Rapport personnel sur l’anxiété liée à la prise de parole en public (PRPSA)

Analyse psychométrique détaillée du Personal Report of Public Speaking Anxiety (PRPSA) développé par James C. McCroskey en 1970 : validité, fidélité, cotation et items complets.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 9, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 9, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

Le Rapport personnel sur l’anxiété liée à la prise de parole en public (Personal Report of Public Speaking Anxiety ou PRPSA) est un instrument psychométrique de référence élaboré par le chercheur américain James C. McCroskey en 1970. Conçu initialement pour évaluer le niveau d’anxiété spécifique éprouvé par les individus confrontés à des situations d’expression orale formelle, cet outil s’est imposé comme l’un des standards méthodologiques les plus robustes dans les domaines des sciences de la communication, de la psychologie clinique et de la pédagogie universitaire. Le questionnaire se compose de 34 items mesurant de manière intégrée les manifestations physiologiques, cognitives, émotionnelles et comportementales associées à la prise de parole en public. Les répondants évaluent leur niveau d’accord avec chaque proposition sur une échelle ordinale de type Likert en 5 points, allant de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 5 (« Tout à fait d’accord »). Sur le plan structurel, le PRPSA comporte 22 items formulés dans le sens de l’anxiété et 12 items formulés de manière inversée, mesurant la confiance et le calme. Le score global oscille entre 34 et 170 points, permettant de classer les sujets en trois profils distincts : anxiété faible (< 98), modérée (98 à 131) ou élevée (> 131). Les propriétés psychométriques de l’instrument témoignent d’une consistance interne exceptionnelle, attestée de manière répétée par des coefficients alpha de Cronbach excédant régulièrement 0,90 (souvent entre 0,94 et 0,96), ainsi que d’une remarquable fidélité test-retest. La validité convergente et la validité discriminante ont été rigoureusement démontrées par des corrélations fortes avec d’autres échelles d’appréhension de la communication (notamment le PRCA-24) et des mesures d’anxiété-trait, tout en conservant une spécificité contextuelle qui en fait un prédicteur supérieur de la performance oratoire objective et de l’évitement comportemental.

2. Mots-clés / Keywords

Anxiété de prise de parole en public, PRPSA, glossophobie, appréhension de la communication, James C. McCroskey, psychométrie, anxiété de performance, évaluation psychologique, communication orale, anxiété situationnelle.

3. Auteurs / Authors

Le concepteur du Personal Report of Public Speaking Anxiety est le professeur James C. McCroskey (1934–2012). Figure pionnière et éminente du champ des sciences de la communication humaine aux États-Unis, McCroskey a consacré une majeure partie de sa carrière académique à la modélisation de l’appréhension de la communication (Communication Apprehension, CA) et à l’analyse des interactions didactiques et interpersonnelles.

Au moment du développement initial et de la publication de l’instrument en 1970, le Dr. McCroskey était affilié au Département d’études de la parole (Department of Speech) de l’Université d’État de l’Illinois (Illinois State University). Il a par la suite exercé en tant que professeur émérite et directeur de département à la West Virginia University (Morgantown, Virginie-Occidentale), institution au sein de laquelle il a dirigé de nombreux programmes de recherche sur les styles de communication professorale, la socio-communicabilité et les protocoles de désensibilisation systématique de la peur de parler en public.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental du PRPSA est de fournir une quantification précise, standardisée et opérationnelle de l’état d’anxiété rapporté par un individu en relation directe avec l’anticipation et l’exécution d’un discours public. Contrairement aux outils psychométriques généralistes dédiés à l’anxiété généralisée ou à l’anxiété-trait (tels que le STAI de Spielberger), le PRPSA se focalise délibérément sur une sous-catégorie contextualisée de l’anxiété de performance sociale : la prise de parole formelle face à un auditoire réuni.

