Échelle de réputation d’entreprise perçue par le client pour les entreprises de services (CBR)

Découvrez l’échelle CBR (Customer-Based Corporate Reputation) pour entreprises de services de Walsh et Beatty (2007) : cadre théorique, dimensions, fidélité et validité psychométrique.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 24, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 24, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’échelle de réputation d’entreprise fondée sur le client pour les entreprises de services (connue sous l’acronyme anglophone Customer-Based Corporate Reputation ou CBR), développée par Gianfranco Walsh et Sharon E. Beatty en 2007, constitue l’un des instruments psychométriques les plus rigoureux et influents pour mesurer la réputation organisationnelle à travers le prisme exclusif des consommateurs finaux. Constatant que les outils classiques d’évaluation de la réputation — tels que le Reputation Quotient (RQ) de Charles Fombrun ou les classements annuels du magazine Fortune — s’adressaient principalement à un ensemble hétérogène de parties prenantes (actionnaires, analystes financiers, régulateurs, journalistes) sans capturer les dynamiques propres aux interactions de service, Walsh et Beatty ont formalisé un instrument taillé sur mesure pour le secteur tertiaire. Dans ce domaine, la tangibilité des produits est minimale et l’évaluation globale de l’entreprise s’enracine directement dans l’expérience vécue lors des rencontres de service (service encounters).

L’instrument se compose de 28 items répartis au sein de cinq dimensions factorielles distinctes : l’Orientation Client (Customer Orientation, 8 items), le Rôle de Bon Employeur (Good Employer, 6 items), l’Entreprise Fiable et Financièrement Solide (Reliable and Financially Strong Company, 4 items), la Qualité des Produits et Services (Product and Service Quality, 5 items), et la Responsabilité Sociale et Environnementale (Social and Environmental Responsibility, 5 items). L’ensemble des énoncés est évalué à l’aide d’une échelle de réponse de type Likert en 5 points, allant de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 5 (« Tout à fait d’accord »), le score de chaque dimension étant calculé par la moyenne arithmétique des items affiliés.

Sur le plan psychométrique, l’échelle CBR démontre une validité de construit exemplaire, confirmée par des analyses factorielles exploratoires et confirmatoires rigoureuses sur des échantillons diversifiés en Allemagne et aux États-Unis, englobant les secteurs bancaire, de la grande distribution et des télécommunications. La cohérence interne de chaque sous-échelle est exceptionnellement élevée, avec des coefficients alpha de Cronbach s’échelonnant systématiquement entre 0,81 et 0,91. De surcroît, l’outil a prouvé sa capacité à prédire avec précision la satisfaction globale du client, la confiance, l’engagement relationnel, la fidélité comportementale et attitudinale, ainsi que le bouche-à-oreille positif, en démontrant une variance incrémentielle significative au-delà des mesures conventionnelles de qualité perçue du service (SERVQUAL) ou de justice perçue des prix.

2. Mots-clés / Keywords

Réputation d’entreprise, Marketing des services, Échelle CBR, Orientation client, Qualité perçue du service, Fidélité du consommateur, Confiance organisationnelle, Responsabilité sociale des entreprises, Psychométrie appliquée, Évaluation des parties prenantes, Comportement du consommateur, Théorie du signal.

3. Auteurs / Authors

L’échelle CBR a été élaborée et validée scientifiquement par deux éminents spécialistes du marketing des services et du comportement des consommateurs :

  • Gianfranco Walsh : Professeur de marketing et de gestion générale. Au moment du développement de l’échelle, il était rattaché à l’Université de Hanovre (Leibniz Universität Hannover) et à l’Université de Coblence-Landau (Universität Koblenz-Landau) en Allemagne. Ses recherches portent sur le marketing des services, la psychologie du consommateur, la réputation corporative et le comportement éthique des entreprises. E-mail institutionnel de correspondance : [email protected].
  • Sharon E. Beatty : Professeure émérite de marketing à la Culverhouse College of Business, University of Alabama (Tuscaloosa, Alabama, États-Unis). Chercheuse pionnière internationalement reconnue pour ses contributions fondamentales sur les relations interpersonnelles de service, l’engagement des clients et les processus d’achat au détail. E-mail académique : [email protected].

