Mesure de l’aversion au risque

Découvrez la Mesure de l’aversion au risque (Risk Aversion Measure – RAM) de Cable et Judge (1994, 1999) : cadre théorique, validité psychométrique et items originaux.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 8, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 8, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

La Mesure de l’aversion au risque (connue sous l’appellation anglophone Risk Aversion Measure ou RAM) est une échelle psychométrique auto-rapportée développée et popularisée par des chercheurs éminents en comportement organisationnel et en psychologie appliquée, notamment Daniel M. Cable et Timothy A. Judge (1994), ainsi que Judge, Thoresen, Pucik et Welbourne (1999). Cet instrument a été conçu pour opérationnaliser la propension dispositionnelle d’un individu à éviter les situations incertaines, en particulier dans les contextes de prise de décision professionnelle, de choix de carrière, de rémunération et d’adaptation aux transitions organisationnelles.

Composée de 8 items évalués sur une échelle de type Likert en cinq points (allant de 1 = « Fortement en désaccord » à 5 = « Fortement d’accord »), l’échelle mesure une structure principalement unidimensionnelle reflétant la prudence générale et l’évitement délibéré du risque face aux arbitrages entre sécurité et opportunité. Un des items (l’item 5, portant sur la participation aux jeux de loterie) fait l’objet d’un codage inversé afin de limiter les biais d’acquiescement. Sur le plan psychométrique, l’instrument présente une cohérence interne satisfaisante avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,73 et 0,79 dans les échantillons de candidats à l’emploi et de cadres dirigeants. Sa validité prédictive est solidement établie en ce qui concerne les préférences pour des structures salariales fixes plutôt que variables, le maintien dans des postes sécurisés et la résistance au changement lors de fusions ou de restructurations d’entreprises.

2. Mots-clés / Keywords

Aversion au risque, prise de risque, psychologie organisationnelle, décision de carrière, rémunération, comportement organisationnel, fidélité psychométrique, validité prédictive, tolérance à l’incertitude, disposition individuelle, Timothy Judge, Daniel Cable.

3. Auteurs / Authors

La conceptualisation opérationnelle de cette mesure spécifique de l’aversion au risque découle des travaux pionniers menés au sein du département de comportement organisationnel de l’Université Cornell et développés ultérieurement dans plusieurs institutions de premier plan :

  • Timothy A. Judge, Ph.D. : Éminent professeur en gestion et en psychologie des organisations (ayant exercé à la Mendoza College of Business de l’Université de Notre Dame, à l’Université de Floride et à l’Université d’État de l’Ohio). Ses recherches portent sur la personnalité, l’évaluation de soi fondamentale (Core Self-Evaluations), la satisfaction professionnelle et les traits dispositionnels influençant les carrières.
  • Daniel M. Cable, Ph.D. : Professeur de comportement organisationnel à la London Business School (auparavant à l’Université de Caroline du Nord à Chapel Hill). Ses travaux portent sur l’adéquation individu-organisation (person-organization fit), le recrutement, la rémunération et la socialisation organisationnelle.
  • Carl J. Thoresen, Vladimir Pucik, et Theresa M. Welbourne : Cochercheurs associés aux travaux de 1999 ayant appliqué l’échelle dans l’étude des capacités d’adaptation et de coping des cadres supérieurs confrontés à des transformations organisationnelles majeures.

Correspondance académique historique : Timothy A. Judge, Department of Management, Mendoza College of Business, University of Notre Dame, Notre Dame, IN 46556, États-Unis.

4. Objectif / Purpose

La Mesure de l’aversion au risque a été conçue pour répondre à un défi empirique récurrent : mesurer la tendance dispositionnelle stable à fuir l’incertitude et la volatilité dans les arbitrages professionnels. Historiquement, la recherche sur la prise de risque a été dominée par deux approches distinctes : d’une part, les modèles de décision économique utilisant des loteries monétaires abstraites (issus de la théorie de la décision classique) ; d’autre part, les inventaires de personnalité mesurant la recherche de sensations fortes ou les comportements déviants (tels que la conduite dangereuse ou la consommation de substances). L’objectif de Judge et de Cable était de construire un outil ciblé, contextuellement pertinent pour le monde du travail et l’économie comportementale, capable de capturer l’aversion au risque sans s’enfermer dans l’artificialité des paris de laboratoire.

