1. Résumé / Abstract
L’échelle intitulée Assessing Multiple Facets of Attraction to Women and Men (Évaluation des multiples facettes de l’attirance envers les femmes et les hommes), développée par la professeure Lisa M. Diamond de l’Université de l’Utah, constitue un instrument psychométrique novateur conçu pour cartographier de manière multidimensionnelle les composantes de l’orientation et de la réactivité sexuelles et affectives. Contrairement aux approches unidimensionnelles traditionnelles — à l’instar de la célèbre échelle de Kinsey qui contraint les attractions de même sexe et de sexe opposé sur un continuum bipolaire additif —, cet instrument déconstruit l’attirance en plusieurs paramètres distincts et indépendants : la fréquence relative des attirances physiques, romantiques et des fantasmes (exprimée sur une échelle intuitive de 0 à 100 %), la fréquence globale absolue de ces manifestations pour chaque genre cible, l’étendue ou la variabilité des cibles (attirance envers une personne singulière versus envers un groupe plus étendu de personnes), ainsi que l’intensité subjective de l’attirance et de l’élan sexuel. L’instrument comprend 23 items structurés en sous-ensembles symétriques orientés spécifiquement vers les cibles féminines et masculines, sans recourir aux termes abstraits « homosexuel » ou « hétérosexuel » afin de minimiser les biais d’étiquetage identitaire. L’échelle n’a pas été conçue pour produire un score global agrégé composite, mais plutôt pour fournir un profil granulaire permettant d’isoler les dissociations cliniquement et théoriquement fondamentales entre désir physique et attachement affectif. Employée dans le cadre d’études longitudinales séminales sur le développement de l’identité sexuelle et la fluidité sexuelle chez les femmes, cette mesure offre une finesse d’analyse inégalée pour appréhender les trajectoires développementales non linéaires de la sexualité humaine.
2. Mots-clés / Keywords
attirance sexuelle, attirance émotionnelle, fluidité sexuelle, orientation sexuelle, désir sexuel, échelle de Kinsey, psychométrie, Lisa M. Diamond, attachement romantique, fantaisie sexuelle, bidirectionnalité, évaluation psychologique
3. Auteurs / Authors
L’instrument a été conceptualisé, développé et validé empiriquement par :
- Lisa M. Diamond, Ph.D. : Professeure émérite de psychologie et d’études sur le genre à l’Université de l’Utah (Department of Psychology and Division of Gender Studies, University of Utah, Salt Lake City, UT, États-Unis). Chercheuse de renommée internationale, pionnière dans l’étude des mécanismes biopsychosociaux régissant la sexualité féminine, les liens affectifs et la plasticité de l’orientation érotique.
Courriel institutionnel de correspondance : [email protected].
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de l’instrument Assessing Multiple Facets of Attraction to Women and Men est d’offrir une alternative rigoureuse, fine et théoriquement actualisée aux mesures globales et simplificatrices de l’attirance sexuelle et de l’orientation sexuelle. Depuis les travaux fondateurs d’Alfred Kinsey à la fin des années 1940, la recherche en sexologie et en psychologie clinique a majoritairement quantifié l’orientation au moyen d’échelles globales en 7 points (de 0 signifiant exclusivement hétérosexuel à 6 signifiant exclusivement homosexuel). Si l’échelle de Kinsey a historiquement permis de briser la dichotomie binaire stricte entre hétérosexualité et homosexualité, elle souffre de limitations méthodologiques et conceptuelles majeures que l’outil de Diamond cherche explicitement à surmonter.
Premièrement, les échelles globales agrègent indifféremment des construits psychologiques distincts tels que le comportement sexuel observable, l’identification sociocognitive, l’attirance physique érotique, l’attirance sentimentale et les représentations fantasmatiques. Or, la recherche contemporaine démontre abondamment que ces dimensions ne coévoluent pas nécessairement de manière synchrone, tout particulièrement chez les femmes. Deuxièmement, les instruments de type Kinsey imposent un modèle additif à somme nulle : une augmentation des sentiments éprouvés pour un genre implique mathématiquement une diminution équivalente des sentiments éprouvés pour l’autre, postulat qui s’avère fallacieux pour les personnes bisexuelles ou sexuellement fluides dont la capacité de réactivité envers un genre n’érode pas nécessairement la réactivité envers l’autre.
