1. Résumé
Les Échelles du lieu de contrôle spirituel de la santé (en anglais, Spiritual Health Locus of Control Scales – SHLOC), initialement développées et révisées par la chercheuse Cheryl L. Holt et ses collaborateurs (2001, 2003, 2007), constituent un instrument psychométrique conçu pour évaluer la manière dont les individus attribuent le contrôle de leur santé physique et de leur guérison à des forces spirituelles ou divines. Dérivé du concept fondamental de lieu de contrôle formulé par Julian B. Rotter et adapté à la santé par Wallston et al. (MHLC), le SHLOC répond à une lacune empirique majeure : la non-différenciation des croyances religieuses et spirituelles au sein des instruments de mesure traditionnels, qui reléguaient souvent ces dynamiques dans la catégorie générique de « contrôle externe » ou de « hasard ».
Dans sa version révisée, l’instrument comprend 14 items (avec une structure factorielle distinguant principalement deux sous-échelles : la dimension Active Spiritual et la dimension Passive Spiritual, parfois déclinée en quatre facteurs selon les versions : Partenariat/Collaboration divine, Croyance active, Remise passive à Dieu, et Grâce divine). Les items sont évalués à l’aide d’une échelle de réponse de type Likert à 5 points allant de « Fortement en désaccord » (Strongly disagree) à « Fortement d’accord » (Strongly agree), en passant par un point neutre (« Ni l’un ni l’autre » / Neither). Les études psychométriques mettent en évidence une consistance interne satisfaisante, avec des coefficients alpha de Cronbach généralement compris entre 0,74 et 0,88 pour les sous-échelles globales, ainsi qu’une validité de construit, convergente et discriminante robuste, notamment au sein de populations diverses et issues de minorités ethnoculturelles engagées dans des démarches de promotion de la santé préventive et de gestion des maladies chroniques.
2. Mots-clés
Lieu de contrôle de la santé, spiritualité, religion, psychologie de la santé, psychométrie, autonomie en santé, attribution causale, Cheryl L. Holt, croyances religieuses, santé publique, fidélité psychométrique, validité factorielle.
3. Auteurs
L’échelle a été conçue et validée sous la direction scientifique de :
- Cheryl L. Holt, Ph.D. : Professeure titulaire au Département des sciences comportementales et communautaires (Department of Behavioral and Community Health), School of Public Health, Université du Maryland (College Park, États-Unis). Ses travaux de recherche pionniers portent sur les disparités de santé, le rôle des institutions confessionnelles dans la promotion des comportements de santé, et l’impact de la religiosité/spiritualité sur le dépistage précoce du cancer (notamment du cancer colorectal et du sein) au sein des communautés afro-américaines. Contact académique : [email protected].
- Collaborateurs principaux : Matthew W. Clark, Eddie M. Clark, et David K. Klesges, ayant participé aux premières déclinaisons psychométriques et analyses factorielles exploratoires et confirmatoires de l’attribution spirituelle de la santé au sein d’institutions universitaires américaines telles que l’Université de Saint Louis et le St. Jude Children’s Research Hospital.
4. Objectif
L’objectif fondamental des Spiritual Health Locus of Control Scales est de quantifier avec précision les croyances individuelles relatives au rôle joué par Dieu, une puissance supérieure ou la pratique spirituelle dans le maintien de la santé, la survenue de la maladie et le processus de guérison. Avant l’émergence de ces échelles spécifiques, les chercheurs en psychologie de la santé utilisaient principalement les Multidimensional Health Locus of Control (MHLC) Scales de Wallston et al. (1978). Or, le MHLC ne comportait que trois dimensions : le contrôle interne (la santé dépend de mes propres comportements), le contrôle externe lié aux « autres puissants » (médecins, professionnels de santé) et le contrôle externe lié au « hasard » (la chance, la fatalité). Dans ce modèle triadique, les croyances spirituelles étaient soit amalgamées à la fatalité, soit rattachées de façon inappropriée aux professionnels de santé, soit tout simplement occultées.
