Échelles des stratégies de gestion de l’identité

Découvrez les Échelles des stratégies de gestion de l’identité (IMSS) de Scott B. Button : analyse psychométrique des stratégies de fabrication, évitement et intégration des minorités sexuelles en milieu professionnel.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 9, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 9, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé

Les Échelles des stratégies de gestion de l’identité (Identity Management Strategies Scales, IMSS), développées initialement par le chercheur en psychologie organisationnelle Scott B. Button (1996, 2001, 2004), constituent un instrument psychométrique de référence conçu pour mesurer et analyser les mécanismes comportementaux et interpersonnels mobilisés par les minorités sexuelles (employés gays et lesbiennes) pour gérer la divulgation de leur orientation sexuelle en milieu professionnel. Face à des contextes de travail hétéronormatifs ou potentiellement stigmatisants, les individus déploient diverses stratégies d’adaptation pour naviguer entre invisibilisation, préservation de la vie privée et affirmation identitaire.

L’instrument se compose de 23 items répartis en trois sous-échelles distinctes : la fabrication (Counterfeiting, 6 items), qui renvoie à l’adoption délibérée d’une façade hétérosexuelle par la tromperie active ou l’adhésion aux stéréotypes hétéronormés ; l’évitement (Avoiding, 7 items), caractérisé par l’éludation proactive des discussions personnelles, le retrait social et l’établissement de frontières strictes entre sphère privée et vie professionnelle ; et l’intégration (Integrating, 10 items), qui mesure la divulgation ouverte, la fierté identitaire, l’authenticité et la contestation active des comportements homophobes au travail. Les participants évaluent chaque proposition sur une échelle de Likert en 7 points allant de 1 (« fortement en désaccord ») à 7 (« fortement d’accord »).

Sur le plan des qualités psychométriques, les échelles présentent une cohérence interne satisfaisante à excellente dans les études empiriques initiales et répliquées (coefficients alpha de Cronbach d’environ .76 pour la fabrication, .86 pour l’évitement et .89 pour l’intégration ; Button, 2001, 2004 ; Lipka, 2010). Les analyses factorielles confirmatoires appuient la structure tridimensionnelle du modèle, démontrant une validité de construit, convergente et discriminante robuste. Cet outil s’avère central pour les recherches sur la diversité et l’inclusion en entreprise, le bien-être au travail, le stress des minorités et les politiques organisationnelles d’affirmation de la diversité sexuelle.

2. Mots-clés

gestion de l’identité, minorités sexuelles, milieu professionnel, révélation de soi, fabrication, évitement, intégration, stigmatisation, psychologie du travail, climat organisationnel, hétéronormativité, bien-être au travail

3. Auteurs

L’instrument a été conçu et validé par Scott B. Button, docteur en psychologie industrielle et organisationnelle diplômé de l’Université d’État de Pennsylvanie (The Pennsylvania State University). Ses travaux pionniers portent sur les politiques organisationnelles soutenant la diversité sexuelle, le climat de travail perçu par les employés LGBT+ et les stratégies individuelles d’adaptation face aux micro-agressions et discriminations professionnelles.

L’outil a été ultérieurement documenté et enrichi par des chercheurs en psychologie sociale et du travail, notamment dans les recherches doctorales de Phillip Lipka (2010) à l’Université de Clemson, qui ont exploré l’interaction entre ces stratégies et le concept d’hétérosexisme organisationnel.

4. Objectif

L’objectif central des Identity Management Strategies Scales est d’opérationnaliser et de quantifier la manière dont les employés appartenant à des minorités sexuelles gèrent les frontières de leur identité stigmatisée dans le contexte organisationnel. Historiquement, la divulgation de l’orientation sexuelle au travail a souvent été conceptualisée de manière binaire (être « dans le placard » versus « ouvertement gay »). Cependant, les réalités vécues par les travailleurs révèlent des processus de régulation relationnelle beaucoup plus nuancés, dynamiques et contingents aux exigences de l’environnement de travail.

