Questionnaire des forces et des difficultés (SDQ)

Découvrez le Questionnaire des forces et des difficultés (SDQ) de Robert Goodman : fondements théoriques, propriétés psychométriques, cotation et items complets.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 30, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 30, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

Le Questionnaire des forces et des difficultés (Strengths and Difficulties Questionnaire, ou SDQ), développé à l’origine par le pédopsychiatre britannique Robert Goodman (1997, 2001), constitue un instrument psychométrique bref de dépistage comportemental et émotionnel ciblant les enfants et adolescents âgés de 3 à 16 ans (des versions adaptées s’étendant désormais jusqu’à 17 ans). Composé de 25 items répartis équitablement en cinq échelles distinctes de 5 items chacune — les symptômes émotionnels, les problèmes de conduite, l’hyperactivité/inattention, les problèmes avec les pairs et les comportements prosociaux —, le SDQ offre une évaluation dimensionnelle équilibrée mesurant à la fois la symptomatologie psychopathologique et les compétences adaptatives de l’enfant.

Le format de cotation repose sur une échelle ordinale en 3 points (0 = Not True / Pas vrai, 1 = Somewhat True / Un peu vrai, 2 = Certainly True / Tout à fait vrai). La somme des quatre premières échelles déficitaires génère un score total de difficultés (Total Difficulties Score) variant de 0 à 40, tandis que l’échelle de comportement prosocial est analysée indépendamment afin de préserver une conceptualisation bidimensionnelle de la santé mentale. L’instrument est conçu pour une administration multi-informateurs standardisée, intégrant des versions pour les parents et les enseignants (dès 3-4 ans) ainsi qu’une version d’auto-évaluation pour les jeunes de 11 à 16 ans. Un supplément d’impact optionnel permet d’évaluer la chronicité, la détresse perçue, le retentissement sur la vie quotidienne et le fardeau ressenti par l’entourage.

Sur le plan psychométrique, le SDQ démontre une consistance interne satisfaisante à excellente selon les informateurs, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant entre .70 et .88 pour les versions enseignants et entre .57 et .84 pour les versions parents, l’échelle d’hyperactivité affichant les indices de fidélité les plus élevés. La validité concurrente avec des instruments historiques tels que le Child Behavior Checklist (CBCL) d’Achenbach et les échelles de Rutter est solidement établie, le SDQ présentant une sensibilité accrue dans l’identification des déficits attentionnels et de l’hyperactivité. Disponible en plus de 60 langues, le questionnaire est largement utilisé en recherche épidémiologique, dans les services pédopsychiatriques et dans les contextes éducatifs pour le dépistage précoce et l’évaluation de l’efficacité thérapeutique.

2. Mots-clés / Keywords

Questionnaire des forces et des difficultés, SDQ, Robert Goodman, dépistage pédiatrique, psychopathologie développementale, évaluation multi-informateur, symptômes émotionnels, troubles des conduites, hyperactivité et inattention, relations avec les pairs, comportement prosocial, validité psychométrique, consistance interne, santé mentale de l’enfant.

3. Auteurs / Authors

Le Strengths and Difficulties Questionnaire (SDQ) a été conçu et validé par le Professeur Robert Goodman, pédopsychiatre et épidémiologiste rattaché au Department of Child and Adolescent Psychiatry de l’Institute of Psychiatry, Psychology and Neuroscience (IoPPN) au King’s College London, Royaume-Uni.