Dans les contextes éducatifs et universitaires, l’instrument remplit une triple fonction :

  • Dépistage précoce (Screening) : Identifier dès le début d’un cursus les étudiants présentant un niveau d’inhibition invalidant susceptible d’altérer leur trajectoire académique, leur participation aux séminaires et l’acquisition de compétences transversales.
  • Orientation pédagogique et clinique : Répartir de manière empirique les étudiants dans des modules d’accompagnement spécialisés, tels que des ateliers de gestion du stress oratoire, des groupes de pratique graduée ou des séances de thérapie cognitivo-comportementale intégrant la thérapie d’exposition à la réalité virtuelle (TERV).
  • Mesure de l’efficacité thérapeutique : Servir d’évaluation pré-test et post-test pour quantifier l’impact de protocoles d’intervention variés, incluant la désensibilisation systématique, l’entraînement aux habiletés oratoires, le biofeedback ou la restructuration cognitive.

Dans la sphère de la recherche, le PRPSA a été développé afin de combler un manque méthodologique majeur qui prévalait à la fin des années 1960. À cette époque, les chercheurs recouraient fréquemment à des échelles ad hoc non standardisées ou à des instruments composites qui mélangeaient indistinctement les interactions interpersonnelles dyadiques, les réunions en petits groupes et les présentations magistrales. McCroskey a démontré la nécessité d’isoler la situation oratoire unilatérale, celle-ci générant une charge cognitive et une menace perçue d’évaluation sociale qualitativement et quantitativement distinctes des dynamiques conversationnelles ordinaires.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique opérationnalisé par le PRPSA est l’anxiété liée à la prise de parole en public, fréquemment désignée sous le terme clinique de glossophobie. Ce construit s’inscrit au carrefour de la phobie sociale spécifique (au sens du DSM-5, sous le sous-type « liée à la performance uniquement ») et du concept paradigmatique d’appréhension de la communication formulé par McCroskey. L’anxiété de parole en public se définit comme un ensemble complexe de réponses affectives négatives, cognitives dysfonctionnelles et physiologiques aversives déclenchées par la perspective réelle ou anticipée d’une prise de parole devant un groupe de personnes.

Bien que le PRPSA soit généralement exploité comme une mesure globale unidimensionnelle en raison de sa forte cohérence interne, une analyse conceptuelle détaillée des 34 items révèle qu’il couvre quatre composantes fondamentales interdépendantes :

1. La composante physiologique et somatique

Cette dimension regroupe les manifestations d’hyperactivation du système nerveux sympathique déclenchées par l’exposition ou l’imminence de la prise de parole. L’instrument capture avec finesse les sensations viscérales et neurovégétatives :

  • La tachycardie et les palpitations (Item 20 : « My heart beats very fast just as I start a speech » ; Item 32 : « My heart beats very fast while I present a speech »).
  • Les tremblements musculaires et périphériques (Item 10 : « My hands tremble when I am giving a speech »).
  • La rigidité corporelle et la tension musculaire (Item 22 : « Certain parts of my body feel very tense and rigid while giving a speech »).
  • La diaphorèse et les altérations respiratoires (Item 19 : « I perspire just before starting a speech » ; Item 25 : « I breathe faster just before starting a speech »).
  • Les troubles neurovégétatifs anticipatoires, tels que l’insomnie pré-performance (Item 31 : « I have trouble falling asleep the night before a speech »).

2. La composante cognitive et attentionnelle

Les perturbations cognitives constituent le cœur subjectif de l’inhibition oratoire. Le PRPSA évalue les interférences attentionnelles, la surcharge mentale et la détérioration de la mémoire de travail provoquées par l’anxiété :

  • La confusion mentale et la désorganisation de la pensée (Item 3 : « My thoughts become confused and jumbled when I am giving a speech »).
  • L’amnésie situationnelle induite par le stress (Item 13 : « I am in constant fear of forgetting what I prepared to say » ; Item 34 : « While giving a speech, I get so nervous I forget facts I really know »).
  • La perte de concentration consécutive à une erreur perçue (Item 29 : « When I make a mistake while giving a speech, I find it hard to concentrate on the parts that follow »).
  • Le sentiment de perte de contrôle et d’impuissance acquise (Item 30 : « During an important speech I experience a feeling of helplessness building up inside me »).