L’instrument a été développé pour dépasser cette dichotomie simplificatrice en s’appuyant sur les typologies qualitatives antérieures (telles que celles de Woods, 1993) afin de fournir aux chercheurs et aux praticiens de la psychologie organisationnelle une échelle psychométrique standardisée, valide et fidèle. Elle permet d’examiner :

  • Les antécédents organisationnels : comment le soutien hiérarchique, les politiques formelles de non-discrimination et le climat perçu d’inclusion ou d’hostilité modulent le choix des stratégies de gestion identitaire par les salariés.
  • Les conséquences psychologiques et professionnelles : les coûts cognitifs et affectifs (tels que la surcharge mentale, l’épuisement professionnel ou le conflit intérieur) associés à la dissimulation active par rapport aux bénéfices psychologiques de l’authenticité et de l’intégration.
  • L’évaluation des interventions de diversité et d’inclusion : la mesure de l’efficacité des formations sur la diversité ou des réseaux d’employés (Employee Resource Groups) sur l’augmentation des comportements d’intégration au détriment des conduites d’évitement et de fabrication.

Sur le plan diagnostique et consultatif, l’outil permet aux auditeurs en ressources humaines d’analyser la sécurité psychologique perçue par les employés marginalisés et d’identifier les pressions implicites poussant à la conformité hétéronormative.

5. Construit psychologique

Le construit théorique sous-jacent à l’IMSS repose sur la notion de gestion de l’identité stigmatisable (ou identité invisible). Contrairement à des stigmates visibles (comme l’origine ethnique ou le genre assigné), l’orientation sexuelle constitue une caractéristique personnelle dissimulable. Les employés doivent ainsi faire des choix stratégiques constants quant aux informations qu’ils transmettent à leurs collègues et supérieurs. L’IMSS décompose ce construit multidimensionnel en trois stratégies comportementales fondamentales :

La fabrication (Counterfeiting)

La fabrication représente la stratégie la plus active de dissimulation, où l’individu construit et maintient délibérément une identité hétérosexuelle fictive. L’employé émet intentionnellement des signaux sociaux erronés afin de détourner les soupçons ou de se conformer aux normes dominantes. Cela se traduit par des récits inventés de rendez-vous avec des personnes du sexe opposé, l’évocation exclusive de relations passées hétérosexuelles pour masquer le présent, l’adoption de comportements genrés stéréotypés, ou encore la participation feinte à des plaisanteries homophobes pour signifier son appartenance au groupe majoritaire. Cette stratégie engendre généralement une charge cognitive élevée et une dissonance émotionnelle aiguë due à la peur constante d’être découvert.

L’évitement (Avoiding)

L’évitement constitue une stratégie non trompeuse mais protectrice, visant à esquiver les situations sociales où la vie privée pourrait être abordée. L’individu ne ment pas explicitement sur son identité, mais érige des barrières étanches entre sphère professionnelle et sphère personnelle. Les comportements typiques incluent l’esquive des déjeuners d’équipe informels ou des réceptions d’entreprise, le refus direct ou indirect de répondre aux questions personnelles, le mutisme lors des conversations relatives aux relations sentimentales, et la projection délibérée d’une image de « solitaire » professionnel qui compartimente strictement le travail et la vie intime.

L’intégration (Integrating)

L’intégration correspond à l’ouverture, à l’affirmation et à l’incorporation fluide de son identité sexuelle dans le contexte de travail. L’individu ne cherche ni à masquer ni à contourner la réalité de son orientation sexuelle. Au contraire, il discute spontanément de son partenaire, partage son quotidien, expose des symboles de sa vie privée sur son poste de travail (photos, lectures), affirme sa fierté d’appartenir à la communauté LGBT+ et adopte une posture proactive en confrontant les remarques homophobes ou en défendant l’équité institutionnelle. L’intégration témoigne souvent d’une sécurité psychologique élevée au sein du collectif de travail.