Les travaux méthodologiques et les standardisations internationales subséquentes ont impliqué de nombreux collaborateurs majeurs dans le champ de la santé mentale infanto-juvénile, notamment Howard Meltzer, Veira Bailey, Stephen Scott, ainsi que des équipes de recherche internationales ayant établi les normes populationnelles et transculturelles, telles que les équipes de Mellor (2005) et Kremer et al. (2015) en Australie. Pour toute correspondance académique et l’accès aux normes globales, les ressources sont centralisées par l’organisation Youthinmind via la plateforme officielle de l’instrument.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental du SDQ est d’offrir un outil de dépistage rapide, efficient et scientifiquement robuste capable d’identifier les difficultés émotionnelles et comportementales chez les enfants et adolescents tout en capturant leurs ressources positives. Historiquement, l’évaluation de la santé mentale infanto-juvénile reposait sur des batteries d’évaluation lourdes, telles que le Child Behavior Checklist (CBCL) ou les questionnaires comportementaux de Rutter (Elander & Rutter, 1996), dont la passation prenait souvent plus de 20 à 30 minutes et dont le contenu était exclusivement focalisé sur les déficits et les comportements déviants. Goodman (1994, 1997) a cherché à combler ce fossé méthodologique en développant un instrument tenant sur une seule page recto-verso, administrable en moins de dix minutes, et intégrant une dimension explicite de forces psychosociales.

Le SDQ répond à plusieurs finalités cliniques et scientifiques majeures :

  • Le dépistage précoce en population générale et scolaire : Grâce à sa brièveté, le SDQ peut être déployé à large échelle dans les écoles, les services de santé communautaires et les consultations pédiatriques afin de détecter les signes précurseurs de troubles internalisés (anxiété, dépression) ou externalisés (trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité, troubles des conduites, trouble oppositionnel avec provocation).
  • L’évaluation diagnostique préliminaire en milieu spécialisé : Dans les services de santé mentale pour enfants et adolescents (CAMHS – Child and Adolescent Mental Health Services), le SDQ sert de tri initial (triage) permettant d’orienter les jeunes vers les filières d’investigation neuropsychologique ou psychiatrique adaptées. Les corrélations entre les seuils du SDQ et les diagnostics cliniques formels (CIM-10 / DSM-5) sont particulièrement robustes en milieu clinique (Mellor, 2005 ; Mathai et al., 2003).
  • La mesure de l’efficacité des interventions (Outcome Measurement) : Le SDQ dispose de versions de suivi conçues pour évaluer le changement thérapeutique après une intervention psychologique, psychosociale ou pharmacologique. Le supplément d’impact permet d’objectiver si la réduction des symptômes s’accompagne d’un allègement de la charge familiale et d’une amélioration du fonctionnement académique et relationnel.
  • L’épidémiologie psychiatrique et la recherche transculturelle : Utilisé dans de grandes cohortes de naissance et des enquêtes épidémiologiques nationales, le SDQ fournit des indicateurs standardisés comparables d’un pays à l’autre, permettant de modéliser les trajectoires développementales et les déterminants sociaux de la santé mentale.

5. Construit psychologique / Construct

Le SDQ opérationnalise le fonctionnement psychosocial de l’enfant à travers un modèle multidimensionnel comprenant cinq domaines distincts composés chacun de cinq énoncés spécifiques, complété par un module mesurant l’interférence fonctionnelle :

1. Symptômes émotionnels (Emotional Problems Subscale)

Cette sous-échelle évalue les manifestations affectives internalisées, incluant les plaintes somatiques sans cause médicale évidente (maux de tête, douleurs abdominales), l’humeur dépressive ou dysphorique (tristesse, pleurs fréquents), les inquiétudes excessives et généralisées, l’anxiété de séparation et les craintes phobiques. Ces items capturent la détresse subjective ressentie par l’enfant, qui passe fréquemment inaperçue dans l’environnement scolaire comparativement aux manifestations perturbatrices.

2. Problèmes de conduite (Conduct Problems Subscale)

Cette dimension mesure les comportements externalisés et les transgressions des règles sociales. Elle inclut les crises de colère sévères et fréquentes, l’opposition systématique aux figures d’autorité parentale ou éducative, les bagarres physiques et l’intimidation des pairs, les comportements de tromperie ou de mensonge récurrents, ainsi que les actes de vol à la maison ou à l’extérieur. L’échelle reflète les signes cardinaux du trouble oppositionnel avec provocation et du trouble des conduites.

