Frustration envers les partenaires

L’échelle de Frustration envers les partenaires (Brennan & Shaver, 1995) est un instrument psychométrique de 10 items mesurant le sentiment d’incompréhension et de non-comblement des besoins affectifs dans le couple.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 3, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 3, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’échelle de Frustration envers les partenaires (Frustration with Partners Scale) constitue une sous-échelle psychométrique rigoureusement validée, issue des travaux pionniers menés sur l’attachement amoureux adulte par Kelly A. Brennan et Phillip R. Shaver (1995 ; présentés initialement par Brennan, Shaver, & Hazan, 1989). Conçue à partir d’une analyse factorielle exploratoire oblique de grande envergure portant sur un ensemble de 143 items mesurant diverses facettes des relations interpersonnelles, cette mesure spécifique isole le sentiment subjectif et chronique d’insatisfaction affective, d’incompréhension mutuelle et de manque de disponibilité perçu chez le partenaire amoureux.

L’instrument se compose de 10 items auto-rapportés, évaluant la fréquence et l’intensité avec lesquelles un individu éprouve un décalage entre ses aspirations d’intimité émotionnelle et les réponses effectives apportées par ses partenaires romantiques. Les participants expriment leur degré d’accord à l’aide d’une échelle de Likert en 7 points, allant de 1 (« Pas du tout d’accord » / Disagree strongly) à 7 (« Tout à fait d’accord » / Agree strongly). L’intégralité des items est formulée de manière univoque, le score global étant calculé par la somme ou la moyenne arithmétique des réponses, où un score élevé reflète une frustration relationnelle accrue.

Sur le plan psychométrique, la sous-échelle démontre une excellente cohérence interne (coefficient alpha de Cronbach généralement compris entre 0,82 et 0,87 selon les cohortes) ainsi qu’une structure factorielle robuste confirmée par extraction d’axes principaux. Les analyses fonctionnelles discriminantes indiquent que l’échelle contribue de manière significative à la différenciation des styles d’attachement sécurisant, anxieux/ambivalent et évitant, présentant de fortes corrélations positives avec l’insécurité d’attachement et la détresse relationnelle. Cet outil offre ainsi aux cliniciens et aux chercheurs un cadre précis pour opérationnaliser la réactivité émotionnelle négative et la désillusion au sein du couple.

2. Mots-clés / Keywords

Attachement adulte, Frustration relationnelle, Relations de couple, Insécurité affective, Modèles internes opérants, Psychométrie, Psychologie clinique, Dynamique de couple, Déception amoureuse, Échelles de Brennan et Shaver.

3. Auteurs / Authors

L’échelle de Frustration envers les partenaires a été conceptualisée et validée par une équipe de chercheurs de premier plan dans le domaine de la psychologie sociale et de la personnalité :

  • Kelly A. Brennan, Ph.D. : Professeure de psychologie, spécialiste des taxonomies d’attachement chez l’adulte et de l’intégration bidimensionnelle de l’évitement et de l’anxiété relationnelle. Anciennement affiliée à la State University of New York (SUNY) at Buffalo et à la State University of New York at Brockport.
  • Phillip R. Shaver, Ph.D. : Distinguished Professor Emeritus de psychologie à l’University of California, Davis (UC Davis), co-fondateur de la recherche moderne sur l’attachement amoureux chez l’adulte aux côtés de Cindy Hazan. Courriel institutionnel : [email protected].
  • Cindy Hazan, Ph.D. (contributrice initiale aux études préliminaires de 1989) : Professeure agrégée en développement humain à la Cornell University, pionnière de l’application de la théorie de John Bowlby aux relations amoureuses entre adultes.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’échelle de Frustration envers les partenaires est de quantifier l’expérience affective négative récurrente qui émerge lorsqu’un individu perçoit une asymétrie entre ses besoins fondamentaux d’intimité et la réactivité émotionnelle fournie par son partenaire romantique. Dans la littérature consacrée à la dynamique conjugale, la frustration ne représente pas un simple état transitoire d’irritation consécutif à un conflit mineur ; elle constitue un construit psychologique stabilisé, caractérisé par le sentiment continu d’être incompris, émotionnellement négligé ou rejeté dans sa quête d’étayage affectif.