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental poursuivi par Walsh et Beatty (2007) réside dans la résolution d’une impasse conceptuelle et méthodologique majeure au sein de la littérature en gestion et en psychologie organisationnelle : la transposabilité inappropriée des instruments généraux de réputation d’entreprise aux contextes spécifiques des entreprises de services. Jusqu’au milieu des années 2000, la majorité des recherches empiriques s’appuyait sur des échelles globales multi-parties prenantes, au premier rang desquelles figure le Reputation Quotient (RQ) conceptualisé par Charles Fombrun et ses collaborateurs (2000). Bien que le RQ ait marqué une étape décisive dans la quantification des actifs intangibles, il a été délibérément calibré pour embrasser les jugements conjoints d’investisseurs institutionnels, d’employés, de régulateurs et de clients. Or, une telle agrégation occulte le fait que la relation qu’un client entretient avec une firme est d’une nature radicalement différente de celle nouée par un créancier ou un analyste boursier.

Dans les industries tertiaires — telles que les services financiers, le courtage d’assurance, le transport de personnes, l’hôtellerie, les télécommunications et la santé —, l’immatérialité prédominante, l’invisibilité relative des processus de production interne et la simultanéité entre la production et la consommation (inséparabilité) placent le consommateur dans une situation d’asymétrie d’information prononcée. Les clients ne fondent pas leur jugement sur des rapports financiers trimestriels ou des campagnes publicitaires institutionnelles, mais sur la réalité tangible des rencontres en face-à-face ou à distance avec le personnel de contact. Les instruments préexistants négligeaient les facettes les plus déterminantes pour les clients, notamment l’empathie manifestée par le personnel, l’orientation client authentique et la perception de la manière dont la firme traite son propre personnel de première ligne.

L’échelle CBR a donc été créée pour accomplir trois finalités principales en recherche et en pratique managériale :

  • Opérationnaliser une mesure spécifique au client (Customer-Centric) : Fournir un baromètre standardisé permettant de capturer les représentations cognitives et affectives que les clients forment à l’égard d’une marque de service, en éliminant les biais induits par les préoccupations des autres parties prenantes.
  • Expliquer la dynamique relationnelle client-marque : Offrir aux chercheurs un outil diagnostique pour disséquer l’impact de chaque dimension réputationnelle sur des construits fondamentaux tels que la satisfaction globale, l’identification du consommateur à l’entreprise, la propension à recommander la marque (Word-of-Mouth) et la rétention à long terme.
  • Guider le pilotage stratégique des prestataires de services : Permettre aux gestionnaires de localiser avec précision les faiblesses perçues dans leur modèle opérationnel. Par exemple, une firme peut afficher une excellente solidité financière tout en souffrant d’un déficit criant sur l’orientation client ou la responsabilité sociale, des défaillances qui érodent directement la loyauté des usagers.

5. Construit psychologique / Construct

La réputation d’entreprise fondée sur le client (Customer-Based Corporate Reputation) est conceptualisée par Walsh et Beatty (2007) comme l’évaluation globale et cumulative qu’un client réalise de l’entreprise au fil du temps, basée sur ses expériences directes avec le personnel et les prestations de l’organisation, ainsi que sur toutes les formes de communication et d’informations secondaires reçues. Ce construit est intrinsèquement multidimensionnel et agrège cinq sous-dimensions psychologiquement distinctes :

1. Orientation Client (Customer Orientation – CO, 8 items)

L’Orientation Client reflète la perception selon laquelle l’entreprise de service se soucie sincèrement de ses clients, comprend leurs besoins individuels et met tout en œuvre pour leur fournir une assistance de premier ordre. Dans les services, cette dimension est sans doute la plus saillante et distinctive. Contrairement aux industries manufacturières où la relation est souvent médiée par un objet physique inerte, le service est intrinsèquement relationnel. Les clients évaluent si le personnel est compétent, courtois, disponible et enclin à résoudre les dysfonctionnements avec diligence et bienveillance, plutôt qu’animé par une logique purement transactionnelle et mécanique.

