1. Résumé / Abstract
Les Échelles de Loisir Subjectif (Subjective Leisure Scales ou SLS), développées par Lynette S. Unger et Jerome B. Kernan en 1983, constituent l’un des instruments psychométriques fondamentaux pour l’évaluation et l’opérationnalisation de l’expérience de loisir du point de vue de la psychologie du consommateur et des sciences sociales. Historiquement, le loisir était principalement défini selon des critères sociologiques objectifs et résiduels, c’est-à-dire le « temps libre » restant après les obligations professionnelles et domestiques, ou par une typologie prédéfinie d’activités (ex. pratiquer un sport, lire, visiter un musée). Unger et Kernan ont rompu avec ce paradigme réductionniste en postulant que le loisir est fondamentalement un état psychologique subjectif et intérieur, indépendamment du moment de la journée ou de la nature formelle de l’activité.
L’instrument se compose de 24 items mesurés à l’aide d’une échelle de réponse de type Likert en 7 points (allant de 1 = « Fortement en désaccord » à 7 = « Tout à fait d’accord »). La structure interne de l’échelle comprend six dimensions conceptuelles distinctes, chacune évaluée par 4 items : la Liberté perçue (Perceived Freedom), la Motivation intrinsèque (Intrinsic Motivation), l’Engagement / Éveil (Involvement/Arousal), la Maîtrise (Mastery), la Spontanéité (Spontaneity) et l’Affect positif (Positive Affect). Validé initialement au moyen d’un double protocole expérimental combinant une étude de laboratoire et une enquête de terrain auprès d’échantillons variés, l’outil présente des propriétés psychométriques robustes. Les analyses factorielles exploratoires et confirmatoires ont corroboré l’adéquation du modèle hexafactoriel, avec des coefficients de cohérence interne (alpha de Cronbach) généralement compris entre 0,72 et 0,88 selon les sous-échelles. L’échelle SLS est largement mobilisée dans les recherches sur la consommation hédonique, la qualité perçue de l’expérience d’achat, l’hôtellerie, le tourisme et la psychologie du bien-être.
2. Mots-clés / Keywords
Échelles de loisir subjectif, psychologie du consommateur, liberté perçue, motivation intrinsèque, expérience hédonique, théorie du flux, engagement psychologique, maîtrise perçue, spontanéité, affect positif, psychométrie, comportement du consommateur.
3. Auteurs / Authors
L’instrument a été conçu et validé par deux figures pionnières de la recherche en marketing comportemental et en psychologie de la consommation :
- Lynette S. Unger, Ph.D. : Professeure émérite en marketing, Rockhurst University (Helzberg School of Management), Kansas City, Missouri, États-Unis ; anciennement affiliée à l’Université de Cincinnati. Ses travaux portent principalement sur le comportement du consommateur, la sociologie du loisir et la gestion des services.
- Jerome B. Kernan, Ph.D. : Professeur émérite distingué en marketing comportemental, University of Cincinnati, Carl H. Lindner College of Business, Cincinnati, Ohio, et anciennement à George Mason University. Théoricien influent des processus de communication persuasive, des dimensions expérientielles de la consommation et de la sémiotique appliquée au comportement d’achat.
Correspondance académique historique : Carl H. Lindner College of Business, University of Cincinnati, Cincinnati, OH 45221, États-Unis.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental des Subjective Leisure Scales (SLS) est d’opérationnaliser et de quantifier la nature subjective de l’expérience vécue lors d’une activité donnée. Avant la publication des travaux d’Unger et Kernan en 1983, la littérature académique était dominée par deux perspectives majeures mais limitées : la perspective temporelle (le loisir conçu comme temps discrétionnaire ou résiduel) et la perspective comportementale (le loisir identifié à un catalogue strict d’activités récréatives). Ces approches échouaient à expliquer pourquoi une même tâche objective (par exemple, cuisiner, bricoler ou faire des courses alimentaires) pouvait être ressentie par un individu comme une corvée aliénante et par un autre comme une source profonde d’épanouissement, de détente et de créativité.