Applications en recherche fondamentale et translationnelle

Dans les contextes de recherche en psychologie sociale et de la personnalité, l’outil sert à investiguer :

  • Les processus de régulation des émotions et les mécanismes de défense déployés lorsque les signaux d’attachement restent sans réponse adéquate.
  • La propension aux distorsions cognitives, telles que l’attribution de malveillance ou d’indifférence systématique aux comportements du partenaire.
  • L’impact des décalages d’attachement dyadiques (par exemple, un partenaire anxieux confronté à un partenaire évitant) sur l’érosion graduelle de la satisfaction conjugale et la survenue d’interactions destructrices.

Applications cliniques et thérapie de couple

Au sein de la pratique clinique, particulièrement dans le cadre de la thérapie de couple centrée sur les émotions (Emotion-Focused Therapy, EFT), cette échelle fournit une mesure standardisée d’une grande valeur heuristique :

  • Identification des cycles interactifs négatifs : L’instrument permet d’objectiver la charge de ressentiment accumulée par un patient, facilitant l’exploration des besoins d’attachement sous-jacents qui s’expriment maladroitement sous forme de reproches ou de colère projective.
  • Évaluation pré- et post-intervention : En mesurant l’évolution du score au fil des séances thérapeutiques, le praticien peut vérifier si l’amélioration de la communication affective et l’accroissement de la réceptivité mutuelle permettent une diminution tangible du sentiment de déception récurrente.
  • Dépistage des vulnérabilités individuelles : Utilisée individuellement, elle aide à discerner si la frustration rapportée découle de comportements objectivement défaillants du partenaire actuel ou si elle traduit une hypersensibilité préexistante ancrée dans l’histoire de vie relationnelle du patient.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit de « Frustration envers les partenaires » s’articule autour de la désillusion affective et de la perception de non-réciprocité dans les liens d’intimité. Contrairement à des mesures globales de satisfaction conjugale (telles que le Dyadic Adjustment Scale), cette dimension capte spécifiquement la douleur psychologique issue du sentiment que l’autre échoue systématiquement à satisfaire les attentes de sécurité et de proximité.

Ce construit s’articule autour de plusieurs facettes psychologiques interconnectées :

  • Le déficit de réciprocité perçu dans la proximité : L’individu ressent une disparité persistante entre son désir de fusion émotionnelle et la réticence ou l’indisponibilité supposée du partenaire. Ce volet reflète une hypersensibilité au désengagement, typique des configurations d’insécurité affective.
  • Le sentiment d’invalidation émotionnelle : L’expérience selon laquelle les craintes, les doutes et les besoins personnels sont minimisés ou ignorés par le partenaire romantique, générant un sentiment d’isolement psychologique au sein même du lien dyadique.
  • La colère d’attachement (Attachment Protest) : Conformément aux observations de John Bowlby, lorsque la figure d’attachement demeure inaccessible, le système réagit initialement par des signaux de protestation et d’irritation visant à contraindre le partenaire à se rapprocher. Lorsque cette dynamique échoue, la protestation se fige en une frustration chronique et rancunière.
  • La déception et le décalage téléologique : L’individu entretient l’impression que ses partenaires successifs ou actuels ne parviennent jamais au niveau d’engagement affectif et de transparence communicative qu’il espère ardemment, alimentant une croyance généralisée en l’insuffisance du soutien disponible dans l’environnement social.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’assise conceptuelle de l’échelle repose directement sur la théorie de l’attachement formulée par John Bowlby (1969, 1973, 1980) et opérationnalisée dans l’enfance par Mary Ainsworth (1978). Cette théorie postule que les êtres humains sont dotés d’un système motivationnel inné destiné à réguler la proximité physique et psychologique avec des figures signifiantes capables de prodiguer réconfort et protection en période de vulnérabilité.

