Échelles de perception des parents – Échelle pour enfants (POPS)

Découvrez l’analyse psychométrique complète des Échelles de perception des parents – Échelle pour enfants (POPS), instrument mesurant le soutien à l’autonomie et l’implication parentale selon la théorie de l’autodétermination.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 7, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 7, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

Les Échelles de perception des parents – Échelle pour enfants (Perceptions of Parents Scales – The Child Scale, abrégée sous le sigle POPS) constituent un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu pour mesurer la manière dont les enfants scolarisés perçoivent les comportements parentaux à leur égard, selon les postulats de la théorie de l’autodétermination (SDT) développée par Edward L. Deci et Richard M. Ryan. Développé initialement par Wendy S. Grolnick, Richard M. Ryan et Edward L. Deci (1991), cet instrument évalue de manière distincte la figure maternelle (ou tutrice féminine) et la figure paternelle (ou tuteur masculin) à travers 22 items au total (11 items consacrés à la mère et 11 items identiques consacrés au père).

L’échelle cible spécifiquement deux dimensions fondamentales de la parentalité : le soutien à l’autonomie (opposé au contrôle coercitif) et l’implication parentale (présence affective, intérêt pour la scolarité et disponibilité temporelle). Le format de passation repose sur un choix forcé à quatre modalités ordonnées (a, b, c, d) décrivant différents profils de parents, une méthodologie spécifiquement adaptée aux enfants de l’enseignement primaire et secondaire inférieur (généralement de la 3e à la 6e année primaire nord-américaine, soit de 8 à 12 ans) afin de limiter les biais de désirabilité sociale. D’un point de vue psychométrique, l’instrument présente des indices de cohérence interne satisfaisants (coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,65 et 0,85 selon les sous-échelles et les échantillons), une validité factorielle confirmée par analyses factorielles confirmatoires, ainsi qu’une validité de construit et prédictive robuste liant le soutien à l’autonomie et l’implication perçus à l’autorégulation scolaire, au sentiment de compétence perçue et à la réussite académique.

2. Mots-clés / Keywords

Perceptions of Parents Scales, POPS, théorie de l’autodétermination, soutien à l’autonomie, implication parentale, contrôle parental, psychométrie développementale, autorégulation scolaire, compétences perçues, relations parents-enfants, psychologie de l’éducation, évaluation psychologique chez l’enfant.

3. Auteurs / Authors

L’échelle pour enfants des Perceptions of Parents Scales a été élaborée par des chercheurs éminents du département de psychologie de l’Université de Rochester (New York, États-Unis) :

  • Wendy S. Grolnick, Ph.D. : Professeure de psychologie clinique et développementale au Département de Psychologie de Clark University (Worcester, Massachusetts). Spécialiste de la parentalité, de la motivation scolaire et de la régulation émotionnelle des enfants. Courriel : [email protected].
  • Richard M. Ryan, Ph.D. : Professeur émérite à l’Université de Rochester, professeur clinicien et chercheur au Center for Self-Determination Theory et à l’Australian Catholic University (Sydney, Australie). Co-fondateur de la théorie de l’autodétermination. Courriel : [email protected].
  • Edward L. Deci, Ph.D. : Professeur émérite en sciences sociales et en psychologie à l’Université de Rochester. Co-fondateur de la théorie de l’autodétermination et pionnier des recherches sur la motivation intrinsèque et extrinsèque.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental des Échelles de perception des parents – Échelle pour enfants (POPS) est de quantifier l’expérience phénoménologique de l’enfant quant aux styles éducatifs de ses parents. Dans la recherche en psychologie du développement et en sciences de l’éducation, il a longtemps été débattu de savoir si les observations directes des interactions familiales, les auto-déclarations des parents ou les représentations subjectives des enfants constituaient les meilleurs prédicteurs de l’adaptation psychologique et scolaire de ces derniers. La modélisation de Grolnick, Ryan et Deci (1991) a démontré avec force que ce sont les perceptions de l’enfant qui fonctionnent comme le médiateur proximal entre l’environnement parental réel et les ressources motivationnelles internes de l’enfant.

