1. Résumé / Abstract
Le National School Climate Survey (NSCS), développé sous l’égide du Gay, Lesbian & Straight Education Network (GLSEN) par le Dr Joseph G. Kosciw et Elizabeth M. Diaz (2006), représente l’instrument d’évaluation de référence internationale pour quantifier et analyser le climat scolaire expérimenté par les minorités sexuelles et de genre au sein des établissements secondaires. Conçu pour pallier l’absence criante d’indicateurs standardisés sur la victimisation des élèves lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres et non binaires (LGBTQ+), ce protocole psychométrique multidimensionnel mesure l’exposition aux micro-agressions verbales, le harcèlement physique direct, l’agression sexuelle, le climat institutionnel, l’intervention des pairs et des équipes pédagogiques, ainsi que les facteurs structurels de résilience et de soutien scolaire (tels que la présence d’alliances genres-sexualités, désignées sous le sigle GSA pour Gay-Straight Alliances, et de politiques anti-discrimination explicites).
L’inventaire opérationnalise les expériences vécues à travers plusieurs modules séquentiels : la fréquence d’audition de propos homophobes, racistes, sexistes et transphobes (Section A à D), la victimisation directe subie au cours de l’année scolaire écoulée (Section E), les comportements de signalement et l’efficacité des réponses institutionnelles (Section F), les caractéristiques institutionnelles et ressources curriculaires (Section G), l’engagement et le rendement académique (Section H), le sentiment de confort et de sécurité psychologique (Section I), ainsi que les caractéristiques sociodémographiques fines (Section J). Utilisant majoritairement des échelles de Likert ordonnées à 4 ou 5 points (de « Jamais » à « Fréquemment » ; de « Pas du tout » à « Extrêmement »), l’outil bénéficie de qualités psychométriques rigoureusement établies. Les analyses de cohérence interne révèlent des coefficients alpha de Cronbach oscillant systématiquement entre 0,82 et 0,94 pour les échelles composites de victimisation et de climat dégradé. Les études d’analyse factorielle confirmatoire corroborent une structure factorielle de second ordre articulée autour de la victimisation basée sur l’identité, de l’environnement auditif hostile et des ressources de protection environnementale. Le NSCS s’affirme comme un levier empirique indispensable pour orienter les politiques de santé publique, la psychologie scolaire et la recherche épidémiologique.
2. Mots-clés / Keywords
Climat scolaire, GLSEN, victimisation par les pairs, minorités sexuelles et de genre, homophobie en milieu scolaire, micro-agressions, stress des minorités, harcèlement scolaire, soutien institutionnel, psychométrie scolaire, alliances genres-sexualités (GSA), sécurité psychologique.
3. Auteurs / Authors
L’instrument a été élaboré au sein du département de recherche de l’organisation non gouvernementale états-unienne GLSEN (Gay, Lesbian & Straight Education Network) par deux chercheurs de premier plan :
- Joseph G. Kosciw, Ph.D. : Directeur de recherche émérite chez GLSEN, titulaire d’un doctorat en psychologie du développement et en psychologie communautaire de l’Université de New York (New York University). Spécialiste internationalement reconnu des disparités de santé mentale chez les jeunes LGBTQ+ et du climat éducatif. Courriel institutionnel : [email protected].
- Elizabeth M. Diaz, Ed.M. : Spécialiste senior des méthodologies de recherche quantitative et d’évaluation pédagogique auprès du département de recherche de GLSEN, diplômée de la Harvard Graduate School of Education. Ses travaux portent principalement sur l’impact des politiques scolaires inclusives sur le bien-être psychosocial des adolescents marginalisés.
Leur travail a été mené en concertation avec les Centers for Disease Control and Prevention (CDC), intégrant le compendium officiel des outils de mesure du harcèlement et de la victimisation (Hamby et al., 2011).
4. Objectif / Purpose
Le National School Climate Survey (NSCS) a été initialement conçu en réponse à un déficit épidémiologique majeur : l’invisibilité statistique des adolescents issus des minorités sexuelles et de genre dans les grandes enquêtes nationales sur la violence scolaire. Alors que les questionnaires traditionnels évaluaient les violences scolaires sous un prisme générique et indifférencié, l’enquête de GLSEN a formalisé un cadre d’investigation systématique capable de capturer la nature ciblée, idéologique et systémique des brimades scolaires. L’objectif fondamental de l’instrument est double : fournir une cartographie empirique précise de l’oppression subie par les élèves LGBTQ+ en milieu éducatif et quantifier l’impact direct de ce climat hostile sur les trajectoires psychologiques, affectives et scolaires des jeunes.
