1. Résumé / Abstract
Le Questionnaire sur les expériences dans les relations proches – Version abrégée (Experience of Close Relationships Questionnaire Short Version, ECR-R-18), développé par Tinakon Wongpakaran et Nahathai Wongpakaran en 2012, constitue une échelle psychométrique auto-rapportée conçue pour évaluer l’attachement amoureux chez l’adulte à travers deux dimensions orthogonales fondamentales : l’anxiété d’attachement (Attachment Anxiety) et l’évitement de l’attachement (Attachment Avoidance). Dérivé de la version révisée à 36 items de Fraley, Waller et Brennan (2000), cet instrument condense l’évaluation en 18 items (9 items par sous-échelle) afin de minimiser le fardeau cognitif des répondants tout en préservant une robustesse psychométrique de premier ordre.
Les participants évaluent chaque énoncé sur une échelle de Likert en 7 points allant de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 7 (« Tout à fait d’accord »). Les analyses psychométriques initiales et ultérieures démontrent d’excellentes qualités de mesure au sein d’échantillons tant cliniques (patients psychiatriques ambulatoires et hospitalisés) que non cliniques (étudiants universitaires et population générale). La cohérence interne est élevée, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,82 et 0,90 pour la dimension anxiété et entre 0,83 et 0,89 pour la dimension évitement. Les analyses factorielles confirmatoires corroborent la structure bidimensionnelle canonique, attestant d’une validité de construit solide, d’une invariance de mesure satisfaisante et d’une remarquable validité convergente avec les mesures de dépression, d’anxiété générale, d’estime de soi et de dysfonctionnement relationnel.
2. Mots-clés / Keywords
Attachement adulte, ECR-R-18, anxiété d’attachement, évitement de l’attachement, relations de couple, psychométrie, théorie de l’attachement, relations amoureuses, analyse factorielle confirmatoire, évaluation clinique
3. Auteurs / Authors
L’échelle ECR-R-18 a été développée et validée par :
- Tinakon Wongpakaran, MD : Professeur de psychiatrie, Département de psychiatrie, Faculté de médecine, Université de Chiang Mai, Thaïlande. Courriels académiques : [email protected], [email protected].
- Nahathai Wongpakaran, MD : Professeure de psychiatrie et chercheuse en santé mentale, Département de psychiatrie, Faculté de médecine, Université de Chiang Mai, Thaïlande.
Leurs travaux s’appuient directement sur l’échelle originale révisée (ECR-R) développée par R. Chris Fraley (Université de l’Illinois à Urbana-Champaign), Niels G. Waller (Université du Minnesota) et Kelly A. Brennan (1998, 2000).
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de l’ECR-R-18 est d’offrir une mesure brève, psychométriquement fidèle et cliniquement opérationnelle des styles d’attachement amoureux chez l’adulte. Bien que l’instrument de référence Experience of Close Relationships-Revised (ECR-R) comportant 36 items présente d’excellentes qualités de mesure grâce à la théorie des réponses aux items (IRT), sa longueur pose des contraintes méthodologiques majeures lors d’enquêtes épidémiologiques d’envergure, d’études longitudinales denses ou d’évaluations auprès de populations psychiatriques présentant une fatigabilité accrue, des troubles attentionnels ou une détresse aiguë.
L’ECR-R-18 répond à un double impératif :
- En recherche empirique : Il permet d’intégrer l’évaluation des dynamiques d’attachement dans de vastes protocoles multiparamétriques sans induire d’abandon prématuré ni de baisse de qualité des réponses causée par la lassitude. Il sert à examiner les mécanismes transactionnels reliant les modèles internes opérants aux styles de communication, à la régulation émotionnelle et à l’ajustement dyadique.
- En pratique clinique et psychiatrique : L’instrument aide à identifier rapidement les configurations relationnelles vulnérables. L’insécurité de l’attachement est un facteur de risque transdiagnostique majeur pour les troubles dépressifs caractérisés, les troubles anxieux, les troubles de l’adaptation et les troubles de la personnalité (notamment limite et dépendante). L’ECR-R-18 éclaire l’alliance thérapeutique potentielle, les mécanismes de transfert et les stratégies d’adaptation (coping) interpersonnelles activées face au stress.