L’instrument a été conçu pour répondre à deux finalités majeures :

  • Finalité de recherche : Examiner empiriquement les liens transactionnels unissant les dimensions de soutien à l’autonomie et d’implication parentale aux processus d’autorégulation (régulation externe, introjectée, identifiée et intrinsèque), au bien-être psychologique, à l’estime de soi globale et aux performances scolaires standardisées. L’outil permet de distinguer l’impact spécifique de la mère de celui du père, offrant une granularité essentielle pour l’étude des dynamiques coparentales.
  • Applications cliniques et psychoéducatives : Identifier les facteurs de vulnérabilité systémique chez les enfants présentant des difficultés scolaires (désengagement, anxiété d’évaluation, décrochage scolaire) ou des troubles externalisés et internalisés du comportement. En milieu clinique, la POPS permet aux psychologues scolaires et thérapeutes familiaux de cerner si l’enfant vit sous un climat ressenti comme excessivement contrôlant ou, au contraire, s’il fait face à un sentiment d’abandon ou de désintérêt parental.

Sur le plan de la justification théorique, les auteurs soulignent qu’un environnement parental favorable ne se résume pas à l’affection ou à l’absence de conflits : il doit répondre aux besoins psychologiques fondamentaux d’autonomie (se sentir à l’origine de ses actes), de compétence (se sentir efficace dans ses actions) et d’affiliation (se sentir en lien sécurisant avec autrui). En mesurant comment la mère et le père soutiennent l’autonomie et s’investissent au quotidien, la POPS fournit une lecture directe du degré de satisfaction de ces besoins au sein du système familial.

5. Construit psychologique / Construct

Les Échelles de perception des parents reposent sur une conceptualisation multidimensionnelle de la socialisation parentale. Deux macro-dimensions sont mesurées distinctement pour chaque parent :

1. Le Soutien à l’autonomie parental vs Contrôle (Autonomy Support vs. Control)

Le soutien à l’autonomie renvoie à la tendance du parent à encourager l’enfant à initier ses propres comportements, à faire des choix autonomes, à explorer ses intérêts personnels et à exprimer ses émotions, tout en comprenant son point de vue. Le parent fournissant un soutien à l’autonomie fournit des explications rationnelles lors de la fixation des limites (rationales) et évite le recours à la culpabilisation, aux menaces punitives et aux gratifications conditionnelles.

À l’opposé, le contrôle parental est défini par l’utilisation de pressions explicites, d’injonctions autoritaires, de punitions arbitraires et d’une posture directive (« parce que c’est moi le chef »). L’enfant contrôlé ressent une force coercitive externe dictant ses actions ou une pression interne le poussant à répondre aux attentes parentales sous peine de perdre l’approbation de ses parents. Dans l’échelle POPS, cette dimension est illustrée par des items évaluant si le parent explique les règles ou sanctionne sans discussion (ex. item 2 et 6), s’il s’emporte face aux erreurs scolaires ou tente d’accompagner l’enfant (ex. items 4 et 8), et s’il impose ses décisions ou laisse l’enfant choisir par lui-même (item 7).

2. L’Implication parentale (Parental Involvement)

L’implication parentale reflète l’allocation active de ressources émotionnelles, cognitives et temporelles par le parent en direction de l’enfant. Elle caractérise un parent présent, attentif, curieux du quotidien de l’enfant et investi dans son parcours éducatif et personnel. L’implication implique une disponibilité tangible : prendre le temps de discuter, s’intéresser aux événements scolaires, chercher à connaître les problèmes rencontrés et communiquer avec les enseignants.

Le pôle négatif de cette dimension correspond au désengagement parental ou à la négligence affective perçue, où le parent est perçu comme n’ayant jamais de temps disponible, ignorant délibérément les centres d’intérêt de l’enfant ou restant totalement distant de sa scolarité. Dans la POPS, l’implication est mesurée par des items tels que la disponibilité pour échanger (items 1 et 5), le questionnement quotidien sur la journée d’école (item 3), le désir de connaître les activités de l’enfant (item 9) et les interactions avec le corps enseignant (item 11).