2. Bon Employeur (Good Employer – GE, 6 items)

Cette dimension renvoie à la perception du client quant à la manière dont l’organisation traite, rémunère, respecte et valorise ses propres collaborateurs. Bien que les clients ne soient pas des témoins internes de la gestion des ressources humaines, ils développent des inférences très précises sur les conditions de travail en observant les attitudes des employés de première ligne. En vertu de la théorie du signal, un client considère qu’une entreprise qui maltraite son personnel est incapable de maintenir un niveau élevé de service à long terme. La perception d’un climat social sain et d’un employeur attractif induit un sentiment de justice et augmente l’affinité émotionnelle envers la marque.

3. Entreprise Fiable et Financièrement Solide (Reliable and Financially Strong Company – RF, 4 items)

Cette sous-échelle évalue la solidité financière perçue, la pérennité économique, la rentabilité apparente et la stabilité managériale de l’entreprise. Dans les services, en particulier ceux requérant un engagement contractuel prolongé (ex. assurances, crédits bancaires, abonnements internet), les clients éprouvent une anxiété quant au risque de défaillance du prestataire. Une entreprise perçue comme prospère, bien gérée et pérenne réduit considérablement le risque perçu d’abandon de service ou de faillite, consolidant la tranquillité d’esprit du client.

4. Qualité des Produits et Services (Product and Service Quality – PSQ, 5 items)

Cette dimension mesure le jugement global porté par le client sur la performance technique, la constance, la valeur intrinsèque et l’excellence de l’offre de service principale. Elle englobe l’évaluation de la fiabilité des prestations, le respect des promesses formulées lors de la souscription, et le sentiment que l’entreprise propose des solutions concurrentielles et supérieures aux standards du marché.

5. Responsabilité Sociale et Environnementale (Social and Environmental Responsibility – SER, 5 items)

Cette sous-échelle saisit les perceptions relatives à l’engagement civique, éthique et écologique de l’entreprise. Les consommateurs contemporains n’évaluent plus seulement les performances commerciales ; ils jugent également l’impact sociétal de l’organisation. Cette dimension intègre la préservation de l’environnement, le soutien actif aux communautés locales et le respect scrupuleux de normes éthiques strictes dans la conduite des affaires. Les clients projettent leurs propres valeurs morales sur la firme et éprouvent une plus grande fierté à s’associer à une entité citoyenne exemplaire.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’élaboration de l’échelle CBR repose sur une convergence théorique sophistiquée combinant plusieurs courants majeurs de la psychologie cognitive, de la microéconomie et de la théorie des organisations :

1. La Théorie du Signal (Signaling Theory)

Formulée à l’origine par Michael Spence (1973), la théorie du signal stipule que dans des conditions d’asymétrie d’information, les acteurs économiques décodent des signaux observables émis par une organisation pour inférer des caractéristiques sous-jacentes inobservables. Dans le secteur des services, les attributs d’expérience et de croyance prédominent : le consommateur ne peut inspecter le service avant son exécution. Dès lors, les dimensions de la réputation CBR (telles que le traitement réservé aux employés ou la solvabilité financière apparente) opèrent comme des signaux d’assurance qualité. Si l’organisation investit dans des pratiques de travail équitables et soutient des causes sociétales, le client en déduit qu’elle est hautement digne de confiance et qu’elle n’adoptera pas de comportement opportuniste au détriment de ses usagers.