Sur le plan théorique, l’outil vise à situer précisément les individus dans un espace bidimensionnel continu plutôt que de les enfermer dans des catégories typologiques rigides, captant ainsi avec finesse la variance phénotypique de l’insécurité affective.
5. Construit psychologique / Construct
L’ECR-R-18 opérationnalise l’attachement adulte selon le modèle bidimensionnel préconisé par Brennan, Clark et Shaver (1998). Ces deux dimensions continues et orthogonales rendent compte de la quasi-totalité de la variance des patterns d’attachement romantiques :
1. L’anxiété d’attachement (Attachment Anxiety)
Cette dimension reflète le degré auquel un individu craint le rejet, l’abandon, le désengagement ou le manque d’amour de la part de son partenaire. Les personnes présentant un score élevé sur cette échelle manifestent une hyperactivation du système d’attachement :
- Hypervigilance interpersonnelle : Scrutation constante des signaux subtils d’indisponibilité ou d’éloignement chez le partenaire (ex. : item 4 : « When my partner is out of sight, I worry that he or she might become interested in someone else »).
- Image de soi négative : Sentiment chronique d’indignité affective et d’infériorité (ex. : item 18 : « I worry that I won’t measure up to other people » ; item 6 : « My romantic partner makes me doubt myself »).
- Besoins excessifs de réassurance : Quête persistante de proximité émotionnelle fusionnelle et anxiété permanente quant à la durabilité du lien (ex. : item 8 : « I often worry that my partner will not want to stay with me »).
2. L’évitement de l’attachement (Attachment Avoidance)
Cette dimension évalue le degré auquel une personne ressent de l’inconfort face à la proximité émotionnelle, à la dépendance mutuelle et à l’intimité. Les individus présentant un score élevé emploient des stratégies de désactivation du système d’attachement :
- Répression de l’intimité : Réticence à partager des sentiments vulnérables ou des pensées privées (ex. : item 1 : « I prefer not to show a partner how I feel deep down » ; item 3 inversé : « I feel comfortable sharing my private thoughts and feelings with my partner »).
- Autosuffisance compulsive : Refus de s’appuyer sur l’autre en situation de détresse et inconfort à l’idée de dépendre d’autrui (ex. : item 9 inversé : « I find it easy to depend on romantic partners » ; item 17 inversé : « It helps to turn to my romantic partner in times of need »).
- Maintien d’une distance défensive : Sentiment de malaise lorsque le partenaire tente de créer une proximité affective intense (ex. : item 5 inversé : « I find it relatively easy to get close to my partner »).
Le croisement de ces deux axes continus permet de retrouver les quatre styles d’attachement définis par Bartholomew et Horowitz (1991) :
- Attachement sécurisant (Secure) : Faible anxiété, faible évitement. Confort avec l’intimité, sentiment d’être digne d’amour et confiance envers autrui.
- Attachement préoccupé (Preoccupied) : Forte anxiété, faible évitement. Désir intense de fusion affective associé à une terreur constante du rejet.
- Attachement détaché/fuyant (Dismissing-Avoidant) : Faible anxiété, fort évitement. Autosuffisance défensive, dévalorisation de l’intimité et répression des affects de vulnérabilité.
- Attachement craintif/désorganisé (Fearful-Avoidant) : Forte anxiété, fort évitement. Désir d’intimité contrarié par une peur panique d’être blessé ou rejeté.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’architecture conceptuelle de l’ECR-R-18 s’ancre dans la théorie de l’attachement initialement formulée par le psychiatre britannique John Bowlby (1969, 1973, 1980) et développée empiriquement chez l’enfant par Mary Ainsworth (1978). Bowlby a postulé que les êtres humains possèdent un système comportemental inné, sélectionné par l’évolution, destiné à maintenir la proximité avec des figures protectrices (les figures d’attachement) en situation de menace, de douleur ou d’alarme.