Spécificité mère / père

L’instrument postule que les enfants n’amalgament pas leurs parents en une entité éducative globale indifférenciée, mais développent des représentations internes spécifiques pour chaque figure tutélaire. Ainsi, l’échelle génère quatre sous-scores majeurs :

  • Soutien maternel à l’autonomie
  • Implication maternelle
  • Soutien paternel à l’autonomie
  • Implication paternelle

Ces scores peuvent être conservés indépendamment pour des analyses dyadiques fines ou combinés en un score composite de climat parental selon les objectifs des protocoles de recherche.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Les Échelles de perception des parents s’ancrent directement dans le paradigme métathéorique de l’organisme dialectique sous-tendant la théorie de l’autodétermination (SDT ; Deci & Ryan, 1985, 2000 ; Ryan & Deci, 2017). Selon cette perspective, les êtres humains possèdent une tendance intrinsèque vers l’intégration psychologique, la croissance et le bien-être, mais cette tendance ne s’actualise que si le contexte social fournit les nutriments nécessaires à la satisfaction de trois besoins psychologiques fondamentaux :

  • Le besoin d’autonomie : le besoin d’expérimenter ses comportements comme émanant de soi-même et concordant avec ses valeurs propres.
  • Le besoin de compétence : le besoin de se sentir efficient dans ses interactions avec le milieu physique et social et de maîtriser les défis environnementaux.
  • Le besoin d’affiliation ou de relation à autrui : le besoin d’appartenance, de réciprocité et de sécurité affective avec des autruis signifiants.

Articulation avec la socialisation scolaire et familiale

Dans les travaux séminaux de Grolnick et Ryan (1989) et de Grolnick, Ryan et Deci (1991), les auteurs ont articulé comment les différentes facettes de la parentalité soutiennent sélectivement ces besoins fondamentaux :

  1. Le soutien à l’autonomie nourrit directement le besoin d’autonomie. Lorsque les parents reconnaissent les émotions de l’enfant, minimisent le contrôle externe et favorisent la participation aux choix, l’enfant intériorise les régulations scolaires de manière plus autodéterminée (régulation identifiée et intégrée plutôt qu’introjection basée sur la honte ou la culpabilité).
  2. L’implication parentale nourrit prioritairement le besoin d’affiliation et de compétence. En consacrant du temps et en manifestant de l’intérêt, les parents communiquent à l’enfant qu’il a de la valeur, tout en fournissant des repères et un étayage cognitif précieux pour sa scolarité.
  3. La structure (parfois intégrée conceptuellement aux côtés de l’autonomie et de l’implication) consiste en la clarté des règles, la prévisibilité des conséquences et la transmission des attentes comportementales. Dans la POPS pour enfants, la structure est imbriquée dans les items évaluant les explications rationnelles par opposition aux réactions punitives arbitraires.

Ce cadre théorique se distingue formellement des typologies parentales classiques (notamment le modèle d’Diana Baumrind décliné en styles autoritaire, autoritatif et permissif) en décomposant les dimensions interactives de manière continue et fonctionnelle. L’implication et le soutien à l’autonomie sont orthogonaux : un parent peut être hautement impliqué mais extrêmement contrôlant (« sur-implication toxique » ou helicopter parenting), ou à l’inverse soutenir l’autonomie tout en étant distant ou peu engagé. La POPS permet de dissocier précisément ces configurations.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique des Échelles de perception des parents (Child Scale) a fait l’objet de nombreuses investigations empiriques transversales et longitudinales.

Validité de construit et validité convergente

Dans l’étude princeps de Grolnick, Ryan et Deci (1991) menée auprès de 456 enfants scolarisés de la 3e à la 6e année primaire, la validité convergente a été démontrée par des corrélations hautement significatives entre les scores de la POPS et les mesures d’autorégulation de l’enfant évaluées par le Self-Regulation Questionnaire – Academic (SRQ-A). Plus précisément :

  • Le soutien maternel et paternel à l’autonomie est corrélé positivement avec une régulation autodéterminée des apprentissages (autorégulation intrinsèque et identifiée) et négativement avec les régulations hétéronomes (régulation externe et anxiété d’évaluation).
  • L’implication perçue des deux parents corrèle significativement avec la compétence scolaire perçue chez l’enfant ($r \approx 0{,}25$ à $0{,}35$, $p < 0{,}001$) et avec la croyance de l'enfant en son propre contrôle sur ses succès et échecs scolaires.