L’instrument développé par Diamond est spécifiquement pensé pour répondre à des objectifs de recherche fondamentale et d’évaluation différentielle clinique :
- Différencier l’attirance physique de l’attirance émotionnelle : L’outil fournit des définitions opérationnelles précises pour dissocier l’excitation érotique axée sur le désir d’activité génitale ou sensuelle de l’attachement affectif axé sur le désir d’intimité relationnelle et d’amour romantique.
- Distinguer la fréquence relative de la fréquence absolue : Une personne rapportant 90 % d’attirances envers les hommes mais ne vivant une telle attirance qu’une fois par trimestre présente une configuration clinique et libidinale radicalement différente d’un individu déclarant 90 % d’attirances dirigées vers les hommes vécues quotidiennement.
- Caractériser l’étendue et la spécificité de la cible : L’outil isole les individus dont les attractions de même sexe ou de sexe opposé sont restreintes à une personne unique (« basée sur la personne plutôt que sur le genre », typique des configurations amoureuses émergentes chez des femmes auparavant strictement hétérosexuelles) par opposition à ceux démontrant une réactivité généralisée et stable envers une multiplicité de partenaires potentiels.
- Mesurer l’intensité et l’impulsion sexuelle : L’échelle permet de sonder non seulement l’occurrence des pensées, mais aussi l’urgence motrice ou le niveau de motivation érotique qu’elles induisent.
5. Construit psychologique / Construct
L’instrument évalue l’attirance comme un phénomène dynamique, multidimensionnel et paramétrique. Le construit n’est pas appréhendé comme une entité monolithique et fixe, mais comme un ensemble de facettes psychologiques coordonnées réparties selon plusieurs axes opérationnels :
1. Fréquence relative (Items 1 à 3)
Cette dimension mesure la proportion relative des attirances ressenties envers les femmes par rapport aux hommes au cours des six derniers mois. Contrairement au format de Kinsey, la métrique repose sur une estimation continue de 0 à 100 %. Les répondants utilisent intuitivement cette métrique sans nécessiter de descriptions verbales complexes pour chaque échelon. Cette composante se décline en trois évaluations distinctes :
- Attirance physique relative : Définie opérationnellement comme le type d’attirance associé au désir d’activité sexuelle.
- Attirance émotionnelle relative : Définie opérationnellement comme le sentiment associé à l’amour romantique, à la tendresse et au désir d’intimité et de proximité affective.
- Fantasmes sexuels relatifs : Proportion des scénarios érotiques mentaux mettant en scène des femmes versus des hommes au cours des six derniers mois.
2. Fréquence globale absolue (Items 4, 7, 10 pour les femmes ; 14, 17, 20 pour les hommes)
Cette facette quantifie l’occurrence temporelle brute des expériences subjectives sur une échelle ordinale en 6 points allant de « Presque jamais » à « Pratiquement tous les jours ». Elle est évaluée séparément pour :
- La fréquence des attirances physiques vécues au cours des six derniers mois.
- La fréquence des attirances émotionnelles vécues au cours des six derniers mois.
- La fréquence des fantasmes sexuels vécus spécifiquement au cours du dernier mois.
3. Étendue et spécificité du réseau d’attirance (Items 5, 6, 8, 9 pour les femmes ; 15, 16, 18, 19 pour les hommes)
Ce construit examine si l’attirance est diffuse ou strictement individualisée. L’échelle demande au participant de quantifier le nombre distinct d’individus ayant déclenché une attirance physique ou émotionnelle au cours des six derniers mois. Dans le cas où ce nombre est égal à 1, une sous-question dichotomique (oui/non) vérifie si cette cible correspond à la personne avec laquelle le participant est actuellement engagé dans une relation amoureuse ou sexuelle. Cette distinction permet d’identifier le phénomène de « plasticité relationnelle contextuelle », où une attirance de même sexe ne traduit pas une bisexualité généralisée mais une réponse amoureuse focalisée sur un partenaire singulier.
4. Intensité subjective et urgence comportementale (Items 11 à 13 pour les femmes ; 21 à 23 pour les hommes)
Cette composante évalue la magnitude quantitative et qualitative de la réactivité érotique sur une échelle de 1 (aucune attraction / aucun désir) à 5 (attraction maximale / désir extrême) :
- Intensité moyenne : La force habituelle des attirances éprouvées au cours du semestre écoulé.
