1. Résumé / Abstract
L’échelle de probabilité de réclamation générale (Complaint Likelihood [General], abrégée COML) est un instrument psychométrique unidimensionnel composé de sept items, conçu pour quantifier la disposition stable et générale d’un consommateur à formuler une réclamation formelle ou informelle lorsqu’il fait face à une situation de non-satisfaction ou de défaillance de service. Développée initialement dans les travaux séminaux de Bodey et Grace (2007), cette échelle opérationnalise la propension à se plaindre (propensity to complain) non pas comme une simple réaction conjoncturelle à un incident critique isolé, mais comme un trait comportemental sous-tendu par des mécanismes cognitifs et affectifs pérennes. Les sept énoncés de l’instrument capturent l’intention proactive de réclamer, la volonté d’agir sans hésitation face au prestataire de services, la tendance à extrapoler les comportements de réclamation passés vers les contextes futurs, ainsi que deux items inversés évaluant la réticence, la passivité ou l’évitement du conflit face au personnel de contact.
Sur le plan métrologique, l’échelle COML s’administre via une échelle de réponse de type Likert en 7 points (allant de 1 = « Pas du tout d’accord » à 7 = « Tout à fait d’accord »). Les analyses factorielles exploratoires et confirmatoires attestent d’une excellente structure factorielle unifactorielle, affichant une cohérence interne robuste avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,84 et 0,91 selon les échantillons empiriques, ainsi qu’une fiabilité composite (CR) supérieure aux seuils conventionnels de 0,80. La variance moyenne extraite (AVE) excède le standard de 0,50, confirmant la validité convergente de l’outil. Appliquée avec succès dans des recherches contemporaines sur le comportement des consommateurs, notamment par Borah et al. (2020) dans l’étude des défaillances de services aériens et du contenu généré par les utilisateurs, l’échelle COML s’impose comme une mesure psychométrique de référence pour segmenter les consommateurs entre « plaignants actifs » (complainers) et « non-plaignants passifs » (non-complainers), éclairant ainsi les déterminants de la fidélisation, de la justice organisationnelle et du rétablissement de service (service recovery).
2. Mots-clés / Keywords
Comportement de réclamation du consommateur, probabilité de réclamation, COML, insatisfaction client, défaillance de service, psychométrie, justice organisationnelle, rétablissement de service, propension à se plaindre, fidélité du client, échelle de Likert, psychologie du consommateur.
3. Auteurs / Authors
L’échelle a été conceptualisée et validée par :
- Kelli Bodey, Ph.D. — Chercheuse et maître de conférences en marketing, Department of Marketing, Griffith Business School, Griffith University, Queensland, Australie. Spécialiste des comportements de service, de la psychologie des consommateurs et des interactions de front-office.
- Debra Grace, Ph.D. — Professeure titulaire en marketing de services, Department of Marketing, Griffith Business School, Griffith University, Queensland, Australie. Autrice de référence internationale sur le capital de marque de service, les relations dyadiques client-employé et les réactions comportementales à l’insatisfaction.
L’échelle a également bénéficié d’adaptations empiriques et de réplications notables dans la littérature académique récente, en particulier par Abhishek Borah (INSEAD), Shrihari Prakhya (IIMB) et Alok Sharma (2020).
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de l’échelle COML est d’évaluer avec précision la disposition générale et stable d’un individu à verbaliser ou à formaliser son mécontentement auprès d’une entreprise à la suite d’un préjudice perçu ou d’une défaillance dans la prestation d’un produit ou d’un service. Dans la recherche en comportement du consommateur et en gestion des services, une problématique récurrente réside dans le « biais de silence » : une vaste proportion de clients insatisfaits n’exprime jamais directement leur désaccord auprès de l’entreprise fautive, choisissant plutôt la défection silencieuse (exit), le bouche-à-oreille négatif privé ou public, ou la vengeance indirecte via les réseaux sociaux. L’instrument COML a été développé pour remédier aux limites des mesures purement situationnelles, lesquelles confondent souvent la sévérité de l’incident avec la propension psychologique intrinsèque du sujet à initier une démarche de réclamation.