6. Cadre théorique

L’échelle s’inscrit au carrefour de plusieurs cadres théoriques majeurs de la sociologie de la déviance, de la psychologie sociale et de la psychologie de la santé au travail :

La théorie du stigmate d’Erving Goffman

Dans son ouvrage classique Stigma: Notes on the Management of Spoiled Identity (1963), Erving Goffman distingue les individus « discrédités » (dont le stigmate est immédiatement apparent) des individus « discréditables » (dont la caractéristique stigmatisée n’est pas directement perceptible). Pour Goffman, le défi fondamental de la personne discréditable réside dans le contrôle de l’information : que dire, à qui, quand et comment ? Button transpose directement cette problématique sociologique au cadre organisationnel, formalisant la gestion de l’information sous forme de répertoires d’action comportementale (tromperie, censure de l’information, franchise totale).

Le modèle des stratégies de James Woods

L’ancrage conceptuel le plus direct des IMSS provient de l’étude qualitative ethnographique de James D. Woods (1993), The Corporate Closet: The Professional Lives of Gay Men in America. Woods a identifié trois grandes trajectoires adoptées par les cadres masculins gays pour gérer leur visibilité : la contrefaçon (counterfeiting), l’évitement (avoidance) et l’intégration (integration). Button (1996, 2001) a formalisé empiriquement ces construits qualitatifs en élaborant des items psychométriquement robustes applicables aux employés masculins et féminins.

La théorie du stress des minorités d’Ilan Meyer

L’échelle s’articule également avec la théorie du stress des minorités (Meyer, 2003). Selon ce modèle, les minorités sexuelles sont confrontées à des facteurs de stress distaux (discriminations effectives, préjugés) et à des facteurs de stress proximaux (hypervigilance, anticipation du rejet, dissimulation de l’identité). Les stratégies de fabrication et d’évitement représentent des mécanismes de défense face aux stresseurs perçus, mais se transforment en facteurs de stress proximaux chroniques qui épuisent les ressources d’autorégulation de l’individu (Muraven & Baumeister, 2000).

7. Validité

La validité des Échelles des stratégies de gestion de l’identité a été démontrée à travers de multiples investigations psychométriques en milieu organisationnel :

Validité de construit et validité factorielle

La structure à trois facteurs a été confirmée à la fois par analyse factorielle exploratoire (AFE) et confirmatoire (AFC). Les analyses démontrent que les trois dimensions sont empiriquement distinctes et ne se réduisent pas à un continuum unidimensionnel de « révélation ». Les indices d’ajustement globaux soutiennent l’indépendance relative des facteurs (par exemple, un individu peut modérément éviter certaines discussions personnelles tout en refusant catégoriquement de fabriquer une fausse vie sentimentale).

Validité convergente et discriminante

Les études de Button (2001, 2004) et de Lipka (2010) rapportent des patterns de corrélations conformes aux prédictions théoriques :

  • Climat organisationnel d’affirmation : Un climat de travail perçu comme favorable à la diversité sexuelle corrèle négativement avec la fabrication (r variant de -.30 à -.45) et l’évitement (r d’environ -.35), tout en corrélant positivement et fortement avec l’intégration (r compris entre .40 et .55).
  • Hétérosexisme perçu : La présence de comportements hostiles ou d’hétérosexisme ambiant prédit significativement une augmentation du recours à l’évitement et à la fabrication.
  • Santé psychologique : La fabrication est associée de façon constante à des niveaux plus élevés d’anxiété au travail, de dissonance émotionnelle et de turnover intentionnel, tandis que l’intégration s’associe positivement à la satisfaction au travail, à l’engagement organisationnel et au sentiment d’accomplissement personnel.

8. Fidélité

La fidélité de l’échelle a été évaluée au moyen de l’analyse de cohérence interne (alpha de Cronbach) dans divers échantillons de travailleurs issus de la diversité sexuelle :

  • Fabrication (Counterfeiting – 6 items) : L’alpha de Cronbach oscille généralement entre .75 et .80 (rapporté à .76 par Button, 2001 ; .78 par Lipka, 2010), ce qui démontre une consistance interne satisfaisante pour une échelle comportementale ciblée.
  • Évitement (Avoiding – 7 items) : Présente une cohérence interne élevée, avec des coefficients alpha compris entre .84 et .87 (.86 dans les travaux princeps de Button).
  • Intégration (Integrating – 10 items) : Démontre une excellente homogénéité interne, avec des coefficients alpha variant entre .88 et .91 (.89 chez Button, 2001, 2004).

