Échelles de soutien social de Berlin (BSSS)

Les Échelles de soutien social de Berlin (BSSS), conçues par Ralf Schwarzer et Ute Schulz, constituent un instrument psychométrique multidimensionnel de référence évaluant le soutien social perçu, reçu, le besoin de soutien et l’évitement protecteur.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 2, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 2, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

Les Échelles de soutien social de Berlin (Berlin Social-Support Scales, ou BSSS) constituent une batterie psychométrique multidimensionnelle développée à l’origine en 2000 par les psychologues de la santé Ralf Schwarzer et Ute Schulz à la Freie Universität Berlin. Conçu initialement pour évaluer l’impact des interactions sociales et des ressources interpersonnelles auprès de patients confrontés à des stresseurs médicaux majeurs, notamment la chirurgie oncologique, cet instrument opérationnalise le soutien social selon une approche interactionnelle, cognitive et comportementale rigoureuse.

Le système modulaire de la BSSS distingue de façon novatrice les composantes perceptives, motivationnelles, comportementales et dyadiques du soutien. Il comprend six sous-échelles distinctes : le soutien disponible perçu (émotionnel et instrumental), le besoin de soutien, la recherche de soutien, le soutien effectivement reçu, le soutien effectivement fourni (version pour le proche aidant), et une dimension spécifique d’évitement protecteur (protective buffering). Les items sont évalués au moyen d’une échelle de type Likert en 4 points allant de 1 (« fortement en désaccord ») à 4 (« fortement d’accord »). Les investigations psychométriques révèlent une excellente cohérence interne (les coefficients alpha de Cronbach oscillent généralement entre .70 et .89 selon les sous-échelles) ainsi qu’une validité factorielle confirmée par des analyses factorielles confirmatoires rigoureuses. La BSSS est devenue un instrument de référence international en psychologie de la santé, en psycho-oncologie et en recherche sur l’ajustement au stress (coping).

2. Mots-clés / Keywords

Échelles de soutien social de Berlin, BSSS, soutien social perçu, soutien reçu, recherche de soutien, buffering protecteur, ajustement au stress, psycho-oncologie, psychométrie, Ralf Schwarzer, Ute Schulz, adaptation dyadique, soutien instrumental, soutien émotionnel, psychologie de la santé.

3. Auteurs / Authors

Les Échelles de soutien social de Berlin ont été développées et validées par une équipe de chercheurs éminents en psychologie de la santé de la Freie Universität Berlin (Allemagne) :

  • Ralf Schwarzer, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie à la Freie Universität Berlin et chercheur émérite à l’Université de Wrocław (Pologne). Pionnier mondial de la théorie de l’auto-efficacité appliquée à la santé (Health Action Process Approach, HAPA) et de la mesure du stress et du coping. (Courriel institutionnel de recherche : [email protected]).
  • Ute Schulz, Ph.D. : Chercheuse et psychologue clinicienne affiliée au département de psychologie de la santé et du développement de la Freie Universität Berlin, spécialiste de l’adaptation psychologique aux maladies chroniques et des processus interpersonnels dans le rétablissement chirurgical.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental des Échelles de soutien social de Berlin est de pallier les limites conceptuelles et méthodologiques des instruments traditionnels de mesure du soutien social, qui ont historiquement souffert d’un manque de différentiation entre les facettes cognitives, comportementales et contextuelles de ce construit. Pendant plusieurs décennies, la recherche psychologique a souvent amalgamé la croyance qu’une aide est disponible (soutien perçu) avec les comportements effectifs d’assistance reçus lors d’un épisode critique (soutien reçu). La BSSS a été explicitement forgée pour décomposer ces nuances avec une précision diagnostique et expérimentale élevée.

Applications en recherche

Dans les contextes de recherche fondamentale et appliquée, la BSSS permet d’explorer des questions théoriques centrales concernant les mécanismes protecteurs de l’entourage face aux crises vitales. Elle est massivement employée pour :

  • Examiner le modèle de l’effet tampon (stress-buffering model) versus le modèle des effets directs du soutien sur la détresse psychologique, l’anxiété et la dépression.
  • Analyser le paradoxe du soutien reçu, situation documentée où la réception d’aide est parfois corrélée positivement à la détresse en raison de menaces pesant sur le sentiment d’autonomie et d’auto-efficacité de l’individu.
  • Étudier les processus dyadiques en confrontant simultanément les réponses du receveur (patient) et du pourvoyeur (conjoint, proche aidant), permettant de quantifier l’accord dyadique et les divergences d’évaluation.