Dans le domaine de la recherche, la RAM sert principalement à analyser l’impact des traits individuels sur les préférences de rétribution salariale (choix entre salaire garanti modéré ou commissions élevées soumises à performance variable), le choix d’employeurs (organisations stables vs jeunes entreprises en démarrage ou start-ups), et les comportements de recherche d’emploi. L’outil s’avère également précieux pour comprendre pourquoi certains individus s’opposent farouchement aux réorganisations d’entreprise : pour les personnes présentant un score élevé d’aversion au risque, même une situation insatisfaisante mais familière est perçue comme préférable à l’aléa inhérent à un nouveau modèle opérationnel.

En pratique clinique, organisationnelle et en conseil de carrière, cet instrument offre un cadre de diagnostic pour guider l’orientation professionnelle. Il permet d’évaluer la congruence entre le profil psychologique d’un individu et le niveau d’ambiguïté, de risque et d’autonomie financière d’un poste envisagé, contribuant ainsi à prévenir l’épuisement professionnel ou l’anxiété chronique liée à un désalignement entre tolérance au risque et exigences professionnelles.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique opérationnalisé par cette échelle est l’aversion au risque dispositionnelle. Dans la taxonomie de la personnalité et de la prise de décision, l’aversion au risque renvoie à la tendance persistante à préférer une issue certaine ou de faible variance assortie d’un rendement modéré, plutôt qu’une issue incertaine offrant une espérance de gain potentiellement supérieure mais comportant une possibilité de perte ou de déception.

Bien que l’instrument produise un score global unifié, l’examen qualitatif et psychométrique des 8 items révèle plusieurs manifestations comportementales et cognitives du construit :

  • L’arbitrage sécurité-rendement professionnel (Items 1 et 2) : Cette facette explore le refus explicite d’accepter l’incertitude organisationnelle lors de la sélection d’un emploi ou d’une entreprise. Les individus ayant une forte aversion privilégient la stabilité salariale et la pérennité du poste face aux opportunités hautement rémunératrices mais volatiles.
  • Le biais de statu quo et l’évitement de l’inconnu (Item 3) : Cette composante illustre l’adage populaire « mieux vaut un problème connu qu’un problème inconnu ». Les personnes hautement averses au risque préfèrent tolérer des dysfonctionnements avérés dans leur environnement immédiat plutôt que d’affronter l’inconnu d’un changement de poste, même si ce dernier propose de meilleures perspectives objectives.
  • La perception du risque comme menace absolue (Item 4) : Ici, le risque professionnel n’est pas évalué comme une opportunité de croissance ou d’apprentissage, mais comme un danger critique devant être neutralisé et « évité à tout prix ».
  • La propension aux gains probabilistes (Item 5) : Mesurée de façon inversée par l’intérêt pour les jeux de loterie, cette facette capture l’attrait ou le rejet des mécanismes de hasard probabiliste où un petit coût certain est consenti pour une espérance de gain majeur.
  • La prudence stratégique et le coût d’opportunité (Items 6, 7 et 8) : Ces items cernent le trait de personnalité général de prudence. L’individu accepte délibérément de manquer d’excellentes opportunités (opportunity cost) pour maintenir une position de sécurité absolue (« jouer la carte de la sécurité ») et fait preuve d’une patience extrême dans les négociations ou transactions financières pour se prémunir contre les mauvaises affaires.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

La genèse de la Mesure de l’aversion au risque s’enracine dans la convergence de trois grands cadres théoriques des sciences sociales et de la psychologie :