3. La composante anticipatoire et d’appréhension temporelle

L’anxiété de prise de parole ne se limite pas au moment de l’énonciation ; elle se caractérise par une détresse anticipatoire chronique qui débute parfois plusieurs semaines avant l’événement. Le PRPSA capture ces mécanismes par :

  • La réactivité phobique aux indices environnementaux abstraits (Item 2 : « I feel tense when I see the words “speech” and “public speech” on a course outline when studying »).
  • L’angoisse réactionnelle à l’attribution d’une tâche oratoire (Item 9 : « When the instructor announces a speaking assignment in class, I can feel myself getting tense » ; Item 28).
  • La tension accumulée dans la période immédiatement précédant l’entrée en scène (Item 21 : « I experience considerable anxiety while sitting in the room just before my speech starts » ; Item 33).

4. La composante de maîtrise, d’auto-efficacité et de valence positive

À travers ses 12 items inversés, le PRPSA évalue le pôle positif du construit, caractérisé par le sentiment d’auto-efficacité personnelle (au sens de Bandura), l’assurance subjective et l’affect positif :

  • La confiance en soi et l’absence d’appréhension (Item 6 : « I have no fear of giving a speech » ; Item 15 : « I face the prospect of giving a speech with confidence »).
  • La perception de contrôle émotionnel et de possession de ses moyens (Item 16 : « I feel that I am in complete possession of myself while giving a speech » ; Item 24 : « While giving a speech, I know I can control my feelings of tension and stress »).
  • Le plaisir intrinsèque et la satisfaction rétrospective liés à la prise de parole (Item 4 : « Right after giving a speech I feel that I have had a pleasant experience » ; Item 8 : « I look forward to giving a speech » ; Item 12 : « I enjoy preparing for a speech »).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le PRPSA s’ancre historiquement dans les théories néo-béhavioristes de l’anxiété conditionnée, associées à la conceptualisation de l’Appréhension de la Communication (Communication Apprehension) développée par James C. McCroskey à la fin du XXe siècle, elle-même fortement influencée par les travaux pionniers de Theodore Clevenger Jr. sur le trac oratoire (stage fright).

Dans le modèle théorique initial de McCroskey (1970, 1977), l’anxiété liée à la communication est conceptualisée comme « un niveau individuel de peur ou d’anxiété associé à une communication réelle ou anticipée avec une ou plusieurs autres personnes ». McCroskey a positionné ce phénomène le long d’un continuum allant d’une anxiété-trait généralisée (une prédisposition stable de la personnalité à redouter tout acte communicatif, indépendamment du contexte) à une anxiété situationnelle ou état (déclenchée de manière transitoire par des stimuli environnementaux spécifiques). Le PRPSA se situe à l’intersection de ces perspectives en tant que mesure d’une anxiété contextualisée (ou generalized-context communication apprehension). Ce niveau d’analyse postule qu’un individu peut faire preuve d’une aisance communicationnelle remarquable lors d’échanges interpersonnels intimes tout en manifestant une angoisse paralysante dans un format d’exposé magistral face à un groupe.

Sur le plan psychophysiologique et comportemental, le cadre théorique mobilise le modèle classique d’activation neurovégétative (arousal) et de réaction de fuite ou de combat (fight-or-flight) médiée par l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien et le système nerveux sympathique. Face à un public perçu comme une source potentielle d’évaluation négative, de dévalorisation du statut ou de rejet social, l’individu perçoit une menace directe pour son estime de soi. Cette évaluation cognitive de la menace entraîne une cascade physiologique (sécrétion de catécholamines, accélération du rythme cardiaque, sudation) qui, si elle n’est pas cognitivement réévaluée comme une énergie mobilisatrice stimulante, est interprétée comme une preuve d’incompétence imminente, générant un cercle vicieux catastrophiste conforme aux modèles cognitifs de l’anxiété sociale (Beck, Clark & Wells).

