1. Résumé
L’Inventaire des comportements de poursuite non désirée (Unwanted Pursuit Behavior Inventory, UPBI), initialement développé par Russell E. Palarea et Jennifer Langhinrichsen-Rohling à la fin des années 1990, constitue un outil psychométrique de référence conçu pour mesurer et caractériser les conduites de harcèlement post-rupture, de traque obsessionnelle (communément qualifiée de stalking) et de poursuite relationnelle non consentie dans le contexte des séparations conjugales et amoureuses. Composé de 26 items comportementaux spécifiques, l’inventaire se structure conceptuellement et empiriquement en deux sous-échelles distinctes : les actes d’intensité modérée (mild acts, items 1 à 13), englobant les prises de contact insistantes, l’intrusion communicationnelle, la surveillance discrète et les visites inattendues, et les actes d’intensité sévère (severe acts, items 14 à 26), regroupant la filature active, les menaces verbales explicites ou implicites, les dégradations matérielles, les agressions physiques, la séquestration et les violences sexuelles post-rupture.
L’originalité méthodologique de l’UPBI réside dans son architecture d’évaluation multidimensionnelle. Pour chaque comportement rapporté, le répondant n’indique pas seulement la survenue de l’acte (Oui, Non, Non applicable), mais quantifie également sa fréquence d’occurrence sur une échelle ordinale (allant de plus d’une fois par jour à moins d’une fois par mois), précise l’existence d’une réponse apportée à l’initiateur (Oui, Non), et qualifie la valence de cette rétroaction (positive ou négative). L’instrument permet ainsi de calculer deux indices majeurs : un score total d’occurrence brute reflétant l’étendue du répertoire d’intrusion, et un indice de sévérité globale (Unwanted Pursuit Behavior Severity Index) pondérant la récurrence des actes perçus négativement et accordant une double pondération aux comportements graves. Les études psychométriques mettent en évidence une consistance interne satisfaisante (coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,78 et 0,89 pour les différentes dimensions), une validité convergente robuste avec les échelles de victimisation conjugale, de détresse psychologique post-traumatique et de dépression, ainsi qu’une sensibilité clinique remarquable pour discriminer la persistance amoureuse normative des schémas d’intrusion pathologique et de dangerosité criminologique.
2. Mots-clés
traque obsessionnelle, harcèlement post-rupture, comportements de poursuite non désirée, victimisation conjugale, violence entre partenaires intimes, psychométrie, intrusion relationnelle, évaluation clinique, rupture amoureuse, cyberharcèlement
3. Auteurs
L’élaboration conceptuelle et la validation empirique de l’inventaire reposent sur les travaux conjoints de chercheurs spécialisés en psychologie clinique, en psychologie légale et en victimologie :
- Jennifer Langhinrichsen-Rohling, Ph.D. : Professeure de psychologie clinique, affiliée au Département de psychologie de l’Université de Caroline du Nord à Charlotte (auparavant à l’Université de South Alabama et à l’Université du Nebraska-Lincoln). Ses recherches portent sur la violence conjugale, le comportement suicidaire, les dynamiques d’agression relationnelle et l’évaluation psychométrique des traumatismes interpersonnels.
- Russell E. Palarea, Ph.D. : Psychologue légiste et consultant en évaluation de la menace opérationnelle, président d’Operational Psychology Services (OPS) et chercheur affilié au département de psychologie de l’Université du Nebraska-Lincoln lors de la conception initiale de l’instrument en 1998. Il est reconnu internationalement pour ses travaux sur la gestion des menaces de harcèlement criminel et la sécurité organisationnelle.
- Janice Cohen, M.A. : Chercheuse et collaboratrice clinique ayant participé aux études pionnières d’évaluation des ruptures au Département de psychologie de l’Université du Nebraska-Lincoln.
- Martin L. Rohling, Ph.D. : Professeur et neuropsychologue clinicien, affilié au Département de psychologie de l’Université de South Alabama, apportant son expertise méthodologique et statistique sur la modélisation des scores et la méta-analyse.
4. Objectif
L’objectif fondamental de l’Inventaire des comportements de poursuite non désirée est d’opérationnaliser, de quantifier et de caractériser la trajectoire des intrusions interpersonnelles qui surviennent à la suite de la dissolution d’une relation amoureuse. Contrairement aux approches juridiques rigides du stalking, qui exigent souvent de prouver formellement une intention criminelle de nuire et l’induction d’une peur paralysante chez la victime (exigences probatoires complexes), l’UPBI adopte une approche comportementale descriptive continue. Il documente un spectre élargi d’actions unilatérales exercées par un ancien partenaire cherchant à rétablir le contact, à surveiller, à manipuler, à intimider ou à se venger, indépendamment de la qualification pénale initiale des faits.