La théorie économique de l’utilité espérée et la théorie des perspectives

Historiquement formalisée par John von Neumann et Oskar Morgenstern (1944), la théorie de l’utilité espérée postule que la fonction d’utilité de la richesse des individus averses au risque est concave, impliquant une utilité marginale décroissante. Daniel Kahneman et Amos Tversky (1979), à travers la théorie des perspectives (Prospect Theory), ont affiné ce paradigme en démontrant l’asymétrie fondamentale entre les gains et les pertes : la douleur psychologique d’une perte est approximativement deux fois plus intense que le plaisir associé à un gain équivalent. La RAM traduit ces fondements microéconomiques en un schéma d’évaluation attitudinale appliqué au travail.

La spécificité situationnelle versus la généralité dispositionnelle (Slovic, 1972)

Paul Slovic a démontré en 1972 que les mesures de prise de risque manquaient souvent de cohérence trans-situationnelle lorsqu’elles utilisaient des jeux d’argent abstraits pour prédire des comportements réels. Timothy Judge et ses collègues se sont appuyés sur ce constat pour forger une échelle ancrée dans un domaine spécifique : la carrière et les choix matériels. En réduisant la distance écologique entre le stimulus du test et les décisions organisationnelles réelles, la RAM surmonte les écueils de la non-généralisabilité identifiés par Slovic.

La théorie de l’adéquation individu-organisation (Person-Organization Fit)

Développée notamment par Benjamin Schneider (modèle ASA) et approfondie par Cable et Judge (1994), cette théorie soutient que les individus recherchent et sélectionnent des environnements de travail dont les caractéristiques et les systèmes de rétribution reflètent leurs valeurs et traits individuels. L’aversion au risque agit comme un filtre régulateur majeur : les individus averses recherchent des organisations bureaucratiques, prévisibles et standardisées, alors que les preneurs de risque s’orientent vers des environnements dynamiques, concurrentiels et incitatifs.

7. Validité / Validity

L’échelle a fait l’objet de validations empiriques rigoureuses dans des revues phares de psychologie appliquée (Journal of Applied Psychology, Personnel Psychology) :

Validité de construit et convergente

La validité convergente de la RAM a été démontrée par ses relations théoriquement attendues avec des construits psychologiques établis :

  • Corrélation positive significative avec le Névrosisme / Instabilité émotionnelle (r ≈ 0,25 à 0,35), reflétant la sensibilité accrue aux menaces et l’anxiété anticipatoire face aux conséquences négatives.
  • Corrélations négatives avec la Recherche de sensations de Zuckerman et l’Ouverture à l’expérience du modèle Big Five (r variant de -0,28 à -0,38).
  • Relations modérées avec le Locus de contrôle externe (les personnes percevant leur avenir comme dicté par des forces externes incontrôlables manifestent une plus grande prudence par sentiment de vulnérabilité).

Validité discriminante

Les analyses factorielles confirmatoires conduites par Judge et al. (1999) ont mis en évidence que l’aversion au risque se distingue nettement d’autres traits d’évaluation de soi et d’efficacité personnelle, tels que l’estime de soi, l’efficacité personnelle générale et le locus de contrôle (les indices de corrélation inter-traits ne dépassaient pas les seuils de colinéarité, avec des covariances standardisées inférieures à 0,40).

Validité prédictive et critériée

La force cardinale de cette mesure réside dans sa robustesse prédictive :

  • Choix de structure salariale (Cable & Judge, 1994) : Dans une étude auprès de candidats à l’emploi (N = 171), un score élevé d’aversion au risque prédisait fortement la préférence pour des régimes salariaux garantis par rapport à des systèmes de rémunération variable au mérite ou à la commission (β = -0,29, p < 0,01).
  • Capacité de coping lors de changements organisationnels (Judge et al., 1999) : Chez un échantillon de cadres supérieurs (N = 514) confrontés à d’importantes restructurations, l’aversion au risque s’est révélée négativement associée au coping adaptatif (β = -0,24, p < 0,01) et corrélée positivement à l’anxiété liée au changement.