3. Hyperactivité et inattention (Hyperactivity/Inattention Subscale)

Cette sous-échelle cible les manifestations comportementales et cognitives associées au TDAH. Elle explore l’agitation motrice (incapacité à rester assis, tortillements permanents), l’impulsivité comportementale (difficulté à réfléchir avant d’agir) et le déficit d’attention soutenue (distractibilité accrue, incapacité à mener à terme une tâche ou un devoir). Cette dimension présente historiquement la corrélation la plus élevée avec les diagnostics cliniques neurologiques et pédopsychiatriques.

4. Problèmes avec les pairs (Peer Relationship Problems Subscale)

Cette échelle documente les compétences sociales de l’enfant dans son interaction avec les individus de sa tranche d’âge. Elle investigue l’isolement social (préférence pour le jeu solitaire), la victimisation (être la cible de moqueries ou de harcèlement), l’absence d’amis intimes, la difficulté à être apprécié par le groupe de pairs et la tendance atypique à rechercher exclusivement la compagnie des adultes au détriment des interactions entre pairs.

5. Comportement prosocial (Prosocial Behaviour Subscale)

Contrairement aux quatre échelles précédentes, cette dimension explore les ressources adaptatives, l’empathie et la sociabilité positive. Elle mesure la prise en compte des sentiments d’autrui, le partage spontané d’objets ou de friandises, l’aide apportée à un tiers en détresse, la bienveillance envers les enfants plus jeunes et la propension à offrir spontanément son assistance aux parents ou aux éducateurs. Ce score n’est pas intégré dans le calcul des difficultés totales afin de maintenir l’indépendance conceptuelle entre les forces psychologiques et la pathologie.

Le supplément d’impact (Impact Supplement)

Introduit par Goodman (1999), le supplément d’impact évalue si les difficultés identifiées engendrent une souffrance subjective chez l’enfant et si elles interfèrent avec son fonctionnement au quotidien dans quatre sphères vitales : la vie familiale, les amitiés, les apprentissages scolaires et les loisirs. Il quantifie également la charge ou le fardeau émotionnel et pratique imposé à l’entourage, élément déterminant dans la demande de soins.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le développement du SDQ s’enracine dans la psychopathologie développementale (Cicchetti, Rutter) et dans les modèles dimensionnels de la santé mentale. Historiquement, l’instrument dérive des travaux pionniers de Michael Rutter sur les questionnaires parentaux et enseignants (Rutter Children’s Behaviour Questionnaires, Elander & Rutter, 1996). Goodman a repris la structure conceptuelle de Rutter tout en opérant une révision théorique fondamentale : l’intégration conjointe de la psychopathologie et des forces adaptatives au sein d’un même outil.

Cette approche s’aligne étroitement sur le modèle à double facteur de la santé mentale (Dual-Factor Model of Mental Health), qui postule que le bien-être psychologique et la psychopathologie ne représentent pas les pôles opposés d’un continuum unique, mais plutôt deux dimensions distinctes et interdépendantes. Un enfant peut manifester des niveaux élevés d’hyperactivité tout en conservant d’excellentes compétences empathiques et prosociales, ce qui modifie substantiellement son pronostic développemental et sa réponse aux interventions.

De plus, le SDQ repose sur le principe épistémologique de l’évaluation multi-informateur (multi-informant assessment). En psychiatrie infanto-juvénile, les comportements de l’enfant varient considérablement selon le contexte écologique (la structure formelle de la classe versus l’environnement permissif ou conflictuel du domicile). En croisant les perspectives des parents, des enseignants et de l’enfant lui-même, l’instrument intègre la variance liée à la situation, évitant ainsi le biais de source unique et permettant une triangulation des observations cliniques.