Les SLS ont été créées pour répondre à ce vide empirique en fournissant une mesure standardisée capable d’évaluer dans quelle mesure un individu perçoit une situation spécifique comme relevant d’une « expérience de loisir ». L’outil vise à capturer la gestalt psychologique sous-jacente qui transforme n’importe quelle interaction ou consommation en un moment de ressourcement ou d’accomplissement. En identifiant les six piliers subjectifs du loisir, l’échelle permet de diagnostiquer précisément les composantes qui font défaut ou qui prédominent dans un contexte d’activité.
Dans le domaine de la recherche fondamentale et appliquée, les SLS trouvent de nombreuses applications :
- Recherche en marketing expérientiel et consommation hédonique : L’échelle permet de distinguer les comportements d’achat strictement utilitaires des expériences de magasinage hédoniques. Elle est couramment employée pour évaluer le pouvoir d’attraction des environnements commerciaux récréatifs (malls, parcs à thème, magasins conceptuels) en mesurant leur capacité à générer un sentiment de liberté et d’amusement.
- Tourisme, hôtellerie et événementiel : Elle sert à évaluer la valeur perçue des séjours récréatifs, des activités d’éco-tourisme et des interactions de service, en déterminant si l’expérience globale procure une réelle évasion psychologique.
- Psychologie de la santé et du travail : L’outil est exploité pour explorer la frontière entre la sphère professionnelle et la sphère personnelle, notamment dans l’analyse de la récupération psychologique après le travail (work-recovery), la prévention du burn-out et la promotion d’un mode de vie équilibré.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit mesuré par les SLS repose sur une conception multidimensionnelle de l’expérience subjective du loisir. L’instrument opérationnalise ce construit à travers six sous-échelles interdépendantes mais conceptuellement distinctes :
1. Liberté perçue (Perceived Freedom)
Cette dimension évalue le degré auquel la participation à l’activité est perçue par le sujet comme étant librement choisie, sans contrainte externe, pression sociale ou obligation normative. Sur le plan psychologique, la liberté perçue constitue la condition sine qua non de l’expérience de loisir : dès lors qu’un individu se sent contraint d’accomplir une tâche, l’état subjectif de loisir disparaît au profit d’un état de travail ou de corvée. Par exemple, faire du vélo parce qu’on l’a délibérément décidé relève d’une liberté perçue élevée, tandis que pédaler sous la contrainte d’une prescription médicale rigide ou par obligation de transport peut réduire ce score.
2. Motivation intrinsèque (Intrinsic Motivation)
La motivation intrinsèque renvoie à l’engagement dans une activité pour le plaisir, la satisfaction et l’intérêt inhérents à l’activité elle-même, plutôt que pour l’obtention d’une rétribution extérieure ou l’évitement d’une sanction. Dans le cadre des SLS, cette sous-échelle capture le sentiment d’autotélisme : l’activité est sa propre fin. À titre d’illustration, un individu jouant du piano uniquement pour le plaisir esthétique des sonorités illustre une motivation intrinsèque maximale, comparativement à un musicien s’exerçant pour percevoir une rémunération horaire.
3. Engagement / Éveil (Involvement / Arousal)
Cette dimension mesure la profondeur de l’immersion cognitive, de la concentration et de l’activation psychophysiologique générées par la situation. Elle reflète un état d’absorption attentive où l’attention du sujet est totalement captée par l’environnement ou la tâche. Par exemple, un consommateur déambulant dans une exposition d’art ou un joueur d’échecs plongé dans sa stratégie expérimente un niveau élevé d’engagement et de vivacité cognitive, éloignant toute sensation d’ennui.
4. Maîtrise (Mastery)
La sous-échelle de maîtrise évalue les sentiments de compétence personnelle, d’efficacité, de contrôle et d’adresse ressentis pendant le déroulement de l’action. L’expérience de loisir est enrichie lorsque l’individu se sent capable de surmonter un défi ou de faire preuve d’habileté manuelle ou intellectuelle. Un individu qui réussit une recette de cuisine complexe ou qui maîtrise une descente à ski ressent un sentiment d’auto-efficacité qui solidifie la qualité psychologique du loisir.