Au fil des interactions répétées avec les donneurs de soins primaires, l’individu internalise des « modèles internes opérants » (Internal Working Models) du soi et d’autrui :
- Le modèle de soi renvoie au sentiment d’être intrinsèquement digne d’amour, de soutien et de respect.
- Le modèle d’autrui renvoie à l’attente que les autres soient disponibles, fiables, bienveillants et dignes de confiance.
À la fin des années 1980, Cindy Hazan et Phillip Shaver (1987) ont transposé ce cadre théorique aux relations amoureuses adultes, suggérant que le partenaire romantique devient la principale figure d’attachement (la « base de sécurité » et le « havre de paix »). Cependant, les premières mesures typologiques (catégorielles) souffraient de limites statistiques importantes en classant les individus dans des cases mutuellement exclusives sans nuance de degré.
Pour surmonter ces faiblesses, Brennan, Clark et Shaver (1998) ont colligé l’ensemble des items d’attachement adulte existants dans la littérature et démontré par analyse factorielle que l’ensemble du domaine pouvait être réduit à deux axes dimensionnels continus : l’anxiété et l’évitement. Plus tard, Fraley, Waller et Brennan (2000) ont affiné cette mesure en appliquant la théorie de réponse aux items (IRT), créant l’ECR-R pour optimiser la précision de mesure sur l’ensemble du continuum latent. Wongpakaran et Wongpakaran (2012) ont poursuivi cet effort d’optimisation psychométrique en réduisant l’instrument à 18 items sans dégrader sa cohérence factorielle ni sa fidélité, permettant une évaluation dynamique fidèle aux principes éthologiques et psychanalytiques de Bowlby.
7. Validité / Validity
L’ECR-R-18 a fait l’objet d’évaluations psychométriques rigoureuses portant sur sa structure interne, sa validité de convergence, sa validité discriminante et sa validité de critère :
Validité de construit et structurelle
L’analyse factorielle confirmatoire (AFC) menée par Wongpakaran et Wongpakaran (2012) a confirmé la supériorité du modèle à deux facteurs corrélés ou orthogonaux par rapport aux modèles unifactoriels. Les indices d’ajustement respectent les seuils conventionnels stricts tant dans l’échantillon d’étudiants (non clinique, n = 511) que dans l’échantillon psychiatrique (clinique, n = 143) :
- Indice de comparabilité de Bentler (CFI) > 0,92 à 0,95.
- Indice de Tucker-Lewis (TLI) > 0,91 à 0,94.
- Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) < 0,06 à 0,07 (avec intervalle de confiance à 90 % satisfaisant).
Validité convergente
La validité convergente de l’ECR-R-18 est attestée par des corrélations statistiquement significatives et théoriquement attendues avec des construits psychologiques connexes :
- Détresse psychologique et dépression : La sous-échelle d’anxiété présente de fortes corrélations positives avec l’Inventaire de Dépression de Beck (BDI) et les mesures d’anxiété de l’état/du trait (STAI) ($r = 0,40$ à $0,55$, $p < 0,001$).
- Estime de soi : L’anxiété d’attachement est significativement et négativement corrélée avec l’Échelle d’estime de soi de Rosenberg (RSES), illustrant le modèle de soi dévalorisé caractéristique de l’hyperactivation de l’attachement.
- Satisfaction relationnelle : L’évitement et l’anxiété sont tous deux corrélés négativement avec la qualité de la relation, la dyade conjugale et le soutien social perçu, l’évitement prédisant particulièrement le manque d’intimité partagée ($r = -0,35$ à $-0,48$).