7. Validité / Validity

Les propriétés métrologiques du PRPSA ont fait l’objet d’un examen empirique approfondi depuis sa publication princeps en 1970, confirmant la haute valeur diagnostique et scientifique de l’instrument.

Validité de construit

La validité de construit a été établie dès l’étude initiale de McCroskey (1970). L’auteur a administré le PRPSA à d’importantes cohortes d’étudiants de premier cycle universitaire (N > 1 200). Les analyses ont révélé que l’échelle différencait de manière hautement significative les individus qui choisissaient spontanément de s’inscrire à des cours d’art oratoire facultatifs de ceux qui les évitaient activement ou manifestaient des comportements d’évitement académique documentés.

Validité convergente

La validité convergente du PRPSA est solidement étayée par des corrélations positives élevées et statistiquement significatives avec d’autres mesures standardisées de l’anxiété et de la détresse sociale :

  • Corrélations comprises entre r = 0,70 et r = 0,85 avec les versions successives du Personal Report of Communication Apprehension (PRCA, PRCA-24), plus spécifiquement avec la sous-échelle « Public Speaking » du PRCA-24 (où les coefficients dépassent souvent r = 0,80).
  • Corrélations modérées à fortes (r = 0,55 à 0,68) avec l’échelle de peur de l’évaluation négative (Fear of Negative Evaluation, FNE) de Watson et Friend.
  • Corrélations substantielles (r = 0,50 à 0,62) avec la sous-échelle d’anxiété-trait du State-Trait Anxiety Inventory (STAI) de Spielberger, démontrant que l’anxiété oratoire partage une variance commune avec la propension générale à l’anxiété tout en conservant une spécificité contextuelle nette.

Validité discriminante

La validité discriminante est attestée par des corrélations faibles à négligeables avec des construits théoriquement non reliés, tels que l’intelligence verbale générale mesurée par des tests d’aptitude académique (r variant typiquement entre -0,05 et 0,08) et les traits de personnalité non émotionnels du modèle des Big Five, comme l’ouverture à l’expérience ou l’agréabilité. De plus, les corrélations avec les mesures d’anxiété mathématique ou de stress lié aux examens écrits demeurent faibles à modérées, confirmant que le PRPSA n’est pas un simple reflet de l’anxiété scolaire globale mais cible bien la situation d’exposition oratoire.

Validité prédictive et écologique

Sur le plan comportemental et physiologique, les scores au PRPSA prédisent significativement les réponses objectives mesurées en laboratoire lors d’un discours improvisé ou préparé :

  • Élévation de la fréquence cardiaque et de la conductance cutanée mesurées par électrodérivations télémétriques durant les minutes précédant l’allocution (r = 0,42 à 0,58).
  • Fréquence accrue des disfluences verbales, des faux départs, des hésitations phoniques (blocages, répétitions) et des micro-tremblements posturaux évalués par des juges indépendants en aveugle.
  • Scores d’évaluation de la performance globale attribués par des pairs et des instructeurs significativement plus faibles chez les individus classés dans la catégorie « anxiété élevée ».

8. Fidélité / Reliability

La fidélité du PRPSA compte parmi les plus robustes observées dans la littérature psychométrique des sciences de la communication.