8. Fidélité / Reliability

Les paramètres de fidélité de la Mesure de l’aversion au risque ont été documentés dans diverses cohortes professionnelles :

Cohérence interne (Alpha de Cronbach)

Dans l’étude princeps de Cable et Judge (1994), le coefficient de cohérence interne calculé s’élevait à α = 0,74 pour l’échantillon d’étudiants diplômés en recherche active d’emploi. Dans l’investigation ultérieure menée par Judge, Thoresen, Pucik et Welbourne (1999) auprès de managers issus de six entreprises multinationales, l’alpha de Cronbach s’est établi entre α = 0,73 et α = 0,77 selon les sous-groupes d’analyse. Ces valeurs dépassent le seuil méthodologique conventionnel de 0,70 recommandé par Nunnally (1978) pour la recherche fondamentale et appliquée.

Corrélations item-total et fidélité test-retest

Les corrélations item-total corrigées s’échelonnent majoritairement entre 0,38 et 0,62. L’item 5 (loterie) affiche régulièrement la corrélation item-total la plus modeste (souvent entre 0,30 et 0,36), phénomène classique pour les items inversés abordant un domaine comportemental distinct. Sur des intervalles de test-retest de 6 à 12 semaines chez des professionnels en transition, l’instrument démontre une stabilité temporelle satisfaisante avec un coefficient de corrélation de Pearson avoisinant r = 0,78, attestant de la nature dispositionnelle et durable du trait mesuré.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Lors de la phase de conception initiale, une analyse factorielle en composantes principales avec rotation orthogonale (Varimax) a été conduite sur l’ensemble des items. Les résultats ont révélé un facteur dominant expliquant plus de 38 % de la variance totale, avec une chute marquée de la valeur propre (eigenvalue) entre le premier facteur (> 2,80) et le second facteur (< 1,05), satisfaisant au critère du coude de Cattell pour une structure unidimensionnelle.

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

Les analyses confirmatoires rapportées dans les travaux de Judge et collègues (1999) confirment l’adéquation d’un modèle unifactoriel de second ordre où l’ensemble des items charge sur un unique construit latent d’« Aversion au risque ». Les indices d’ajustement structurel rapportés dans la littérature sont conformes aux exigences contemporaines :

  • Chi-deux normé (χ²/ddl) : inférieur à 2,5.
  • Comparative Fit Index (CFI) : oscillant entre 0,93 et 0,96.
  • Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) : compris entre 0,048 et 0,064 (IC 90% [0,035 ; 0,078]).
  • Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) : inférieur à 0,050.

Les saturations factorielles standardisées (factor loadings) sont les plus élevées pour les items 1, 2, 4 et 7 (allant de 0,62 à 0,76), indiquant que ces assertions représentent le noyau dur de l’aversion au risque au travail. L’item 5 affiche généralement une saturation plus modeste (autour de 0,40 à 0,45), mais demeure maintenu pour sa contribution théorique à la capture du spectre comportemental général.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type d’évaluation : Échelle psychométrique auto-rapportée (self-report questionnaire).
  • Format : Papier-crayon ou passation informatisée/en ligne.
  • Nombre d’items : 8 énoncés concis.
  • Format de réponse : Échelle de Likert à 5 points ordonnés :
    • 1 = Strongly disagree (Fortement en désaccord)
    • 2 = Disagree (En désaccord)
    • 3 = Neutral (Neutre / Ni d’accord ni en désaccord)
    • 4 = Agree (D’accord)
    • 5 = Strongly agree (Fortement d’accord)
  • Durée de passation : Environ 3 à 5 minutes.
  • Cotation et calcul du score :
    • Inverser le score de l’item 5 : (Nouveau score = 6 – Ancien score). Ainsi, une réponse 1 devient 5, une réponse 2 devient 4, une réponse 3 reste 3, etc.
    • Additionner les scores des 8 items (après inversion de l’item 5) pour obtenir un score total allant de 8 à 40, ou calculer la moyenne arithmétique (score variant de 1,00 à 5,00).
  • Interprétation des scores :
    • Score moyen élevé (> 3,75 / Total > 30) : Forte aversion au risque. Priorité absolue accordée à la sécurité de l’emploi, intolérance à la volatilité salariale, réticence face aux restructurations.
    • Score moyen modéré (2,50 à 3,74 / Total 20 à 29) : Profil équilibré. Capacité à peser rationnellement le compromis gain/risque sans anxiété invalidante.
    • Score moyen faible (< 2,50 / Total < 20) : Propension marquée à la prise de risque. Attrait pour l’entrepreneuriat, les primes à la performance élevées et la nouveauté organisationnelle.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