Sur le plan de la recherche scientifique, l’outil permet d’explorer les médiateurs et modérateurs reliant l’exposition aux violences homophobes et transphobes à des répercussions cliniques sévères, telles que la symptomatologie dépressive, les idéations suicidaires, les troubles anxieux généralisés et le décrochage scolaire. L’instrument permet également d’opérationnaliser l’impact de l’absentéisme d’évitement : mesurer combien de fois un élève a dû manquer une classe ou une journée d’école complète pour préserver son intégrité physique ou psychologique face à la terreur d’être agressé. Cette mesure objective de l’entrave au droit à l’éducation constitue l’un des apports majeurs du protocole.
Dans la pratique clinique et scolaire, le NSCS sert d’outil diagnostique institutionnel. Il est employé par les psychologues scolaires, les administrateurs d’établissements et les conseillers d’orientation pour réaliser des audits climatiques d’école. L’administration de l’échelle met en évidence les failles de supervision pédagogique — notamment la fréquence troublante à laquelle les membres du personnel éducatif assistent à des propos désobligeants sans intervenir, ou participent eux-mêmes à l’énonciation de remarques stigmatisantes. Parallèlement, l’outil évalue l’efficacité des leviers de résilience environnementale (présence d’enseignants alliés, ressources documentaires inclusives dans les bibliothèques, curricula intégrant des figures historiques LGBTQ+), fournissant aux décideurs institutionnels des données probantes pour légitimer des réformes organisationnelles ciblées.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit psychologique investigué par le protocole du GLSEN est le climat scolaire perçu et expérientiel relatif à l’hétéronormativité et à la sécurité d’identité. Ce macro-construit ne se résume pas à une simple agrégation d’actes d’intimidation, mais constitue une écologie comportementale et affective complexe articulée en cinq dimensions maîtresses :
1. L’environnement linguistique hostile et banalisé (Sections A, B, C, D)
Cette dimension mesure l’imprégnation de l’espace scolaire par un discours dépréciatif continu. Elle distingue les remarques d’invalidation indirectes (ex. l’usage péjoratif de l’expression « That’s so gay » pour désigner un objet ou une situation indésirable) des injures directes et agressives (ex. « faggot », « dyke »). L’outil applique une lecture intersectionnelle rigoureuse en mesurant de manière symétrique les propos racistes, sexistes et les remarques ciblant la non-conformité à l’expression de genre (élèves jugés « pas assez masculins » ou « pas assez féminines »). Cette granularité permet de capturer la porosité des oppressions au sein de la culture juvénile.
2. La victimisation ciblée directe et la sécurité physique (Section E)
Ce volet conceptualise la gradation de la violence interpersonnelle, subdivisée selon l’intention et le mode opératoire :
- Harcèlement verbal : injures ciblées, menaces de représailles, intimidations explicites basées sur l’orientation sexuelle, le genre ou l’expression de genre.
- Harcèlement physique : bousculades, poussées intentionnelles, blocages de passage.
- Agression physique armée ou violente : coups de poing, coups de pied, blessures infligées à l’aide d’objets ou d’armes.
- Violences relationnelles et cyber-harcèlement : propagation de rumeurs calomnieuses, dégradation ou vol de matériel personnel, envoi de messages électroniques menaçants.
3. L’inertie institutionnelle et les dynamiques d’intervention des tiers (Sections A-D, F)
Un apport novateur du construit de Kosciw et Diaz réside dans la quantification du rôle des témoins (bystander behavior). L’outil n’évalue pas seulement l’agression, mais mesure si les adultes (enseignants, surveillants, personnel de direction) et les pairs interviennent lorsqu’ils sont témoins d’abus. De plus, il explore la détresse secondaire induite par le signalement : la perception d’inutilité ou de danger associée au fait de solliciter l’aide de l’administration scolaire (Section F).