Consistance interne

Dans l’échantillon normatif initial rapporté par McCroskey (1970), le coefficient de fidélité par la méthode de bissection (split-half reliability), corrigé par la formule de Spearman-Brown, atteignait une valeur remarquable de 0,94. Les études contemporaines exploitant le coefficient alpha de Cronbach confirment de manière constante cette homogénéité exceptionnelle :

  • L’alpha de Cronbach oscille systématiquement entre 0,94 et 0,96 dans les échantillons universitaires nord-américains d’étudiants de premier cycle (taille moyenne des cohortes : N = 400 à 2 500).
  • Dans les études transculturelles et de validation de versions adaptées (notamment en espagnol, turc, coréen et allemand), les coefficients alpha rapportés demeurent compris entre 0,91 et 0,95, soulignant la robustesse structurelle de l’instrument par-delà les barrières linguistiques.

Stabilité temporelle (Test-Retest)

Les investigations portant sur la stabilité temporelle du PRPSA chez des participants ne bénéficiant d’aucune intervention thérapeutique démontrent une excellente reproductibilité :

  • Sur un intervalle court de deux à trois semaines, le coefficient de corrélation test-retest se situe entre 0,85 et 0,90.
  • Sur une période étendue d’un semestre académique complet (environ 14 à 16 semaines), en l’absence d’entraînement ciblé à la prise de parole, la stabilité reste élevée avec des coefficients de fidélité test-retest compris entre 0,78 et 0,84. Cette stabilité confirme que le PRPSA capture un construit relativement stable dans le temps tout en conservant une sensibilité au changement démontrée lorsqu’un protocole d’intervention clinique ou pédagogique est mis en œuvre.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure factorielle du PRPSA a été analysée au moyen d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) à travers plusieurs décennies de recherche psychométrique.

Structure unidimensionnelle dominante

Dans la conception originale de McCroskey, le PRPSA a été calibré pour refléter un construit psychologique essentiellement unidimensionnel. Lorsqu’une analyse en composantes principales (ACP) ou une AFE avec extraction en facteurs communs est appliquée à la matrice de corrélation des 34 items, le premier facteur extrait (facteur général d’anxiété de parole en public) rend compte de la majorité écrasante de la variance commune expliquée (souvent entre 45 % et 55 % de la variance totale). Le ratio entre la valeur propre (eigenvalue) du premier facteur et celle du second facteur excède très largement le critère conventionnel de 3:1 ou 4:1 (atteignant souvent des ratios supérieurs à 6:1), justifiant sur le plan statistique l’agrégation de tous les items en un score total unique.

Modèles multidimensionnels et facettes sous-jacentes

Néanmoins, des investigations factorielles plus approfondies, notamment via des analyses factorielles confirmatoires (AFC), ont démontré qu’un modèle hiérarchique ou un modèle bifactoriel offre fréquemment un ajustement supérieur aux données empiriques. Ces modélisations identifient généralement trois ou quatre sous-facteurs de premier ordre subordonnés à un facteur d’ordre supérieur :

  • Facteur 1 : Symptômes physiologiques et neurovégétatifs (saturations élevées des items 10, 19, 20, 22, 25, 32, avec des poids factoriels $lambda$ compris entre 0,65 et 0,82).
  • Facteur 2 : Détresse anticipatoire et angoisse de préparation (saturations dominantes des items 1, 2, 5, 9, 21, 28, 31, 33, avec des saturations $lambda$ entre 0,58 et 0,79).
  • Facteur 3 : Perturbations cognitives et perte de contrôle en situation (saturations notables des items 3, 13, 23, 27, 29, 30, 34, avec des valeurs $lambda$ entre 0,55 et 0,75).
  • Facteur 4 : Sentiment de compétence et confiance oratoire (chargé positivement par les 12 items inversés : 4, 6, 7, 8, 11, 12, 15, 16, 17, 18, 24, 26, avec des saturations variant entre 0,60 et 0,80).

