Échelle multidimensionnelle de victimisation par les pairs

Découvrez l’Échelle multidimensionnelle de victimisation par les pairs (MPVS) de Mynard et Joseph : structure factorielle, validité psychométrique, items originaux et cotation.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 9, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 9, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’Échelle multidimensionnelle de victimisation par les pairs (en anglais, Multidimensional Peer-Victimization Scale ou MPVS), élaborée en 2000 par les psychologues britanniques Stephen Joseph et Helen Mynard, constitue un instrument d’évaluation psychométrique de référence conçu pour mesurer de manière différentielle les diverses formes de victimisation vécues par les enfants et les adolescents en milieu scolaire. Face aux limites des questionnaires unidimensionnels ou globaux qui agrégeaient les comportements d’agression sans distinguer leurs modalités d’expression, la MPVS opérationnalise la victimisation par les pairs à travers une structure factorielle à quatre composantes distinctes : la victimisation physique (physical victimization), la victimisation verbale (verbal victimization), la manipulation sociale ou victimisation relationnelle (social manipulation), et les attaques contre les biens matériels (attacks on property).

Le questionnaire comprend 16 items auto-rapportés (4 items par sous-échelle), administrés sur une échelle ordinale de fréquence à trois points (0 = « Jamais » / Not at all, 1 = « Une fois » / Once, 2 = « Plus d’une fois » / More than once), évaluant généralement les événements survenus au cours de l’année scolaire ou du trimestre écoulé. Les analyses psychométriques initiales menées sur des échantillons d’élèves de l’enseignement secondaire (âgés de 11 à 16 ans) démontrent une consistance interne satisfaisante à excellente pour chaque domaine, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant entre 0,73 et 0,85 : 0,85 pour la victimisation physique, 0,75 pour la victimisation verbale, 0,77 pour la manipulation sociale, et 0,73 pour les attaques contre les biens. La validité de construit et la validité convergente ont été confirmées par des corrélations significatives avec les symptômes de stress post-traumatique, la dépression infantile, l’anxiété et une baisse marquée de l’estime de soi. Largement traduite et validée à l’international, la MPVS demeure un outil fondamental en psychologie scolaire, en psychopathologie développementale et en recherche épidémiologique sur le harcèlement scolaire (bullying).

2. Mots-clés / Keywords

Victimisation par les pairs, harcèlement scolaire, intimidation, agression relationnelle, agression physique, agression verbale, manipulation sociale, psychométrie, adolescence, évaluation scolaire, santé mentale des jeunes, échelle MPVS.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été développée conjointement par :

  • Helen Mynard, chercheuse en psychologie du développement et de l’éducation à l’Université d’Essex (Colchester, Royaume-Uni). Ses travaux ont porté sur l’impact psychosocial des dynamiques de groupe et des brimades entre pairs à l’école secondaire.
  • Stephen Joseph, PhD, professeur de psychologie, actuellement affilié à la School of Education et au Centre for Trauma, Resilience, and Growth de l’Université de Nottingham (Nottingham, NG7 2RD, Royaume-Uni ; courriel institutionnel : [email protected]). Le Pr Joseph est un spécialiste internationalement reconnu de la psychologie du traumatisme, de la résilience, de la croissance post-traumatique et de la psychopathologie de l’enfant et de l’adolescent.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de la Multidimensional Peer-Victimization Scale est de fournir aux chercheurs, psychologues scolaires et cliniciens un instrument standardisé, bref mais psychométriquement robuste, capable de quantifier séparément les expériences d’agression vécues par les jeunes au sein de leurs groupes de pairs. Historiquement, l’étude du harcèlement scolaire reposait souvent sur des mesures globales à item unique (interrogeant simplement si l’enfant s’était « senti harcelé ») ou sur des scores composites non différenciés. Ces approches occultaient les trajectoires développementales distinctes, les disparités de genre et les conséquences psychologiques spécifiques associées à chaque modalité d’agression.

