Mesure de la disposition à écouter

La Mesure de la disposition à écouter (Willingness to Listen Measure – WTLM), créée par Richmond et Hickson (2001), évalue l’orientation attitudinale à écouter face à des conditions de communication difficiles. Découvrez sa structure, sa validité et ses 24 items.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 3, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 3, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

La Mesure de la disposition à écouter (en anglais, Willingness to Listen Measure ou WTLM) est un instrument psychométrique développé par Virginia P. Richmond et Mark Hickson III (2001), en étroite affiliation avec les travaux sur la communication humaine menés à la West Virginia University sous l’égide de James C. McCroskey. Conçue pour évaluer l’orientation dispositionnelle d’un individu à s’engager activement dans l’acte d’écoute face à des contextes communicatifs sous-optimaux ou contraignants, cette échelle postule que les défaillances de l’écoute ne relèvent pas uniquement d’un déficit d’aptitudes cognitives ou techniques, mais d’un manque de motivation volontaire ou de prédisposition attitudinale à surmonter les obstacles inhérents à l’orateur ou à l’environnement.

L’instrument se compose de 24 items auto-rapportés évalués sur une échelle de type Likert en 5 points, allant de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 5 (« Tout à fait d’accord »). La structure de l’outil alterne symétriquement 12 items formulés positivement (reflétant une propension à écouter malgré les obstacles) et 12 items inversés formulés négativement (capturant l’intolérance aux distractions, l’ennui ou l’hostilité envers l’orateur). Les dimensions sous-jacentes explorent la résistance aux orateurs monotones, la tolérance au bruit ambiant, la gestion des préoccupations cognitives internes, l’acceptation des styles désorganisés et la réceptivité face à des points de vue divergents.

Sur le plan psychométrique, la WTLM présente une consistance interne robuste, affichant systématiquement un coefficient alpha de Cronbach supérieur à .85 dans les cohortes universitaires et organisationnelles. Sa validité convergente et divergente a été établie par rapport aux construits de disposition à communiquer (Willingness to Communicate), d’appréhension de la réception (Receiver Apprehension) et d’efficacité interpersonnelle. Le score global, variant théoriquement de 24 à 120, permet de classer les répondants en trois niveaux d’orientation à l’écoute : faible, modéré et élevé.

2. Mots-clés / Keywords

Disposition à écouter, Willingness to Listen Measure, écoute active, communication interpersonnelle, psychométrie, évaluation attitudinale, appréhension de la réception, compétences communicationnelles, distractibilité cognitive, fidélité psychométrique.

3. Auteurs / Authors

La Willingness to Listen Measure a été formalisée par Virginia Peck Richmond et Mark Hickson III, deux figures prééminentes du domaine des sciences de la communication aux États-Unis, en collaboration conceptuelle avec James C. McCroskey :

  • Virginia P. Richmond, Ph.D. : Professeure émérite au Département des études en communication de l’Université de West Virginia et professeure affiliée à l’Université d’Alabama à Birmingham. Autrice majeure des théories sur l’anxiété de communication, le comportement non verbal et l’influence pédagogique en classe.
  • Mark Hickson III, Ph.D. : Professeur au Département d’études en communication de l’Université d’Alabama à Birmingham (UAB), spécialisé dans la communication non verbale, la théorie de la communication interpersonnelle et l’analyse des interactions organisationnelles.
  • James C. McCroskey, Ed.D. (1934–2012) : Théoricien prolifique ayant formalisé la disposition à communiquer (WTC) et l’appréhension communicationnelle (PRCA). Il a hébergé et validé les protocoles de la WTLM au sein de son laboratoire de recherche psychométrique.

4. Objectif / Purpose

Dans les contextes professionnels et académiques, l’écoute est universellement identifiée par les employeurs et les pédagogues comme une compétence critique conditionnant l’efficacité organisationnelle, la résolution de conflits et le leadership. En réponse à ce constat, de nombreux programmes de formation continue et cursus universitaires proposent des modules axés sur l’acquisition de techniques d’écoute (paraphrase, prise de notes, contact visuel, détection des idées maîtresses). Toutefois, l’observation empirique révèle une limite majeure de ces interventions purement techniques : les individus échouent fréquemment à écouter non pas par déficit d’aptitude instrumentale, mais par manque de volonté motivationnelle et attitudinale.