Les indices d’ajustement structurel dans les études confirmatoires récentes pour les modèles hiérarchiques ou bifactoriels rapportent régulièrement des valeurs conformes aux critères modernes d’adéquation : Comparative Fit Index (CFI) > 0,92, Tucker-Lewis Index (TLI) > 0,91, et Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) < 0,06.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type de test : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation (self-report instrument).
  • Format d’administration : Papier-crayon ou passation informatisée / en ligne.
  • Nombre d’items : 34 items formulés sous la forme d’affirmations à la première personne du singulier.
  • Échelle de réponse : Échelle ordinale de Likert en 5 points :
    • 1 = Strongly Disagree (Pas du tout d’accord)
    • 2 = Disagree (Pas d’accord)
    • 3 = Neutral (Neutre / Indécis)
    • 4 = Agree (D’accord)
    • 5 = Strongly Agree (Tout à fait d’accord)
  • Procédure de calcul du score (Cotation) :
    1. Étape 1 : Additionner les scores bruts des 22 items formulés dans le sens de l’anxiété : Items 1, 2, 3, 5, 9, 10, 13, 14, 19, 20, 21, 22, 23, 25, 27, 28, 29, 30, 31, 32, 33 et 34. (Total Étape 1).
    2. Étape 2 : Additionner les scores bruts des 12 items inversés formulés dans le sens de la confiance et du confort : Items 4, 6, 7, 8, 11, 12, 15, 16, 17, 18, 24 et 26. (Total Étape 2).
    3. Étape 3 : Appliquer la formule mathématique officielle standardisée :

      PRPSA = 72 – (Total Étape 2) + (Total Étape 1)
  • Étendue théorique des scores : Le score total doit obligatoirement être compris entre 34 et 170 points. Tout score inférieur à 34 ou supérieur à 170 indique une erreur de saisie ou de calcul.
  • Normes et seuils cliniques d’interprétation :
    • Score moyen théorique / empirique : Moyenne ($ ext{M}$) = 114,6 ; Écart-type ($ ext{SD}$) = 17,2.
    • Anxiété faible (Low Anxiety) : Score < 98 (situé à plus d’un écart-type sous la moyenne ; caractérise les individus très confiants et calmes à l’oral).
    • Anxiété modérée (Moderate Anxiety) : Score compris entre 98 et 131 (zone normative englobant environ 68 % de la population générale étudiante).
    • Anxiété élevée (High Anxiety) : Score > 131 (situé à plus d’un écart-type au-dessus de la moyenne ; signale une détresse aiguë, invalidante, évocatrice d’une phobie sociale spécifique justifiant une intervention ciblée).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication initiale : 1970 (publié dans la revue Speech Monographs).
  • Statut du droit d’auteur et licence : Dans le cadre de la volonté académique de James C. McCroskey de favoriser la recherche en communication, le PRPSA a été placé dans le domaine public à des fins de recherche non commerciale et d’enseignement universitaire.
  • Tarifs d’utilisation : Gratuit (aucun coût de licence, de redevance ou d’autorisation payante n’est exigé pour une utilisation académique, clinique ou éducative à but non lucratif).
  • Conditions d’utilisation : Libre d’accès sous réserve de citer expressément la publication source de James C. McCroskey (1970). Toute utilisation commerciale à grande échelle (par exemple intégration dans une plateforme logicielle marchande fermée) nécessite une consultation des ayants droit ou de l’éditeur initial.
  • Répertoire officiel d’accès : L’instrument et ses barèmes sont consultables en accès ouvert sur le portail d’archives académiques dédié aux travaux du chercheur : James C. McCroskey Official Measures Archive.