7. Validité / Validity

L’architecture psychométrique du SDQ a fait l’objet de centaines de validations empiriques à travers le monde, confirmant la solidité de ses différentes formes de validité :

  • Validité concurrente et convergente : Lors de ses travaux initiaux, Goodman (1997) a comparé le SDQ aux échelles de Rutter, démontrant une corrélation extrêmement élevée entre les échelles homologues (généralement $r > .75$). Dans une étude comparative majeure avec le Child Behavior Checklist (CBCL) d’Achenbach, Goodman et Scott (1999) ont mis en évidence que le SDQ était au moins aussi performant que le CBCL pour identifier les troubles internalisés et externalisés, et significativement supérieur au CBCL pour discriminer les troubles de l’attention et de l’hyperactivité.
  • Validité discriminante et diagnostique : Mellor (2005) a démontré que le SDQ discrimine avec une haute précision les populations issues de la communauté générale des enfants référés en clinique pédopsychiatrique. Stone et al. (2010), dans leur revue systématique portant sur les versions parents et enseignants pour les 4-12 ans, ont souligné que le pouvoir de discrimination du questionnaire est exceptionnellement élevé dans les échantillons cliniques, bien que plus modéré en population générale.
  • Validité transculturelle et sous-groupes spécifiques : L’outil a été validé dans des contextes culturels et linguistiques variés. Williamson et al. (2014) ont analysé la validité de construit du SDQ chez les enfants aborigènes australiens en milieu urbain, confirmant l’applicabilité globale de la structure factorielle tout en suggérant que certains items pourraient bénéficier d’une contextualisation accrue quant au lien communautaire. Par ailleurs, des adaptations linguistiques spécialisées, comme la version en langue des signes australienne (Auslan) validée par Cornes et Brown (2012) auprès d’adolescents sourds, confirment l’invariance structurelle de l’instrument.
  • Limites psychométriques et sensibilité : Malgré ces qualités reconnues, la méta-analyse et revue systématique rigoureuse de Kersten et al. (2016) a soulevé des réserves critiques. Les auteurs ont conclu que si le SDQ est un instrument exceptionnel pour les comparaisons de groupes en recherche épidémiologique, sa sensibilité psychométrique peut s’avérer insuffisante pour fonder des décisions cliniques individuelles isolées sans confirmation par des entretiens diagnostiques structurés. De surcroît, la concordance inter-évaluateurs (parents-enseignants) demeure modeste, les corrélations oscillant classiquement entre .24 et .45, un phénomène toutefois universel dans l’évaluation psychopathologique de l’enfant.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité du SDQ a été documentée à travers l’analyse de sa consistance interne, de sa stabilité temporelle test-retest et de sa concordance inter-juges :

  • Consistance interne : Dans l’étude de référence de Goodman (2001) portant sur un vaste échantillon épidémiologique britannique (plus de 10 000 enfants), le coefficient alpha de Cronbach pour le score total de difficultés atteignait .82 pour la version parents, .87 pour la version enseignants et .80 pour l’auto-évaluation des adolescents. Au niveau des sous-échelles individuelles, les coefficients varient selon l’informateur : pour les enseignants, l’alpha s’échelonne de .70 (problèmes avec les pairs) à .88 (hyperactivité/inattention) ; pour les parents, les valeurs s’étendent de .57 (relations avec les pairs et comportement prosocial) à .84 (hyperactivité/inattention). Les échelles courtes de cinq items expliquent les valeurs d’alpha modérées observées sur la dimension des pairs.
  • Fidélité test-retest : Les études évaluant la stabilité temporelle sur des intervalles de 4 à 12 semaines révèlent des coefficients de corrélation intra-classe (CCI) satisfaisants, oscillant généralement entre .62 et .85 pour les versions parents et enseignants, indiquant que les traits mesurés présentent une stabilité robuste en l’absence d’événement de vie majeur ou d’intervention thérapeutique.
  • Concordance inter-informateurs : Conformément aux méta-analyses sur l’évaluation multi-informateur (Achenbach et al.), la concordance entre les déclarations des parents et celles des enseignants se situe dans une fourchette de corrélations de Pearson allant de $r = .24$ à $r = .45$ (Kersten et al., 2016). Cette divergence modérée ne reflète pas une faiblesse psychométrique de l’outil, mais traduit la spécificité situationnelle de l’expression symptomatique chez l’enfant.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La validation de la structure factorielle du SDQ a fait l’objet de nombreux débats méthodologiques au sein de la littérature psychométrique :

