis à l’université, favorisant la verbalisation des traumatismes chez les personnes réticentes à catégoriser leur vécu sous le terme de crime.

Sur le plan théorique, l’échelle résout le dilemme de la mesure en décomposant les actes en gestes physiques, contextes de contrainte et niveaux de coercition sans ambiguïté sémantique, offrant une comparabilité longitudinale des données empiriques.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par l’échelle SVCW est la victimisation sexuelle, conceptualisée non pas comme un événement binaire isolé, mais comme un spectre continu d’atteintes à l’intégrité sexuelle et corporelle, différenciées par le type d’acte sexuel imposé, le moyen de coercition employé et l’état de vulnérabilité ou de consentement de la victime. Ce construit intègre six dimensions primaires rigoureusement définies :

1. Viol complété par la force ou la menace physique (Completed Rape)

Cette dimension englobe la pénétration vaginale, orale ou anale non consentie, ainsi que la pénétration par un objet ou un doigt, obtenue par l’usage explicite de la force physique ou sous la menace immédiate de blessures physiques graves envers la victime ou ses proches. L’accent est mis sur la matérialité de l’acte et l’absence totale de consentement due à la violence physique directe.

2. Tentative de viol (Attempted Rape)

Définit les situations où un agresseur a entrepris des démarches concrètes et exercé la force ou des menaces physiques explicites pour contraindre la femme à un rapport sexuel vaginal, oral ou anal, ou à une pénétration par objet/doigt, sans que la pénétration n’ait finalement eu lieu (en raison de la résistance physique de la victime, de l’intervention d’un tiers ou d’une interruption extérieure).

3. Viol et abus sexuel facilités par l’incapacitation (Incapacitated Victimization)

Capturé par l’item élargi de l’instrument, ce construit évalue les rapports sexuels ou contacts sexuels non désirés survenus alors que la victime était inconsciente, endormie, intoxiquée par l’alcool ou les substances psychoactives, ou incapable d’émettre un consentement libre et éclairé en raison d’une incapacité physique ou cognitive.

4. Coercition sexuelle (Sexual Coercion)

La coercition sexuelle se distingue de la force physique brute par l’emploi de pressions interpersonnelles, institutionnelles ou psychologiques pour contraindre à des rapports sexuels non désirés. Elle se décline en trois sous-mécanismes spécifiques :

  • Menaces de sanctions non physiques : Chantage académique (ex. menaces de dégradation d’une note), menaces professionnelles (perte d’emploi sur le campus), chantage réputationnel ou menace d’exclusion d’un groupe social.
  • Promesses de récompenses : Conditions transactionnelles asymétriques où des bénéfices scolaires (bonnes notes, partage de devoirs/notes de cours), professionnels ou logistiques sont promis en échange de faveurs sexuelles.
  • Harcèlement et pressions verbales continues : Pression verbale insistante, répétée et épuisante jusqu’à ce que la résistance de la personne soit dépassée (continual pestering).

5. Attouchements sexuels non désirés (Unwanted Sexual Contact)

Cette dimension couvre toute forme de contact physique de nature sexuelle imposé sans consentement, en dehors des actes de pénétration : baisers forcés, palpations, attouchements des zones érogènes ou génitales, frottements à caractère sexuel, y compris au-dessus des vêtements.

6. Menaces et tentatives d’attouchements sexuels (Threatened/Attempted Sexual Contact)

Mesure les tentatives avortées ou les menaces verbales et physiques directes visant à imposer des attouchements sexuels, reflétant les contextes d’intimidation sexuelle sans pénétration.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’élaboration de la SVCW s’inscrit au carrefour de trois traditions théoriques majeures : la criminologie féministe, la théorie des activités de routine de Lawrence Cohen et Marcus Felson, et le paradigme du continuum des violences sexuelles de Mary Koss.

Le modèle du continuum de Mary Koss

Dans les années 1980, les travaux fondamentaux de Mary Koss ont démontré que la violence sexuelle n’est pas une anomalie marginale commise exclusivement par des inconnus armés dans des ruelles sombres, mais qu’elle s’inscrit sur un continuum allant du harcèlement verbal subtil au viol avec violence. Belknap, Fisher et Cullen ont repris ce principe épistémologique pour formuler des items qui ne présupposent pas la reconnaissance subjective du statut de « crime » par la victime, mais isolent des faits objectifs observables.

La théorie des activités de routine et la théorie de l’exposition au mode de vie (Lifestyle-Exposure Theory)

Formulée par Michael Hindelang, Michael Gottfredson et James Garofalo (1978), puis enrichie par Cohen et Felson (1979), cette approche postule que le risque de victimisation criminelle dépend de la convergence spatiotemporelle de trois éléments :

  1. Un agresseur motivé (motivated offender) ;
  2. Une cible accessible et attrayante (suitable target) ;
  3. L’absence de gardien protecteur efficace (absence of capable guardians).