Sur le plan de la recherche fondamentale et appliquée, l’UPBI répond à la nécessité de dissocier les comportements post-rupture bénins ou transitoires — souvent motivés par la détresse du deuil amoureux ou le refus temporaire de l’abandon — des schémas d’intrusion coercitive, répétitive et potentiellement létale. L’outil permet d’explorer les corrélats psychopathologiques des agresseurs (attachement insécure ou anxieux-ambivalent, traits de personnalité narcissique ou limite, impulsivité, croyances d’enchevêtrement romantique) et de documenter systématiquement les impacts physiques, financiers et psychologiques subis par les cibles (hypervigilance, anxiété clinique, perturbation du sommeil, isolement social forcé, modification des trajets quotidiens).
Dans les contextes d’évaluation clinique, médicolégale et victimologique, l’UPBI constitue un support diagnostique structuré. Il est mobilisé dans les centres d’aide aux victimes de violences conjugales, les services de victimologie hospitalière et les protocoles d’évaluation du risque de récidive et de dangerosité (threat assessment). Sa structure d’interrogation permet non seulement d’établir la liste factuelle des actes subis, mais également d’analyser les mécanismes de maintien interactif : en évaluant si la victime a répondu et de quelle manière (positivement ou négativement), l’UPBI met en lumière le phénomène d’extinction intermittente, où des réponses, même hostiles, émises par la victime renforcent paradoxalement les tentatives d’approche de l’initiateur en lui fournissant l’attention recherchée.
5. Construit psychologique
Le construit mesuré par l’UPBI relève de la poursuite relationnelle non désirée (unwanted pursuit behaviors) et de l’intrusion relationnelle obsessionnelle (obsessive relational intrusion). Ce construit se définit comme l’occurrence répétée et non réciproque de tentatives de rapprochement, de surveillance ou d’agression envers une personne qui a explicitement manifesté son désir de mettre un terme à la relation intime. L’UPBI conceptualise ce phénomène le long d’un continuum d’intensité, opérationnalisé par deux dimensions ou sous-échelles fondamentales :
1. Les actes d’intensité modérée (Mild Acts Subscale : items 1 à 13)
Cette première dimension regroupe des comportements qui, pris isolément ou dans un contexte relationnel partagé, ne présentent pas nécessairement une nature criminelle, mais dont l’accumulation, la persistance unilatérale et l’absence de consentement créent un climat d’étouffement et d’intrusion. Ces actes englobent :
- L’hyper-communication unilatérale : Laisser des messages vocaux répétés, raccrocher au nez de la cible dès qu’elle décroche (item 1), envoyer des courriels, lettres, messages électroniques ou cadeaux non sollicités (item 2), ou forcer la personne à s’engager dans des discussions téléphoniques non voulues (item 3).
- L’intrusion cybernétique et contextuelle : Rechercher le contact dans des espaces virtuels non dédiés (item 4) ou imposer des conversations directes en face à face dans l’espace public (item 5).
- L’espionnage par réseau social interposé : Questionner les amis de la victime pour obtenir des renseignements sur ses allées et venues (item 7) ou contacter sa famille et son entourage sans son accord (item 8).
- La surveillance de proximité et les coïncidences fabriquées : Fréquenter les lieux où la victime est susceptible de se trouver (item 9), modifier son propre emploi du temps pour la croiser « par hasard » (item 10), se présenter de façon inattendue à son domicile (item 11), sur son lieu de travail ou d’études (item 12), ou stationner de manière prolongée à proximité de ses espaces de vie (item 13).
2. Les actes d’intensité sévère (Severe Acts Subscale : items 14 à 26)
La seconde dimension englobe des comportements qui franchissent le seuil de la légalité pénale et relèvent directement de l’intimidation caractérisée, de l’atteinte aux biens et de la violence interpersonnelle explicite :
- La filature active : Suivre physiquement la personne lors de ses déplacements quotidiens (item 14).
- Les menaces directes et indirectes : Émettre des menaces vagues ou implicites (item 15), faire du chantage à la divulgation d’informations préjudiciables ou intimes (item 16), proférer des menaces de mort ou de blessures graves à l’encontre de la victime (item 17) ou contre ses proches et ses animaux de compagnie (item 18), et exhiber une arme pour intimider (item 19).