Structure originale à 5 facteurs

Goodman (2001) a initialement testé et validé une solution factorielle exploratoire (AFE) puis confirmatoire (AFC) à cinq facteurs corrélés correspondant aux cinq sous-échelles théoriques. Dans les échantillons cliniques et communautaires d’enfants d’âge scolaire, l’AFC confirme l’adéquation de ce modèle pentafactoriel avec des indices d’ajustement satisfaisants (RMSEA < .05, CFI > .90, TLI > .90). Les 25 items saturent de manière prédominante sur leur facteur respectif (charges factorielles couramment comprises entre .45 et .80), confirmant la validité discriminante des dimensions.

Modèle trifactoriel pour populations à faible risque

Pour les échantillons issus de la population générale ou à très faible prévalence symptomatique, plusieurs analyses factorielles confirmatoires ont révélé des saturations croisées entre les échelles de symptômes émotionnels et de problèmes de pairs, ainsi qu’entre l’hyperactivité et les problèmes de conduite. En réponse, Goodman et al. ont proposé une modélisation alternative en trois facteurs globaux :

  1. Sous-échelle internalisée (Internalising subscale) : Regroupant les 10 items des symptômes émotionnels et des problèmes avec les pairs.
  2. Sous-échelle externalisée (Externalising subscale) : Regroupant les 10 items de l’hyperactivité/inattention et des troubles des conduites.
  3. Sous-échelle prosociale (Prosocial subscale) : Conservant les 5 items de ressources positives.

Ce modèle trifactoriel présente souvent un ajustement supérieur dans les vastes cohortes épidémiologiques communautaires où les symptômes sont de faible intensité, évitant ainsi le morcellement artificiel de dimensions hautement corrélées.

10. Instrument de mesure / Instrument

Le SDQ est un instrument standardisé, hautement structuré et optimisé pour une passation rapide. Ses caractéristiques opérationnelles sont les suivantes :

  • Type d’évaluation : Questionnaire de dépistage comportemental et émotionnel multi-informateur.
  • Versions disponibles :
    • Version Parents (pour enfants de 3-4 ans et de 4-16 ans).
    • Version Enseignants (pour enfants de 3-4 ans et de 4-16 ans).
    • Version Auto-évaluation (Self-report) pour adolescents âgés de 11 à 16/17 ans.
    • Versions d’impact et de suivi post-intervention (avec questions relatives au changement perçu).
  • Nombre d’items : 25 items fondamentaux (plus 5 à 8 items complémentaires pour le supplément d’impact).
  • Période de référence temporelle : Les évaluateurs doivent baser leur jugement sur le comportement de l’enfant au cours des six derniers mois (ou du dernier mois dans les versions de suivi d’intervention).
  • Format des réponses : Échelle ordinale en 3 points :
    • 0 = Not True (Non vrai / Pas vrai)
    • 1 = Somewhat True (Un peu vrai)
    • 2 = Certainly True (Tout à fait vrai)
  • Règles de cotation et inversion :
    • Chaque sous-échelle comprend 5 items, générant un score de 0 à 10.
    • Cinq items formulés positivement font l’objet d’une inversion de score (Certainly True = 0, Somewhat True = 1, Not True = 2) : items 7, 11, 14, 21 et 25.
    • Score total de difficultés : Somme des scores des quatre échelles de difficultés (Émotionnel + Conduite + Hyperactivité + Pairs), variant de 0 à 40. L’échelle prosociale est exclue de cette somme.
  • Interprétation des scores (Catégorisation standard) :
    • Zone normale (Normal) : Score situé sous le 80e centile (faible probabilité de trouble clinique).
    • Zone limite (Borderline) : Score situé entre le 80e et le 90e centile (difficultés notables nécessitant une surveillance).
    • Zone clinique / anormale (Clinically significant / Abnormal) : Score supérieur au 90e centile (forte suspicion de trouble psychopathologique justifiant une évaluation approfondie).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