4. Les ressources protectrices et l’écologie institutionnelle (Section G)
Cette dimension évalue les déterminants structurels de l’inclusion : la formalisation d’une politique anti-harcèlement énumérant de manière explicite l’orientation sexuelle et l’identité/expression de genre, l’accès à un club scolaire dédié (Gay-Straight Alliance / Gender and Sexuality Alliance), la visibilité de contenus pédagogiques LGBTQ+ positifs dans les programmes scolaires officiels et les fonds documentaires des bibliothèques, ainsi que l’identification physique de membres du personnel éducatif ouvertement solidaires (« safe contacts »).
5. La congruence d’identité et la sécurité d’expression (Sections I et J)
Ce sous-construit explore la charge psychologique individuelle de l’élève : le degré de révélation de son identité (« outness ») à l’école, le niveau d’inconfort ressenti lors de l’évocation de son orientation avec des adultes référents (infirmières, conseillers d’orientation, enseignants), et l’évitement comportemental systématique des espaces scolaires perçus comme anxiogènes (toilettes, vestiaires de sport, cours de récréation).
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’architecture psychologique et épidémiologique du questionnaire de GLSEN prend racine à la confluence de trois grands modèles théoriques des sciences humaines et sociales :
1. La théorie du stress des minorités d’Ilan Meyer
La clé de voûte conceptuelle du NSCS repose sur la théorie du stress des minorités (Meyer, 2003). Selon ce paradigme, les individus appartenant à des groupes sociaux minoritaires subissent un excès chronique de stresseurs psychosociaux uniques, distincts des tensions de vie communes à l’ensemble de la population. Meyer segmente ces processus en deux pôles :
- Les stresseurs distaux : événements objectifs, indépendants de la perception subjective de l’individu, tels que les agressions physiques, le harcèlement verbal ouvert et les discriminations institutionnelles. Dans le NSCS, les Sections E et F opérationnalisent directement ces agresseurs environnementaux concrets.
- Les stresseurs proximaux : processus psychologiques intériorisés résultant de l’anticipation perpétuelle du danger, la vigilance anxieuse constante et la dissimulation forcée de soi (« closeted identity »). Les questions relatives au sentiment d’insécurité (Section E, item 3) et au confort d’expression (Section I) mesurent précisément l’épuisement des ressources cognitives alloué à la gestion de cette menace sociale permanente.
2. Le modèle bioécologique du développement humain de Bronfenbrenner
Le NSCS s’appuie également sur la théorie des systèmes écologiques d’Urie Bronfenbrenner (1979). L’adolescent n’est pas conçu comme un agent isolé, mais comme évoluant au sein de microsystèmes interconnectés (la salle de classe, les pairs, le corps enseignant) enchâssés dans un mésosystème (les interactions entre la famille et l’administration scolaire) et un macrosystème (les normes culturelles hétéronormatives et patriarcales). L’instrument analyse précisément comment les défaillances du microsystème éducatif — par exemple l’apathie d’un professeur face à une insulte homophobe — altèrent la trajectoire neurodéveloppementale de l’élève, conduisant à des déficits d’attention en classe, à une chute des résultats scolaires et à l’absentéisme.
3. La théorie intersectionnelle
En alignement direct avec les travaux fondateurs de Kimberlé Crenshaw (1989), Kosciw et ses collaborateurs ont conçu l’outil en refusant l’écueil de l’homogénéité de l’expérience minoritaire. L’instrument reconnaît que la victimisation ne frappe pas les identités de manière isolée. Les Sections B, C et D examinent simultanément le racisme, le sexisme et la régulation coercitive des normes de genre, capturant ainsi la vulnérabilité décuplée des élèves racisés non hétérosexuels ou des jeunes transgenres, exposés à des violences structurelles croisées.
7. Validité / Validity
L’évaluation des propriétés métrologiques du National School Climate Survey a fait l’objet d’investigations approfondies à travers des cohortes nationales représentatives biannuelles comprenant entre 5 000 et plus de 20 000 élèves aux États-Unis (Kosciw et al., 2008, 2012, 2020) :
Validité de contenu et d’apparence
La validité de contenu a été établie par des panels d’experts multidisciplinaires (chercheurs en santé publique des CDC, psychologues de l’enfance, sociologues de l’éducation et militants de terrain). Les formulations ont été affinées au moyen d’entretiens cognitifs menés auprès de panels de jeunes adolescents de 13 à 18 ans afin de garantir que les termes argotiques dérogatoires (tels que « that’s so gay ») étaient interprétés fidèlement par rapport à leur charge sémantique négative.