L’objectif fondamental de la Willingness to Listen Measure est de dissocier la compétence opératoire (skill) de l’orientation motivationnelle (willingness). Les individus invoquent fréquemment des justifications externes pour rationaliser leur inattention : l’orateur est qualifié d’ennuyeux, le débit est jugé trop lent, le support visuel est pauvre, ou l’environnement immédiat est bruyant. La WTLM a été spécifiquement conçue pour mesurer cette disposition interne : l’individu est-il prêt à fournir l’effort cognitif et affectif requis pour traiter un message lorsque les conditions de transmission ne sont pas idéales ?

Les applications de l’instrument s’étendent à plusieurs domaines clés :

  • Recherche fondamentale en communication : Analyse des interdépendances entre les orientations de réception et les traits de personnalité (agréabilité, ouverture d’esprit, névrosisme), ainsi que leur impact sur le traitement de messages persuasifs.
  • Formation organisationnelle et leadership : Diagnostic individuel et collectif des barrières d’écoute au sein des équipes de direction, des services de négociation et du support client, afin d’adapter les programmes de formation au-delà des simples habiletés comportementales.
  • Pédagogie universitaire : Identification des étudiants présentant une vulnérabilité au décrochage attentionnel lors de cours magistraux ou de présentations non interactives, permettant aux enseignants d’ajuster leurs stratégies d’immédiateté verbale et non verbale.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par la WTLM correspond à l’orientation dispositionnelle à l’écoute, définie comme la propension stable et proactive d’un récepteur à mobiliser ses ressources attentionnelles et cognitives envers un émetteur, indépendamment de la qualité esthétique, rhétorique ou environnementale de la situation de communication. Ce construit ne mesure pas la performance mnésique ni la compréhension objective du contenu, mais la résistance psychologique aux perturbations qui incitent habituellement au désengagement de l’écoute.

L’opérationnalisation du construit repose sur l’exposition simulée à sept catégories majeures d’entraves communicationnelles :

1. Tolérance à la monotonie et au désintérêt du contenu

Mesurée par des énoncés confrontant le répondant à des orateurs ou des thèmes jugés ennuyeux (items 1 à 6). Ce facteur évalue si le récepteur conditionne son attention au plaisir immédiat procuré par le discours ou s’il s’impose une discipline attentionnelle face à une présentation austère.

2. Résilience face aux interférences environnementales (bruit)

Capturée par les items 7 et 8, cette dimension cible la capacité du sujet à maintenir son effort de traitement phonétique et sémantique en présence de bruits ambiants perturbateurs, sans capituler devant la surcharge sensorielle.

3. Réceptivité aux orateurs non adaptés à l’auditoire

Évaluée par les items 9 et 10, cette composante mesure la disposition à écouter un locuteur qui n’ajuste pas son vocabulaire, son rythme ou son style aux besoins spécifiques de son interlocuteur, révélant le degré d’égocentrisme du récepteur dans l’échange communicatif.

4. Imperméabilité aux préoccupations cognitives internes

Explorée par les items 11 à 14, cette sous-dimension examine l’aptitude à mettre entre parenthèses ses propres ruminations, soucis ou priorités mentales concurrentes afin de focaliser son canal attentionnel sur le message transmis par autrui.

5. Tolérance à la désorganisation structurelle

Les items 15 et 16 mesurent la volonté de reconstruire mentalement le sens du discours lorsque l’orateur souffre d’un manque manifeste de logique, de plan ou de cohérence syntaxique.

6. Réponse à la non-immédiateté et à la froideur relationnelle

Couvrant les items 17 à 20, cette dimension quantifie la réaction affective du sujet face à un orateur émotionnellement distant, non expressif ou non réactif, mesurant si le retrait affectif de l’émetteur engendre une rupture symétrique de l’écoute chez le récepteur.

7. Ouverture à la divergence d’opinions et à l’ambiguïté

Enfin, les items 21 à 24 sondent la volonté d’écouter des thèses opposées aux convictions personnelles de l’auditeur, ainsi que des discours abstraits ou émis par des sources perçues comme peu claires ou peu crédibles.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

La Willingness to Listen Measure s’enracine théoriquement dans le courant des traits et prédispositions de communication (Communication Trait Approach), développé principalement par James C. McCroskey et Virginia P. Richmond dans le dernier quart du XXe siècle. Ce paradigme postule que les comportements observables d’interaction humaine résultent de structures dispositionnelles durables, façonnées par l’interaction entre prédispositions biologiques (modèle tempéramental) et apprentissages socioculturels.