12. Références / References

Les travaux académiques suivants constituent les fondements théoriques, psychométriques et empiriques relatifs au PRPSA et à l’appréhension de la communication :

  • McCroskey, J. C. (1970). Measures of communication-bound anxiety. Speech Monographs, 37(4), 269–277. https://doi.org/10.1080/03637757009375676
  • McCroskey, J. C. (1977). Oral communication apprehension: A summary of recent theory and research. Human Communication Research, 4(1), 78–96. https://doi.org/10.1111/j.1468-2958.1977.tb00599.x
  • McCroskey, J. C. (1982). Oral communication apprehension: A reconceptualization. Communication Yearbook, 6(1), 136–170. https://doi.org/10.1080/23808985.1982.11678782
  • McCroskey, J. C., & Beatty, M. J. (1984). Communication apprehension and neuroticism: A study of biological traits. Communication Monographs, 51(1), 79–84. https://doi.org/10.1080/03637758409390184
  • Bodie, G. D. (2010). A racing heart, rattling knees, and ruminative thoughts: Defining, explaining, and treating public speaking anxiety. Communication Education, 59(1), 70–105. https://doi.org/10.1080/03634520903443849
  • Richmond, V. P., & McCroskey, J. C. (1998). Communication: Apprehension, avoidance, and effectiveness (5th ed.). Allyn & Bacon.
  • Spielberger, C. D. (1983). Manual for the State-Trait Anxiety Inventory (STAI). Consulting Psychologists Press.
  • Watson, D., & Friend, R. (1969). Measurement of social-evaluative anxiety. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 33(4), 448–457. https://doi.org/10.1037/h0027806

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale:

Strongly Disagree = 1; Disagree = 2; Neutral = 3; Agree = 4; Strongly Agree = 5.

  1. While preparing for giving a speech, I feel tense and nervous.
  2. I feel tense when I see the words “speech” and “public speech” on a course outline when studying.
  3. My thoughts become confused and jumbled when I am giving a speech.
  4. Right after giving a speech I feel that I have had a pleasant experience.
  5. I get anxious when I think about a speech coming up.
  6. I have no fear of giving a speech.
  7. Although I am nervous just before starting a speech, I soon settle down after starting and feel calm and comfortable.
  8. I look forward to giving a speech.
  9. When the instructor announces a speaking assignment in class, I can feel myself getting tense.
  10. My hands tremble when I am giving a speech.
  11. I feel relaxed while giving a speech.
  12. I enjoy preparing for a speech.
  13. I am in constant fear of forgetting what I prepared to say.
  14. I get anxious if someone asks me something about my topic that I don’t know.
  15. I face the prospect of giving a speech with confidence.
  16. I feel that I am in complete possession of myself while giving a speech.
  17. My mind is clear when giving a speech.
  18. I do not dread giving a speech.
  19. I perspire just before starting a speech.
  20. My heart beats very fast just as I start a speech.
  21. I experience considerable anxiety while sitting in the room just before my speech starts.
  22. Certain parts of my body feel very tense and rigid while giving a speech.
  23. Realizing that only a little time remains in a speech makes me very tense and anxious.
  24. While giving a speech, I know I can control my feelings of tension and stress.
  25. I breathe faster just before starting a speech.
  26. I feel comfortable and relaxed in the hour or so just before giving a speech.
  27. I do poorer on speeches because I am anxious.
  28. I feel anxious when the teacher announces the date of a speaking assignment.
  29. When I make a mistake while giving a speech, I find it hard to concentrate on the parts that follow.
  30. During an important speech I experience a feeling of helplessness building up inside me.
  31. I have trouble falling asleep the night before a speech.
  32. My heart beats very fast while I present a speech.
  33. I feel anxious while waiting to give my speech.
  34. While giving a speech, I get so nervous I forget facts I really know.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 9). Rapport personnel sur l’anxiété liée à la prise de parole en public (PRPSA). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/personal-report-of-public-speaking-anxiety-prpsa-2/
Looti, Mohammed. “Rapport personnel sur l’anxiété liée à la prise de parole en public (PRPSA).” Base de données de psychologie en français, 9 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/personal-report-of-public-speaking-anxiety-prpsa-2/.
Looti, Mohammed. “Rapport personnel sur l’anxiété liée à la prise de parole en public (PRPSA).” Base de données de psychologie en français. octobre 9, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/personal-report-of-public-speaking-anxiety-prpsa-2/.