Applications cliniques et en psycho-oncologie

Sur le plan clinique, la batterie est un outil précieux de dépistage et de suivi pour les équipes médicales, les psychologues hospitaliers et les intervenants en soins palliatifs. Elle a été originellement conçue pour les patients subissant une résection chirurgicale pour un cancer. La BSSS permet d’identifier précocement :

  • Les patients isolés présentant un déficit sévère de soutien perçu disponible et un faible répertoire de recherche de soutien.
  • Les comportements inadaptés de surprotection ou de rétention d’informations au sein du couple, évalués par l’échelle de protective buffering.
  • Les discordances entre le besoin d’aide exprimé par le malade et le soutien réellement prodigué par son réseau de soutien proximal.

5. Construit psychologique / Construct

Le soutien social mesuré par la BSSS est appréhendé comme une ressource transactionnelle, écologique et multidimensionnelle. Plutôt que de postuler un facteur général unique et indifférencié, Schwarzer et Schulz (2000, 2003) opérationnalisent le construit autour de six dimensions conceptuelles autonomes mais interconnectées.

1. Soutien disponible perçu (Perceived Available Support)

Cette dimension évalue les schémas cognitifs stables et anticipatoires de l’individu concernant l’accessibilité future de ressources sociales en cas de détresse. Elle se subdivise en deux composantes fondamentales :

  • Soutien émotionnel : Croyance selon laquelle l’individu est aimé, valorisé, accepté et réconforté (ex. certitude d’avoir une présence empathique lorsqu’on se sent vulnérable ou triste).
  • Soutien instrumental : Anticipation d’une aide matérielle, logistique ou pratique concrète (ex. certitude que des proches prendront en charge des tâches quotidiennes, des démarches administratives ou des charges financières en cas d’incapacité).

2. Besoin de soutien (Need for Support)

Cette échelle évalue la disposition motivationnelle et intrapsychique à requérir l’aide d’autrui lors de situations stressantes. Contrairement à une simple mesure de dépendance, elle capture l’importance subjective accordée au fait de ne pas affronter l’adversité seul. Un score élevé reflète une ouverture à l’étayage externe, tandis qu’un score faible suggère une préférence marquée pour l’indépendance stricte ou un déni défensif de vulnérabilité.

3. Recherche de soutien (Support Seeking)

Dimension résolument comportementale, la recherche de soutien évalue les stratégies actives de coping mobilisées pour solliciter l’entourage. Elle capture la fréquence et la propension avec lesquelles une personne extériorise sa détresse et demande explicitement de l’aide émotionnelle, des conseils ou une assistance instrumentale face à un événement critique.

4. Soutien effectivement reçu (Actually Received Support – Recipient)

Cette échelle cible rétrospectivement un intervalle temporel spécifique (généralement la semaine écoulée) et fait référence à une figure d’attachement ou un aidant principal déterminé (partenaire, conjoint, enfant adulte). Elle mesure les comportements effectifs d’assistance perçus par le bénéficiaire à travers quatre facettes :

  • Soutien émotionnel reçu (EMO) : Manifestations concrètes de tendresse, d’écoute et de réconfort.
  • Soutien instrumental reçu (INST) : Tâches pratiques et soins physiques effectivement accomplis par le proche.
  • Soutien informationnel reçu (INF) : Conseils, éclairages cognitifs et suggestions d’activités distractives.
  • Satisfaction globale avec le soutien (SAT) : Évaluation cognitive de la qualité et de la pertinence de l’aide reçue.

5. Soutien fourni (Provided Support – Provider)

Conçue comme le versant spéculaire de l’échelle de soutien reçu, cette version s’adresse au partenaire ou à l’aidant naturel. Elle quantifie les efforts délibérés et les conduites concrètes d’aide que le pourvoyeur estime avoir déployés envers le patient au cours de la période récente. Elle offre un moyen direct d’évaluer la convergence dyadique.

6. Évitement protecteur (Protective Buffering)

Cette sous-échelle évalue un comportement d’ajustement interpersonnel complexe et souvent dysfonctionnel à long terme : la dissimulation délibérée des émotions négatives, des doutes et des mauvaises nouvelles afin de protéger l’autre de la détresse. Elle quantifie le fait de feindre la force, d’étouffer ses propres angoisses et d’éviter toute confrontation pour ne pas fragiliser le partenaire malade ou l’aidant.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’architecture de la BSSS s’enracine dans la convergence de trois grands courants de la psychologie contemporaine : la théorie transactionnelle du stress et du coping de Lazarus et Folkman, le modèle interactionnel du soutien social de Sarason et Pierce, et les perspectives modernes sur le coping dyadique.