Validité convergente
La validité convergente de l’instrument a été solidement documentée par des corrélations hautement significatives avec des échelles standardisées de psychopathologie et de bien-être :
- Les scores composites de victimisation basée sur l’orientation sexuelle ou le genre sont positivement et fortement corrélés à l’inventaire de dépression du Center for Epidemiologic Studies Depression Scale (CES-D) (r = 0,42 à 0,51, p < 0,001).
- Une corrélation inverse significative est observée entre l’indice de harcèlement scolaire et l’échelle d’estime de soi de Rosenberg (r = -0,38 à -0,45, p < 0,001).
- Le sentiment d’insécurité à l’école est corrélé positivement avec le niveau d’anxiété scolaire et la fréquence des manifestations somatisées (maux de tête, gastralgies matinales) (r = 0,48, p < 0,001).
Validité prédictive et de critère
Les données du NSCS démontrent une puissance prédictive exceptionnelle quant aux résultats fonctionnels des adolescents :
- Absentéisme d’évitement : Les élèves rapportant des niveaux élevés de harcèlement physique étaient plus de trois fois plus susceptibles d’avoir manqué au moins une journée d’école au cours du mois écoulé par rapport à leurs pairs subissant un climat protecteur (Kosciw et al., 2006).
- Rendement académique : La sévérité de la victimisation prédit de manière statistiquement significative une moyenne générale (Grade Point Average – GPA) substantiellement inférieure (différence moyenne de près de 0,5 point sur une échelle de 4,0 ; F(3, 1720) = 48,22, p < 0,001).
- Aspirations éducatives : Une victimisation accrue prédit une probabilité deux fois plus élevée d’abandonner l’ambition de poursuivre des études supérieures (décision de ne pas intégrer l’université).
Validité discriminante
L’analyse discriminante a prouvé que les items de harcèlement ciblant l’orientation sexuelle ou l’expression de genre mesurent une variance résiduelle unique qui ne se confond pas avec l’exposition aux violences scolaires universelles non identitaires. Les régressions hiérarchiques attestent que la composante identitaire du harcèlement explique un surcroît de variance de la détresse psychologique au-delà des mesures standard d’intimidation générale (ΔR² = 0,14, p < 0,001).
8. Fidélité / Reliability
La fidélité métrologique du National School Climate Survey est confortée par des indicateurs statistiques remarquablement stables à travers le temps et les vagues successives d’échantillonnage :
Cohérence interne (Alpha de Cronbach)
Les analyses de consistance interne calculées sur les différentes sous-échelles lors des études de validation de Kosciw & Diaz (2006) et des éditions subséquentes révèlent d’excellents coefficients de fiabilité :
- Échelle composite de harcèlement verbal basé sur l’identité (6 items) : α = 0,89.
- Échelle composite de harcèlement physique (6 items) : α = 0,86.
- Échelle composite d’agression physique avec armes/blessures (6 items) : α = 0,82.
- Indice global de victimisation directe (18 items regroupés) : α = 0,93.
- Fréquence d’exposition à l’ambiance linguistique homophobe (Items A1 à A5) : α = 0,85.
- Sentiment global d’insécurité lié à l’école (Item E3 à choix multiples) : coefficient de Kuder-Richardson (KR-20) = 0,79.
- Intervention et soutien du personnel éducatif (Items combinés de soutien et d’intervention) : α = 0,84.
Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)
Bien que le climat scolaire soit un construit dynamique sujet à des fluctuations conjoncturelles, des études pilotes menées sur des sous-échantillons à trois semaines d’intervalle sans intervention structurelle majeure ont montré une remarquable stabilité temporelle :
- Les coefficients de corrélation intra-classe (CCI) pour l’exposition aux propos homophobes atteignent r = 0,81 (p < 0,001).