Validité discriminante et de critère
L’instrument différencie nettement les populations cliniques des populations saines : les patients psychiatriques affichent des scores moyens significativement plus élevés sur les deux dimensions d’insécurité que les participants non cliniques ($p < 0,001$). De plus, la corrélation modérée observée entre les deux sous-échelles d’anxiété et d’évitement ($r$ se situant généralement entre $0,15$ et $0,30$) confirme qu’elles mesurent des construits distincts et non redondants.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité de l’ECR-R-18 a été largement éprouvée à travers des indices de consistance interne et de stabilité temporelle :
Cohérence interne (Internal Consistency)
Dans l’étude princeps de Wongpakaran et Wongpakaran (2012) :
- Échantillon non clinique (étudiants universitaires) :
- Sous-échelle Anxiété : $\alpha = 0,86$
- Sous-échelle Évitement : $\alpha = 0,83$
- Échantillon clinique (patients psychiatriques ambulatoires) :
- Sous-échelle Anxiété : $\alpha = 0,90$
- Sous-échelle Évitement : $\alpha = 0,87$
Ces coefficients dépassent largement le seuil psychométrique recommandé de 0,70 pour la recherche et atteignent le niveau de 0,85 à 0,90 requis pour l’évaluation diagnostique individuelle. Les analyses du coefficient oméga de McDonald ($\omega$), lorsqu’elles sont calculées, corroborent ces niveaux de consistance composite élevée sans inflation artificielle.
Fidélité test-retest (Stabilité temporelle)
Les évaluations de la stabilité temporelle sur des intervalles de 2 à 4 semaines démontrent des coefficients de corrélation intra-classe (CCI) et de Pearson robustes, généralement compris entre $r = 0,78$ et $r = 0,85$ pour l’anxiété, et entre $r = 0,80$ et $r = 0,86$ pour l’évitement. Ces résultats confirment que l’ECR-R-18 capte des traits dispositionnels et des représentations relationnelles stables plutôt que de simples fluctuations d’humeur transitoires.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La dérivation des 18 items à partir des 36 items de l’ECR-R original a suivi une démarche psychométrique rigoureuse combinant analyse factorielle exploratoire (AFE) et analyse factorielle confirmatoire (AFC) :
Analyse factorielle exploratoire (AFE)
Dans la phase initiale de réduction des items, une analyse en composantes principales avec rotation oblique (Promax ou Oblimin) a mis en évidence une solution claire à deux facteurs expliquant une part substantielle de la variance totale :
- Facteur 1 (Anxiété) : Les 9 items sélectionnés (items 2, 4, 6, 8, 10, 12, 14, 16, 18) présentent des saturations factorielles primaires élevées, oscillant entre 0,55 et 0,82, avec des saturations croisées sur le facteur d’évitement négligeables (< 0,20).
- Facteur 2 (Évitement) : Les 9 items sélectionnés (items 1, 3, 5, 7, 9, 11, 13, 15, 17) présentent des saturations factorielles primaires comprises entre 0,52 et 0,80 sur l’axe d’évitement, avec des saturations croisées minimes sur l’anxiété.
Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
Le modèle bidimensionnel spécifié a été testé face à des modèles rivaux (notamment un modèle unidimensionnel d’insécurité générale). Les résultats indiquent que le modèle à deux facteurs présente une adéquation aux données très satisfaisante :
- Ratio Chi-carré / Degrés de liberté ($\chi^2/df$) compris entre 1,8 et 2,5.
- CFI : 0,934 (échantillon non clinique) et 0,921 (échantillon clinique).
- RMSEA : 0,058 [IC 90 % : 0,050 – 0,066].
- SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : 0,054.
Tous les items possèdent des poids factoriels standardisés ($lambda$) statistiquement significatifs ($p < 0,001$) supérieurs à 0,50, confirmant que chaque énoncé constitue un indicateur fiable de sa variable latente respective.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Nom complet de l’instrument : Questionnaire sur les expériences dans les relations proches – Version abrégée (Experience of Close Relationships Questionnaire Short Version, ECR-R-18).
- Format d’administration : Auto-questionnaire papier-crayon ou informatisé / en ligne.
- Population cible : Adultes et jeunes adultes (dès 18 ans) engagés ou ayant déjà été engagés dans une relation amoureuse.
- Temps de passation : Environ 3 à 5 minutes.
- Nombre d’items : 18 items répartis également en deux sous-échelles de 9 items.