Le modèle transactionnel du stress (Lazarus & Folkman)

Dans la théorie transactionnelle de Richard Lazarus et Susan Folkman (1984), le stress résulte d’une évaluation cognitive où les exigences environnementales sont perçues comme excédant les ressources de l’individu. Dans ce cadre, le soutien social intervient à deux niveaux : lors de l’évaluation secondaire (la perception de soutien disponible modifie l’estimation des ressources mobilisables) et au cours du processus de coping (la recherche de soutien et le soutien reçu constituent des stratégies d’adaptation centrées sur le problème ou sur l’émotion).

Le modèle interactionnel du soutien social

Schwarzer et Schulz s’inspirent explicitement des travaux de Irwin G. Sarason, Barbara R. Sarason et Gregory R. Pierce (1990). Ces théoriciens ont démontré que le soutien perçu ne se résume pas à l’accumulation passive d’actes d’assistance, mais reflète un sentiment stable d’attachement sécure et de validation sociale. La BSSS opérationnalise cette distinction en mesurant simultanément le schéma cognitif préalable (soutien disponible) et les épisodes concrets d’échange social (soutien reçu).

L’approche dyadique et systémique

L’intégration du soutien fourni et de l’évitement protecteur (protective buffering) renvoie aux théories du coping dyadique développées notamment par Guy Bodenmann et Jennifer Coyne. Face à une maladie grave comme le cancer, le stresseur n’est pas uniquement individuel ; il devient une épreuve partagée qui sollicite l’équilibre du couple. L’évitement protecteur illustre les paradoxes de la régulation émotionnelle interpersonnelle : guidé par une intention altruiste, il conduit fréquemment à l’aliénation émotionnelle, à l’épuisement de l’aidant et à une détérioration de l’intimité relationnelle.

7. Validité / Validity

Les qualités métrologiques des Échelles de soutien social de Berlin ont fait l’objet de validations empiriques rigoureuses sur de larges cohortes cliniques et communautaires (Schwarzer & Schulz, 2000, 2003 ; Schulz & Schwarzer, 2003).

Validité de construit et validité factorielle

La structure théorique multivariée de la BSSS a été validée par des démarches exploratoires puis confirmatoires. Les modèles confirment la séparation statistique nette entre le soutien disponible perçu, le besoin de soutien, la recherche de soutien et le soutien reçu. Les indices d’ajustement des modèles factoriels confirment l’adéquation de la modélisation multidimensionnelle aux données observées.

Validité convergente

La validité convergente de la BSSS est largement étayée par des corrélations statistiquement significatives et théoriquement congruentes :

  • Le soutien disponible perçu présente de fortes corrélations positives avec le sentiment d’auto-efficacité générale (General Self-Efficacy, r = .35 à .48), l’optimisme dispositionnel mesuré par le LOT-R (r = .40 à .52) et les dimensions positives de la qualité de vie liée à la santé (SF-36).
  • Le soutien reçu et la recherche de soutien corrèlent de façon significative avec les stratégies de coping actif et de réévaluation cognitive positive de l’inventaire COPE de Carver.
  • L’évitement protecteur corrèle positivement avec l’évitement cognitif, la détresse psychologique refoulée et les scores de dépression chez les conjoints aidants.

Validité discriminante

Les analyses confirment que le soutien disponible perçu est empiriquement distinct de traits de personnalité plus larges comme l’extraversion et le névrosisme (mesurés via le NEO-PI), avec des coefficients de corrélation modérés (généralement |r| < .30), démontrant que la BSSS ne constitue pas un simple épiphénomène de l’affectivité négative ou positive.

Validité prédictive et sensibilité au changement

Dans des études longitudinales menées auprès de patients opérés d’un cancer (Schulz & Schwarzer, 2003), le soutien émotionnel disponible perçu avant l’intervention chirurgicale prédisait de manière robuste une réduction des symptômes dépressifs et une meilleure récupération fonctionnelle six mois après l’opération, même après contrôle des variables biomédicales et du niveau de détresse initial.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité des différentes sous-échelles de la BSSS a été établie à travers l’évaluation de la cohérence interne et la stabilité temporelle.