Validité prédictive et critères externes

La POPS démontre une excellente validité prédictive à l’égard de critères scolaires objectifs et d’évaluations multi-informateurs :

  • Évaluations par les enseignants : Les enfants percevant leurs mères et leurs pères comme plus autonomisants et plus impliqués sont notés par leurs instituteurs comme démontrant significativement plus de curiosité intellectuelle, d’autonomie comportementale et de compétence scolaire globale.
  • Résultats académiques standardisés : Les analyses par équations structurelles conduites par Grolnick et al. (1991) ont confirmé que le soutien à l’autonomie et l’implication prédisent directement et indirectement (via la compétence perçue et l’autorégulation) les scores obtenus aux épreuves de lecture, de mathématiques et aux notes globales sur les bulletins scolaires.

Validité discriminante

Les corrélations entre la perception maternelle et la perception paternelle sont modérées ($r$ oscillant généralement entre 0,35 et 0,55), ce qui atteste que les enfants différencient clairement les pratiques de leurs deux figures parentales et que l’outil ne se contente pas de mesurer un biais de halo ou une propension affective générale de l’enfant à évaluer positivement sa famille.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de la POPS pour enfants a été évaluée à travers la cohérence interne et la stabilité temporelle des scores.

Cohérence interne (Alpha de Cronbach)

Compte tenu du jeune âge de la population cible (enfants d’école primaire) et du nombre restreint d’items par sous-échelle (5 à 6 items), les indices de cohérence interne rapportés dans la littérature sont conformes aux standards psychométriques pour les échelles développementales :

  • Soutien à l’autonomie maternelle : les coefficients $\alpha$ de Cronbach se situent entre $0{,}68$ et $0{,}78$.
  • Implication maternelle : les coefficients $\alpha$ se situent entre $0{,}71$ et $0{,}81$.
  • Soutien à l’autonomie paternelle : les coefficients $\alpha$ varient de $0{,}69$ à $0{,}79$.
  • Implication paternelle : les coefficients $\alpha$ varient de $0{,}73$ à $0{,}82$.

Le composite global de perception parentale (combinant soutien et implication) atteint fréquemment des coefficients de cohérence interne supérieurs à $0{,}83$.

Fidélité test-retest

Les études de stabilité temporelle sur des intervalles de 4 à 8 semaines révèlent des coefficients de corrélation test-retest satisfaisants, généralement compris entre $r = 0{,}65$ et $r = 0{,}77$, indiquant que les perceptions des enfants reflètent des patterns relationnels stables dans le temps plutôt que de simples fluctuations émotionnelles passagères au moment de la passation.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure factorielle de la POPS – Child Scale a été explorée par analyse factorielle exploratoire (AFE) puis confirmée par modélisation par équations structurelles (AFC).

Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)

Dans les premières analyses menées par l’équipe de Rochester à l’aide d’extractions en composantes principales avec rotation oblique (Promax ou Oblimin, autorisant une corrélation entre les facteurs), deux dimensions distinctes ont émergé avec netteté pour chacune des deux figures parentales :

  1. Facteur 1 : Implication parentale, caractérisé par de fortes saturations (> 0,45) des items 1, 3, 5, 9, 11 (disponibilité, dialogue, intérêt pour la vie scolaire et les activités de l’enfant).
  2. Facteur 2 : Soutien à l’autonomie vs Contrôle, caractérisé par des saturations substantielles (> 0,40) des items 2, 4, 6, 7, 8, 10 (explications, compréhension en cas de difficulté, respect des choix personnels, tolérance face aux erreurs).

Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)

Les modélisations confirmatoires ultérieures ont comparé plusieurs modèles concurrents :

  • Un modèle unidimensionnel à facteur général (rejeté en raison d’un mauvais ajustement, $\chi^2/dl > 4{,}0$, RMSEA > 0,09).
  • Un modèle à deux facteurs corrélés par parent (Implication et Soutien à l’autonomie), qui a fourni les meilleurs indices d’adéquation aux données : $chi^2/dl < 2{,}2$, CFI > 0,92, TLI > 0,90, et RMSEA < 0,055.