Le SDQ a été publié initialement sous sa forme définitive en 1997 par Robert Goodman, avec des extensions méthodologiques majeures publiées en 1998, 1999 et 2001. Concernant son statut de diffusion et de propriété intellectuelle :

  • Droits d’auteur (Copyright) : Le questionnaire est la propriété protégée de Robert Goodman et de l’organisation à but non lucratif Youthinmind Ltd.
  • Accès et gratuité pour usage clinique et de recherche non commerciale : Les versions papier standard du SDQ peuvent être téléchargées et imprimées gratuitement à des fins cliniques, scolaires ou de recherche académique non lucrative directement depuis le site officiel (www.sdqinfo.org). La modification des items, la suppression de l’en-tête de copyright ou la redistribution non autorisée sont strictement prohibées.
  • Utilisation électronique et commerciale : Toute intégration du SDQ dans des logiciels propriétaires, des dossiers médicaux électroniques (DME) commerciaux ou des plateformes numériques payantes requiert l’obtention formelle d’une licence payante auprès de Youthinmind. Un service de scoring informatisé en ligne est disponible sur le portail officiel de l’instrument.

12. Références / References

Cornes, A. J., & Brown, M. P. (2012). Mental health of Australian deaf adolescents: An investigation using an Auslan version of the Strengths and Difficulties Questionnaire. Deafness & Education International, 14(3), 161–175. https://doi.org/10.1179/1557069X12Y.0000000010

Elander, J., & Rutter, M. (1996). Use and development of the Rutter Parents’ and Teachers’ Scales. International Journal of Methods in Psychiatric Research, 6(2), 63–78.

Goodman, R. (1994). A modified version of the Rutter parent questionnaire including items on children’s strengths: A research note. Journal of Child Psychology and Psychiatry, 35(8), 1483–1494. https://doi.org/10.1111/j.1469-7610.1994.tb01289.x

Goodman, R. (1997). The Strengths and Difficulties Questionnaire: A research note. Journal of Child Psychology and Psychiatry, 38(5), 581–586. https://doi.org/10.1111/j.1469-7610.1997.tb01545.x

Goodman, R. (1999). The extended version of the Strengths and Difficulties Questionnaire as a guide to child psychiatric caseness and consequent burden. Journal of Child Psychology and Psychiatry and Allied Disciplines, 40(5), 791–799. https://doi.org/10.1111/1469-7610.00494

Goodman, R. (2001). Psychometric properties of the Strengths and Difficulties Questionnaire. Journal of the American Academy of Child & Adolescent Psychiatry, 40(11), 1337–1345. https://doi.org/10.1097/00004583-200111000-00015

Goodman, R., Meltzer, H., & Bailey, V. (1998). The Strengths and Difficulties Questionnaire: A pilot study on the validity of the self-report version. European Child & Adolescent Psychiatry, 7(3), 125–130. https://doi.org/10.1007/s007870050057

Goodman, R., & Scott, S. (1999). Comparing the Strengths and Difficulties Questionnaire and the Child Behavior Checklist: Is small beautiful? Journal of Abnormal Child Psychology, 27(1), 17–24. https://doi.org/10.1023/A:1022658222914

Kersten, P., Czuba, K., McPherson, K., Dudley, M., Elder, H., Tauroa, R., & Vandal, A. (2016). A systematic review of evidence for the psychometric properties of the Strengths and Difficulties Questionnaire. International Journal of Behavioral Development, 40(1), 64–75. https://doi.org/10.1177/0165025415570647

Kremer, P., De Silva, A., Cleary, J., Santoro, G., Weston, K., Steele, E., Nolan, T., & Waters, E. (2015). Normative data for the Strengths and Difficulties Questionnaire for young children in Australia. Journal of Paediatrics and Child Health, 51(10), 970–975. https://doi.org/10.1111/jpc.12887