- Les actes de vengeance et de sabotage : Diffuser effectivement des données compromettantes (item 20), commettre des vols au détriment de la cible (item 21), ou détruire délibérément ses biens matériels (véhicule, logement ; item 22).
- Les agressions physiques et sexuelles : Blesser physiquement des proches ou des animaux (item 23), infliger des coups et blessures directs à la victime (item 24), la séquestrer ou l’enlever (item 25), et la forcer à des rapports sexuels non consentis après la rupture (item 26).
6. Cadre théorique
L’architecture conceptuelle de l’UPBI s’articule autour de plusieurs cadres théoriques intégrateurs issus de la psychologie sociale, de la victimologie et de la théorie de l’attachement :
La théorie de l’intrusion relationnelle obsessionnelle (Cupach & Spitzberg)
Le cadre prééminent d’analyse de la poursuite post-rupture repose sur les travaux de William R. Cupach et Brian H. Spitzberg sur l’intrusion relationnelle obsessionnelle (ORI). Selon cette approche, la rupture amoureuse engendre chez l’un des partenaires un déséquilibre motivationnel profond. L’auteur des poursuites souffre d’un biais cognitif d’enchevêtrement relationnel, interprétant le silence, le rejet ou la réprobation de l’autre non pas comme une fin définitive, mais comme un obstacle surmontable ou un test d’attachement. Ce biais alimente une persistance dysfonctionnelle dans laquelle les comportements d’approche s’intensifient progressivement : à mesure que les stratégies de communication douces échouent, l’initiateur bascule vers des tactiques de plus en plus coercitives afin de forcer l’interaction.
La théorie de l’attachement adulte (Bowlby, Hazan & Shaver)
L’UPBI mobilise indirectement les postulats de la théorie de l’attachement appliquée aux relations amoureuses adultes. La rupture amoureuse constitue une menace existentielle majeure pour le système de sécurité affective. Les individus présentant un style d’attachement anxieux-préoccupé activent de manière hyper-régulée leurs stratégies de recherche de proximité lorsqu’ils sont confrontés à la séparation. Incapables d’auto-apaiser leur angoisse d’abandon, ils déploient des comportements de protestation compulsifs (appels incessants, surveillance, supplications). Si ces conduites ne suffisent pas, l’angoisse intolérable peut se muer en rage narcissique et en colère d’attachement, conduisant aux actes agressifs sévères capturés par la deuxième moitié de l’inventaire.
Le modèle coercitif et le continuum de la violence conjugale
L’outil s’enracine également dans les modèles d’emprise et de contrôle coercitif théorisés par Evan Stark et dans les conceptualisations épidémiologiques du Centers for Disease Control and Prevention (CDC). Dans ce paradigme, la traque post-rupture n’est pas un événement isolé ou une simple maladresse affective, mais le prolongement direct d’un schéma asymétrique de domination. Le passage à la sous-échelle des actes sévères témoigne de la volonté de l’agresseur de rétablir son pouvoir sur un partenaire qui a osé s’émanciper de la relation, le risque de létalité et de violences physiques culminant précisément durant la période suivant immédiatement la séparation.
7. Validité
La validité psychométrique de l’UPBI a été documentée à travers de multiples investigations empiriques menées auprès d’échantillons universitaires et de populations cliniques de victimes de harcèlement.
Validité de contenu et d’apparence
L’inventaire a été conçu à partir d’une analyse systématique de la littérature criminologique et clinique sur le stalking, ainsi que sur l’analyse de corpus qualitatifs de témoignages de personnes ayant vécu des ruptures conflictuelles. Les 26 items couvrent l’intégralité du spectre phénoménologique des intrusions post-rupture, allant des contacts bénins mais agaçants jusqu’aux crimes violents, assurant une excellente représentativité du domaine comportemental visé.
Validité de construit et validité convergente
La validité convergente de l’UPBI est démontrée par des corrélations statistiquement significatives avec des mesures standardisées de violences au sein du couple, telles que la Conflict Tactics Scale (CTS / CTS-2). Dans les études de Langhinrichsen-Rohling et de ses collègues (2000), les participants rapportant un nombre élevé d’actes de poursuite sur l’UPBI présentaient des antécédents substantiellement plus élevés de victimisation psychologique et physique pendant la relation conjugale passée (corrélations positives oscillant entre r = 0,40 et r = 0,58, p < 0,001).