2. La Théorie de l’Identité Sociale (Social Identity Theory)

Développée par Henri Tajfel et John Turner (1979), cette théorie postule que les individus cherchent à maintenir ou rehausser leur estime de soi en s’affiliant à des groupes ou des organisations jouissant d’un prestige social élevé. Dans le cadre de l’échelle CBR, les travaux de Walsh et Beatty démontrent que les dimensions de responsabilité sociale, de prestige d’employeur et de qualité supérieure permettent aux clients de développer une identification client-entreprise (Consumer-Company Identification). Consommer les services d’une organisation jouissant d’une réputation immaculée confère au client un reflet statutaire valorisant, favorisant un attachement affectif puissant qui transcende les simples considérations de prix.

3. Le Paradigme de la Chaîne Service-Profit (Service-Profit Chain)

Établi par Heskett, Sasser et Schlesinger (1994) au sein de la Harvard Business School, ce modèle démontre que la satisfaction et la fidélité des employés engendrent directement la valeur du service produit, laquelle stimule en cascade la satisfaction et la fidélité des clients. L’inclusion spécifique de la dimension « Bon Employeur » dans l’échelle CBR matérialise directement ce paradigme théorique : elle valide le fait que les consommateurs ont une conscience aiguë de l’interdépendance entre le bien-être des salariés de service et l’excellence opérationnelle ressentie lors des points de contact.

7. Validité / Validity

Les propriétés psychométriques de l’échelle CBR ont été éprouvées au travers d’un protocole méthodologique d’une rigueur exemplaire, conforme aux standards psychométriques établis par Churchill (1979) et Gerbing et Anderson (1988) :

1. Validité de Contenu et d’Apparence

La génération initiale des énoncés a procédé d’une vaste revue de la littérature, complétée par des entretiens qualitatifs approfondis menés auprès de 40 consommateurs de services et d’un panel d’experts académiques en marketing. Un pool initial de plus de 80 items a été progressivement épuré par des tris d’experts successifs afin de garantir que chaque facette théorique était représentée de manière exhaustive et non redondante.

2. Validité Convergente

La validité convergente a été démontrée par des analyses factorielles confirmatoires (AFC). Pour l’ensemble des cinq facteurs, la variance moyenne extraite (Average Variance Extracted, AVE) excède largement le seuil conventionnel de 0,50 recommandé par Fornell et Larcker (1981), se situant entre 0,54 et 0,72 selon les sous-échelles dans les échantillons étudiés. De plus, toutes les saturations factorielles standardisées (λ) sont supérieures à 0,70 (p < 0,001), confirmant que chaque item capture une part substantielle de la variance de son construit latent respectif.

3. Validité Discriminante

La validité discriminante entre les cinq dimensions a été confirmée par deux méthodes rigoureuses :

  • Le critère de Fornell-Larcker : Pour chaque paire de dimensions, la racine carrée de l’AVE de chaque construit est systématiquement supérieure à la corrélation inter-factorielle estimée entre ces deux construits.
  • Modèles emboîtés (Nested Models) : La comparaison entre des modèles AFC où les corrélations entre construits sont fixées à 1,0 et des modèles non contraints a produit des différences de Chi-deux (Δχ²) hautement significatives (p < 0,001), rejetant l’hypothèse d’une unidimensionnalité globale.

4. Validité Prédictive et Nomologique

La validité nomologique a été établie par la modélisation en équations structurelles (SEM). Les dimensions de la réputation CBR se sont révélées être d’excellents prédicteurs de multiples construits dépendants majeurs :

  • Satisfaction du client : R² significatif, l’orientation client et la qualité des prestations étant les prédicteurs les plus intenses.
  • Confiance (Trust) : Fortement prédite par la fiabilité/solidité financière et l’orientation client (β allant de 0,35 à 0,48, p < 0,001).
  • Fidélité comportementale et bouche-à-oreille (Word-of-Mouth) : Les analyses de régression multiple et SEM ont démontré que l’échelle CBR prédit le réachat et la recommandation avec une variance expliquée incrémentielle de 12 % à 18 % par rapport aux modèles incluant uniquement les échelles traditionnelles de qualité de service (telles que SERVQUAL) ou d’équité perçue du prix.