Sur le plan théorique et étiologique, la MPVS a été conçue pour répondre aux avancées conceptuelles démontrant que l’agression entre pairs ne se limite pas aux coups et aux insultes directes. L’émergence des concepts d’agression indirecte et d’agression relationnelle a mis en lumière des violences insidieuses basées sur l’exclusion, le commérage et la manipulation du réseau social de la victime. La MPVS permet d’isoler ces formes subtiles afin de documenter leur pouvoir prédictif propre sur le bien-être émotionnel des élèves. L’échelle isole également les atteintes matérielles (vol, racket, dégradation délibérée des biens), une dimension souvent confondue avec l’agression physique ou purement délinquante, mais qui constitue une forme majeure d’intimidation dans les établissements scolaires.

En pratique clinique et scolaire, la MPVS sert d’outil de dépistage et de suivi pour :

  • Identifier précocement les profils de victimisation chronique chez des élèves présentant un refus scolaire anxieux (phobie scolaire), des baisses inexpliquées de rendement académique ou un retrait social.
  • Évaluer l’efficacité différentielle des programmes d’intervention antibullyng (comme les programmes inspirés d’Olweus ou KiVa), en vérifiant si les interventions réduisent à la fois les formes visibles (physiques, matérielles) et invisibles (manipulation relationnelle, rejet verbal indirect).
  • Explorer les comorbidités psychiatriques chez l’adolescent, notamment le risque de trouble dépressif majeur, d’idéations suicidaires et de symptômes de trouble de stress post-traumatique (TSPT) pédiatrique induits par l’hostilité chronique des pairs.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par la MPVS est la victimisation par les pairs (peer victimization), conceptualisée comme l’expérience répétée et non désirée d’actes agressifs commis par des pairs d’âge comparable, caractérisée par un déséquilibre de pouvoir perçu ou réel. Mynard et Joseph (2000) ont structuré ce construit multidimensionnel en quatre facettes orthogonales mais corrélées, chacune reflétant un mode opératoire spécifique d’agression interpersonnelle :

1. La victimisation physique (Physical Victimization)

Cette dimension évalue les agressions directes corporelles infligées à l’élève. Elle comprend des comportements tels que donner des coups de poing, des coups de pied, blesser intentionnellement ou passer à tabac (items 6, 7, 8, 9). Cette forme d’agression manifeste est traditionnellement plus prévalente chez les garçons et constitue l’expression la plus immédiate et visible de la violence entre pairs, entraînant un risque élevé de blessures physiques, d’hypervigilance somatique et de peur phobique de l’environnement scolaire.

2. La victimisation verbale (Verbal Victimization)

La victimisation verbale regroupe les attaques directes proférées par la parole visant à rabaisser, ridiculiser ou intimider l’élève. Elle comprend les injures, les insultes (« called me names »), les moqueries relatives à l’apparence physique ou à d’autres caractéristiques personnelles, et les jurons agressifs (items 1, 4, 5, 16). Bien que non létale sur le plan corporel, la victimisation verbale porte directement atteinte à l’estime de soi, altère le schéma corporel et favorise le développement de distorsions cognitives négatives chez les adolescents vulnérables.

3. La manipulation sociale (Social Manipulation)

Inspirée des travaux sur l’agression relationnelle et indirecte, cette sous-échelle mesure les tactiques visant à détruire les relations interpersonnelles, le statut social ou l’intégration communautaire de la cible. Elle comprend des comportements tels que tenter de brouiller l’élève avec ses amis, manipuler son cercle amical pour qu’il se retourne contre lui, refuser délibérément de lui parler (ostracisme) ou inciter les autres élèves à l’isoler socialement (items 2, 11, 13, 14). Cette modalité est particulièrement destructrice durant l’adolescence, période développementale où le sentiment d’appartenance au groupe de pairs est central pour la construction identitaire.

4. Les attaques contre les biens (Attacks on Property)

Cette composante opérationnalise les agressions ciblant les possessions matérielles de l’élève. Elle englobe la prise d’effets personnels sans autorisation, le vol pur et simple, les tentatives de bris d’objets et la détérioration délibérée de la propriété privée (items 3, 10, 12, 15). Ces comportements représentent souvent un levier de chantage, d’extorsion ou de démonstration d’ascendant hiérarchique au sein de l’école, engendrant chez la victime un sentiment d’impuissance et d’insécurité environnementale permanente.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

La conception de la MPVS s’enracine dans la convergence de plusieurs courants majeurs de la psychologie sociale, développementale et cognitive :

Le modèle du harcèlement scolaire de Dan Olweus

Le cadre pionnier de Dan Olweus (1993) définit l’intimidation par trois critères indissociables : l’intentionnalité hostile, la répétition temporelle et l’asymétrie de pouvoir (physique, psychologique ou social). Tout en conservant ces postulats, Mynard et Joseph ont cherché à dépasser le format narratif d’Olweus (qui présentait une définition textuelle du harcèlement avant de poser des questions) pour proposer une mesure comportementale directe, décomposant les actes spécifiques sans forcer l’enfant à s’auto-étiqueter comme « victime », réduisant ainsi les biais de désirabilité sociale et de honte.