Par ailleurs, l’indice de sévérité de l’UPBI présente des associations convergentes élevées avec les échelles de symptomatologie traumatique (ex. Impact of Event Scale-Revised, IES-R), de dépression (BDI-II) et d’anxiété généralisée, attestant que l’accumulation et la gravité des conduites mesurées reflètent fidèlement l’impact psychologique subi par les victimes.
Validité discriminante et prédictive
L’UPBI permet de discriminer nettement les séparations mutuelles ou apaisées des séparations unilatérales et hostiles. Les études montrent que les scores aux actes sévères sont quasi nuls dans les groupes témoins ayant vécu une séparation consensuelle, tandis qu’ils s’élèvent dramatiquement dans les sous-groupes ayant requis des mesures judiciaires de protection ou des interventions policières. La capacité de la sous-échelle des actes sévères à prédire les récidives d’agression physique post-rupture confère à l’instrument une validité prédictive déterminante dans les contextes médico-légaux.
8. Fidélité
Les indices de consistance interne et de reproductibilité de l’UPBI répondent aux standards psychométriques établis pour les inventaires comportementaux en victimologie.
Consistance interne (Alpha de Cronbach)
Dans l’étude princeps de Langhinrichsen-Rohling, Palarea, Cohen et Rohling (2000), ainsi que dans les travaux ultérieurs de validation, la cohérence interne globale de l’inventaire s’est révélée robuste :
- Échelle globale (26 items) : Le coefficient alpha de Cronbach varie habituellement entre 0,84 et 0,91 selon les échantillons analysés.
- Sous-échelle des actes modérés (items 1 à 13) : L’alpha oscille entre 0,78 et 0,86, témoignant d’une forte cohérence entre les différentes manifestations de communication et de surveillance non sollicitées.
- Sous-échelle des actes sévères (items 14 à 26) : L’alpha se situe généralement entre 0,75 et 0,88. Bien que certains comportements extrêmes présentent des prévalences plus faibles (comme l’enlèvement ou la menace avec une arme), leur covariation au sein du pôle de dangerosité maintient une consistance interne très satisfaisante.
Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)
Dans les contextes d’administration rétrospective à court et moyen terme (intervalles de deux à quatre semaines), les coefficients de corrélation test-retest pour l’inventaire se maintiennent à des niveaux élevés (r > 0,80), indiquant une grande fiabilité de remémoration chez les participants concernant les faits matériels et les fréquences d’intrusion subis.
9. Analyse factorielle
Les explorations factorielles menées sur l’UPBI confirment la validité de sa partition structurelle entre conduites intrusives ordinaires/modérées et conduites d’intimidation/agression sévères.
Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)
Les analyses factorielles exploratoires initiales (utilisant des méthodes d’extraction en composantes principales ou en facteurs principaux avec rotation oblique Promax ou Oblimin direct) ont systématiquement mis en lumière une solution bidimensionnelle prédominante, expliquant une part substantielle de la variance totale :
- Facteur 1 : Poursuite intrusive et hyper-communication (Actes modérés) : Ce facteur regroupe les items 1 à 13, avec des saturations factorielles solides (généralement comprises entre 0,45 et 0,76). Les items relatifs aux appels répétés, aux visites inattendues sur les lieux d’études ou de travail et à la recherche d’informations auprès des tiers constituent le cœur de ce facteur.
- Facteur 2 : Menace, agression et coercition (Actes sévères) : Ce facteur agrège les items 14 à 26, affichant des saturations situées entre 0,50 et 0,82. La filature active (item 14), les menaces directes de violences (items 17 et 18) et les dégradations matérielles (item 22) présentent les saturations les plus massives sur cette composante.
Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)
Les modélisations confirmatoires ont comparé le modèle unidimensionnel (un facteur unique de poursuite) à un modèle à deux facteurs corrélés (actes modérés vs sévères). Les indices d’ajustement soutiennent nettement la structure à deux facteurs corrélés (ex. RMSEA < 0,06, CFI > 0,92, TLI > 0,90), confirmant que si les deux ordres de comportements s’inscrivent dans une même dynamique relationnelle globale, ils capturent des degrés d’escalade comportementale distincts qui méritent une cotation différentielle.
10. Instrument de mesure
L’UPBI se caractérise par une administration flexible et un système de cotation à double entrée :
- Type d’instrument : Auto-questionnaire comportemental d’évaluation de la victimisation (également adaptable pour évaluer la perpétration des actes en recherche).
- Nombre d’items : 26 items spécifiques, complétés par une question ouverte descriptive.