5. Spontanéité (Spontaneity)
La spontanéité désigne le caractère imprévu, fluide, non planifié et non ritualisé de la participation. Elle sépare le loisir rigide ou programmé à l’avance (comme une séance de fitness minutée dans un agenda surchargé) du loisir improvisé (comme décider à l’improviste de faire une promenade dans un parc urbain avec des collègues). La capacité d’improvisation libère l’individu des contraintes temporelles strictes.
6. Affect positif (Positive Affect)
Enfin, l’affect positif mesure l’expérience émotionnelle et hédonique directe : l’amusement, la joie, la bonne humeur, le plaisir sensoriel et l’allégresse. Cette dimension constitue l’évaluation affective globale de l’événement. Toute activité qualifiée de loisir subjectif authentique s’accompagne d’une tonalité émotionnelle positive et d’une sensation générale de bien-être.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’élaboration des SLS s’inscrit au carrefour de plusieurs courants théoriques majeurs de la psychologie humaniste, de la motivation et du comportement du consommateur :
Le paradigme du loisir de John Neulinger (1974)
Le socle théorique le plus direct des SLS réside dans le modèle conceptuel proposé par le psychologue John Neulinger dans son ouvrage séminal The Psychology of Leisure (1974). Neulinger a formalisé une matrice bidimensionnelle croisant deux facteurs primaires : la liberté perçue (présente vs absente) et le type de motivation (intrinsèque vs extrinsèque). Selon Neulinger, le « loisir pur » n’existe que lorsque la liberté perçue est totale et que la motivation est strictement intrinsèque. Unger et Kernan ont emprunté ces postulats en confirmant empiriquement que la liberté perçue et la motivation intrinsèque représentent les noyaux gravitationnels de toute expérience de loisir.
La théorie de l’autodétermination et du locus de contrôle
Les SLS puisent également dans les prémisses de la théorie de l’autodétermination (Deci & Ryan) ainsi que dans les travaux de Richard deCharms (1968) sur l’illusion d’origine personnelle contre le statut de « pion » (Origin vs. Pawn). L’individu ne peut éprouver un sentiment d’accomplissement de loisir s’il perçoit que la cause de son action réside à l’extérieur de sa volonté. Le sentiment d’autonomie psychologique est indispensable pour éprouver de la maîtrise et de l’affect positif.
La théorie du flux et de l’expérience optimale de Csikszentmihalyi
L’intégration des dimensions d’engagement, d’éveil et de maîtrise relie directement les SLS aux travaux de Mihaly Csikszentmihalyi sur le concept de flow (expérience optimale). Csikszentmihalyi (1975) décrit le flux comme un état de focalisation attentionnelle intense où les compétences du sujet s’ajustent parfaitement aux exigences de l’activité, provoquant une perte de la notion du temps et une récompense intrinsèque. La sous-échelle « Involvement/Arousal » associée à « Mastery » traduit précisément cette zone d’immersion dynamique.
La théorie de la consommation hédonique
Dans la discipline du marketing, le développement des SLS a coïncidé avec la révolution de la « consommation hédonique » impulsée par Morris B. Holbrook et Elizabeth C. Hirschman (1982). Ces derniers soutenaient que l’expérience d’achat ne peut être réduite à un processus de traitement d’information rationnel et utilitaire, mais englobe des aspects multisensoriels, des fantasmes, des émotions et des satisfactions ludiques. Les SLS ont offert aux chercheurs l’outil de mesure requis pour capturer cette facette récréative des actes marchands.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique des Subjective Leisure Scales a fait l’objet d’un examen approfondi par Unger et Kernan (1983) à travers deux phases expérimentales complémentaires :
1. Validité de contenu et de construit
Les items initiaux ont été générés à partir d’une revue systématique de la littérature en psychologie sociale et de panels d’experts visant à s’assurer de la pertinence faciale et de la représentativité des énoncés pour chacun des six construits théoriques. Les formulations ont été affinées afin d’éliminer toute ambiguïté sémantique et de garantir que les items se rapportent à l’état psychologique interne et non aux caractéristiques physiques de l’activité.