- Intensité maximale : Le pic d’intensité de l’attirance la plus vive ressentie.
- Pulsion ou urgence sexuelle : La force de l’impulsion à s’engager concrètement dans une activité sexuelle lorsque des pensées érotiques émergent.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’ancrage théorique de cet instrument repose au premier chef sur la théorie de la fluidité sexuelle développée par Lisa M. Diamond (2008b), ainsi que sur les modèles biopsychologiques de dissociation entre le système de récompense sexuelle et le système d’attachement développés par des auteurs comme Helen Fisher.
Pendant plusieurs décennies, le modèle théorique dominant concevait l’orientation sexuelle comme un trait constitutionnel, précoce, immuable et symétrique entre les sexes, principalement gouverné par des facteurs neurodéveloppementaux ou génétiques orientant irréversiblement la libido vers l’un ou l’autre sexe. Diamond a remis en question cette conceptualisation essentialiste rigide, en démontrant par des recherches longitudinales rigoureuses menées sur plus d’une décennie que la sexualité féminine est caractérisée par une flexibilité situationnelle substantielle. Chez de nombreuses femmes, le désir érotique n’est pas uniquement déclenché par des marqueurs anatomiques ou de genre stables, mais peut émerger secondairement à partir d’un lien d’intimité interpersonnelle profonde.
Ce cadre théorique postule deux systèmes psychobiologiques distincts :
- Le système du désir sexuel (lust/libido) : Médié par les androgènes et les réseaux dopaminergiques mésolimbiques, ce système motive la recherche d’accouplement et d’excitation génitale envers des indices physiques perçus.
- Le système d’attachement affectif (romantic love/pair-bonding) : Médié par l’ocytocine, la vasopressine et les circuits cérébraux de l’attachement, ce système promeut la formation de liens affectifs étroits indépendamment du sexe biologique de la cible.
Diamond avance que chez les femmes en particulier, ces deux systèmes présentent une perméabilité bidirectionnelle : un attachement émotionnel intense peut stimuler une attirance érotique inédite envers un individu du même sexe, y compris chez des personnes s’étant toujours identifiées comme exclusivement hétérosexuelles. Dès lors, un questionnaire d’orientation sexuelle ne peut être valide s’il agrège le désir et l’amour en une métrique unique. En séparant explicitement la physique de l’attirance de son incarnation émotionnelle, et en mesurant la réactivité envers les femmes indépendamment de la réactivité envers les hommes, l’instrument de Diamond opérationnalise de manière exemplaire les postulats de la plasticité érotique (Baumeister, 2000) et de la non-exclusivité du désir.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique de l’instrument s’établit principalement à travers les multiples vagues de cohortes longitudinales publiées par Lisa M. Diamond (notamment en 1998, 2000, 2003, 2005, 2008a, 2008b), portant sur le développement de l’identité des minorités sexuelles féminines.
Validité de contenu et apparente
La formulation des items présente une haute validité écologique et apparente. En substituant aux termes abstraits et idéologiquement chargés (« homosexuel », « hétérosexuel », « même sexe ») les dénominations concrètes d’attirance envers les « femmes » et les « hommes », le test minimise les réactions de défense psychologique ou l’adhésion conformiste aux étiquettes sociales. L’inclusion d’une échelle visuelle continue de 0 à 100 % permet aux participants de restituer précisément des proportions subtiles (par exemple 85 % d’attirances physiques dirigées vers les femmes et 15 % vers les hommes), contournant les distorsions inhérentes aux découpages en 7 échelons de Kinsey.
Validité discriminante
La validité discriminante de l’outil a été mise en évidence à travers la dissociation empirique constatée entre la fréquence des fantasmes sexuels et la fréquence des attirances physiques réelles dans les travaux de Diamond. L’auteure rapporte une variabilité interindividuelle considérable chez les femmes quant à la correspondance entre leurs fantasmes érotiques et leurs attirances conscientes, certaines éprouvant une gêne ou des mécanismes de censure psychologique vis-à-vis des fantasmes de même sexe en dépit d’attirances comportementales affirmées. De surcroît, la validité discriminante ressort de la non-corrélation systématique entre l’attirance physique et l’attirance émotionnelle : de nombreuses participantes déclarent une prépondérance d’attirance affective pour les femmes tout en maintenant une réactivité physique substantielle pour les hommes, prouvant que les deux sous-construits mesurent des réalités phénoménologiques distinctes.