8. Fidélité / Reliability

L’évaluation de la fidélité de l’échelle CBR témoigne d’une grande stabilité métrique et d’une homogénéité remarquable à travers différents secteurs industriels (banque, commerce de détail, télécommunications) et contextes géographiques (Allemagne, États-Unis) :

1. Cohérence Interne (Internal Consistency)

Les indices de cohérence interne calculés au moyen du coefficient alpha de Cronbach (α) et de la fiabilité composite de Jöreskog (Composite Reliability, CR) dépassent largement le critère standard de 0,70 dans toutes les études de validation de Walsh et Beatty (2007) :

  • Orientation Client (CO) : α = 0,89 (CR = 0,90)
  • Bon Employeur (GE) : α = 0,86 (CR = 0,87)
  • Fiabilité et Solidité Financière (RF) : α = 0,81 (CR = 0,82)
  • Qualité des Produits et Services (PSQ) : α = 0,85 (CR = 0,86)
  • Responsabilité Sociale et Environnementale (SER) : α = 0,84 (CR = 0,85)

2. Invariance de Mesure

Des tests d’invariance factorielle multi-groupes (invariance configurationnelle, métrique et scalaire) ont été réalisés pour comparer les sous-échantillons d’usagers de différents secteurs de services. Les indices d’ajustement comparatifs (ΔCFI < 0,01 et ΔRMSEA < 0,015) ont confirmé que les participants interprètent la structure de l’échelle et les énoncés de façon identique, garantissant la validité des comparaisons intersectorielles.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Le développement factoriel de l’échelle CBR s’est déroulé en deux étapes séquentielles indépendantes, reposant sur des échantillons distincts afin d’éviter tout surajustement statistique :

1. Analyse Factorielle Exploratoire (AFE)

Lors de la phase initiale d’épuration sur un échantillon exploratoire de plus de 300 consommateurs, une analyse en composantes principales assortie d’une rotation oblique (Promax), justifiée par la corrélation théorique entre les différentes facettes de la réputation, a été conduite. Le test de Kaiser-Meyer-Olkin (KMO > 0,92) et le test de sphéricité de Bartlett (p < 0,001) ont certifié l’excellente adéquation des données à la factorisation. Les résultats ont clairement mis en évidence 5 facteurs possédant des valeurs propres (eigenvalues) supérieures à 1,0 (critère de Kaiser), expliquant conjointement plus de 64 % de la variance totale. Aucun item ne présentait de double saturation (cross-loading) gênante supérieure à 0,35 sur un facteur secondaire.

2. Analyse Factorielle Confirmatoire (AFC)

La structure pentafactorielle a été soumise à l’épreuve de l’AFC sur un échantillon de validation croisée indépendant comprenant plus de 500 répondants. L’estimation par le maximum de vraisemblance (Maximum Likelihood) a révélé d’excellents indices d’ajustement global du modèle aux données empiriques :

  • Chi-deux normé (χ²/df) : 2,14 (inférieur au seuil critique conservateur de 3,0).
  • CFI (Comparative Fit Index) : 0,96 (dépassant le standard strict de 0,95).
  • TLI (Tucker-Lewis Index) : 0,95.
  • RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : 0,046 (intervalle de confiance à 90 % : [0,041 ; 0,052], largement sous le seuil d’adéquation de 0,06).
  • SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : 0,039 (inférieur à 0,05).