- Échelle de réponse : Échelle ordinale de Likert en 7 points :
- 1 = Pas du tout d’accord (Strongly Disagree)
- 2 = Pas d’accord (Disagree)
- 3 = Légèrement pas d’accord (Slightly Disagree)
- 4 = Neutre (Neutral)
- 5 = Légèrement d’accord (Slightly Agree)
- 6 = D’accord (Agree)
- 7 = Tout à fait d’accord (Strongly Agree)
- Sous-échelles et calcul des scores :
- Sous-échelle Anxiété (9 items) : Items 2, 4, 6, 8, 10, 12, 14, 16 et 18. Tous ces items sont cotés directement.
Score d’anxiété = Somme (ou moyenne) des items 2, 4, 6, 8, 10, 12, 14, 16, 18. - Sous-échelle Évitement (9 items) : Items 1, 3, 5, 7, 9, 11, 13, 15 et 17.
Inversion des items : Les items 3, 5, 7, 9, 11, 13, 15 et 17 sont formulés positivement et doivent être inversés avant le calcul du score (nouveau score = 8 – score brut). L’item 1 est coté directement.
Score d’évitement = Somme (ou moyenne) des items 1, [3_inv], [5_inv], [7_inv], [9_inv], [11_inv], [13_inv], [15_inv], [17_inv].
- Sous-échelle Anxiété (9 items) : Items 2, 4, 6, 8, 10, 12, 14, 16 et 18. Tous ces items sont cotés directement.
- Interprétation des résultats : Les scores moyens par item varient de 1 à 7. Des scores élevés traduisent une insécurité accrue dans la dimension évaluée. Un positionnement typologique peut être établi selon la médiane ou la moyenne théorique (score > 4) pour catégoriser le profil d’attachement (Sécurisant, Préoccupé, Détaché, Craintif).
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication : 2012.
- Statut des droits d’auteur et permissions : L’article princeps de Tinakon Wongpakaran et Nahathai Wongpakaran a été publié dans la revue Clinical Practice & Epidemiology in Mental Health sous licence Creative Commons Attribution (CC BY 2.5).
- Tarification : Accès libre et gratuit (Open Access). L’instrument peut être utilisé librement pour la recherche scientifique, l’enseignement universitaire et la pratique clinique sans redevance ni demande d’autorisation formelle, sous réserve de citer correctement la publication originale.
12. Références / References
Les références ci-dessous constituent le socle méthodologique et théorique du questionnaire ECR-R-18 :
- Ainsworth, M. D. S., Blehar, M. C., Waters, E., & Wall, S. (1978). Patterns of attachment: A psychological study of the strange situation. Lawrence Erlbaum.
- Bartholomew, K., & Horowitz, L. M. (1991). Attachment styles among young adults: A test of a four-category model. Journal of Personality and Social Psychology, 61(2), 226–244. https://doi.org/10.1037/0022-3514.61.2.226
- Bowlby, J. (1969). Attachment and loss: Vol. 1. Attachment. Basic Books.
- Bowlby, J. (1973). Attachment and loss: Vol. 2. Separation: Anxiety and anger. Basic Books.
- Bowlby, J. (1980). Attachment and loss: Vol. 3. Loss: Sadness and depression. Basic Books.
- Brennan, K. A., Clark, C. L., & Shaver, P. R. (1998). Self-report measurement of adult attachment: An integrative overview. In J. A. Simpson & W. S. Rholes (Eds.), Attachment theory and close relationships (pp. 46–76). Guilford Press.
- Fraley, R. C., Waller, N. G., & Brennan, K. A. (2000). An item response theory analysis of self-report measures of adult romantic attachment. Journal of Personality and Social Psychology, 78(2), 350–365. https://doi.org/10.1037/0022-3514.78.2.350
- Hazan, C., & Shaver, P. (1987). Romantic attachment styles linked to love and work. Journal of Personality and Social Psychology, 52(3), 511–524. https://doi.org/10.1037/0022-3514.52.3.511
- Wongpakaran, T., & Wongpakaran, N. (2012). A short version of the revised ‘Experience of Close Relationships Questionnaire’: Investigating non-clinical and clinical samples. Clinical Practice & Epidemiology in Mental Health, 8, 36–42. https://doi.org/10.2174/1745017901208010036