À la fin des années 1980, Cindy Hazan et Phillip Shaver (1987) ont étendu ce modèle au domaine des relations amoureuses adultes, démontrant que les relations de couple fonctionnent comme des liens d’attachement équivalents. Selon cette conceptualisation, les individus développent des « modèles internes opérants » (Internal Working Models), c’est-à-dire des schémas cognitivo-affectifs intériorisés concernant la valeur du soi (mérite-t-on d’être aimé ?) et la disponibilité d’autrui (peut-on compter sur les autres ?).

Au sein de ce paradigme théorique, les travaux de Brennan, Shaver et Hazan (1989) puis de Brennan et Shaver (1995) ont cherché à affiner les typologies catégorielles initiales (sécurisant, évitant, anxieux/ambivalent) en identifiant des dimensions psychométriques continues sous-jacentes. La frustration envers les partenaires découle d’une hyperactivation du système d’attachement :

  • Face à un sentiment d’insécurité, les individus présentant des traits anxieux surveillent constamment l’environnement relationnel à la recherche d’indices de rejet. Constatant inévitablement des imperfections chez l’autre, ils interprètent tout écart d’attention comme un manque d’amour fondamental, catalysant une frustration permanente.
  • Simultanément, les individus présentant un évitement défensif peuvent également éprouver une frustration notable, non pas par désir de fusion non comblé, mais en raison d’une intolérance aux exigences relationnelles et d’une méfiance profonde quant à la capacité d’autrui à être fiable.

7. Validité / Validity

Les qualités psychométriques de validité de l’échelle de Frustration envers les partenaires ont fait l’objet d’examens statistiques approfondis dès les travaux initiaux de Brennan et Shaver (1995).

Validité de construit et corrélations avec les styles d’attachement

Lors de la confrontation des scores de la sous-échelle avec les classifications établies par le Adult Attachment Questionnaire (Hazan & Shaver, 1987), les patterns corrélationnels confirment parfaitement les hypothèses théoriques :

  • Corrélation positive hautement significative avec le style Anxieux/Ambivalent : les individus caractérisés par une préoccupation excessive pour leurs relations manifestent les niveaux de frustration les plus élevés, en résonance avec leurs exigences d’intimité totale souvent irréalistes.
  • Corrélation positive avec le style Évitant : les individus évitants rapportent également une frustration substantielle, attribuable à leur pessimisme quant à la bienveillance et à la fiabilité des figures d’attachement.
  • Corrélation négative robuste avec le style Sécurisant : les individus sécurisants rapportent des scores très bas sur cette échelle, attestant d’une satisfaction globale vis-à-vis de l’étayage affectif reçu et d’une capacité à interpréter les limites du partenaire de manière bienveillante.

Validité discriminante et analyse par fonctions discriminantes

Brennan et Shaver (1995) ont réalisé une analyse par fonction discriminante intégrant les sept sous-échelles de 10 items issues de leur partition factorielle. Les deux fonctions discriminantes résultantes ont permis de classifier correctement 72,3 % des participants dans leur groupe d’attachement d’origine (selon la mesure de Hazan et Shaver) :

  • La première fonction séparait nettement les participants sécurisants des participants évitants.
  • La seconde fonction isolait précisément les participants anxieux/ambivalents des sécurisants, l’échelle de frustration contribuant lourdement au coefficient de structure de cette dimension de préoccupation relationnelle.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’instrument a été évaluée sous plusieurs aspects métrologiques fondamentaux :

Consistance interne

Dans l’échantillon d’étalonnage de Brennan et Shaver (1995), constitué de plusieurs centaines de jeunes adultes engagés dans des trajectoires relationnelles variées, le coefficient alpha de Cronbach de la sous-échelle de Frustration envers les partenaires s’est établi à 0,84. Cette valeur dépasse largement le seuil standard de 0,70 requis pour la recherche fondamentale et se situe au niveau attendu pour une utilisation diagnostique exploratoire en contexte clinique.