- Format d’évaluation multidimensionnel par item :
- Survenue du contact : L’acte s’est-il produit ? (Yes, No, N/A).
- Fréquence de l’acte : Échelle ordinale à 5 niveaux :
- 1 = Plus d’une fois par jour (More than daily)
- 2 = Quotidiennement (Daily)
- 3 = Chaque semaine (Weekly)
- 4 = Chaque mois (Monthly)
- 5 = Moins d’une fois par mois (Less than monthly)
- Réponse de la victime : Avez-vous répondu au contact ? (Yes, No).
- Valence de la réponse : Votre réponse était-elle positive ou négative ? (Positive [P], Negative [N]) — évaluée sur les items 1 à 13.
- Sous-échelles :
- Sous-échelle des actes modérés (Mild acts) : Items 1 à 13.
- Sous-échelle des actes sévères (Severe acts) : Items 14 à 26.
- Procédure de cotation et scores dérivés :
- Score total d’occurrence : Somme arithmétique de l’ensemble des items confirmés par le répondant (étendue théorique de 0 à 26).
- Indice de sévérité globale (Unwanted Pursuit Behavior Severity Index) : Calculé en ne retenant que les comportements ayant eu un impact négatif ou rejeté par la victime. Ces conduites négatives sont pondérées par leur fréquence déclarée. De plus, les actes sévères (items 14 à 26) reçoivent une double pondération systématique pour refléter leur gravité intrinsèque et le risque physique associé.
- Module qualitatif : Une invite finale invite le participant à décrire narrativement le schéma d’interaction typique déployé par l’ex-partenaire (ex. nombre d’appels quotidiens, durée de la persistance, cumul des stratégies).
11. Permissions, Tarifs et Année du test
L’Inventaire des comportements de poursuite non désirée a été formalisé initialement en 1998 par Russell E. Palarea et Jennifer Langhinrichsen-Rohling sous la forme d’un instrument non publié, puis validé et publié dans la littérature internationale en 2000.
- Statut des droits et accès : L’instrument a été intégré dans le recueil officiel des mesures de victimisation de la violence conjugale établi par les autorités sanitaires américaines (Measuring Intimate Partner Violence Victimization and Perpetration: A Compendium of Assessment Tools, pages 99-100), diffusé par les Centers for Disease Control and Prevention (CDC).
- Tarifs : L’UPBI est un instrument du domaine public académique (sans redevance commerciale, royalty-free) destiné à un usage libre pour la recherche non commerciale, l’enseignement et la pratique clinique.
- Conditions d’utilisation : Aucune redevance n’est requise. Les utilisateurs doivent citer rigoureusement les publications originales des auteurs lors de toute communication, mémoire ou publication scientifique employant l’échelle.
12. Références
Les sources académiques de référence encadrant le développement et l’usage de l’UPBI comprennent :
- Cupach, W. R., & Spitzberg, B. H. (1998). Obsessive relational intrusion and stalking. In B. H. Spitzberg & W. R. Cupach (Eds.), The dark side of close relationships (pp. 233–263). Lawrence Erlbaum Associates.
- Cupach, W. R., & Spitzberg, B. H. (2004). The dark side of relationship pursuit: From attraction to obsession and stalking. Lawrence Erlbaum Associates. https://doi.org/10.4324/9781410610225
- Langhinrichsen-Rohling, J., Palarea, R. E., Cohen, J., & Rohling, M. L. (2000). Breaking up is hard to do: Unwanted pursuit behaviors following the dissolution of a romantic relationship. Violence and Victims, 15(1), 73–90. https://doi.org/10.1891/0886-6708.15.1.73
- Palarea, R. E., & Langhinrichsen-Rohling, J. (1998). Unwanted Pursuit Behavior Inventory [Unpublished measurement instrument]. University of Nebraska-Lincoln.
- Spitzberg, B. H., & Cupach, W. R. (2007). The state of the art of stalking: Taking stock of the emerging literature. Aggression and Violent Behavior, 12(1), 64–86. https://doi.org/10.1016/j.avb.2006.05.001
- Thompson, M. P., Basile, K. C., Hertz, M. F., & Sitterle, D. (2006). Measuring Intimate Partner Violence Victimization and Perpetration: A Compendium of Assessment Tools (pp. 99–100). Centers for Disease Control and Prevention, National Center for Injury Prevention and Control. https://www.cdc.gov/violenceprevention/pdf/ipv/measuring-ipv-compendium.pdf