Le SHLOC a été spécifiquement développé pour combler ce vide conceptuel, en postulant que l’attribution spirituelle ne constitue pas un bloc monolithique d’aliénation ou de fatalisme passif. Au contraire, pour de nombreux individus, la foi religieuse constitue un puissant levier d’action, de responsabilisation et de résilience face à la maladie. L’échelle vise donc à discerner si l’individu conçoit son rapport au divin comme une collaboration active — où prendre soin de son corps constitue un devoir moral et spirituel soutenu par la force divine — ou, à l’inverse, comme une délégation passive et fataliste où toute initiative médicale ou préventive devient superflue face à la volonté divine.
Dans les contextes cliniques et de recherche en santé publique, le SHLOC est utilisé pour :
- Comprendre et prédire l’adhésion aux comportements de santé préventifs, tels que le dépistage du cancer, la vaccination, l’alimentation saine et l’activité physique ;
- Analyser les réactions psychologiques, l’observance thérapeutique et la gestion de la douleur chez les patients atteints de pathologies chroniques ou potentiellement mortelles (maladies cardiovasculaires, diabète, cancers) ;
- Concevoir des interventions de santé adaptées sur le plan culturel et spirituel, notamment au sein des communautés où la foi joue un rôle central dans la vision du monde et les prises de décision médicales ;
- Distinguer les formes d’adaptation religieuse positives (positive religious coping) des formes délétères pouvant conduire à l’évitement ou au refus de soins médicaux.
5. Construit psychologique
Le construit mesuré par le SHLOC est multidimensionnel et s’articule autour de la nature des attributions causales dirigées vers l’autorité divine ou la pratique spirituelle. Selon les analyses psychométriques de Cheryl L. Holt et al., deux grandes orientations sous-jacentes structurent les représentations de la santé : la dimension spirituelle active et la dimension spirituelle passive.
1. La dimension spirituelle active (Active Spiritual Locus of Control)
Cette sous-échelle reflète une conceptualisation collaborative, responsabilisante et proactive de la santé. L’individu ne se décharge pas de ses obligations personnelles ; il considère au contraire que son corps est un don ou un sanctuaire dont il a la responsabilité morale de prendre soin. Dieu est perçu comme une source de force intérieure, de guidance et de soutien qui habilite la personne à adopter des comportements protecteurs. De surcroît, cette dimension intègre l’idée que les compétences médicales et la science clinique sont des instruments par lesquels s’exerce l’action divine (« Dieu agit à travers les médecins pour nous guérir »). L’individu mobilise sa prière et sa foi non pas en remplacement des soins séculiers, mais comme une ressource synergique favorisant l’équilibre biopsychosocial.
Par exemple, un score élevé sur des items tels que « Even though I trust God will take care of me, I still need to take care of myself » (Même si j’ai confiance que Dieu prendra soin de moi, je dois quand même prendre soin de moi-même) ou « God gives me the strength to take care of myself » (Dieu me donne la force de prendre soin de moi-même) indique une autonomie renforcée par le sentiment de partenariat avec Dieu, généralement associée à une excellente adhésion aux recommandations préventives.
2. La dimension spirituelle passive (Passive Spiritual Locus of Control)
À l’opposé, la dimension passive renvoie à une forme d’externalisation radicale, d’abandon fataliste ou de démission comportementale. Dans cette perspective, toute initiative humaine ou intervention médicale est jugée vaine, inutile, voire attentatoire à la toute-puissance divine. L’individu estime que le sort de sa santé physique relève exclusivement du décret divin et que recourir à la médecine témoignerait d’un manque de foi.
Des énoncés tels que « There is no point in taking care of myself when it’s all up to God anyway » (Il ne sert à rien de prendre soin de moi quand tout dépend de Dieu de toute façon) illustrent cette posture. Les recherches démontrent que des scores élevés sur cette composante sont prédictifs de retards diagnostiques, de négligence des symptômes cliniques et d’une moindre utilisation des dispositifs de santé publique.