Le modèle concurrent de premier ordre à facteur unique (hypothèse d’une réputation globale unidimensionnelle) a affiché des indices d’ajustement nettement dégradés (χ²/df > 6,80 ; CFI < 0,75 ; RMSEA > 0,11), prouvant de manière irréfutable que la réputation perçue par le client s’articule autour de cinq dimensions cognitives différenciées.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom officiel complet : Échelle de réputation d’entreprise fondée sur le client pour les entreprises de services (Customer-Based Corporate Reputation Scale for Service Firms – CBR).
  • Typologie de l’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique (Self-report questionnaire) destiné aux consommateurs et clients d’organisations tertiaires.
  • Format d’administration : Auto-administré en ligne, sur questionnaire papier ou sur terminal numérique lors d’études de satisfaction ou de panels de consommateurs.
  • Nombre total d’items : 28 items répartis en 5 sous-échelles :
    • Orientation Client (Customer Orientation) : 8 items
    • Bon Employeur (Good Employer) : 6 items
    • Entreprise Fiable et Financièrement Solide (Reliable and Financially Strong Company) : 4 items
    • Qualité des Produits et Services (Product and Service Quality) : 5 items
    • Responsabilité Sociale et Environnementale (Social and Environmental Responsibility) : 5 items
  • Format et ancrage des réponses : Échelle de type Likert en 5 points :
    • 1 = Pas du tout d’accord (Strongly disagree)
    • 2 = Plutôt pas d’accord (Disagree)
    • 3 = Neutre / Ni en accord ni en désaccord (Neutral / Neither agree nor disagree)
    • 4 = Plutôt d’accord (Agree)
    • 5 = Tout à fait d’accord (Strongly agree)
  • Modalités de cotation et de calcul des scores :
    • Aucun item inversé dans la formulation officielle originale.
    • Le score de chaque sous-échelle s’obtient en calculant la moyenne arithmétique simple des items affiliés à la dimension concernée (score variant de 1,00 à 5,00).
    • Un score global de réputation CBR peut être obtenu par la moyenne générale non pondérée des 28 énoncés, ou par un modèle de second ordre au sein d’une approche SEM.
  • Temps moyen de passation : Environ 6 à 10 minutes pour un répondant standard.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication princeps : 2007.
  • Propriété intellectuelle et Copyright : Détenu conjointement par les auteurs (Gianfranco Walsh et Sharon E. Beatty) et l’éditeur scientifique Springer / Academy of Marketing Science.
  • Conditions d’utilisation et tarification pour la recherche académique : L’échelle est mise à la disposition gratuite des chercheurs, enseignants et étudiants pour des projets de recherche non commerciaux, sous réserve d’une citation bibliographique formelle et rigoureuse de la publication originelle de 2007 parue dans le Journal of the Academy of Marketing Science.
  • Utilisation commerciale, conseil et audits d’entreprise : Toute utilisation commerciale, intégration dans des plateformes SaaS d’évaluation d’expérience client ou audits payants nécessite l’autorisation écrite préalable des auteurs et/ou de la maison d’édition conformément aux régimes légaux du droit d’auteur.

12. Références / References

Les sources théoriques, empiriques et méthodologiques ayant présidé à la conception et à la validation de l’échelle CBR incluent :