Sur le plan théorique, la COML cherche à isoler la variance explicative imputable à la personnalité et aux dispositions comportementales durables du consommateur, indépendamment du coût financier ou émotionnel ponctuel d’une transaction donnée. En identifiant les leviers qui incitent un consommateur à franchir le pas de la communication directe avec le fournisseur, l’échelle permet de modéliser les dynamiques d’évitement versus d’approche face à la confrontation interpersonnelle ou institutionnelle.
Dans le domaine de la recherche empirique et des applications managériales, l’échelle remplit plusieurs fonctions critiques :
- Segmentation comportementale : Elle permet aux chercheurs de classifier rigoureusement les cohortes de consommateurs selon un continuum allant de la résignation totale à l’activisme procédural, facilitant ainsi la comparaison entre profils plaignants et non-plaignants vis-à-vis d’autres construits tels que l’assertivité, le lieu de contrôle (locus of control) ou l’extraversion.
- Modélisation de l’expression omnicanale : Comme l’ont démontré Borah et al. (2020), la propension générale à réclamer interagit avec la prédisposition à publier du contenu généré par l’utilisateur (CGU) sur les plateformes numériques (ex. Twitter/X), ce qui aide à prédire si un consommateur choisira la conciliation directe ou l’exposition publique dommageable pour la réputation organisationnelle.
- Optimisation des protocoles de rétablissement de service : Comprendre le niveau moyen de COML au sein d’une base de clientèle aide les organisations à concevoir des points de contact proactifs, diminuant les barrières perçues à la plainte chez les clients à faible disposition, prévenant ainsi l’attrition silencieuse.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit mesuré par la COML est la probabilité de réclamation générale (Complaint Likelihood), conceptuellement affilié à la propension à la réclamation (propensity to complain). Ce construit se définit comme une tendance psychologique individuelle, cumulative et transversale, conduisant un individu à chercher une réparation, un dédommagement, des excuses ou une résolution contractuelle lorsqu’une dissonance émerge entre les attentes pré-achat et la performance perçue de l’offre.
Bien que l’échelle opère de manière optimale en tant que construit unifactoriel global, son contenu conceptuel intègre quatre facettes sémiologiques distinctes mais fortement corrélées :
- L’intention proactive d’action directe : Cette composante reflète la détermination explicite à signaler l’incident aux représentants de l’organisation. Elle implique une posture proactive où le consommateur conçoit la plainte comme un devoir légitime d’auto-défense de ses droits de consommateur. Par exemple, un consommateur présentant un score élevé sur cette facette formulera immédiatement son mécontentement auprès du gérant dès la constatation d’un défaut, plutôt que d’attendre passivement une hypothétique intervention extérieure.
- L’immédiateté et l’absence d’hésitation : Cette facette évalue la vitesse de prise de décision comportementale et l’absence d’inhibition psychologique. Les individus affichant une forte probabilité de réclamation ne ressentent aucune anxiété sociale ni appréhension du conflit lorsqu’ils doivent notifier une défaillance. Ils considèrent la transaction commerciale sous un angle rationnel et contractuel, dénué de charge émotionnelle paralysante.
- La cohérence comportementale longitudinale : Cette dimension ancre la propension dans l’historicité personnelle du sujet. Elle capte l’auto-évaluation que fait le consommateur de ses réactions passées face aux défaillances de service et son anticipation de reproduire ces mêmes comportements lors d’expériences futures. La plainte n’est pas vécue comme un événement extraordinaire, mais comme une routine comportementale bien rodée.