Dans l’écologie sociale spécifique des campus universitaires nord-américains, la vie communautaire, les fêtes de fraternités, la cohabitation en résidences universitaires, la consommation festive d’alcool et l’absence relative de surveillance parentale créent des configurations propices aux opportunités criminelles. L’instrument SVCW a été conçu pour opérationnaliser ces facteurs situationnels en intégrant des variables sur les lieux, la consommation de substances et le lien relationnel avec l’auteur.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de l’échelle SVCW a fait l’objet d’évaluations approfondies au cours de l’enquête nationale National College Women Sexual Victimization Study (menée auprès de 4 446 étudiantes dans 223 collèges et universités accrédités aux États-Unis).

Validité de contenu (Content Validity)

La formulation comportementale explicite des items garantit que l’ensemble du domaine sémantique et clinique de l’agression sexuelle est couvert. L’inclusion de définitions anatomiques précises (ex. « introduire un pénis dans votre vagin », « contact de la bouche ou de la langue avec vos organes génitaux ou l’anus ») élimine les ambiguïtés interprétatives chez les répondantes, conférant à l’instrument une validité d’apparence et de contenu optimale par rapport aux exigences du droit pénal et des sciences comportementales.

Validité convergente (Convergent Validity)

L’instrument démontre une corrélation élevée avec le Sexual Experiences Survey (SES) développé par Mary Koss. Les taux de prévalence estimés par la SVCW pour les viols complétés et les tentatives de viol corroborent étroitement les données historiques du SES (environ 1 étudiante sur 4 à 1 sur 5 subissant une forme de victimisation sexuelle durant son cursus universitaire), confirmant la sensibilité de l’outil.

Validité prédictive et de critère (Predictive & Criterion Validity)

Dans les analyses comparatives de victimation criminelle, l’échelle SVCW a révélé un taux d’agressions sexuelles près de 10 à 15 fois supérieur à celui mesuré par le NCVS traditionnel sur les mêmes tranches d’âge. Cette discordance confirme la validité de critère de l’approche comportementale : lorsque les incidents identifiés par la SVCW sont confrontés aux critères légaux stricts d’agression sexuelle par des juristes indépendants, plus de 90 % des incidents répertoriés satisfont aux définitions juridictionnelles d’infractions pénales, bien que moins de 5 % aient été formellement signalés aux autorités policières par les victimes.

Validité discriminante (Discriminant Validity)

Le protocole sépare nettement les actes relevant de la force physique ou de la menace de blessure corporelle de ceux relevant de pressions psychologiques ou d’opportunités transactionnelles (coercition verbale, promesses de notes). Cette distinction permet d’isoler des profils d’impacts traumatiques différenciés : les victimes d’agressions avec force présentent une sévérité statistiquement plus élevée de symptômes de trouble de stress post-traumatique (TSPT) comparativement aux cas de coercition verbale exclusive.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de la SVCW s’appuie sur une structure d’interrogation séquentielle hautement standardisée, garantissant la stabilité des réponses et la reproductibilité des classifications.

Cohérence interne (Internal Consistency)

Bien que l’instrument fonctionne comme un indice épidémiologique de criblage plutôt que comme une échelle sommative classique de traits psychologiques (la victimisation étant un événement environnemental cumulatif et non un trait latent homogène), les analyses sur les dimensions composites révèlent une cohérence interne satisfaisante. Le coefficient alpha de Cronbach pour le sous-ensemble des items mesurant les agressions physiques avec force (items 1 à 5) se situe généralement entre 0,78 et 0,84 selon les sous-échantillons d’études, témoignant d’une forte cohésion dans la détection des violences physiques.

Fidélité test-retest (Test-Retest Reliability)

Lors d’enquêtes pilotes avec réadministration à intervalle de 2 à 4 semaines, les coefficients Kappa de Cohen pour la concordance de la catégorisation du statut de victime/non-victime oscillent entre 0,81 et 0,89, indiquant une stabilité temporelle excellente pour des événements de vie traumatisants récents survenus depuis la rentrée d’automne.

Fidélité inter-évaluateurs (Inter-Rater Reliability)

Le module d’incident implique une classification post-enquête basée sur le modèle hiérarchique. L’évaluation de la concordance entre enquêteurs indépendants pour assigner les rapports d’incidents aux catégories de gravité (viol, tentative, agression sexuelle, attouchement, coercition) a mis en évidence un accord inter-juges quasi parfait (Kappa > 0,92), validé par la précision des règles d’exclusion mutuelle et de hiérarchisation.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure factorielle de la SVCW reflète à la fois la sévérité objective des comportements et la dynamique contextuelle des agressions.