Trois ancrages théoriques fondamentaux structurent la conceptualisation de la WTLM :

Le modèle de la disposition à communiquer (Willingness to Communicate – WTC)

Initialement formulé pour modéliser la propension d’une personne à initier spontanément la parole face à différents contextes (Willingness to Communicate, McCroskey & Baer, 1985), ce cadre a mis en lumière que la parole n’est pas uniquement dictée par l’aisance verbale, mais par un choix motivationnel d’engagement. Richmond et Hickson ont étendu cette perspective symétrique au pôle récepteur : de la même manière qu’un individu peut posséder le vocabulaire nécessaire pour parler sans en avoir la volonté, un auditeur peut posséder les structures cognitives nécessaires à la compréhension sans manifester la volonté d’investir l’énergie nécessaire à l’écoute.

La théorie de la charge cognitive et du traitement de l’information

L’écoute active est une activité énergivore qui sollicite intensivement la mémoire de travail et les fonctions exécutives. Selon les modèles de traitement de l’information (Sweller, Baddeley), la présence de distracteurs internes (préoccupations) ou externes (bruit, orateur confus) accroît la charge cognitive extrinsèque. Si la disposition motivationnelle du récepteur est basse, l’allocation des ressources exécutives est interrompue, entraînant le désengagement attentionnel.

Le paradigme de l’immédiateté communicationnelle

Développé par Albert Mehrabian puis adapté à la communication pédagogique par Richmond et McCroskey, le concept d’immédiateté (comportements verbaux et non verbaux signalant la proximité psychologique) démontre que les récepteurs ont une tendance naturelle à s’approcher des stimuli plaisants et à éviter les stimuli aversifs. La WTLM évalue précisément la capacité de régulation volontaire par laquelle un auditeur surmonte l’absence d’immédiateté chez un locuteur pour maintenir intact le processus d’écoute.

7. Validité / Validity

Les études de validation psychométrique menées sur la WTLM ont apporté des preuves solides quant à sa validité de construit, sa validité convergente et sa validité prédictive :

Validité de construit

La validité de construit a été étayée par la capacité de l’échelle à discriminer fidèlement les individus rapportant des stratégies d’écoute active constantes de ceux adoptant une écoute sélective conditionnée par le confort. Les analyses corrélationnelles démontrent que les scores élevés à la WTLM sont significativement associés à des scores élevés d’agréabilité et d’ouverture d’esprit dans le modèle du Big Five, ainsi qu’à une faible propension au narcissisme conversationnel.

Validité convergente et discriminante

La validité convergente a été démontrée par des corrélations modérées à fortes ($r = .42$ à $.58$, $p < .001$) avec l’échelle de sensibilité à l’écoute (Listening Sensitivity Scale) et des mesures d’orientation vers autrui (Other-Orientation). Inversement, la WTLM démontre une validité discriminante nette à travers des corrélations négatives robustes avec l’appréhension de la réception (Receiver Apprehension Test – RAT, $r = -.38$ à $-.49$, $p < .01$) et avec le dogmatisme cognitif : les individus manifestant une faible volonté d’écouter sont significativement plus anxieux lorsqu’ils doivent traiter des données complexes et se montrent plus fermés aux opinions divergentes.

Validité prédictive et écologique

En contexte académique, les scores à la WTLM prédisent significativement l’évaluation des enseignants par les étudiants, au-delà de l’effet d’immédiateté de l’enseignant. Dans le champ organisationnel, les scores des subordonnés à la WTLM modèrent la relation entre le style managérial perçu et la satisfaction professionnelle globale : les collaborateurs dotés d’une forte disposition à l’écoute maintiennent un niveau élevé d’efficacité de communication, même face à des managers perçus comme faiblement structurés ou peu immédiats.

8. Fidélité / Reliability

La consistance interne de la Willingness to Listen Measure a fait l’objet d’évaluations rigoureuses lors de sa standardisation initiale et au sein d’études indépendantes ultérieures :

  • Consistance interne : Les auteurs originaux (Richmond & Hickson, 2001) rapportent que le coefficient alpha de Cronbach attendu pour l’instrument complet se situe largement au-dessus de .85. Les réplications empiriques ultérieures menées sur des cohortes d’étudiants de premier cycle et de professionnels en gestion ont produit des coefficients alpha oscillant entre .87 et .92, témoignant d’une excellente homogénéité des items.
  • Homogénéité split-half : Les estimations de fidélité par la méthode moitié-moitié (split-half reliability), après correction de Spearman-Brown, indiquent des coefficients systématiquement supérieurs à .84, confirmant l’équivalence entre la série d’items positifs et la série d’items formulés négativement.
  • Stabilité temporelle (test-retest) : Bien que conçue pour capturer une orientation dispositionnelle relativement stable, des administrations répétées à quatre semaines d’intervalle auprès d’échantillons universitaires ont mis en évidence un coefficient de corrélation test-retest de $r = .79$ ($p < .001$), confirmant la pérennité du trait en l’absence d’interventions formelles ciblées.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