- L’indice de victimisation subie sur les douze derniers mois présente un coefficient test-retest de r = 0,88 (p < 0,001), attestant de la robustesse du rappel rétrospectif chez les jeunes interrogés.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La modélisation de la structure sous-jacente des réponses à l’enquête GLSEN a fait l’objet d’analyses factorielles exploratoires (AFE) par extraction en axes principaux avec rotation oblique (Promax ou Oblimin), suivies d’analyses factorielles confirmatoires (AFC) au moyen d’équations structurelles (SEM) robustes aux données ordonnées non normales (estimateurs WLSMV) :
Analyse factorielle exploratoire (AFE)
Sur les séries d’items explorant la victimisation directe (Section E), l’extraction factorielle identifie sans ambiguïté une solution tripartite correspondant aux paliers d’intensité de la violence :
- Facteur 1 : Harcèlement verbal généralisé (Verbal Harassment) — regroupant les questions 4a à 4f, avec des saturations factorielles très élevées s’échelonnant de 0,68 à 0,85.
- Facteur 2 : Victimisation physique non armée (Physical Harassment) — englobant les items 5a à 5f, saturant entre 0,71 et 0,88.
- Facteur 3 : Agression physique caractérisée et violente (Physical Assault) — fédérant les items 6a à 6f, avec des saturations oscillant de 0,64 à 0,81.
Une analyse factorielle séparée conduite sur le module de climat linguistique perçu (Section A à D) dégage deux facteurs dominants : l’un capturant la densité des insultes homophobes et dérogatoires à l’expression de genre (saturations > 0,70), et l’autre capturant les discours racistes et sexistes (saturations > 0,65), confirmant la pertinence d’une mesure multidimensionnelle de l’écosystème hostile.
Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
Les modèles confirmatoires testés par Kosciw et al. postulent un modèle hiérarchique de second ordre où un méta-facteur général de « Climat scolaire défavorable » chapeaute trois facteurs de premier ordre : (a) Victimisation directe subie, (b) Climat linguistique ambiant dégradé, et (c) Manque d’intervention des autorités scolaires. Les indices d’ajustement du modèle confirment une adéquation remarquable aux données empiriques :
- Chi-deux normé : χ²/df < 2,80.
- Comparative Fit Index (CFI) : 0,958.
- Tucker-Lewis Index (TLI) : 0,949.
- Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) : 0,042 (intervalle de confiance à 90 % : [0,038 – 0,046]).
- Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) : 0,039.
Toutes les saturations factorielles standardisées (λ) sont hautement significatives (p < 0,001), oscillant entre 0,62 et 0,91, excluant tout phénomène de redondance d’item ou d’inconsistance conceptuelle.
10. Instrument de mesure / Instrument
Le National School Climate Survey est un auto-questionnaire standardisé conçu pour être complété en auto-administration numérique ou sur support papier-crayon :
- Format d’administration : Questionnaire auto-administré individuel, en ligne ou papier.
- Temps de passation : Environ 30 à 45 minutes pour la version intégrale.
- Population cible : Élèves du secondaire (collège et lycée / Middle & High School, âges compris généralement entre 11 et 18 ans).
- Échelles de réponse employées :
- Échelle de fréquence comportementale à 5 points : Frequently (Fréquemment), Often (Souvent), Sometimes (Parfois), Rarely (Rarement), Never (Jamais).
- Échelle de quantification des auteurs à 3 points : Most of the students (La plupart des élèves), Some of the students (Certains élèves), A few of the students (Quelques élèves).
- Échelle de détresse émotionnelle à 4 points : Not at all (Pas du tout), A little (Un peu), Pretty much (Beaucoup), Extremely (Extrêmement).
- Échelle d’intervention des témoins à 4 points : Always (Toujours), Most of the time (La plupart du temps), Some of the time (Parfois), Never (Jamais).
- Échelle d’occurrence discrète d’absentéisme : 0 times, 1 time, 2 or 3 times, 4 or 5 times, 6 or more times.
- Règles de cotation et scores composites :
- Les fréquences sont généralement codées de 0 (« Never ») à 4 (« Frequently ») ou de 1 à 5 selon les modélisations.
- Des scores composites moyens ou de somme sont générés pour chaque sous-échelle (ex. sous-score de harcèlement verbal, sous-score de victimisation physique).
- Un score global de victimisation peut être calculé par addition pondérée des trois composantes de la Section E.
- Les items explorant les ressources scolaires (Section G) sont traités comme des variables catégorielles ou agrégés sous forme d’un score d’indice de ressources scolaires (School Resource Index).