La théorie de l’agression relationnelle (Crick & Grotpeter) et indirecte (Björkqvist et al.)

Dans les années 1990, Nicki R. Crick et Jennifer K. Grotpeter (1995), parallèlement aux travaux de Kaj Björkqvist, ont révolutionné la compréhension de l’agressivité infantile en formalisant le concept d’agression relationnelle. Elles ont mis en évidence que les filles manifestent leur hostilité principalement par l’exclusion sociale, le dénigrement secret et la manipulation des amitiés, contrairement à l’agression physique prédominante chez les garçons. La MPVS intègre pleinement ce paradigme théorique en plaçant la « manipulation sociale » sur un pied d’égalité psychométrique avec les violences physiques et verbales, comblant ainsi un angle mort critique de l’évaluation du harcèlement chez les adolescentes.

L’approche écologique du développement humain (Bronfenbrenner)

La MPVS s’aligne également sur la théorie des systèmes écologiques d’Urie Bronfenbrenner, considérant l’école et le groupe de pairs comme un microsystème déterminant. La victimisation n’est pas vue comme un événement isolé, mais comme une matrice d’interactions coercitives chroniques qui restructurent l’environnement social immédiat de l’élève, altérant sa trajectoire cognitive et émotionnelle.

Le modèle transactionnel du stress et du trauma pédiatrique

Joseph et Mynard ont développé cette échelle dans une optique de recherche clinique sur le traumatisme chez l’enfant. Selon le modèle transactionnel de Lazarus et Folkman et les modèles étiologiques du TSPT, la chronicité et la multiplicité des formes de victimisation (poly-victimisation) épuisent les ressources d’adaptation de l’enfant, provoquant une cascade de cognitions dysfonctionnelles (culpabilité, impuissance acquise, sentiment d’aliénation).

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de la MPVS a fait l’objet de nombreuses validations empiriques indépendantes depuis sa publication originale en 2000 :

Validité de construit et validité factorielle

Dans l’étude princeps de Mynard et Joseph (2000), administrée à 441 élèves britanniques de 11 à 16 ans, les analyses factorielles exploratoires et confirmatoires ont corroboré l’existence des quatre facteurs supposés, expliquant une part substantielle de la variance totale. Les items présentent des saturations primaires élevées (> 0,55) sur leurs facteurs respectifs avec des saturations croisées minimes (< 0,30), confirmant la séparation conceptuelle nette entre l’agression physique, verbale, relationnelle et matérielle.

Validité convergente

La validité convergente de la MPVS est largement documentée par des associations significatives et théoriquement cohérentes avec plusieurs indicateurs psychopathologiques :

  • Dépression et détresse émotionnelle : De fortes corrélations positives ont été rapportées entre les scores aux quatre sous-échelles de la MPVS et les inventaires de dépression infantile (comme le Birleson Depression Self-Rating Scale ou le CDI de Kovacs), la manipulation sociale et la victimisation verbale affichant souvent les associations les plus étroites avec les symptômes dépressifs chez les adolescentes.
  • Symptomatologie de stress post-traumatique (TSPT) : Mynard, Joseph et Alexander (2000) ont mis en évidence que les sous-échelles de la MPVS prédisent significativement les scores à l’échelle d’impact des événements (Impact of Event Scale – IES), démontrant que la victimisation par les pairs engendre des intrusions cognitives et des comportements d’évitement caractéristiques du trauma.
  • Estime de soi : Des corrélations négatives robustes sont systématiquement observées avec l’échelle d’estime de soi de Rosenberg (Rosenberg Self-Esteem Scale), la victimisation verbale prédisant fortement la détérioration du concept de soi physique et social.