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Les analyses factorielles exploratoires menées sur les items de dépistage mettent en évidence une structure bifactorielle ou trifactorielle robuste selon que la coercition non physique est agrégée ou dissociée :

  • Facteur 1 : Victimisation avec pénétration et violence physique directe — Ce facteur regroupe les saturations les plus fortes sur les items de rapports vaginaux, anaux, buccaux forcés et d’objets (items 1 à 4, saturations > 0,70).
  • Facteur 2 : Atteintes physiques sans pénétration et tentatives — Saturations élevées pour les attouchements non désirés, les baisers forcés et les tentatives de pénétration avortées (items 5, 6, 7, saturations comprises entre 0,62 et 0,79).
  • Facteur 3 : Coercition interpersonnelle et abus d’autorité — Capture les comportements de manipulation, chantage aux notes et pressions verbales répétées (items 8 et 9, saturations > 0,65).

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

Dans les modélisations confirmatoires ultérieures, le modèle hiérarchique trifactoriel présente des indices d’adéquation supérieurs au modèle unidimensionnel : l’indice de comparaison de Tucker-Lewis (TLI) et le Comparative Fit Index (CFI) dépassent fréquemment 0,95, avec un Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) inférieur à 0,05 (IC à 90 % [0,038 ; 0,056]). Ces résultats justifient sur le plan statistique le traitement indépendant des catégories de violences physiques et des conduites de coercition sexuelle.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument se présente sous la forme d’un protocole d’entrevue structuré (ou questionnaire informatisé auto-administré) en deux volets indissociables :

  • Type d’instrument : Questionnaire de dépistage comportemental standardisé (Behaviorally specific screening survey) associé à un module de rapport d’incident (Incident Report Form).
  • Format d’administration : Auto-passation papier-crayon, enquête téléphonique assistée par ordinateur (CATI) ou passation électronique en ligne.
  • Période de référence temporelle : Ancrage temporel précis (« Depuis le début de l’année scolaire à l’automne… » / Since school began in the Fall), généralement 6 à 9 mois d’exposition pour standardiser le taux de rappel.
  • Format de réponse au criblage : Binaire strict (« Oui » / « Non »).
  • Module d’incident (Incident Report) : Déclenché pour chaque réponse positive (« Oui »). La répondante indique le nombre d’incidents distincts survenus, puis renseigne pour chacun : la nature précise de l’acte, le degré d’accomplissement (consommé, tenté, menacé), le lieu, la présence d’armes, la consommation de substances, la relation avec l’agresseur et le comportement de divulgation ou de signalement officiel.
  • Système de cotation hiérarchique (Hierarchical Scoring) : Les incidents sont classés selon un arbre de décision mutuellement exclusif basé sur l’acte le plus grave constaté lors de l’incident :
    1. Viol complété par la force ou menace ;
    2. Tentative de viol par la force ou menace ;
    3. Attouchement sexuel complété par la force ;
    4. Tentative d’attouchement par la force ;
    5. Coercition sexuelle (menaces non physiques ou pressions verbales) ;
    6. Autre contact sexuel non sollicité (notamment sous incapacitation).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

L’échelle SVCW a été conçue en 1999 et diffusée à grande échelle dans le rapport officiel du Département de la Justice des États-Unis en 2000.

  • Statut des droits et coût : Instrument du domaine public. Financé par des fonds fédéraux de recherche via le National Institute of Justice (Grant # 95-WT-NX-0001) et le Centers for Disease Control and Prevention (CDC), l’accès au test est entièrement gratuit et libre de droits d’utilisation à des fins de recherche académique, clinique et institutionnelle.
  • Conditions d’utilisation : Aucune autorisation payante n’est requise. Les utilisateurs doivent obligatoirement citer les publications originales des auteurs (Belknap et al., 1999 ; Fisher et al., 2000) et veiller au respect des principes éthiques stricts encadrant la recherche sur les traumatismes sexuels (garantie d’anonymat, recueil du consentement éclairé et mise à disposition immédiate de ressources d’aide psychologique spécialisées).
  • Documentation : L’outil complet et ses guides de codification sont intégrés dans le recueil officiel du CDC : Measuring Intimate Partner Violence Victimization and Perpetration: A Compendium of Assessment Tools (pages 44–45).