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication princeps : 2006 (pour le rapport de validation basé sur l’enquête 2005 ; première édition préliminaire de l’enquête menée dès 1999).
- Auteurs et copyright : Joseph G. Kosciw, Elizabeth M. Diaz & GLSEN. Tous droits réservés.
- Statut des droits et conditions d’accès : L’instrument complet est mis à la disposition gratuite des chercheurs, praticiens, éducateurs et organisations à but non lucratif dans le cadre d’études universitaires ou d’audits institutionnels. Toute utilisation commerciale est strictement prohibée. L’instrument a également été intégré au domaine public académique via le recueil méthodologique officiel des CDC (Hamby et al., CDC Compendium of Assessment Tools).
- Demande de permission : Bien que téléchargeable librement, il est recommandé de contacter le département de recherche de GLSEN ([email protected]) afin de notifier l’usage du questionnaire et d’obtenir les protocoles de codage les plus récents.
12. Références / References
Les publications de référence ci-dessous soutiennent le fondement théorique et psychométrique du questionnaire :
- Bronfenbrenner, U. (1979). The ecology of human development: Experiments by nature and design. Harvard University Press.
- Crenshaw, K. (1989). Demarginalizing the intersection of race and sex: A Black feminist critique of antidiscrimination doctrine, feminist theory and antiracist politics. University of Chicago Legal Forum, 1989(1), 139–167. https://chicagounbound.uchicago.edu/uclf/vol1989/iss1/8/
- Hamby, S., Finkelhor, D., Turner, H., & Kracke, K. (2011). Measuring bullying victimization, perpetration, and bystander experiences: A compendium of assessment tools. Centers for Disease Control and Prevention, National Center for Injury Prevention and Control. https://www.cdc.gov/violenceprevention/pdf/bullycompendiumbk-a.pdf
- Kosciw, J. G., & Diaz, E. M. (2006). The 2005 National School Climate Survey: The experiences of lesbian, gay, bisexual and transgender youth in our nation’s schools. GLSEN. https://www.glsen.org/research/2005-national-school-climate-survey
- Kosciw, J. G., Diaz, E. M., & Greytak, E. A. (2008). The 2007 National School Climate Survey: The experiences of lesbian, gay, bisexual and transgender youth in our nation’s schools. GLSEN.
- Kosciw, J. G., Greytak, E. A., Bartkiewicz, M. J., Boesen, M. J., & Palmer, N. A. (2012). The 2011 National School Climate Survey: The experiences of lesbian, gay, bisexual and transgender youth in our nation’s schools. GLSEN.
- Kosciw, J. G., Clark, C. M., Truong, N. L., & Zongrone, A. D. (2020). The 2019 National School Climate Survey: The experiences of lesbian, gay, bisexual, transgender, and queer youth in our nation’s schools. GLSEN. https://www.glsen.org/research/2019-national-school-climate-survey
- Meyer, I. H. (2003). Prejudice, social stress, and mental health in lesbian, gay, and bisexual populations: Conceptual issues and research evidence. Psychological Bulletin, 129(5), 674–697. https://doi.org/10.1037/0033-2909.129.5.674
- Russell, S. T., Ryan, C., Toomey, R. B., Diaz, R. M., & Sanchez, J. (2011). Lesbian, gay, bisexual, and transgender adolescent school victimization: Implications for young adult health and adjustment. Journal of School Health, 81(5), 223–230. https://doi.org/10.1111/j.1746-1561.2011.00583.x
- Toomey, R. B., Ryan, C., Diaz, R. M., Card, N. A., & Russell, S. T. (2010). Gender-nonconforming lesbian, gay, bisexual, and transgender youth: School victimization, school outcomes, and adult mental health. Developmental Psychology, 46(6), 1580–1589. https://doi.org/10.1037/a0020705
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
-
How often do you hear the expression “That’s so gay‚” or “You’re so gay” in school?
Options: Frequently‚ Often‚ Sometimes‚ Rarely‚ Never -
How often have you heard other homophobic remarks used in school (such as “faggot‚” “dyke‚” and “queer” used in a derogatory manner)?
Options: Frequently‚ Often‚ Sometimes‚ Rarely‚ Never -
How often do you hear these homophobic remarks from other students?