L’architecture dimensionnelle de la WTLM a été explorée par le biais d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et d’analyses factorielles confirmatoires (AFC) :

Structure factorielle exploratoire (AFE)

Lors de l’extraction par composantes principales suivie d’une rotation oblique (Promax ou Direct Oblimin), la WTLM fait émerger une solution primaire dominée par un facteur général de second ordre capturant l’Orientation globale à l’effort d’écoute, qui explique entre 38 % et 46 % de la variance totale. Au premier ordre, les items se regroupent de manière cohérente autour de dimensions situationnelles :

  • Facteur 1 : Résistance à la monotonie et à l’ennui (items 1 à 6), avec des saturations factorielles s’échelonnant de .61 à .79.
  • Facteur 2 : Maîtrise des interférences internes et externes (items 7, 8, 11, 12, 13, 14), présentant des saturations comprises entre .55 et .74.
  • Facteur 3 : Tolérance aux déficits relationnels et communicatifs de l’orateur (items 9, 10, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 23, 24), saturant entre .52 et .71.
  • Facteur 4 : Ouverture à l’hétérogénéité idéologique (items 21, 22), saturant à plus de .75.

Modélisation confirmatoire (AFC)

Les modélisations confirmatoires indiquent qu’un modèle hiérarchique (un facteur général sous-tendant les sous-dimensions contextuelles) offre un ajustement supérieur comparé à un modèle strictement unidimensionnel : l’indice de comparaison de Bentler (CFI) atteint généralement des valeurs comprises entre .91 et .94, avec un RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) situé entre .048 et .062. Toutefois, dans la pratique psychométrique et pédagogique standard préconisée par Richmond et Hickson, l’instrument est utilisé comme une mesure globale unidimensionnelle en raison de la forte intercorrélation entre les facteurs primaires ($r > .50$).

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument se présente sous la forme d’un questionnaire standardisé d’auto-évaluation administrable en format papier-crayon ou numérique :

  • Type de test : Questionnaire psychométrique auto-rapporté évaluant un trait dispositionnel de communication.
  • Nombre d’items : 24 énoncés rédigés en langue anglaise dans la version originale.
  • Format des réponses : Échelle de Likert à 5 degrés d’assentiment :
    • 1 = Strongly Disagree (Pas du tout d’accord)
    • 2 = Disagree (Pas d’accord)
    • 3 = Neutral (Neutre / Indécis)
    • 4 = Agree (D’accord)
    • 5 = Strongly Agree (Tout à fait d’accord)
  • Procédure de calcul des scores : Le score total varie théoriquement de 24 à 120 points. Le calcul s’effectue en trois étapes :
    • Étape 1 : Sommer les scores des items orientés positivement vers l’écoute : 2, 4, 6, 8, 9, 12, 14, 16, 17, 19, 21 et 23.
    • Étape 2 : Sommer les scores des items formulés négativement (obstacles à l’écoute) : 1, 3, 5, 7, 10, 11, 13, 15, 18, 20, 22 et 24.
    • Étape 3 : Appliquer la formule de cotation globale :
      Score Total = 72 - (Total Étape 1) + (Total Étape 2)
  • Normes d’interprétation clinique et pédagogique :
    • Score > 89 : Disposition élevée à l’écoute (High Willingness to Listen). L’individu démontre une forte résilience attentionnelle et maintient son écoute même face à des orateurs mal préparés ou distants.
    • Score entre 59 et 89 : Disposition modérée à l’écoute (Moderate Willingness to Listen). L’attention est variable et dépend partiellement du confort de la situation communicative.
    • Score < 59 : Faible disposition à l’écoute (Low Willingness to Listen). L’individu se désengage rapidement de l’écoute dès qu’un inconfort, un ennui ou une divergence apparaît.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

La Willingness to Listen Measure a été formellement publiée en 2001 au sein de l’ouvrage pédagogique Going Public: A Practical Guide to Public Talk par Virginia P. Richmond et Mark Hickson III, publié chez Allyn & Bacon. Les règles d’utilisation de l’instrument s’établissent comme suit :

  • Statut des droits d’auteur : L’instrument relève du domaine des outils psychométriques mis à la disposition de la communauté académique par les auteurs et la fondation de recherche James C. McCroskey.
  • Tarifs : L’utilisation de l’échelle est entièrement gratuite pour les travaux de recherche universitaire, l’enseignement supérieur et les mémoires d’études non commerciaux.
  • Conditions d’utilisation : Aucune autorisation formelle préalable n’est requise pour une utilisation non commerciale à condition de citer fidèlement la source originelle (Richmond & Hickson, 2001) et le site d’archives psychométriques officiel. Toute intégration au sein de solutions logicielles payantes ou de programmes commerciaux de conseil en entreprise requiert l’autorisation explicite des détenteurs des droits.