L’instrument a été initialement publié en 1994 dans la revue universitaire Personnel Psychology par Daniel M. Cable et Timothy A. Judge, puis reconduit dans des publications majeures en 1999.

Conditions d’utilisation et droits d’auteur :

  • Usage académique et recherche scientifique : L’échelle relève du domaine de la recherche fondamentale (fair use académique). Les items ont été mis publiquement à disposition par l’auteur principal (Timothy A. Judge) via son site académique institutionnel (http://www.timothy-judge.com/risk.htm). Les chercheurs et étudiants peuvent utiliser, traduire et administrer l’échelle sans frais de licence, sous réserve de citer correctement les articles sources.
  • Usage commercial et conseil : Toute intégration de l’échelle dans un logiciel propriétaire, un cabinet de recrutement commercial ou une plateforme de sélection tarifée nécessite la vérification des droits de copyright détenus par les éditeurs scientifiques d’origine (Blackwell Publishing / Wiley pour Personnel Psychology et l’American Psychological Association pour le Journal of Applied Psychology).

12. Références / References

  • Cable, D. M., & Judge, T. A. (1994). Pay preferences and job search decisions: A person-organization fit perspective. Personnel Psychology, 47(2), 317–348. https://doi.org/10.1111/j.1744-6570.1994.tb01727.x
  • Judge, T. A., Thoresen, C. J., Pucik, V., & Welbourne, T. M. (1999). Managerial coping with organizational change: A dispositional perspective. Journal of Applied Psychology, 84(1), 107–122. https://doi.org/10.1037/0021-9010.84.1.107
  • Kahneman, D., & Tversky, A. (1979). Prospect theory: An analysis of decision under risk. Econometrica, 47(2), 263–291. https://doi.org/10.2307/1914185
  • Nunnally, J. C. (1978). Psychometric theory (2nd ed.). McGraw-Hill.
  • Slovic, P. (1972). Information processing, situation specificity, and the generality of risk-taking behavior. Journal of Personality and Social Psychology, 22(1), 128–134. https://doi.org/10.1037/h0032368
  • Von Neumann, J., & Morgenstern, O. (1944). Theory of games and economic behavior. Princeton University Press.

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale:

1 = Strongly disagree, 2 = Disagree, 3 = Neutral, 4 = Agree, 5 = Strongly agree

  1. I am not willing to take risks when choosing a job or a company to work for.
  2. I prefer a low risk/high security job with a steady salary over a job that offers high risks and high rewards.
  3. I prefer to remain on a job that has problems that I know about rather than take the risks of working at a new job that has unknown problems even if the new job offers greater rewards.
  4. I view risk of a job as a situation to be avoided at all costs.
  5. I like (or would like) to play the lottery. (-)
  6. I always play it safe, even if it means occasionally losing out on a good opportunity.
  7. I am a cautious person who generally avoids risks.
  8. I generally hold out for the best price on something, even if it means waiting a long time.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 8). Mesure de l’aversion au risque. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/mesure-de-laversion-au-risque/
Looti, Mohammed. “Mesure de l’aversion au risque.” Base de données de psychologie en français, 8 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/mesure-de-laversion-au-risque/.
Looti, Mohammed. “Mesure de l’aversion au risque.” Base de données de psychologie en français. octobre 8, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/mesure-de-laversion-au-risque/.