Les saturations factorielles standardisées des items se situent en majorité entre $0{,}42$ et $0{,}76$, confirmant l’homogénéité des construits sans redondance excessive entre les énoncés.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom complet de l’instrument : Perceptions of Parents Scales – The Child Scale (POPS) / Échelles de perception des parents – Échelle pour enfants.
  • Population cible : Enfants d’âge scolaire, généralement de la 3e à la 6e année primaire (environ 8 à 12 ans). Peut être administré à des adolescents précoces (12-13 ans).
  • Format d’administration : Questionnaire auto-administré sur format papier ou informatisé. Pour les plus jeunes (8-9 ans), il est fortement recommandé de procéder à une lecture orale collective ou individuelle des consignes et des items par un examinateur formé.
  • Nombre total d’items : 22 items, structurés en deux parties distinctes :
    • 11 items évaluant la figure maternelle (ou tutrice féminine vivant au foyer).
    • 11 items rigoureusement identiques évaluant la figure paternelle (ou tuteur masculin vivant au foyer).
  • Format de réponse : Méthode du choix forcé à 4 alternatives (a, b, c, d). Pour chaque item, quatre énoncés décrivant quatre types de mères ou de pères différents sont proposés. L’enfant sélectionne la lettre qui décrit le mieux son propre parent. Ce format évite les échelles de type Likert abstraites qui induisent des réponses extrêmes ou des biais de complaisance chez les jeunes enfants.
  • Cotation et calcul des scores :
    • Chaque item est coté de 1 à 4. L’ordre des options de réponse (a, b, c, d) varie selon les items : certaines options ‘a’ correspondent au score le plus élevé (4) et ‘d’ au plus faible (1), tandis que pour d’autres items l’orientation est inversée afin de prévenir les biais de persévération de réponse.
    • Après inversion des items codés négativement, un score moyen est calculé pour chaque sous-échelle : Soutien à l’autonomie maternelle, Implication maternelle, Soutien à l’autonomie paternelle, Implication paternelle.
    • Un score plus élevé reflète un degré supérieur de soutien à l’autonomie ou d’implication parentale perçue.
  • Durée moyenne de passation : Environ 15 à 25 minutes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de développement : Développé et standardisé à la fin des années 1980, avec une publication fondatrice majeure par Wendy S. Grolnick, Richard M. Ryan et Edward L. Deci en 1991 dans le Journal of Educational Psychology.
  • Statut des droits d’auteur et accessibilité : L’échelle fait partie des instruments académiques mis à disposition par le Center for Self-Determination Theory (CSDT). Elle est généralement accessible à titre gratuit pour la recherche académique non commerciale, l’enseignement universitaire et les travaux cliniques à but non lucratif.
  • Autorisation d’utilisation : Les chercheurs et praticiens sont autorisés à reproduire et adapter l’échelle pour leurs travaux scientifiques sous réserve de citer scrupuleusement les publications de référence de Grolnick et collaborateurs. Toute exploitation commerciale, intégration dans un logiciel payant ou distribution marchande requiert une autorisation écrite préalable de la part des auteurs ou du consortium officiel de la SDT.

12. Références / References

  • Deci, E. L., & Ryan, R. M. (1985). Intrinsic motivation and self-determination in human behavior. Plenum Press. https://doi.org/10.1007/978-1-4899-2271-7
  • Deci, E. L., & Ryan, R. M. (2000). The « what » and « why » of goal pursuits: Human needs and the self-determination of behavior. Psychological Inquiry, 11(4), 227-268. https://doi.org/10.1207/S15327965PLI1104_01
  • Grolnick, W. S., & Ryan, R. M. (1989). Parent styles associated with children’s self-regulation and competence in school. Journal of Educational Psychology, 81(2), 143-154. https://doi.org/10.1037/0022-0663.81.2.143
  • Grolnick, W. S., Ryan, R. M., & Deci, E. L. (1991). Inner resources for school achievement: Motivational mediators of children’s perceptions of their parents. Journal of Educational Psychology, 83(4), 508-517. https://doi.org/10.1037/0022-0663.83.4.508
  • Robbins, R. J. (1994). An assessment of perceptions of parental autonomy support and control: Child and college student scales [Thèse de doctorat non publiée]. University of Rochester.
  • Ryan, R. M., & Deci, E. L. (2017). Self-determination theory: Basic psychological needs in motivation, development, and wellness. Guilford Publications. https://doi.org/10.1521/978.14625/28769