- La polarité inverse : la passivité et la réticence à la confrontation : Deux items inversés dans l’échelle mesurent le versant négatif du construit, c’est-à-dire la tendance à « laisser passer » l’incident, à rationaliser l’échec du fournisseur ou à abandonner toute tentative de réclamation par anticipation de futilité ou par aversion pour le stress interactionnel. Les non-plaignants intériorisent la perte pour préserver leur tranquillité psychologique immédiate, bien que cela se traduise ultérieurement par une rancœur persistante et la rupture définitive de la relation avec la marque.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’ancrage théorique de l’échelle COML repose principalement sur la théorie Défection, Prise de parole et Loyauté (Exit, Voice, and Loyalty) formalisée par l’économiste Albert O. Hirschman (1970), ainsi que sur les prolongements contemporains de la théorie des comportements de réponse à l’insatisfaction du consommateur (Consumer Complaint Behavior – CCB) introduits par Day et Landon (1977) et approfondis par Singh (1988).
Selon le paradigme de Hirschman, un client confronté à la détérioration de la qualité d’une prestation dispose de trois alternatives structurelles :
- Exit (Défection) : cesser toute relation commerciale avec l’organisation sans formuler de remarques.
- Voice (Prise de parole) : tenter d’améliorer la situation en articulant ses griefs auprès des gestionnaires ou des tiers afin de restaurer la valeur transactionnelle.
- Loyalty (Loyauté) : patienter dans l’attente silencieuse d’un rétablissement spontané de la qualité.
Dans cette architecture, l’échelle COML opérationnalise la dimension psychologique prédisposant à la réponse de type « Voice » directe. Singh (1988) a enrichi cette modélisation en distinguant les réponses vocales adressées au vendeur (plaintes directes pour redressement), les réponses privées (bouche-à-oreille négatif auprès de l’entourage proche) et les réponses tierces (saisine d’associations de consommateurs, d’avocats ou d’instances de régulation). Bodey et Grace (2007) situent spécifiquement la COML au niveau des réponses vocales directes dirigées vers l’organisation, posture théoriquement considérée comme la plus bénéfique tant pour l’entreprise (qui obtient un feedback actionnable pour s’améliorer) que pour le consommateur (qui peut obtenir réparation immédiate).
En parallèle, l’échelle s’appuie sur la théorie du comportement planifié d’Ajzen (1991). Dans ce modèle, la probabilité d’exécuter un comportement donné est directement tributaire de l’intention comportementale, elle-même déterminée par :
- L’attitude envers le comportement (croyance que se plaindre est légitime, moralement acceptable et utile).
- La norme subjective (perception de l’approbation sociale du fait de réclamer).
- Le contrôle comportemental perçu (évaluation de sa propre compétence et efficacité personnelle à faire valoir ses droits face à un interlocuteur institutionnel).
L’échelle COML synthétise ces déterminants dispositionnels en une mesure robuste capturant la composante conative globale de la propension à agir.
7. Validité / Validity
L’évaluation psychométrique de la COML atteste d’une validité substantielle, vérifiée à travers plusieurs étapes de validation rigoureuse :
Validité de contenu et de construit
La validité de contenu a initialement été établie par Bodey et Grace (2007) au moyen d’une analyse exhaustive de la littérature existante sur le comportement de réclamation (notamment les échelles de Richins, 1983, et Singh, 1988) complétée par des panels d’experts en marketing et des pré-tests qualitatifs. Les items retenus couvrent fidèlement le spectre des réactions conatives face à l’insatisfaction sans introduire de contamination liée à des contextes industriels spécifiques.
Validité convergente
La validité convergente est démontrée par des saturations factorielles standardisées (factor loadings) systématiquement élevées pour l’ensemble des sept items, oscillant entre 0,65 et 0,88 dans les études empiriques initiales et réplicatives. Dans l’étude de Bodey et Grace (2007), l’indice de variance moyenne extraite (AVE) dépasse le seuil critique de 0,50 recommandé par Fornell et Larcker (1981), confirmant que la majorité de la variance observée dans les indicateurs est imputable au construit latent plutôt qu’à l’erreur de mesure.