Mathai, J., Anderson, P., & Bourne, A. (2003). Use of the Strengths and Difficulties Questionnaire as an outcome measure in a child and adolescent mental health service. Australasian Psychiatry, 11(3), 334–337. https://doi.org/10.1046/j.1038-5282.2003.02021.x

Mellor, D. (2005). Normative data for the Strengths and Difficulties Questionnaire in Australia. Australian Psychologist, 40(3), 215–222. https://doi.org/10.1080/00050060500243475

Stone, L. L., Otten, R., Engels, R. C., Vermulst, A. A., & Janssens, J. M. (2010). Psychometric properties of the parent and teacher versions of the Strengths and Difficulties Questionnaire for 4- to 12-year-olds: A review. Clinical Child and Family Psychology Review, 13(3), 254–274. https://doi.org/10.1007/s10567-010-0071-2

Williamson, A., McElduff, P., Dadds, M., D’Este, C., Redman, S., Raphael, B., Daniels, J., & Eades, S. (2014). The construct validity of the Strengths and Difficulties Questionnaire for Aboriginal children living in urban New South Wales Australia. Australian Psychologist, 49(3), 163–170. https://doi.org/10.1111/ap.12053

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Instructions / Directions: For each item, please mark the box for Not True, Somewhat True or Certainly True. It would help us if you answered all items as best you can even if you are not absolutely certain. Please give your answers on the basis of the child's behaviour over the last six months.
Response Scale: 3-point scale: 0 = Not True, 1 = Somewhat True, 2 = Certainly True
Scoring / Reverse Items: The 25 items are divided into 5 subscales of 5 items each: Emotional Problems (items 3, 8, 13, 16, 24), Conduct Problems (items 5, 7, 12, 18, 22), Hyperactivity/Inattention (items 2, 10, 15, 21, 25), Peer Relationship Problems (items 6, 11, 14, 19, 23), and Prosocial Behaviour (items 1, 4, 9, 17, 20). Items 7, 11, 14, 21, and 25 are reverse-scored (Certainly True = 0, Somewhat True = 1, Not True = 2). A Total Difficulties score (range 0–40) is calculated by summing the scores of the first 4 subscales (excluding Prosocial Behaviour).
1

Considerate of other people's feelings
2

Restless, overactive, cannot stay still for long
3

Often complains of headaches, stomach-aches or sickness
4

Shares readily with other children, for example toys, treats, pencils
5

Often loses temper
6

Rather solitary, prefers to play alone
7

Generally well behaved, usually does what adults request
8

Many worries or often seems worried
9

Helpful if someone is hurt, upset or feeling ill
10

Constantly fidgeting or squirming
11

Has at least one good friend
12

Often fights with other children or bullies them
13

Often unhappy, depressed or tearful
14

Generally liked by other children
15

Easily distracted, concentration wanders
16

Nervous or clingy in new situations, easily loses confidence
17

Kind to younger children
18

Often lies or cheats
19

Picked on or bullied by other children
20

Often offers to help others (parents, teachers, other children)
21

Thinks things out before acting
22

Steals from home, school or elsewhere
23

Gets along better with adults than with other children
24

Many fears, easily scared
25

Good attention span, sees chores or homework through to the end
★

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Citer cet article

Looti, M. (2026, septembre 30). Questionnaire des forces et des difficultés (SDQ). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/questionnaire-des-forces-et-des-difficultes-sdq/
Looti, Mohammed. “Questionnaire des forces et des difficultés (SDQ).” Base de données de psychologie en français, 30 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/questionnaire-des-forces-et-des-difficultes-sdq/.
Looti, Mohammed. “Questionnaire des forces et des difficultés (SDQ).” Base de données de psychologie en français. septembre 30, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/questionnaire-des-forces-et-des-difficultes-sdq/.