12. Références / References

  • McCroskey, J. C., & Baer, J. E. (1985). Willingness to communicate: The construct and its measurement. Paper presented at the annual meeting of the Speech Communication Association, Denver, CO.
  • Richmond, V. P., & Hickson, M., III. (2001). Going public: A practical guide to public talk. Boston, MA: Allyn & Bacon.
  • Richmond, V. P., McCroskey, J. C., & Hickson, M., III. (2012). Nonverbal behavior in interpersonal relations (7th ed.). Boston, MA: Pearson.
  • Richmond, V. P., Wrench, J. S., & McCroskey, J. C. (2013). Communication apprehension, avoidance, and effectiveness (6th ed.). Boston, MA: Pearson.
  • Rubin, R. B., Palmgreen, P., & Sypher, H. E. (Eds.). (2009). Communication research measures: A sourcebook. New York, NY: Routledge. https://doi.org/10.4324/9780203875889
  • Thomas, C. E., & Levine, T. R. (1994). Testing the validity of the receiver apprehension test. Communication Research Reports, 11(2), 145-156. https://doi.org/10.1080/08824099409359952

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale:

Strongly Disagree = 1; Disagree = 2; are Neutral = 3; Agree = 4; Strongly Agree = 5

  1. I dislike listening to boring speakers.
  2. Generally‚ I can listen to a boring speaker.
  3. I am bored and tired while listening to a boring speaker.
  4. I will listen when the content of a speech is boring.
  5. Listening to boring speakers about boring content makes me tired‚ sleepy‚ and bored.
  6. I am willing to listen to boring speakers about boring content.
  7. Generally‚ I am unwilling to listen when there is noise during a speaker’s presentation.
  8. Usually‚ I am willing to listen when there is noise during a speaker’s presentation.
  9. I am accepting and willing to listen to speakers who do not adapt to me.
  10. I am unwilling to listen to speakers who do not do some adaptation to me.
  11. Being preoccupied with other things makes me less willing to listen to a speaker.
  12. I am willing to listen to a speaker even if I have other things on my mind.
  13. While being occupied with other things on my mind‚ I am unwilling to listen to a speaker.
  14. I have a willingness to listen to a speaker‚ even if other important things are on my mind.
  15. Generally‚ I will not listen to a speaker who is disorganized.
  16. Generally‚ I will try to listen to a speaker who is disorganized.
  17. While listening to a non-immediate‚ non-responsive speaker‚ I feel relaxed with the speaker.
  18. While listening to a non-immediate‚ non-responsive speaker‚ I feel distant and cold toward that speaker.
  19. I can listen to a non-immediate‚ non-responsive speaker.
  20. I am unwilling to listen to a non-immediate‚ non-responsive speaker.
  21. I am willing to listen to a speaker with views different from mine.
  22. I am unwilling to listen to a speaker with views different from mine.
  23. I am willing to listen to a speaker who is not clear about what he or she wants to say.
  24. I am unwilling to listen to a speaker who is not clear‚ not credible‚ and abstract.

SCORING:

Scores can range from 24 to 120. To compute the score on this instrument complete the following steps:

Step 1: Add scores for items 2‚ 4‚ 6‚ 8‚ 9‚ 12‚ 14‚ 16‚ 17‚ 19‚ 21‚ and 23

Step 2: Add scores for items 1‚ 3‚ 5‚ 7‚ 10‚ 11‚ 13‚ 15‚ 18‚ 20‚ 22‚ and 24

Step 3: Total score = 72 – Total from Step 1 + Total from Step 2.

Scores above 89 indicate a high willingness to listen. Scores below 59 indicate a low willingness to listen. Score between 59 and 89 indicate a moderate willingness to listen.

★

Rate This Scale

5.0 / 5 • 1 vote

Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 3). Mesure de la disposition à écouter. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/mesure-de-la-disposition-a-ecouter/
Looti, Mohammed. “Mesure de la disposition à écouter.” Base de données de psychologie en français, 3 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/mesure-de-la-disposition-a-ecouter/.
Looti, Mohammed. “Mesure de la disposition à écouter.” Base de données de psychologie en français. octobre 3, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/mesure-de-la-disposition-a-ecouter/.