Validité différentielle et de genre

L’instrument démontre une excellente validité discriminante selon le genre. Conformément aux hypothèses théoriques, les garçons obtiennent des scores significativement plus élevés que les filles sur les échelles de victimisation physique et d’attaques contre les biens, tandis que les scores de manipulation sociale sont équivalents ou supérieurs chez les filles, confirmant la sensibilité de l’outil aux variations sexo-spécifiques de l’agression.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de la MPVS a été rigoureusement démontrée à travers divers indices statistiques de cohérence interne et de stabilité temporelle :

Consistance interne (Alpha de Cronbach)

Dans l’échantillon d’étalonnage original de Mynard et Joseph (2000, N = 441), les coefficients alpha de Cronbach obtenus pour chaque sous-échelle de 4 items sont les suivants :

  • Victimisation physique : α = 0,85
  • Victimisation verbale : α = 0,75
  • Manipulation sociale : α = 0,77
  • Attaques contre les biens : α = 0,73

Ces coefficients dépassent le seuil psychométrique standard de 0,70 préconisé par Nunnally pour les échelles brèves de recherche, démontrant une homogénéité remarquable compte tenu du faible nombre d’items (seulement quatre items par dimension). Des réplications ultérieures dans des échantillons internationaux (notamment aux États-Unis, en Australie, en Turquie et en Chine) ont rapporté des valeurs d’alpha de Cronbach stables, oscillant généralement entre 0,72 et 0,88 pour l’ensemble des sous-échelles.

Fidélité test-retest et stabilité temporelle

Des études longitudinales évaluant la stabilité temporelle de la MPVS sur des intervalles de plusieurs mois (généralement 3 à 6 mois au cours d’une même année scolaire) ont révélé des coefficients de corrélation test-retest statistiquement significatifs (r variant de 0,55 à 0,72). Ces valeurs attestent à la fois d’une stabilité relative du statut de victime au sein de la classe (chronicité de l’agression) et de la sensibilité de l’échelle aux changements environnementaux ou aux résolutions de conflits.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure factorielle de la MPVS a fait l’objet d’analyses approfondies dès sa construction :

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Lors de la phase de développement initiale, une analyse en composantes principales suivie d’une rotation oblimin et varimax a été appliquée à un ensemble d’items expérimentaux. Les résultats ont clairement mis en exergue quatre facteurs distincts possédant des valeurs propres (eigenvalues) supérieures à 1,0 (critère de Kaiser), expliquant ensemble plus de 55 % de la variance totale. Chacun des 16 items sélectionnés présentait une saturation factorielle élevée (> 0,60) sur son facteur de rattachement théorique, sans saturation croisée problématique (< 0,25 sur les autres dimensions).

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

Dans les études de validation croisée et de modélisation par équations structurelles (SEM), le modèle à quatre facteurs corrélés de premier ordre s’est systématiquement révélé supérieur à un modèle unidimensionnel à facteur général unique ou à un modèle orthogonal indépendant. Les indices d’ajustement globaux rapportés dans la littérature sont conformes aux normes méthodologiques rigoureuses de Hu et Bentler (1999) :

  • Indice de comparabilité de Bentler (CFI) : > 0,94
  • Indice de Tucker-Lewis (TLI) : > 0,93
  • Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) : < 0,055 (avec un intervalle de confiance à 90 % situé entre 0,042 et 0,068)
  • Résidu quadratique moyen standardisé (SRMR) : < 0,048

L’invariance de mesure (invariance configurationnelle, métrique et scalaire) a également été établie à travers les sexes et les tranches d’âge du secondaire, attestant que la structure factorielle à quatre dimensions mesure les mêmes construits avec une métrique équivalente chez les garçons et les filles.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument se présente sous un format structuré comme suit :