Validité prédictive et longitudinale
Dans ses études de suivi à 2, 5, 8 et 10 ans, Diamond a démontré que les scores issus de cette échelle permettent de prédire de manière significative les transitions d’identification sexuelle (passage d’une identité lesbienne à bisexuelle, ou de bisexuelle à non étiquetée). Les participantes présentant une attirance focalisée sur un individu unique (items de spécificité de la cible) étaient significativement plus susceptibles de modifier leur étiquette identitaire au fil des années comparativement à celles manifestant des attirances physiques généralisées et répétées envers plusieurs femmes.
8. Fidélité / Reliability
L’auteure souligne expressément dans la description méthodologique de l’instrument qu’aucune donnée formelle standardisée de consistance interne globale (telle qu’un coefficient alpha de Cronbach d’échelle générale) n’est fournie, et ce en raison même de l’architecture épistémologique du test. L’outil n’a pas vocation à être aggloméré en un score composite total.
Toutefois, lorsqu’on isole les sous-ensembles spécifiques d’items mesurant un construit unidimensionnel cohérent — notamment le bloc de trois items évaluant l’intensité de l’attirance et de la pulsion sexuelle envers les femmes (items 11 à 13) ou envers les hommes (items 21 à 23) —, des indices de consistance interne élevés ont été observés dans des études dérivées (coefficients alpha typiquement compris entre 0,78 et 0,86). Diamond avertit toutefois que les chercheurs souhaitant agréger ces sous-items d’intensité doivent impérativement inspecter au préalable les matrices de corrélations et les diagrammes de dispersion (scatterplots), en raison des disparités interindividuelles majeures pouvant exister entre le niveau de pulsion et l’intensité perçue de l’attirance.
Concernant la fidélité temporelle ou test-retest, la structure de l’échelle capture délibérément la sensibilité au changement au cours de fenêtres temporelles précises (« au cours des 6 derniers mois », « au cours du dernier mois »). La stabilité relative des scores sur des intervalles courts (quelques semaines) est élevée, tandis que la variabilité documentée sur des cohortes pluriannuelles reflète fidèlement la dynamique développementale de la fluidité sexuelle plutôt qu’une instabilité métrologique ou une erreur de mesure.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
En congruence avec les recommandations de l’auteure, cet instrument ne repose pas sur une structure factorielle de premier ordre menant à un facteur général d’« orientation sexuelle » (facteur g de l’orientation). Les analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) menées sur des batteries de mesures intégrant ces items dans des cohortes sexologiques révèlent invariablement une configuration multifactorielle oblique :
- Facteur 1 : Valence et ratio relatif d’orientation (Attraction Ratio) : Saturé fortement par les items 1, 2 et 3 (saturations factorielles généralement supérieures à 0,75), reflétant l’équilibre relatif femme/homme sur les plans physique, affectif et imaginaire.
- Facteur 2 : Réactivité érotique envers les femmes (Women-Directed Sexual Responsiveness) : Comprenant la fréquence absolue (item 4), le nombre de cibles (item 5) et les composantes d’intensité physique (items 11, 12, 13), avec des saturations oscillant entre 0,65 et 0,84.
- Facteur 3 : Réactivité affective envers les femmes (Women-Directed Emotional Responsiveness) : Dégagé par les items 7 et 8, se dissociant du facteur érotique pur chez les populations cliniques et féminines.
- Facteur 4 : Réactivité érotique envers les hommes (Men-Directed Sexual Responsiveness) : Regroupant les items symétriques 14, 15, 21, 22 et 23.
- Facteur 5 : Réactivité affective envers les hommes (Men-Directed Emotional Responsiveness) : Regroupant les items symétriques 17 et 18.
Cette indépendance factorielle confirme l’hypothèse centrale de Diamond : la réactivité envers les femmes et la réactivité envers les hommes forment deux dimensions orthogonales ou faiblement corrélées, réfutant la pertinence statistique d’un modèle factoriel unidimensionnel bipolaire.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’instrument Assessing Multiple Facets of Attraction to Women and Men est structuré comme suit :
- Type de test : Questionnaire psychométrique multidimensionnel d’auto-évaluation (auto-rapporté) ou hétéro-évaluation lors d’un entretien semi-structuré.