L’analyse des corrélations item-total corrigées a démontré que l’ensemble des 10 items présentait des valeurs d’association solides avec le score global (généralement comprises entre r = 0,48 et r = 0,71), indiquant qu’aucun énoncé ne dévie du construit central de déception et de non-comblement des besoins relationnels.

Stabilité temporelle (Test-Retest)

Les investigations ultérieures de la stabilité temporelle des échelles d’attachement de cette génération d’outils ont mis en évidence des coefficients de corrélation test-retest oscillant entre r = 0,70 et r = 0,81 sur des intervalles de 4 à 8 semaines chez des populations d’étudiants stabilisés sur le plan relationnel. Cette stabilité indique que la mesure évalue bien une disposition affective durable (un trait attitudinal ou un schéma relationnel) plutôt qu’une simple oscillation d’humeur circonstancielle, tout en restant sensible aux transitions relationnelles majeures (telles qu’une rupture amoureuse ou un engagement durable).

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La genèse de l’instrument repose sur une méthodologie factorielle rigoureuse documentée par Brennan, Shaver et Hazan (1989) et formalisée par Brennan et Shaver (1995).

Structure primaire (Analyse factorielle exploratoire)

Les auteurs ont soumis un ensemble initial de 143 items décrivant les cognitions, affects et conduites d’attachement à une analyse factorielle avec rotation oblique (oblimin), afin de tolérer les intercorrélations naturelles entre dynamiques affectives :

  • Cette analyse a extrait initialement 34 facteurs possédant des valeurs propres (eigenvalues) supérieures à 1,0.
  • Parmi ces 34 axes, sept facteurs principaux regroupaient un nombre suffisant d’items homogènes à saturation élevée pour justifier la constitution de sous-échelles autonomes de 10 items chacune (Frustration envers les partenaires, Recherche de proximité, Autosuffisance, Ambivalence, Confiance envers autrui, Jalousie/Peur de l’abandon, et Accrochage anxieux).
  • Les items constituant la sous-échelle « Frustration envers les partenaires » présentaient des saturations primaires remarquables (supérieures à 0,50, avec des valeurs atteignant 0,75 sur le facteur cible) et des saturations croisées faibles sur les autres facteurs.

Structure de second ordre

Afin d’examiner l’organisation hiérarchique de ces sept échelles, Brennan et Shaver (1995) ont appliqué une analyse factorielle par extraction d’axes principaux (Principal Axis Factoring) sur la matrice de corrélation des sept scores composites :

  • Deux macro-facteurs orthogonaux ont émergé, expliquant ensemble 71,3 % de la variance totale.
  • Ces deux facteurs de second ordre étaient quasiment indépendants (corrélation empirique de seulement r = 0,05).
  • Le premier macro-facteur, désigné sous le terme d’Insécurité générale (ou évitement), distinguait les participants évitants des participants sécurisants.
  • Le second macro-facteur, étiqueté Préoccupation pour l’attachement (ou anxiété), distinguait nettement les participants anxieux/ambivalents des individus sécurisants. L’échelle de Frustration envers les partenaires chargeait de manière substantielle sur cette dimension de préoccupation, confirmant son statut d’indicateur cardinal de la détresse relationnelle anxieuse.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom du test : Échelle de Frustration envers les partenaires (Frustration with Partners Scale), composante de la batterie des échelles d’attachement en 10 items (10-Item Attachment Scales).
  • Format d’administration : Questionnaire auto-administré sur support papier ou informatisé.
  • Nombre d’items : 10 items.
  • Format de réponse : Échelle de type Likert en 7 points :
    1 = Pas du tout d’accord (Disagree strongly)
    2 = Fortement en désaccord
    3 = Plutôt en désaccord
    4 = Neutre / Ni en désaccord ni d’accord
    5 = Plutôt d’accord
    6 = Fortement d’accord
    7 = Tout à fait d’accord (Agree strongly)
  • Modalités de cotation : L’ensemble des 10 items est coté dans le sens direct. Aucun item n’est inversé. Le score total de frustration s’obtient en calculant soit la somme brute des 10 items (s’étalant de 10 à 70), soit la moyenne arithmétique (s’étalant de 1,00 à 7,00). Des scores plus élevés traduisent une frustration et une insatisfaction relationnelle plus intenses.
  • Temps de passation estimé : Environ 3 à 5 minutes pour cette sous-échelle spécifique.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de développement : 1989 (communication scientifique initiale par Brennan, Shaver, & Hazan) ; 1995 (publication officielle dans le Journal of Personality and Social Psychology).
  • Statut du droit d’auteur : Les items ont été publiés dans la littérature académique à des fins scientifiques sous l’égide de l’American Psychological Association (APA).
  • Conditions d’utilisation et tarification : L’instrument est accessible sans frais (gratuit) pour les chercheurs, les universitaires et les cliniciens réalisant des travaux de recherche à but non lucratif ou des évaluations professionnelles individuelles, sous réserve de citer correctement les publications originales de Brennan et Shaver (1995). Toute incorporation dans un logiciel commercial payant ou un service tarifé de diagnostic requiert une demande préalable auprès des détenteurs des droits.