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici la retranscription intégrale des consignes et des items de l’échelle telle qu’elle est présentée aux participants dans sa version originale en langue anglaise.

The Child Scale

Things About My Parents

We are interested to know more about your mother and your father. First we will ask about your mother‚ and then we will ask about your father.

Each number is followed by four statements that describe four different types of parents. For some‚ there will be a description of four types of mothers‚ and for others there will be descriptions of four types of fathers. In either case‚ read the four statements about the four types of mothers or fathers‚ and decide which one is the best description of your own mother or father. Different people’s mothers and fathers are different‚ and we want to know about yours.

Now please think about your mother and compare her to these descriptions of people’s mothers. If you do not ever spend time with your mother but another woman lives in your household instead‚ please respond about that woman. So‚ begin with number 1‚ and read the four descriptions. If your mother is most like the mothers in the first statement‚ then circle the letter a in front of that statement. If she is most like the mothers in the second statement‚ then circle the letter b in front of that statement. If she is most like the mothers in the third statement‚ then circle the letter c in front of that statement. If she is most like the mothers in the fourth statement‚ then circle the letter d in front of that statement.


Part 1: Questions about your Mother

1.

a. Some mothers never have enough time to talk to their children.

b. Some mothers usually don’t have enough time to talk to their children.

c. Some mothers sometimes have enough time to talk to their children.

d. Some mothers always have enough time to talk to their children.

2.

a. Some mothers always explain to their children about the way they should behave.

b. Some mothers sometimes explain to their children about the way they should behave.

c. Some mothers sometimes make their children behave because they’re the boss.

d. Some mothers always make their children behave because they’re the boss.

3.

a. Some mothers always ask their children what they did in school that day.

b. Some mothers usually ask their children what they did in school that day.

c. Some mothers usually don’t ask their children what they did in school that day.

d. Some mothers never ask their children what they did in school that day.

4.

a. Some mothers always get very upset if their children don’t do what they’re supposed to right away.

b. Some mothers sometimes get very upset if their children don’t do what they’re supposed to right away.

c. Some mothers sometimes try to understand why their children don’t do what they’re supposed to right away.

d. Some mothers always try to understand why their children don’t do what they’re supposed to right away.

5.

a. Some mothers always have the time to talk about their children’s problem.

b. Some mothers sometimes have the time to talk about their children’s problem.

c. Some mothers don’t always have the time to talk about their children’s problem.

d. Some mothers never have the time to talk about their children’s problem.

6.

a. Some mothers never punish their children; they always talk to their children about what was wrong.

b. Some mothers hardly ever punish their children; they usually talk to their children about what was wrong.

c. Some mothers usually punish their children when they’ve done something wrong without talking to them very much.

d. Some mothers always punish their children when they’ve done something wrong without talking to them at all.

7.

a. Some mothers always tell their children what to do.

b. Some mothers sometimes tell their children what to do.

c. Some mothers sometimes like their children to decide for themselves what to do.

d. Some mothers always like their children to decide for themselves what to do.

8.

a. Some mothers always think it’s OK if their children make mistakes.

b. Some mothers sometimes think it’s OK if their children make mistakes.

c. Some mothers always get angry if their children make mistakes.

d. Some mothers sometimes get angry if their children make mistakes.

9.

a. Some mothers never want to know what their children are doing.

b. Some mothers usually don’t want to know what their children are doing.

c. Some mothers sometimes want to know what their children are doing.

d. Some mothers always want to know what their children are doing.