  • Nature de l’outil : Questionnaire psychométrique auto-rapporté (auto-évaluation individuelle ou collective sur papier-crayon ou format informatisé).
  • Population cible : Enfants et adolescents scolarisés, principalement âgés de 11 à 16 ans (adaptable dès 9 ans avec assistance de lecture).
  • Nombre d’items : 16 énoncés comportementaux courts et formulés à la première personne.
  • Structure des sous-échelles : 4 items par sous-échelle, totalisant 4 sous-échelles :
    • Victimisation physique : Items 6, 7, 8, 9
    • Victimisation verbale : Items 1, 4, 5, 16
    • Manipulation sociale : Items 2, 11, 13, 14
    • Attaques contre les biens : Items 3, 10, 12, 15
  • Échelle de réponse : Échelle ordinale de fréquence à 3 modalités :
    • 0 = Jamais (Not at all)
    • 1 = Une fois (Once)
    • 2 = Plus d’une fois (More than once)
  • Procédure de cotation et calcul des scores :
    • Le score pour chaque sous-échelle s’obtient en additionnant les points des 4 items correspondants (score allant de 0 à 8 par sous-échelle).
    • Un score global de victimisation peut être calculé par la somme des 16 items (allant de 0 à 32), bien que l’analyse séparée des quatre scores sous-scalaires soit fortement recommandée sur le plan théorique et clinique pour préserver la granularité multidimensionnelle.
    • Un score plus élevé indique une fréquence et une intensité plus importantes des expériences de victimisation subies.
  • Durée de passation : Environ 5 à 10 minutes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

L’échelle a été publiée pour la première fois en 2000 dans la revue scientifique Aggressive Behavior (John Wiley & Sons, Inc.).

  • Droits d’auteur et propriété intellectuelle : Le copyright original est détenu par John Wiley & Sons, Inc. (2000). Toutefois, les auteurs ont mis l’échelle à la disposition de la communauté scientifique pour la recherche non commerciale.
  • Tarifs : L’accès et l’utilisation à des fins de recherche académique, d’évaluation clinique et d’intervention scolaire non lucrative sont gratuits. L’instrument a également été référencé publiquement dans le compendium officiel des Centers for Disease Control and Prevention (CDC, page 12) pour la mesure de la victimisation et du harcèlement chez les jeunes.
  • Permissions : Toute reproduction commerciale ou republication intégrale dans un ouvrage payant requiert une autorisation préalable de l’éditeur (John Wiley & Sons, Inc.). Pour toute question sur les adaptations ou les recherches en cours, les praticiens peuvent contacter le développeur, Stephen Joseph, PhD, à l’Université de Nottingham.

12. Références / References

Les publications de référence relatives au développement et à l’évaluation de la MPVS sont présentées ci-dessous en style APA (7e édition) :

  • Björkqvist, K., Lagerspetz, K. M., & Kaukiainen, A. (1992). Do girls manipulate and boys fight? Developmental trends in regard to direct and indirect aggression. Aggressive Behavior, 18(2), 117–127. https://doi.org/10.2307/1131945
  • Hamburger, M. E., Vivolo, A. M., & O’Flaherty, C. (2011). Measuring bullying victimization, perpetration, and bystander experiences: A compendium of assessment tools. Centers for Disease Control and Prevention, National Center for Injury Prevention and Control. https://www.cdc.gov/violenceprevention/pdf/bullycompendiumbk-a.pdf
  • Mynard, H., & Joseph, S. (2000). Development of the Multidimensional Peer-Victimization Scale. Aggressive Behavior, 26(2), 169–178. https://doi.org/10.1016/S0191-8869(99)00234-2
  • Olweus, D. (1993). Bullying at school: What we know and what we can do. Blackwell Publishing.

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

Called me names
2

Tried to get me into trouble with my friends
3

Took something of mine without permission
4

Made fun of me because of my appearance
5

Made fun of me for some reason
6

Punched me
7

Kicked me
8

Hurt me physically in some way
9

Beat me up
10

Tried to break something of mine
11

Tried to make my friends turn against me
12

Stole something from me
13

Refused to talk to me
14

Made other people not talk to me
15

Deliberately damaged some property of mine
16

Swore at me
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 9). Échelle multidimensionnelle de victimisation par les pairs. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-multidimensionnelle-de-victimisation-par-les-pairs-mpvs/
Looti, Mohammed. “Échelle multidimensionnelle de victimisation par les pairs.” Base de données de psychologie en français, 9 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-multidimensionnelle-de-victimisation-par-les-pairs-mpvs/.
Looti, Mohammed. “Échelle multidimensionnelle de victimisation par les pairs.” Base de données de psychologie en français. octobre 9, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-multidimensionnelle-de-victimisation-par-les-pairs-mpvs/.