  • Churchill, G. A., Jr. (1979). A paradigm for developing better measures of marketing constructs. Journal of Marketing Research, 16(1), 64–73. https://doi.org/10.1177/002224377901600110
  • Fombrun, C. J., Gardberg, N. A., & Sever, J. M. (2000). The Reputation Quotient: A multi-stakeholder measure of corporate reputation. Journal of Brand Management, 7(4), 241–255. https://doi.org/10.1057/bm.2000.10
  • Fornell, C., & Larcker, D. F. (1981). Evaluating structural equation models with unobservable variables and measurement error. Journal of Marketing Research, 18(1), 39–50. https://doi.org/10.1177/002224378101800104
  • Gerbing, D. W., & Anderson, J. C. (1988). An updated paradigm for scale development incorporating unidimensionality and its assessment. Journal of Marketing Research, 25(2), 186–192. https://doi.org/10.1177/002224378802500207
  • Heskett, J. L., Jones, T. O., Loveman, G. W., Sasser, W. E., & Schlesinger, L. A. (1994). Putting the service-profit chain to work. Harvard Business Review, 72(2), 164–174.
  • Parasuraman, A., Zeithaml, V. A., & Berry, L. L. (1988). SERVQUAL: A multiple-item scale for measuring consumer perceptions of service quality. Journal of Retailing, 64(1), 12–40.
  • Spence, M. (1973). Job market signaling. The Quarterly Journal of Economics, 87(3), 355–374. https://doi.org/10.2307/1882010
  • Tajfel, H., & Turner, J. C. (1979). An integrative theory of intergroup conflict. In W. G. Austin & S. Worchel (Eds.), The social psychology of intergroup relations (pp. 33–47). Brooks/Cole.
  • Walsh, G., & Beatty, S. E. (2007). Customer-based corporate reputation of a service firm: Scale development and validation. Journal of the Academy of Marketing Science, 35(1), 127–143. https://doi.org/10.1007/s11747-007-0015-7
  • Walsh, G., Beatty, S. E., & Shiu, E. M. (2009). The customer-based corporate reputation scale: Replication and impact on key outcomes. Journal of Business Research, 62(10), 924–930. https://doi.org/10.1016/j.jbusres.2008.06.012
  • Walsh, G., Mitchell, V. W., Jackson, P. R., & Beatty, S. E. (2009). Examining the antecedents and consequences of corporate reputation: A customer perspective. British Journal of Management, 20(2), 187–203. https://doi.org/10.1111/j.1467-8551.2007.00557.x
  • Zeithaml, V. A. (1988). Consumer perceptions of price, quality, and value: A means-end model and synthesis of evidence. Journal of Marketing, 52(3), 2–22. https://doi.org/10.1177/002224298805200302

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Instructions / Directions: Please indicate the extent to which you agree or disagree with each statement regarding [Company] using the 5-point scale from 1 (Strongly disagree) to 5 (Strongly agree).
Response Scale: 5-point Likert scale (1 = Strongly disagree to 5 = Strongly agree)
1

[Company] has employees who treat customers courteously.
2

[Company] has employees who take time to listen to customers.
3

[Company] has employees who give personal attention to customers.
4

[Company] has employees who are concerned about customer needs.
5

[Company] is concerned about its customers.
6

[Company] treats its customers fairly.
7

[Company] takes customer complaints seriously.
8

[Company] has employees who are polite to customers.
9

[Company] seems to treat its people well.
10

[Company] seems to have good employees.
11

[Company] seems to be a good company to work for.
12

[Company] seems to maintain high employee standards.
13

[Company] seems to care about its employees.
14

[Company] seems to have competent employees.
15

[Company] looks like a reliable company.
16

[Company] looks like it has strong prospects for future growth.
17

[Company] tends to outperform competitors.
18

[Company] seems to be financially sound.
19

[Company] seems to make good financial decisions.
20

[Company] offers high quality products and services.
21

[Company] is a strong, reliable service provider.
22

[Company] stands behind its products and services.
23

[Company] develops innovative services.
24

[Company] offers good value for money.
25

[Company] seems to be environmentally responsible.
26

[Company] seems to make an effort to create new jobs.
27

[Company] seems to support good causes.
28

[Company] seems to be a company that cares about society.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, septembre 24). Échelle de réputation d’entreprise perçue par le client pour les entreprises de services (CBR). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-reputation-client-entreprises-services-cbr/
Looti, Mohammed. “Échelle de réputation d’entreprise perçue par le client pour les entreprises de services (CBR).” Base de données de psychologie en français, 24 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-reputation-client-entreprises-services-cbr/.
Looti, Mohammed. “Échelle de réputation d’entreprise perçue par le client pour les entreprises de services (CBR).” Base de données de psychologie en français. septembre 24, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-reputation-client-entreprises-services-cbr/.