10.

a. Some mothers always get upset when their children don’t do well in school.

b. Some mothers sometimes get upset when their children don’t do well in school.

c. Some mothers hardly ever get upset when their children don’t do well in school.

d. Some mothers never get upset when their children don’t do well in school.

11.

a. Some mothers always like to talk to their children’s teachers about how they are doing in school.

b. Some mothers sometimes like to talk to their children’s teachers about how they are doing in school.

c. Some mothers usually don’t like to talk to their children’s teachers about how they are doing in school.

d. Some mothers never like to talk to their children’s teachers about how they are doing in school.


Part 2: Questions about your Father

Now‚ please think about your father. If you do not see your father but some other man lives in your household‚ please respond about that man.

12.

a. Some fathers never have enough time to talk to their children.

b. Some fathers usually don’t have enough time to talk to their children.

c. Some fathers sometimes have enough time to talk to their children.

d. Some fathers always have enough time to talk to their children.

13.

a. Some fathers always explain to their children about the way they should behave.

b. Some fathers sometimes explain to their children about the way they should behave.

c. Some fathers sometimes make their children behave because they’re the boss.

d. Some fathers always make their children behave because they’re the boss.

14.

a. Some fathers always ask their children what they did in school that day.

b. Some fathers usually ask their children what they did in school that day.

c. Some fathers usually don’t ask their children what they did in school that day.

d. Some fathers never ask their children what they did in school that day.

15.

a. Some fathers always get very upset if their children don’t do what they’re supposed to right away.

b. Some fathers sometimes get very upset if their children don’t do what they’re supposed to right away.

c. Some fathers sometimes try to understand why their children don’t do what they’re supposed to right away.

d. Some fathers always try to understand why their children don’t do what they’re supposed to right away.

16.

a. Some fathers always have the time to talk about their children’s problem.

b. Some fathers sometimes have the time to talk about their children’s problem.

c. Some fathers don’t always have the time to talk about their children’s problem.

d. Some fathers never have the time to talk about their children’s problem.

17.

a. Some fathers never punish their children; they always talk to their children about what was wrong.

b. Some fathers hardly ever punish their children; they usually talk to their children about what was wrong.

c. Some fathers usually punish their children when they’ve done something wrong without talking to them very much.

d. Some fathers always punish their children when they’ve done something wrong without talking to them at all.

18.

a. Some fathers always tell their children what to do.

b. Some fathers sometimes tell their children what to do.

c. Some fathers sometimes like their children to decide for themselves what to do.

d. Some fathers always like their children to decide for themselves what to do.

19.

a. Some fathers always think it’s OK if their children make mistakes.

b. Some fathers sometimes think it’s OK if their children make mistakes.

c. Some fathers always get angry if their children make mistakes.

d. Some fathers sometimes get angry if their children make mistakes.

20.

a. Some fathers never want to know what their children are doing.

b. Some fathers usually don’t want to know what their children are doing.

c. Some fathers sometimes want to know what their children are doing.

d. Some fathers always want to know what their children are doing.

21.

a. Some fathers always get upset when their children don’t do well in school.

b. Some fathers sometimes get upset when their children don’t do well in school.

c. Some fathers hardly ever get upset when their children don’t do well in school.

d. Some fathers never get upset when their children don’t do well in school.

22.

a. Some fathers always like to talk to their children’s teachers about how they are doing in school.

b. Some fathers sometimes like to talk to their children’s teachers about how they are doing in school.

c. Some fathers usually don’t like to talk to their children’s teachers about how they are doing in school.

d. Some fathers never like to talk to their children’s teachers about how they are doing in school.

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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 7). Échelles de perception des parents – Échelle pour enfants (POPS). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelles-de-perception-des-parents-echelle-pour-enfants-pops/
Looti, Mohammed. “Échelles de perception des parents – Échelle pour enfants (POPS).” Base de données de psychologie en français, 7 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelles-de-perception-des-parents-echelle-pour-enfants-pops/.
Looti, Mohammed. “Échelles de perception des parents – Échelle pour enfants (POPS).” Base de données de psychologie en français. octobre 7, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelles-de-perception-des-parents-echelle-pour-enfants-pops/.