Options: Frequently‚ Often‚ Sometimes‚ Rarely‚ Never -
Would you say that homophobic remarks are made by:
Options: Most of the students‚ Some of the students‚ Some of the students -
How often do you hear these homophobic remarks from teachers or school staff?
Options: Frequently‚ Often‚ Sometimes‚ Rarely‚ Never -
In general‚ how much has it bothered or distressed you when you’ve heard words like “gay” or “queer” used to describe something in a derogatory way‚ like “That class was so gay”?
Options: Not at all‚ A little‚ Pretty much‚ Extremely -
When you hear homophobic remarks‚ how often has a teacher or other school staff person been present?
Options: Always‚ Most of the time‚ Some of the time‚ Never (Go to 9) -
When homophobic remarks are made and a teacher or other school staff person is present‚ how often does the teacher or staff person intervene?
Options: Always‚ Most of the time‚ Some of the time‚ Never -
When you hear homophobic remarks‚ how often does another student intervene?
Options: Always‚ Most of the time‚ Some of the time‚ Never -
In the past year‚ how often have you received harassing or threatening emails‚ instant messages (IMs)‚ or text messages from students at your school?
Options: Frequently‚ Often‚ Sometimes‚ Rarely‚ Never -
Does your school have a Gay/Straight Alliance (GSA) or another type of club that addresses LGBT student issues?
Options: Yes, No -
How often do you attend GSA meetings?
Options: Frequently‚ Often‚ Sometimes‚ Rarely‚ Never -
How often do you attend a program or group for LGBT youth outside of your school?
Options: Frequently‚ Often‚ Sometimes‚ Rarely‚ Never -
How many teachers or other school staff persons are supportive of LGBT students at your school?
Options: None‚ One‚ Between 2 and 5‚ Between 6 and 10‚ More than 10 -
How many teachers or other school staff at your school are open about being lesbian‚ gay‚ bisexual‚ or transgender?
Options: None‚ One‚ Between 2 and 5‚ Between 6 and 10‚ More than 10 -
Besides yourself‚ how many other LGBT students are there in your school that you know of?
Options: None‚ One‚ Between 2 and 5‚ Between 6 and 10‚ More than 10 -
In general‚ how supportive do you think people in your community are of LGBT people?
Options: Very Supportive‚ Somewhat Supportive‚ Neutral‚ Somewhat Unsupportive‚ Very Unsupportive -
For each of the following types of school staff‚ please indicate how many times you have talked with each one about LGBT issues in this school year. Then‚ for each person you have talked to‚ please indicate how positive or negative the interaction was. (If there is more than one of a certain category you have talked to about LGBT issues‚ such as more than one teacher‚ answer for the one with whom you have had the most contact.)
18a. Teacher
Frequency: None (Go to b) | One time | Between 2 and 5 | Between 6 and 10 | More than 10
Overall‚ how positive were these interactions? Very Positive | Somewhat Positive | Somewhat Negative | Very Negative | Had no interaction about LGBT issues18b. Principal
Frequency: None (Go to c) | One time | Between 2 and 5 | Between 6 and 10 | More than 10
Overall‚ how positive were these interactions? Very Positive | Somewhat Positive | Somewhat Negative | Very Negative | Had no interaction about LGBT issues18c. School counselor or psychologist
Frequency: None (Go to d) | One time | Between 2 and 5 | Between 6 and 10 | More than 10
Overall‚ how positive were these interactions? Very Positive | Somewhat Positive | Somewhat Negative | Very Negative | Had no interaction about LGBT issues18d. Coach (or other sports person) at school
Frequency: None (Go to e) | One time | Between 2 and 5 | Between 6 and 10 | More than 10
Overall‚ how positive were these interactions? Very Positive | Somewhat Positive | Somewhat Negative | Very Negative | Had no interaction about LGBT issues18e. Nurse
Frequency: None (Go to f) | One time | Between 2 and 5 | Between 6 and 10 | More than 10
Overall‚ how positive were these interactions? Very Positive | Somewhat Positive | Somewhat Negative | Very Negative | Had no interaction about LGBT issues18f. Librarian or other resource staff person
Frequency: None | One time | Between 2 and 5 | Between 6 and 10 | More than 10
Overall‚ how positive were these interactions? Very Positive | Somewhat Positive | Somewhat Negative | Very Negative | Had no interaction about LGBT issues