Les corrélations inter-items corrigées se situent au-delà du seuil standard de .40 pour la quasi-totalité des propositions, confirmant la cohésion des sous-échelles sans redondance excessive.

9. Analyse factorielle

Lors des phases de conception psychométrique menées par Button (1996, 2001), les items ont été soumis à une analyse factorielle avec rotation oblique (Promax ou Oblimin), partant de l’hypothèse théorique que ces stratégies pouvaient être corrélées dans l’expérience quotidienne des employés.

Les résultats de l’analyse en composantes principales ont mis en évidence trois facteurs explicatifs représentant la majeure partie de la variance commune des comportements de gestion de soi :

  • Facteur 1 (Intégration) : Les saturations factorielles s’étendent de .55 à .82, regroupant les 10 items d’affirmation, d’ouverture relationnelle et de militantisme quotidien contre l’homophobie.
  • Facteur 2 (Évitement) : Les saturations s’échelonnent de .52 à .79 pour les 7 items relatifs à la mise à distance délibérée des sujets privés et au retrait des interactions informelles.
  • Facteur 3 (Fabrication) : Les saturations varient entre .48 et .75 pour les 6 items de simulation hétérosexuelle active.

L’analyse factorielle confirmatoire (AFC) réalisée dans les études de réplication confirme la supériorité du modèle tridimensionnel corrélé par rapport à un modèle unidimensionnel ou à deux facteurs, affichant des indices d’ajustement acceptables (CFI > .90, RMSEA < .07, SRMR < .06).

10. Instrument de mesure

  • Nom de l’instrument : Échelles des stratégies de gestion de l’identité (Identity Management Strategies Scales – IMSS).
  • Auteur : Scott B. Button (1996, 2001).
  • Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation psychologique (self-report inventory).
  • Population cible : Salariés et professionnels issus des minorités sexuelles (hommes gays, lesbiennes, personnes bisexuelles en milieu de travail).
  • Nombre total d’items : 23 items répartis en trois sous-échelles :
    • Fabrication (Counterfeiting) : 6 items (items 1 à 6)
    • Évitement (Avoiding) : 7 items (items 7 à 13)
    • Intégration (Integrating) : 10 items (items 14 à 23)
  • Échelle de réponse : Échelle de Likert en 7 points :
    • 1 = strongly disagree (fortement en désaccord)
    • 2 = disagree (en désaccord)
    • 3 = slightly disagree (légèrement en désaccord)
    • 4 = uncertain (incertain)
    • 5 = slightly agree (légèrement d’accord)
    • 6 = agree (d’accord)
    • 7 = strongly agree (fortement d’accord)
  • Calcul des scores : Les scores sont calculés en calculant la moyenne des items de chaque sous-échelle respective (aucun item inversé n’est prévu dans la cotation standard). Un score moyen plus élevé indique une utilisation plus fréquente de la stratégie correspondante.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

L’instrument a été initialement documenté en 1996 dans le cadre de la thèse de doctorat de Scott B. Button à l’Université d’État de Pennsylvanie, puis formalisé dans des articles scientifiques en 2001 et 2004. L’échelle est tombée dans le domaine public académique pour un usage de recherche à des fins non commerciales. Les chercheurs et étudiants peuvent utiliser et reproduire les items en citant fidèlement les publications de référence de Button (2001, 2004). Pour une utilisation commerciale, de conseil organisationnel rémunéré ou d’intégration dans une plateforme logicielle propriétaire, il est recommandé de solliciter l’autorisation formelle de l’auteur original ou des revues détenant les droits de publication afférents.

12. Références

Button, S. B. (1996). Organizational efforts to affirm sexual diversity: A multi-level examination (Unpublished doctoral dissertation). The Pennsylvania State University, University Park, PA.