12. Références / References

Les publications de référence ci-dessous fournissent le fondement méthodologique et psychométrique de l’instrument :

  • Belknap, J., Fisher, B. S., & Cullen, F. T. (1999). The development of a comprehensive measure of the sexual victimization of college women. Violence Against Women, 5(2), 185–214. https://doi.org/10.1177/10778019922181194
  • Fisher, B. S., & Cullen, F. T. (2000). Measuring the sexual victimization of women: Evolution, current controversies, and future research. Dans J. P. Lynch & E. Rennison (Éds.), Criminal Justice 2000: Vol. 4. Measurement and Analysis of Crime and Justice (pp. 317–390). Washington, DC: National Institute of Justice.
  • Fisher, B. S., Cullen, F. T., & Turner, M. G. (2000). The sexual victimization of college women (Research Report NCJ 182369). Washington, DC: U.S. Department of Justice, National Institute of Justice & Bureau of Justice Statistics. https://www.ojp.gov/pdffiles1/nij/182369.pdf
  • Cohen, L. E., & Felson, M. (1979). Social change and crime rate trends: A routine activity approach. American Sociological Review, 44(4), 588–608. https://doi.org/10.2307/2094589
  • Koss, M. P., Gidycz, C. A., & Wisniewski, N. (1987). The scope of rape: Incidence and prevalence of sexual aggression and victimization in a national sample of higher education students. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 55(2), 162–170. https://doi.org/10.1037/0022-006X.55.2.162
  • Basile, K. C., Hertz, M. F., & Back, S. E. (2007). Measuring Intimate Partner Violence Victimization and Perpetration: A Compendium of Assessment Tools. Atlanta, GA: Centers for Disease Control and Prevention, National Center for Injury Prevention and Control. https://www.cdc.gov/violenceprevention/pdf/ipv/measuring-ipv-compendium.pdf

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Screening questions response format: Yes / No

  1. Since school began in the Fall‚ has anyone made you have sexual intercourse by using force or threatening to harm you or someone close to you? Just so there is no mistake‚ by intercourse I mean putting a penis in your vagina.
  2. Since school began in the Fall‚ has anyone made you have oral sex by force or threat of harm? By oral sex‚ I mean did someone’s mouth or tongue make contact with your vagina or anus or did your mouth or tongue make contact with someone else’s genitals or anus.
  3. Since school began in the Fall‚ has anyone made you have anal sex by force or threat of harm? By anal sex‚ I mean putting a penis in your anus or rectum.
  4. Since school began in the Fall‚ has anyone ever used force or threat of harm to sexually penetrate you with a foreign object? By this‚ I mean for example‚ placing a bottle or finger in your vagina or anus?
  5. Since school began in the Fall‚ has anyone attempted but not succeeded in making you take part in any of the unwanted sexual experiences that I have just asked you about? For example‚ did anyone threaten or try but not succeed to have vaginal‚ oral‚ or anal sex with you or try unsuccessfully to penetrate your vagina or anus with a foreign object or finger?
  6. Not counting the types of sexual contact already mentioned‚ have you experienced any unwanted or uninvited touching of a sexual nature since school began in the Fall? This includes forced kissing‚ touching of private parts‚ grapping‚ fondling‚ and rubbing up against you in a sexual way‚ even if it is over your clothes. Remember this could include anyone from strangers to people you know well. Have any incidents of unwanted or uninvited touching of a sexual nature happened to you since school began in the Fall?
  7. Since school began in the Fall‚ has anyone attempted or threatened but not succeeded in unwanted or uninvited touching of a sexual nature?
  8. Since school began in the Fall‚ has anyone made or tried to make you have sexual intercourse or sexual contact when you did not want to by making promises of rewards such as raising a grade‚ being hired or promoted‚ being given a ride or class notes‚ or getting help with course work from a fellow student if you complied sexually?
  9. Since school began in the Fall‚ has anyone made or tried to make you have sexual intercourse or sexual contact when you did not want to by simply being overwhelmed by someone’s continual pestering and verbal pressure?
  10. Not counting any incidents we have already discussed‚ have you experienced any other type of unwanted or uninvited sexual contact since school began in the Fall? Remember‚ this could include sexual experiences that may or may not have been reported to the police or other officials‚ which were the strangers or people you know‚ in a variety of locations both on- and off-campus‚ and while you were awake or when you were asleep‚ drunk‚ or otherwise incapacitated.
★

Rate This Scale

5.0 / 5 • 1 vote

Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 8). Victimisation sexuelle des étudiantes universitaires. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/victimisation-sexuelle-des-etudiantes-universitaires/
Looti, Mohammed. “Victimisation sexuelle des étudiantes universitaires.” Base de données de psychologie en français, 8 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/victimisation-sexuelle-des-etudiantes-universitaires/.
Looti, Mohammed. “Victimisation sexuelle des étudiantes universitaires.” Base de données de psychologie en français. octobre 8, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/victimisation-sexuelle-des-etudiantes-universitaires/.