6. Cadre théorique
L’ancrage théorique du SHLOC repose sur l’intersection de trois courants majeurs de la psychologie contemporaine :
La théorie de l’apprentissage social et le lieu de contrôle
Le socle conceptuel initial découle de la théorie de l’apprentissage social formulée par Julian B. Rotter (1966). Selon Rotter, les individus développent des attentes généralisées quant à la source des renforcements qu’ils reçoivent. Un contrôle interne implique que le sujet perçoit les événements comme la conséquence directe de ses propres actes, tandis qu’un contrôle externe attribue ces renforcements à la chance, au destin ou à des puissances extérieures. Kenneth Wallston et ses collègues (1978) ont ensuite spécifié ce concept au domaine de la santé (Multidimensional Health Locus of Control – MHLC). Le SHLOC prolonge cette modélisation en postulant que le contrôle externe ne saurait être restreint au hasard ou aux médecins, et que le « contrôle divin » constitue une entité psychologique autonome aux implications comportementales hautement spécifiques.
La théorie de l’attribution causale
Développée initialement par Fritz Heider (1958) et enrichie par Bernard Weiner (1985), la théorie de l’attribution causale analyse les processus cognitifs par lesquels les individus expliquent les causes des succès, des échecs et des événements de vie. Dans le contexte de la maladie, attribuer un rétablissement à une bénédiction divine ou une infection à une épreuve spirituelle modifie profondément les affects associés (culpabilité, gratitude, anxiété, espoir) et conditionne les stratégies d’action futures.
La psychologie de la religion et de l’adaptation (Coping)
Le cadre théorique du SHLOC s’inspire directement des travaux de Kenneth Pargament (1997) sur le religious coping. Pargament a identifié trois styles fondamentaux de résolution de problèmes en contexte religieux :
- Le style collaboratif (Collaborative style) : l’individu et Dieu travaillent ensemble en tant que partenaires actifs dans la gestion des difficultés. Ce style correspond étroitement à la dimension Active Spiritual du SHLOC ;
- Le style de déférence (Deferring style) : l’individu remet passivement l’ensemble de la situation entre les mains de Dieu sans intervenir activement, ce qui s’apparente à la dimension Passive Spiritual ;
- Le style autodirigé (Self-directing style) : l’individu reconnaît l’existence de Dieu mais estime que la responsabilité des décisions lui incombe entièrement.
Le SHLOC formalise ces dynamiques au sein de la psychométrie de la santé en fournissant un outil standardisé capable de discriminer l’adaptation religieuse constructive de l’évitement comportemental passif.
7. Validité
La validité psychométrique des Échelles du lieu de contrôle spirituel de la santé a été minutieusement documentée à travers plusieurs études empiriques menées auprès d’échantillons communautaires et cliniques.
Validité de contenu
La validité de contenu a été établie dès la phase initiale de création par Cheryl L. Holt et ses collaborateurs au moyen d’entretiens qualitatifs, de groupes de discussion (focus groups) et d’évaluations par des panels d’experts en santé publique, en psychologie religieuse et en psychométrie. Ce travail a permis de s’assurer que les énoncés couvraient l’éventail des croyances relatives à la providence divine, au devoir corporel envers Dieu et à l’articulation entre médecine moderne et foi.
Validité convergente
La validité convergente a été démontrée par des corrélations statistiquement significatives avec des mesures établies de religiosité globale et de santé. La sous-échelle Active Spiritual montre des corrélations positives modérées à fortes (généralement r compris entre 0,45 et 0,65, p < 0,001) avec des instruments tels que la Duke University Religion Index (DUREL) et la sous-échelle de coping religieux positif du Brief RCOPE de Pargament. De même, elle s’associe positivement à la dimension « Internale » du MHLC de Wallston lorsque le sentiment d’auto-efficacité est préservé, démontrant que la foi active n’annihile pas le sentiment d’agentivité personnelle.
Validité discriminante
La validité discriminante est attestée par des corrélations faibles ou nulles entre la sous-échelle active et les mesures d’aliénation, de fatalisme séculier ou de lieu de contrôle par le hasard (Chance Health Locus of Control). À l’inverse, la sous-échelle Passive Spiritual corrèle positivement avec le fatalisme de la santé (Health Fatalism) et négativement avec les scores d’auto-efficacité en santé (Health Self-Efficacy), prouvant que l’instrument distingue parfaitement deux postures existentielles aux conséquences opposées.