Button, S. B. (2001). Organizational efforts to affirm sexual diversity: A cross-level examination. Journal of Applied Psychology, 86(1), 17–28. https://doi.org/10.1037/0021-9010.86.1.17

Button, S. B. (2004). Identity management strategies utilized by lesbian and gay employees: A quantitative investigation. Group & Organization Management, 29(4), 470–494. https://doi.org/10.1177/1059601103257417

Goffman, E. (1963). Stigma: Notes on the management of spoiled identity. Prentice-Hall.

Lipka, P. (2010). Sexual minorities in the workplace: An examination of individual differences that affect responses to workplace heterosexism (Doctoral dissertation, Clemson University). TigerPrints All Dissertations, Paper 539. https://tigerprints.clemson.edu/all_dissertations/539/

Meyer, I. H. (2003). Prejudice, social stress, and mental health in lesbian, gay, and bisexual populations: Conceptual issues and research evidence. Psychological Bulletin, 129(5), 674–697. https://doi.org/10.1037/0033-2909.129.5.674

Muraven, M., & Baumeister, R. F. (2000). Self-regulation and depletion of limited resources: Does self-control resemble a muscle? Psychological Bulletin, 126(2), 247–259. https://doi.org/10.1037/0033-2909.126.2.247

Woods, J. D. (1993). The corporate closet: The professional lives of gay men in America. Free Press.

13. Questions et items du questionnaire

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale:
1 = strongly disagree
2 = disagree
3 = slightly disagree
4 = uncertain
5 = slightly agree
6 = agree
7 = strongly agree

Counterfeiting Items

  1. To appear heterosexual‚ I sometimes talk about fictional dates with members of the opposite sex.
  2. I sometimes talk about opposite-sex relationships in my past‚ while I avoid mentioning more recent same-sex relationships.
  3. I sometimes comment on‚ or display interest in‚ members of the opposite sex to give the impression that I am straight.
  4. I have adjusted my level of participation in sports to appear heterosexual.
  5. I make sure that I don’t behave the way people expect gays or lesbians to behave.
  6. I sometimes laugh at “fag” or “dyke” jokes to fit in with my straight co-workers.

Avoiding Items

  1. I avoid co-workers who frequently discuss sexual matters.
  2. I avoid situations (e.g.‚ long lunches‚ parties) where heterosexual co-workers are likely to ask me personal questions.
  3. I let people know that I find personal questions to be inappropriate so that I am not faced with them.
  4. I avoid personal questions by never asking others about their personal lives.
  5. In order to keep my personal life private‚ I refrain from “mixing business with pleasure.”
  6. I withdraw from conversations when the topic turns to things like dating or interpersonal relationships.
  7. I let people think I am a “loner” so that they won’t questions my apparent lack of a relationship.

Integrating Items

  1. In my daily activities‚ I am open about my homosexuality whenever it comes up.
  2. Most of my co-workers know that I am gay/lesbian.
  3. Whenever I’m asked about being gay/lesbian‚ I always answer in an honest and matter-of-fact way.
  4. It’s okay for my gay and lesbian friends to call me at work.
  5. My co-workers know of my interest in gay and lesbian issues.
  6. I look for opportunities to tell my co-workers that I am gay/lesbian.
  7. When a policy or law is discriminatory against gay men and lesbians‚ I tell people what I think.
  8. I let me co-workers know that I’m proud to be gay/lesbian.
  9. I openly confront others when I hear a homophobic remark or joke.
  10. I display objects (e.g.‚ photographs‚ magazines‚ symbols) which suggest that I am gay/lesbian.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 9). Échelles des stratégies de gestion de l’identité. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelles-des-strategies-de-gestion-de-l-identite/
Looti, Mohammed. “Échelles des stratégies de gestion de l’identité.” Base de données de psychologie en français, 9 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelles-des-strategies-de-gestion-de-l-identite/.
Looti, Mohammed. “Échelles des stratégies de gestion de l’identité.” Base de données de psychologie en français. octobre 9, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelles-des-strategies-de-gestion-de-l-identite/.