Cohérence interne (Alpha de Cronbach)

Les analyses psychométriques conduites sur des échantillons de patients atteints de cancer et d’adultes sains rapportent des indices de cohérence interne très satisfaisants :

  • Soutien disponible perçu : Le coefficient global pour l’échelle combinée (8 items) atteint couramment des valeurs de α = .86 à .92. Prise isolément, la sous-échelle émotionnelle (4 items) présente un α de .82 à .88, tandis que la sous-échelle instrumentale (4 items) affiche un α de .80 à .85.
  • Besoin de soutien (4 items) : Présente un alpha oscillant entre α = .63 et .74 (cette valeur plus modérée s’explique par la concision de l’échelle et la présence d’un item inversé).
  • Recherche de soutien (5 items) : Excellente consistance interne, avec des valeurs régulières d’α = .81 à .87.
  • Soutien effectivement reçu (15 items) : La dimension globale présente un coefficient élevé (α = .87 à .91). Les sous-dimensions émotionnelle et instrumentale présentent respectivement des coefficients de .84 et .79.
  • Soutien fourni par l’aidant (14 items) : Cohérence interne robuste avec un alpha global situé entre α = .85 et .89.
  • Évitement protecteur (6 items) : Fidélité satisfaisante avec des coefficients de cohérence interne compris entre α = .72 et .82.

Stabilité temporelle (Test-Retest)

La stabilité test-retest varie logiquement selon la nature théorique du construit évalué :

  • Le soutien disponible perçu, en tant que ressource cognitive relativement stable, montre des coefficients test-retest élevés sur des intervalles de plusieurs mois (r = .68 à .76).
  • Le soutien effectivement reçu présente une stabilité temporelle plus faible (r = .40 à .55), ce qui est théoriquement attendu et souhaitable pour une mesure situationnelle et fluctuante reflétant les aléas du cours des soins et des phases de traitement médical aigu.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure factorielle de la BSSS a été examinée par des méthodes d’analyse factorielle exploratoire (AFE) avec rotation oblique (Promax/Oblimin) et confirmée par des analyses factorielles confirmatoires (AFC) basées sur la modélisation par équations structurelles (SEM).

Structure factorielle du soutien disponible perçu

L’analyse factorielle confirmatoire des 8 items du soutien disponible perçu met en évidence deux solutions envisageables :

  • Un modèle à deux facteurs corrélés (Soutien Émotionnel et Soutien Instrumental), présentant des saturations factorielles très élevées (la plupart comprises entre λ = .65 et λ = .88). La corrélation inter-facteurs est substantielle (r > .60), traduisant une proximité théorique tout en conservant une distinction fonctionnelle.
  • Un modèle hiérarchique de second ordre où un facteur global de soutien disponible perçu sous-tend les composantes émotionnelle et instrumentale. Ce modèle présente d’excellents indices d’ajustement statistique : χ²/dl < 2.5, CFI > .96, TLI > .95, et RMSEA ≤ .055.

Structure factorielle du soutien reçu

L’AFC conduite sur l’échelle de soutien reçu (15 items) confirme une structure tripartite intégrant le soutien émotionnel (EMO), instrumental (INST) et informationnel (INF), complétée par un item synthétique de satisfaction générale. Les saturations des items positifs se situent entre λ = .58 et λ = .82. Les items négatifs/inversés (ex. « Cette personne s’est plainte de moi ») saturent de façon adéquate mais inversée sur le facteur émotionnel, bien que les auteurs aient suggéré d’utiliser des versions exclusivement positives dans certains contextes d’oncologie pour éviter des artefacts de formulation (method effects).