Validité prédictive
Dans plusieurs études longitudinales et transversales menées par Holt et al. (notamment en 2003 et 2007), les scores sur la dimension Active Spiritual se sont révélés être des prédicteurs significatifs de la participation aux examens de dépistage (mammographie, coloscopie, test de recherche de sang occulte dans les selles), d’une alimentation plus riche en fruits et légumes, et d’un recours accru aux conseils médicaux. Inversement, les scores élevés à la dimension Passive Spiritual prédisaient de manière robuste un renoncement ou un retard significatif dans la recherche de soins médicaux d’urgence ou préventifs.
8. Fidélité
Les propriétés de fidélité du SHLOC attestent d’une bonne stabilité et consistance psychométrique à travers diverses populations cibles.
Consistance interne
Dans les études de validation conduites par Holt et ses collaborateurs (2001, 2003), les coefficients alpha de Cronbach (α) ont démontré une cohérence interne robuste pour les dimensions principales :
- Sous-échelle globale Active Spiritual : les valeurs d’alpha de Cronbach s’échelonnent régulièrement entre 0,82 et 0,89, indiquant une forte homogénéité des items portant sur le partenariat divin, la prière et la responsabilité envers soi-même.
- Sous-échelle Passive Spiritual : composée d’un nombre restreint d’items (spécifiquement les items 12 et 13 dans la version révisée), le coefficient alpha oscille généralement entre 0,68 et 0,78, ce qui demeure très satisfaisant pour une échelle brève de deux items, la formule de Spearman-Brown confirmant une fiabilité intrinsèque appropriée.
Fidélité test-retest
La stabilité temporelle a été évaluée sur des intervalles de deux à six semaines auprès d’échantillons d’adultes en population générale. Les coefficients de corrélation intra-classe (CCI) et de corrélation de Pearson test-retest se situent entre r = 0,75 et r = 0,84 pour la composante active, et entre r = 0,70 et r = 0,79 pour la composante passive, confirmant que le lieu de contrôle spirituel de la santé se comporte davantage comme un trait cognitif stable et une orientation attitudinale consolidée que comme un état émotionnel transitoire.
9. Analyse factorielle
La structure factorielle du SHLOC a fait l’objet d’analyses factorielles exploratoires (AFE) par extraction en composantes principales avec rotation oblique (Promax ou Oblimin), suivies d’analyses factorielles confirmatoires (AFC) par modélisation d’équations structurelles (SEM).
Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)
Les premières études factorielles ont extrait des structures allant de deux à quatre facteurs selon le niveau de granularité retenu :
- Une solution bidimensionnelle dominante opposant nettement l’Orientation spirituelle active (items 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 14) et l’Orientation spirituelle passive (items 12, 13). Les saturations factorielles pour la dimension active varient de 0,51 à 0,83, tandis que les items de la dimension passive saturent à plus de 0,65 sur leur facteur respectif sans cross-loading majeur.
- Une structure à quatre composantes de premier ordre dans certaines versions approfondies de Holt et al., isolant : (1) Spiritual Partnering (collaboration avec Dieu pour se soigner), (2) Spiritual Self-Care (obligation religieuse de maintenir son corps sain), (3) Divine Provision / Doctors (action divine passant par le corps médical), et (4) Spiritual Passivity (abandon fataliste total).
Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)
Lors des modélisations confirmatoires réalisées sur des cohortes indépendantes (notamment chez plus de 800 participants dans les études sur le cancer de Holt et al.), les indices d’ajustement global ont corroboré l’adéquation du modèle bifactoriel hiérarchique :
- Ratio Chi-deux sur degrés de liberté (χ²/df) : inférieur à 2,5 ;
- Comparative Fit Index (CFI) : > 0,93 ;
- Tucker-Lewis Index (TLI) : > 0,91 ;
- Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) : < 0,058 (avec un intervalle de confiance à 90 % compris entre 0,045 et 0,069) ;
- Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) : < 0,052.
Ces indices confirment que l’organisation multidimensionnelle du test représente fidèlement l’organisation psychologique des attributions spirituelles de santé.
10. Instrument de mesure
- Type de test : Auto-questionnaire psychométrique standardisé sur papier ou en passation informatisée.
- Format : Inventaire auto-administré à réponses fermées.