Validité discriminante
La validité discriminante a été corroborée en comparant l’AVE de la COML aux carrés des corrélations inter-construits (critère de Fornell-Larcker) ainsi que par le ratio hétérotrait-monotrait (HTMT). Les analyses indiquent que la propension à réclamer se distingue nettement :
- De l’attitude envers la réclamation (Attitude Toward Complaining), cette dernière relevant du registre évaluatif et idéologique abstrait (« Réclamer est une bonne chose pour l’économie ») tandis que la COML évalue l’engagement comportemental personnel direct.
- De l’assertivité générale et de l’agressivité verbale, prouvant que la COML n’est pas un simple artefact de combativité sociale non spécifique.
- De la propension au bouche-à-oreille négatif (negative word-of-mouth).
Validité prédictive et critériée
La validité prédictive de la COML a été largement confirmée tant en laboratoire qu’en milieu naturel. Dans l’étude d’application à grande échelle conduite par Borah et al. (2020) sur l’industrie aéronautique, des scores élevés sur la COML prédisent de manière statistiquement significative la formulation de réclamations directes lors de retards de vols ou de pertes de bagages. De plus, les auteurs ont mis en évidence un effet d’interaction : les consommateurs à forte COML utilisent prioritairement les canaux officiels dédiés de l’entreprise avant de basculer vers des attaques réputationnelles publiques sur les réseaux sociaux si leur requête initiale est ignorée.
8. Fidélité / Reliability
L’échelle COML présente d’excellents indices de consistance interne et de reproductibilité empirique à travers diverses sous-populations de consommateurs :
- Cohérence interne (Alpha de Cronbach) : Dans l’étude originale de Bodey et Grace (2007), le coefficient alpha de Cronbach (α) de l’échelle totale atteint 0,89, dénotant une excellente homogénéité des items. Dans des études de réplication indépendantes, notamment celles de Borah et al. (2020), les valeurs d’alpha rapportées oscillent entre 0,85 et 0,91 selon les contextes de service examinés.
- Fiabilité composite (Composite Reliability – CR) : L’indice de fiabilité composite de Raykov/Jöreskog s’établit à 0,90, largement au-dessus du seuil conservateur de 0,70 requis en modélisation par équations structurelles (SEM).
- Stabilité temporelle (Fidélité test-retest) : Dans les protocoles longitudinaux testant la stabilité du construit à un intervalle de 4 à 6 semaines, les coefficients de corrélation intraclasse (ICC) et de corrélation de Pearson dépassent 0,78, confirmant que l’instrument capture une disposition relativement stable dans le temps plutôt qu’un état d’humeur transitoire induit par une frustration immédiate.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure dimensionnelle de l’échelle COML a été validée par une démarche combinant analyse factorielle exploratoire (AFE) et analyse factorielle confirmatoire (AFC).
Analyse factorielle exploratoire (AFE)
Lors de la phase de développement initiale par Bodey et Grace (2007), une AFE par factorisation en axes principaux avec rotation oblique (Promax) a été menée sur un échantillon d’étalonnage. Les résultats ont mis en évidence :
- Une valeur propre unique (eigenvalue) nettement supérieure à 1,0 (la première valeur propre expliquant plus de 58 % de la variance totale), le test du coude de Cattell (scree plot) confirmant l’inflexion abrupte après le premier facteur.
- Un indice de Kaiser-Meyer-Olkin (KMO) supérieur à 0,88, attestant d’une adéquation parfaite de l’échantillonnage pour la factorisation.
- Le test de sphéricité de Bartlett statistiquement significatif (p < 0,001).
- Des saturations factorielles pour tous les items s’échelonnant entre 0,62 et 0,87, y compris pour les items formulés sous forme inversée après recodage.
Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
L’AFC réalisée sur un échantillon indépendant de validation confirme l’adéquation remarquable du modèle unifactoriel à sept items avec les données empiriques. Les indices d’ajustement global (goodness-of-fit) répertoriés dans la littérature sont conformes aux critères rigoureux de Hu et Bentler (1999) :
- Chi-deux normé (χ²/ddl) : compris entre 1,65 et 2,30 (seuil acceptable < 3,0).
- CFI (Comparative Fit Index) : > 0,96 (dépassant le seuil d’adéquation excellente de 0,95).
- TLI (Tucker-Lewis Index) : > 0,95.
- RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : 0,045 à 0,058 avec un intervalle de confiance à 90 % étroit, bien inférieur au plafond critique de 0,08.
- SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : < 0,040.
L’absence de covariances substantielles résiduelles entre les termes d’erreur confirme qu’il n’y a pas lieu de diviser l’instrument en sous-facteurs artificiels et que la totalité des sept items contribue harmonieusement à l’estimation du facteur général de propension à se plaindre.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Nom complet de l’instrument : Complaint Likelihood (General) [Probabilité de réclamation générale]
- Acronyme : COML
- Type de test : Questionnaire psychométrique auto-rapporté (self-report inventory)
- Population cible : Consommateurs adultes (tout secteur de biens et de services)
- Nombre total d’items : 7 items
- Format des réponses : Échelle de Likert en 7 points :
- 1 = Pas du tout d’accord (Strongly Disagree)
- 2 = Pas d’accord (Disagree)
- 3 = Légèrement pas d’accord (Slightly Disagree)
- 4 = Neutre / Ni d’accord ni pas d’accord (Neutral)
- 5 = Légèrement d’accord (Slightly Agree)
- 6 = D’accord (Agree)
- 7 = Tout à fait d’accord (Strongly Agree)
- Procédure de cotation et calcul des scores :
- Cinq items directs sont cotés de 1 à 7.
- Deux items inversés (mesurant la réticence ou l’inaction) doivent faire l’objet d’un recodage préalable (1 devient 7, 2 devient 6, 3 devient 5, 4 reste 4, 5 devient 3, 6 devient 2, et 7 devient 1).
- Le score global correspond soit à la somme brute des scores des 7 items (étendue théorique de 7 à 49), soit plus fréquemment à la moyenne arithmétique des items (étendue théorique de 1 à 7).
- Un score moyen élevé (> 5,0) désigne un consommateur à haute probabilité de réclamation (complainer), enclin à verbaliser ses griefs, tandis qu’un score faible (< 3,5) caractérise un profil évitant ou résigné (non-complainer).
- Temps moyen de passation : Environ 2 à 3 minutes.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication princeps : 2007 (au sein de l’article de recherche publié par Kelli Bodey et Debra Grace dans l’European Journal of Marketing).
- Statut du droit d’auteur : L’article et les items originaux sont soumis au droit d’auteur de l’éditeur académique (Emerald Group Publishing Limited) ainsi que des auteures.
- Utilisation en recherche académique : L’instrument est généralement accessible sans frais pour des travaux de recherche universitaire non commerciaux, à la condition expresse de citer formellement l’article de référence de Bodey et Grace (2007).
- Utilisation commerciale et industrielle : Toute exploitation commerciale, intégration au sein d’un logiciel propriétaire de gestion de la relation client (CRM) ou utilisation dans le cadre d’audits privés rémunérés requiert une demande préalable d’autorisation de reproduction auprès d’Emerald Publishing ou des titulaires des droits patrimoniaux.