Invariance de mesure

Des analyses d’invariance de mesure multigroupe ont attesté d’une invariance métrique et scalaire selon le genre (hommes vs femmes) et le statut de santé (patients oncologiques vs témoins sains), autorisant des comparaisons intergroupes valides des scores moyens.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique (auto-rapporté) modulaire, administrable au patient et/ou au proche aidant.
  • Format d’administration : Papier-crayon ou passation informatisée en ligne.
  • Temps de passation : Environ 10 à 15 minutes pour l’ensemble des modules complets ; 3 à 5 minutes si seules les sous-échelles de soutien disponible sont employées.
  • Structure des modules :
    • Module I : Soutien disponible perçu (8 items : 4 émotionnels, 4 instrumentaux).
    • Module II : Besoin de soutien (4 items).
    • Module III : Recherche de soutien (5 items).
    • Module IV : Soutien effectivement reçu – version receveur (15 items : 8 émotionnels, 3 instrumentaux, 2 informationnels, 1 satisfaction, dont items inversés).
    • Module V : Soutien fourni – version pourvoyeur (14 items adaptés pour l’aidant).
    • Module VI : Évitement protecteur (6 items).
  • Format des réponses : Échelle de Likert à 4 points :
    • 1 = Fortement en désaccord (strongly disagree)
    • 2 = Plutôt en désaccord (somewhat disagree)
    • 3 = Plutôt d’accord (somewhat agree)
    • 4 = Fortement d’accord (strongly agree)
  • Règles de cotation (Scoring) :
    • Les items formulés négativement (marqués d’un signe moins [-]) doivent être préalablement inversés : 1 → 4, 2 → 3, 3 → 2, 4 → 1.
    • Pour chaque sous-échelle, le score est calculé en réalisant la moyenne arithmétique des items correspondants (ou la somme, selon l’objectif d’analyse), fournissant un score variant de 1 à 4.
    • Un score plus élevé reflète un niveau supérieur de la dimension mesurée (plus grand soutien perçu, recherche plus active, ou évitement protecteur plus prononcé).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de création initiale : 2000 (première diffusion et manuel opérationnel) ; publication des normes et propriétés psychométriques formelles en 2003.
  • Droits d’auteur et propriété intellectuelle : © Ralf Schwarzer et Ute Schulz, Freie Universität Berlin.
  • Tarification et accessibilité : L’instrument est disponible gratuitement pour la recherche académique, scientifique et les applications cliniques non commerciales (domaine ouvert de la recherche universitaire).
  • Conditions d’utilisation : Aucune redevance n’est exigée pour son utilisation dans des mémoires, thèses ou recherches académiques, sous réserve d’une citation bibliographique formelle des publications originales de Schwarzer et Schulz (2000, 2003). L’instrument et ses différentes versions linguistiques sont hébergés et accessibles publiquement via le site officiel du Professeur Ralf Schwarzer (www.ralfschwarzer.de).

12. Références / References

Les sources et publications scientifiques fondamentales régissant la conception et la validation de la BSSS comprennent :

  • Lazarus, R. S., & Folkman, S. (1984). Stress, appraisal, and coping. Springer Publishing Company.
  • Sarason, I. G., Sarason, B. R., & Pierce, G. R. (1990). Traditional views of social support and their impact on assessment. In B. R. Sarason, I. G. Sarason, & G. R. Pierce (Eds.), Social support: An interactional view (pp. 9–25). John Wiley & Sons.
  • Schulz, U., & Schwarzer, R. (2003). Soziale Unterstützung bei der Krankheitsbewältigung: Die Berliner Social Support Skalen (BSSS) [Social support in coping with illness: The Berlin Social Support Scales (BSSS)]. Diagnostica, 49(2), 73–82. https://doi.org/10.1026//0012-1924.49.2.73
  • Schwarzer, R., & Knoll, N. (2007). Functional roles of social support within the stress and coping process: A theoretical and empirical overview. International Journal of Behavioral Medicine, 14(4), 219–236. https://doi.org/10.1007/bf03002996
  • Schwarzer, R., & Schulz, U. (2000). The Berlin Social Support Scales (BSSS). Freie Universität Berlin. http://www.ralfschwarzer.de/

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

There are some people who truly like me.
2

Whenever I am not feeling well‚ other people show me that they are fond of me.
3

Whenever I am sad‚ there are people who cheer me up.
4

There is always someone there for me when I need comforting.
5

I know some people upon whom I can always rely.
6

When I am worried‚ there is someone who helps me.
7

There are people who offer me help when I need it.
8

When everything becomes too much for me to handle‚ others are there to help me.
9

This person expressed concern about my condition. (EMO)
10

This person assured me that I can rely completely on him/her. (EMO)
11

This person helped me find something positive in my situation. (INF)
12

This person suggested activities that might distract me. (INF)
13

This person encouraged me not to give up. (EMO)
14

This person took care of things I could not manage on my own. (INST)
15

In general‚ I am very satisfied with the way this person behaved. (SAT)
★

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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 2). Échelles de soutien social de Berlin (BSSS). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelles-de-soutien-social-de-berlin-bsss/
Looti, Mohammed. “Échelles de soutien social de Berlin (BSSS).” Base de données de psychologie en français, 2 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelles-de-soutien-social-de-berlin-bsss/.
Looti, Mohammed. “Échelles de soutien social de Berlin (BSSS).” Base de données de psychologie en français. octobre 2, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelles-de-soutien-social-de-berlin-bsss/.