- Nombre d’items : 14 items dans la version révisée standard.
- Échelle de réponse : Échelle ordinale de type Likert à 5 points formulée comme suit dans la consigne : strongly agree, agree, neither, disagree, or strongly disagree (Fortement d’accord, D’accord, Ni l’un ni l’autre, En désaccord, Fortement en désaccord).
- Cotation : Les réponses sont habituellement cotées de 1 (Strongly disagree) à 5 (Strongly agree), le point neutre Neither recevant la note de 3. Aucun item n’est inversé au sein de ses sous-échelles propres :
- Score Actif Spirituel (Active Spiritual) : Somme ou moyenne des items 4, 5, 6, 14, 1, 2, 3, 7, 8, 9, 10.
- Score Passif Spirituel (Passive Spiritual) : Somme ou moyenne des items 12 et 13 (l’énoncé 11 constituant l’amorce contextuelle associée à l’énoncé 12).
- Temps de passation moyen : Entre 3 et 6 minutes.
11. Permissions, Tarifs et Année du test
- Année de développement : 2001 (publication princeps et révisions ultérieures en 2003 et 2007).
- Propriété intellectuelle et droits d’auteur : Cheryl L. Holt et al. Les droits de publication des articles sources sont détenus par l’éditeur académique SAGE Publications et Springer Science+Business Media selon les revues de publication.
- Conditions d’accès et tarifs : L’utilisation de l’échelle à des fins de recherche scientifique non commerciale et d’enseignement clinique est généralement accordée gratuitement sans redevance financière, sous réserve de citer convenablement les travaux originaux de l’auteure dans toute communication ou publication scientifique. Les utilisations commerciales, institutionnelles ou industrielles nécessitent une autorisation écrite préalable.
12. Références
Voici les références bibliographiques clés selon les normes APA (7e édition) :
- Holt, C. L., Clark, E. M., & Klesges, D. K. (2001). Spiritual health locus of control and its relationship to health behaviors and cancer screening among African Americans. Journal of Health Psychology, 6(4), 441–454. https://doi.org/10.1177/135910530100600406
- Holt, C. L., Clark, E. M., Kreuter, M. W., & Rubio, D. M. (2003). Spiritual health locus of control and breast cancer beliefs among urban African American women. Health Psychology, 22(3), 294–299. https://doi.org/10.1037/0278-6133.22.3.294
- Holt, C. L., Lukwago, S. N., & Kreuter, M. W. (2007). Validation of the Spiritual Health Locus of Control Scale with a diverse sample of African Americans. Health Education & Behavior, 34(4), 597–615. https://doi.org/10.1177/1090198106294894
- Pargament, K. I. (1997). The psychology of religion and coping: Theory, research, practice. Guilford Press.
- Rotter, J. B. (1966). Generalized expectancies for internal versus external control of reinforcement. Psychological Monographs: General and Applied, 80(1), 1–28. https://doi.org/10.1037/h0092976
- Wallston, K. A., Wallston, B. S., & DeVellis, R. (1978). Development of the Multidimensional Health Locus of Control (MHLC) Scales. Health Education Monographs, 6(2), 160–170. https://doi.org/10.1177/109019817800600107
- Weiner, B. (1985). An attributional theory of achievement motivation and emotion. Psychological Review, 92(4), 548–573. https://doi.org/10.1037/0033-295X.92.4.548
13. Questions et items du questionnaire
Response scale: strongly agree, agree, neither, disagree, or strongly disagree
- Through my faith in God‚ I can stay healthy.
- If I lead a good spiritual life‚ I will stay healthy.
- If I stay healthy‚ it’s because I am right with God.
- Living the way the Lord says I’m supposed to live means I have to take care of myself.
- Even though I trust God will take care of me‚ I still need to take care of myself.
- God gives me the strength to take care of myself.
- I rely on God to keep me in good health.
- God works through doctors to heal us.
- Prayer is the most important thing I do to stay healthy.
- If I stay well‚ it is because of the grace of the good Lord.
- It’s ok not to seek medical attention because
- I feel that God will heal me.
- There is no point in taking care of myself when it’s all up to God anyway.
- God and I share responsibility for my health.