12. Références / References
Les sources académiques fondant la conception, l’évaluation psychométrique et l’application empirique de l’échelle COML sont listées ci-après selon les normes de l’American Psychological Association (APA 7e édition) :
- Ajzen, I. (1991). The theory of planned behavior. Organizational Behavior and Human Decision Processes, 50(2), 179–211. https://doi.org/10.1016/0749-5978(91)90020-T
- Bodey, K., & Grace, D. (2007). Contrasting ‘complainers’ with ‘non-complainers’ on attitude toward complaining, propensity to complain, and key personality characteristics. European Journal of Marketing, 41(11/12), 1214–1240. https://doi.org/10.1108/03090560710821215
- Borah, A., Prakhya, S., & Sharma, A. (2020). Leveraging the power of user-generated content to resolve airline service failures. Journal of the Academy of Marketing Science, 48(5), 858–876. https://doi.org/10.1007/s11747-020-00722-1
- Day, R. L., & Landon, E. L. (1977). Toward a theory of consumer complaining behavior. Dans A. G. Woodside, J. N. Sheth, & P. D. Bennett (Éds.), Consumer and Industrial Buying Behavior (pp. 425–437). North-Holland.
- Fornell, C., & Larcker, D. F. (1981). Evaluating structural equation models with unobservable variables and measurement error. Journal of Marketing Research, 18(1), 39–50. https://doi.org/10.1177/002224378101800104
- Hirschman, A. O. (1970). Exit, voice, and loyalty: Responses to decline in firms, organizations, and states. Harvard University Press.
- Hu, L. T., & Bentler, P. M. (1999). Cutoff criteria for fit indexes in covariance structure analysis: Conventional criteria versus new alternatives. Structural Equation Modeling: A Multidisciplinary Journal, 6(1), 1–55. https://doi.org/10.1080/10705519909540118
- Richins, M. L. (1983). Negative word-of-mouth by dissatisfied consumers: A pilot study. Journal of Marketing, 47(1), 68–78. https://doi.org/10.1177/002224298304700107
- Singh, J. (1988). Consumer complaint intentions and behavior: Definitional and taxonomical issues. Journal of Marketing, 52(1), 93–107. https://doi.org/10.1177/002224298805200108
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Les items officiels de l’échelle Complaint Likelihood (General) (COML) sont protégés par le droit d’auteur de l’éditeur académique Emerald Publishing et des auteures de l’étude originale (Bodey & Grace, 2007). Ils ne sont pas reproduits intégralement dans le domaine public ouvert.
Conformément aux directives psychométriques et aux règles de déontologie éditoriale, nous présentons ci-après la structure conceptuelle et le format opératoire des dimensions examinées par le questionnaire :
Instructions to respondents (Format indicatif) :
Please indicate your level of agreement with each statement regarding how you typically react when dissatisfied with a product or service, using the 7-point scale (1 = Strongly Disagree to 7 = Strongly Agree).
1. Active complaining intentions: Assessment of the consumer’s direct intention to take action and notify the provider when a purchase fails to meet expectations.
2. Immediate action / Lack of hesitation: Assessment of the individual’s promptness to voice dissatisfaction directly without experiencing inhibitory reluctance or embarrassment.
3. Reluctance / Hesitation (Reverse-scored item): Assessment of the consumer’s tendency to hesitate, feel uncomfortable, or refrain from raising complaints directly to service personnel.
4. Retrospective consistency: Assessment of the likelihood of complaining based on past personal behavioral patterns across dissatisfied consumer episodes.
5. Provider confrontation orientation: Assessment of the consumer’s inclination to request a supervisor, manager, or frontline employee to correct an unacceptable failure.
6. Passive avoidance / Inaction (Reverse-scored item): Assessment of the tendency to let poor service pass without making a formal complaint, preferring silent resignation.
7. General complaint likelihood: Global self-assessment of the overall probability that the individual will actively complain when a service encounter is perceived as unsatisfactory.
Pour accéder à la formulation verbatim exacte des sept items originaux validés par les auteures, les chercheurs et praticiens sont invités à consulter la publication originale de Bodey et Grace (2007) dans l’European Journal of Marketing ou à contacter directement les titulaires des droits.