12. Références / References

Les références ci-dessous constituent le corpus théorique et méthodologique fondamental ayant présidé à l’élaboration et à l’analyse de cette échelle :

  • Ainsworth, M. D. S., Blehar, M. C., Waters, E., & Wall, S. (1978). Patterns of attachment: A psychological study of the strange situation. Lawrence Erlbaum Associates.
  • Bowlby, J. (1969). Attachment and loss: Vol. 1. Attachment. Basic Books.
  • Bowlby, J. (1973). Attachment and loss: Vol. 2. Separation: Anxiety and anger. Basic Books.
  • Bowlby, J. (1980). Attachment and loss: Vol. 3. Loss: Sadness and depression. Basic Books.
  • Brennan, K. A., & Shaver, P. R. (1995). Dimensions of adult attachment, affect regulation, and romantic relationship functioning. Personality and Social Psychology Bulletin, 21(3), 267–283. https://doi.org/10.1177/0146167295213008
  • Brennan, K. A., Shaver, P. R., & Hazan, C. (1989). Dimensions of adult romantic attachment. Communication présentée au congrès annuel de la Midwestern Psychological Association, Chicago, IL.
  • Brennan, K. A., Clark, C. L., & Shaver, P. R. (1998). Self-report measurement of adult attachment: An integrative overview. In J. A. Simpson & W. S. Rholes (Eds.), Attachment theory and close relationships (pp. 46–76). Guilford Press.
  • Hazan, C., & Shaver, P. R. (1987). Romantic love conceptualized as an attachment process. Journal of Personality and Social Psychology, 52(3), 511–524. https://doi.org/10.1037/0022-3514.52.3.511

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale: 7-point Likert scale (1 = Disagree strongly to 7 = Agree strongly)

Instructions: Please indicate how much you agree or disagree with each of the following statements regarding your romantic relationships.

  1. I often feel that partners don’t want to get as close as I would like.
  2. I find that partners are reluctant to get as close as I would like.
  3. I feel frustrated when partners are not around as much as I would like.
  4. I want to merge completely with another person, and this desire sometimes scares people away.
  5. I am frustrated that partners are not as affectionate and available as I would like.
  6. I often feel disappointed by romantic partners.
  7. I often wish that partners would express their feelings for me more clearly.
  8. I feel that partners are never as emotionally expressive as I want them to be.
  9. I get frustrated when partners do not show me how much they care.
  10. I often feel that my partners do not fulfill my emotional needs.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 3). Frustration envers les partenaires. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/frustration-envers-les-partenaires/
Looti, Mohammed. “Frustration envers les partenaires.” Base de données de psychologie en français, 3 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/frustration-envers-les-partenaires/.
Looti, Mohammed. “Frustration envers les partenaires.” Base de données de psychologie en français. octobre 3, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/frustration-envers-les-partenaires/.