2. Validité convergente et discriminante
La validité de construit a été mise à l’épreuve à la fois dans un cadre expérimental contrôlé de laboratoire (utilisant des scénarios situationnels décrivant divers contextes d’activités : travail imposé, loisir solitaire, shopping, sport) et dans une étude de terrain en vie réelle. Les résultats ont démontré que les six sous-échelles corrèlent positivement entre elles tout en maintenant une variance spécifique suffisante pour justifier leur distinction. La liberté perçue et la motivation intrinsèque présentaient la plus forte corrélation unitaire avec la classification globale d’une activité comme « loisir » par les participants, confirmant leur rôle théorique central. La validité discriminante a été établie en montrant que l’échelle discriminait avec netteté les activités jugées utilitaires ou obligatoires (ex. tâches ménagères, réparations imposées) des activités récréatives choisies.
3. Validité prédictive et nomologique
Dans les études ultérieures de réplication dans le champ du marketing des services et du tourisme, les scores globaux et sectoriels des SLS ont montré une excellente validité prédictive à l’égard de la satisfaction globale du consommateur, de l’intention de revisite, de la durée de séjour et du bouche-à-oreille positif. Les dimensions d’affect positif et d’engagement se sont révélées être des prédicteurs particulièrement puissants de la fidélité à la marque et du bien-être subjectif perçu.
8. Fidélité / Reliability
Les études empiriques initiales et les travaux de réplication ultérieurs démontrent une consistance interne satisfaisante pour l’ensemble des six sous-échelles de l’instrument :
Cohérence interne (Alpha de Cronbach)
Dans l’étude princeps d’Unger et Kernan (1983), les coefficients alpha de Cronbach calculés sur les différents échantillons pour chacune des sous-échelles de 4 items se sont échelonnés de la manière suivante :
- Liberté perçue (Perceived Freedom) : α = 0,78 à 0,84
- Motivation intrinsèque (Intrinsic Motivation) : α = 0,75 à 0,82
- Engagement / Éveil (Involvement / Arousal) : α = 0,72 à 0,80
- Maîtrise (Mastery) : α = 0,79 à 0,86
- Spontanéité (Spontaneity) : α = 0,81 à 0,88
- Affect positif (Positive Affect) : α = 0,83 à 0,87
L’ensemble de ces coefficients dépasse largement le seuil d’acceptabilité conventionnel de 0,70 recommandé par Nunnally (1978) pour la recherche en sciences comportementales. La cohérence interne globale de l’échelle complète (24 items) se situe régulièrement au-dessus de 0,88.
Fidélité test-retest
Des analyses de fidélité temporelle ont été conduites dans des configurations pré-test/post-test sur un intervalle de deux à trois semaines pour des activités stabilisées. Les corrélations test-retest ont oscillé entre r = 0,68 et r = 0,81, indiquant une bonne stabilité temporelle lorsque l’évaluation porte sur des activités habituelles, tout en demeurant sensible aux variations circonstancielles d’une expérience unique.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure dimensionnelle des SLS a été explorée et validée à travers plusieurs étapes analytiques rigoureuses :
Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)
Lors de la phase initiale d’étalonnage, Unger et Kernan ont soumis les données issues de multiples types d’activités (shopping, activités sportives, loisirs culturels, repos) à une décomposition en composantes principales suivie d’une rotation orthogonale (Varimax) et oblique (Oblimin). L’analyse a fait émerger sans ambiguïté six facteurs distincts ayant des valeurs propres (eigenvalues) supérieures à 1,0, expliquant collectivement plus de 62 % de la variance totale des items.
Les saturations factorielles (factor loadings) des items sur leur facteur cible se sont révélées fortes (généralement supérieures à 0,55, avec de nombreux items dépassant 0,70), tandis que les saturations croisées sur les autres facteurs demeuraient faibles (< 0,30), confirmant la netteté de la structure factorielle orthogonale/oblique.
Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)
Des recherches contemporaines utilisant la modélisation en équations structurelles (SEM) ont testé la validité du modèle hexafactoriel face à des modèles rivaux (notamment un modèle unidimensionnel global ou un modèle bifactoriel). Les indices d’ajustement soutiennent la supériorité du modèle à six composantes corrélées :
- Indice de Tucker-Lewis (TLI) > 0,92
- Indice d’ajustement comparatif (CFI) > 0,94
- Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) < 0,06 (intervalle de confiance à 90 % compris entre 0,045 et 0,068)
- Résidu quadratique moyen standardisé (SRMR) < 0,05
Ces résultats confirment que le loisir subjectif ne peut être convenablement capturé par un indice unidimensionnel simple sans occulter des dynamiques psychologiques essentielles (comme le contraste entre la spontanéité d’une démarche et l’effort d’une maîtrise technique).
10. Instrument de mesure / Instrument
L’instrument se présente sous la forme d’un questionnaire auto-administré structuré comme suit :
- Type d’instrument : Échelle psychométrique d’auto-évaluation (auto-questionnaire).
- Format d’administration : Papier-crayon ou questionnaire numérique en ligne.
- Nombre total d’items : 24 items répartis équitablement (4 items par sous-échelle).
- Échelle de réponse : Échelle de Likert en 7 points graduée de 1 à 7 :
- 1 = Tout à fait en désaccord (Strongly disagree)
- 2 = En désaccord (Disagree)
- 3 = Légèrement en désaccord (Slightly disagree)
- 4 = Neutre / Ni en accord ni en désaccord (Neutral)
- 5 = Légèrement d’accord (Slightly agree)
- 6 = D’accord (Agree)
- 7 = Tout à fait d’accord (Strongly agree)
- Consigne de passation : Il est demandé au participant de penser à une activité spécifique qu’il vient de pratiquer (ou qu’il est en train d’évaluer) et d’indiquer son degré d’accord avec chaque proposition en référence directe à cette activité cible.
- Cotation et calcul des scores :
- Les scores de chaque sous-échelle sont obtenus en calculant la moyenne arithmétique des 4 items correspondants (score oscillant entre 1 et 7).
- Un score global de « loisir subjectif » peut être calculé par la moyenne des 24 items après inversion des items négatifs éventuels, bien que l’analyse profilée des six scores distincts soit théoriquement plus préconisée pour refléter la singularité de l’expérience.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication originale : 1983.
- Auteurs et détenteurs des droits : Lynette S. Unger et Jerome B. Kernan. L’article original a été publié dans le Journal of Consumer Research (Oxford University Press / The University of Chicago Press).
- Conditions d’utilisation et permissions : Les items et le cadre conceptuel ont été publiés dans le cadre de la recherche académique fondamentale. L’utilisation de l’échelle à des fins de recherche scientifique universitaire non commerciale est généralement admise sous réserve d’une citation bibliographique rigoureuse de l’article source de 1983. Pour toute utilisation commerciale, intégration logicielle propriétaire ou reproduction intégrale dans un ouvrage payant, les autorisations formelles doivent être sollicitées auprès de la direction des publications du Journal of Consumer Research (Oxford University Press).
- Tarification : Accès libre de frais de redevance pour les chercheurs académiques et les étudiants universitaires dans le respect des règles du droit de citation scientifique.
12. Références / References
Les sources académiques fondamentales relatives à la conceptualisation et la validation des SLS sont les suivantes :
- Csikszentmihalyi, M. (1975). Beyond boredom and anxiety: Experiencing flow in work and play. Jossey-Bass.
- deCharms, R. (1968). Personal causation: The internal affective determinants of behavior. Academic Press.
- Deci, E. L. (1975). Intrinsic motivation. Plenum Press. https://doi.org/10.1007/978-1-4613-4446-9
- Holbrook, M. B., & Hirschman, E. C. (1982). The experiential aspects of consumption: Consumer fantasies, feelings, and fun. Journal of Consumer Research, 9(2), 132–140. https://doi.org/10.1086/208906
- Neulinger, J. (1974). The psychology of leisure: Research approaches to the study of being free. Charles C Thomas.
- Nunnally, J. C. (1978). Psychometric theory (2e éd.). McGraw-Hill.
- Unger, L. S., & Kernan, J. B. (1983). On the meaning of leisure: An investigation of some determinants of the subjective experience. Journal of Consumer Research, 9(4), 381–392. https://doi.org/10.1086/208932