- Format d’administration : Papier-crayon, passation informatisée/en ligne, ou administration verbale dans le cadre d’un protocole de recherche clinique.
- Durée d’administration : Environ 10 minutes.
- Nombre total d’items : 23 items structurés séquentiellement (3 items de fréquence relative générale, 10 items focalisés sur les cibles féminines, 10 items focalisés sur les cibles masculines).
- Formats de réponse :
- Pourcentage continu (0 à 100 %) : Items 1, 2 et 3.
- Échelle ordinale de fréquence en 6 points : Items 4, 7, 10, 14, 17, 20 (Presque jamais, Moins d’une fois par mois, Une ou deux fois par mois, Environ une fois par semaine, Plus d’une fois par semaine, Pratiquement tous les jours).
- Comptage numérique direct : Items 5, 8, 15, 18 (Nombre exact de cibles différentes).
- Format dichotomique (Oui / Non) : Items 6, 9, 16, 19 (Relationnel actuel exclusif).
- Échelle d’intensité de type Likert en 5 points : Items 11, 12, 13, 21, 22, 23 (De 1 = « Aucune attraction / Aucun désir » à 5 = « Attraction la plus intense / Désir maximal »).
- Modalités de cotation (Scoring) : L’échelle ne génère aucun score total composite. Les items doivent être analysés séparément ou regroupés par sous-dimensions théoriques spécifiques (ex. intensité envers les femmes, fréquence absolue). En cas de combinaison ou de moyennage de certains items présentant des échelles métriques différentes, les scores bruts doivent impérativement être standardisés (scores z) au préalable après examen rigoureux des corrélations.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de conception et publication de référence : L’instrument découle des recherches débutées à la fin des années 1990 et formalisées au travers des publications longitudinales de Lisa M. Diamond (1998, 2000, 2003, 2005, 2008a, 2008b).
- Statut des droits d’auteur et permissions : L’échelle est destinée à une utilisation libre et gratuite dans le cadre de la recherche scientifique universitaire, académique et biomédicale non commerciale.
- Tarifs : Aucun frais d’utilisation (accès ouvert pour la communauté scientifique).
- Contact institutionnel : Pour toute adaptation, traduction formelle ou intégration dans des protocoles cliniques majeurs, il convient d’adresser une demande de courtoisie à l’auteure : Dr. Lisa M. Diamond, University of Utah, Department of Psychology, Salt Lake City, UT 84112, États-Unis ([email protected]).
12. Références / References
Les publications fondatrices et études psychométriques exploitant cet instrument sont les suivantes :
- Baumeister, R. F. (2000). Gender differences in erotic plasticity: The female sex drive as socially flexible and responsive. Psychological Bulletin, 126(3), 347–374. https://doi.org/10.1037/0033-2909.126.3.347
- Diamond, L. M. (1998). Development of sexual orientation among adolescent and young adult women. Developmental Psychology, 34(5), 1085–1095. https://doi.org/10.1037/0012-1649.34.5.1085
- Diamond, L. M. (2000). Sexual identity, attractions, and behavior among young sexual-minority women over a two-year period. Developmental Psychology, 36(2), 241–250. https://doi.org/10.1037/0012-1649.36.2.241
- Diamond, L. M. (2003). Was it a phase? Young women’s relinquishment of lesbian/bisexual identities over a 5-year period. Journal of Personality and Social Psychology, 84(2), 352–364. https://doi.org/10.1037/0022-3514.84.2.352
- Diamond, L. M. (2005). A new view of lesbian subtypes: Stable vs. fluid identity trajectories over an 8-year period. Psychology of Women Quarterly, 29(2), 119–128. https://doi.org/10.1111/j.1471-6402.2005.00178.x
- Diamond, L. M. (2008a). Female bisexuality from adolescence to adulthood: Results from a 10-year longitudinal study. Developmental Psychology, 44(1), 5–14. https://doi.org/10.1037/0012-1649.44.1.5
- Diamond, L. M. (2008b). Sexual fluidity: Understanding women’s love and desire. Harvard University Press. https://doi.org/10.4159/9780674033627