1. Résumé
L’Échelle de locus de contrôle de la santé bucco-dentaire (connue sous l’acronyme anglophone Oral Health Locus of Control Scale ou LOCOH) est un instrument psychométrique multidimensionnel conçu pour évaluer les croyances et les attributions causales qu’un individu entretient quant aux déterminants de son état bucco-dentaire. Développée dans sa forme canonique par le Dr Rosita Brown Long (2006) à l’Université d’État de l’Oklahoma, cette échelle opérationnalise l’extension de la théorie de l’apprentissage social de Julian B. Rotter et du modèle tridimensionnel de la santé générale développé par Kenneth A. Wallston et ses collaborateurs (Multidimensional Health Locus of Control, MHLC) au domaine spécifique de l’odontologie et de la stomatologie.
Le protocole d’évaluation intègre un inventaire exhaustif explorant les antécédents et symptômes bucco-dentaires, les habitudes d’hygiène préventive, les consultations professionnelles, ainsi qu’une échelle d’évaluation de la valeur accordée à la santé bucco-dentaire (Oral Health Value Scale, OHV). La structure factorielle définitive du LOCOH comprend 31 items organisés en trois dimensions fondamentales : le Locus de contrôle interne (Internality, 10 items), qui mesure la conviction que la santé des dents et des gencives dépend directement de ses propres comportements et de son autodiscipline ; le Locus de contrôle lié à la chance (Chance, 11 items), évaluant la croyance selon laquelle les pathologies carieuses et parodontales sont tributaires du hasard, du vieillissement inéluctable ou de la fatalité biologique ; et le Locus de contrôle lié aux autrui puissants (Powerful Others, 10 items), qui quantifie l’attribution du maintien de la santé bucco-dentaire aux compétences des chirurgiens-dentistes, des hygiénistes et au soutien familial.
Les items sont administrés selon une échelle de réponse de type Likert en six points, allant de 1 (« Tout à fait d’accord ») à 6 (« Tout à fait en désaccord »), inversée lors de la cotation standard pour que des scores élevés traduisent une adhésion plus forte au construit ciblé. Les analyses psychométriques attestent d’une cohérence interne robuste, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,72 et 0,85 selon les sous-échelles, d’une excellente validité de construit démontrée par analyses factorielles exploratoires et confirmatoires, ainsi que d’une validité convergente et prédictive substantielle quant à l’adhésion aux mesures d’hygiène prophylactique et à la fréquentation régulière des cabinets dentaires.
2. Mots-clés
Locus de contrôle bucco-dentaire, LOCOH, psychométrie, santé orale, psychologie dentaire, croyances relatives à la santé, prévention parodontale, adhésion thérapeutique, Wallston MHLC, hygiène bucco-dentaire.
3. Auteurs
L’instrument a été conceptualisé, développé et validé empiriquement par :
- Rosita Brown Long, Ph.D. : Docteure en psychologie et chercheuse associée, School of Applied Health and Educational Psychology, College of Education, Oklahoma State University (Stillwater, Oklahoma, États-Unis). Travaux doctoraux dirigés par le corps professoral de psychologie de la santé et d’épidémiologie comportementale.
L’outil s’inscrit dans la lignée théorique et méthodologique directe des travaux fondateurs de Kenneth A. Wallston, Ph.D. et Barbara Strudler Wallston, Ph.D. (Vanderbilt University School of Nursing), créateurs de la Multidimensional Health Locus of Control (MHLC) Scale.
4. Objectif
L’objectif central de l’Oral Health Locus of Control Scale est de mesurer de manière standardisée et quantitative les orientations causales subjectives qui sous-tendent les comportements d’hygiène et la gestion des pathologies de la cavité buccale. Dans le domaine de la médecine bucco-dentaire, les cliniciens et les épidémiologistes sont régulièrement confrontés à un paradoxe majeur : bien que les méthodes de prévention primaire (brossage biquotidien, utilisation du fil dentaire, contrôle des sucres fermentescibles, prophylaxie professionnelle) soient scientifiquement validées et techniquement simples, les taux de non-observance et de renoncement aux soins demeurent particulièrement élevés à travers le monde.
D’un point de vue clinique, le LOCOH permet de dresser un profil cognitif individualisé du patient dès son admission en consultation. Comprendre si un patient attribue ses caries récurrentes ou sa maladie parodontale à son propre comportement (locus interne), à une fatalité génétique ou à la malchance (locus chance), ou s’il place exclusivement son pronostic entre les mains expertes de son praticien (locus autrui puissants) offre au clinicien un levier pédagogique inédit. L’outil permet ainsi d’adapter l’éducation thérapeutique :
- Les patients à forte internalité répondent positivement aux interventions d’auto-surveillance, à l’apprentissage de techniques de brossage autonomes et à la fixation d’objectifs personnalisés.
- Les individus à forte orientation chance manifestent un sentiment d’impuissance acquise (learned helplessness) ; ils nécessitent un démantèlement psychoéducatif de leurs biais déterministes (« mes parents ont perdu leurs dents à 40 ans, je subirai le même sort ») afin de restaurer leur sentiment d’auto-efficacité.
- Les individus orientés vers les autrui puissants nécessitent des protocoles structurés de rendez-vous de maintenance réguliers, où l’alliance thérapeutique et l’autorité bienveillante du praticien agissent comme le moteur principal de l’observance.
Sur le plan de la recherche, le LOCOH constitue un instrument épidémiologique fondamental pour explorer les déterminants psychosociaux des disparités de santé orale, évaluer l’efficacité des campagnes de santé publique et analyser les médiations cognitives entre le statut socio-économique, la littératie en santé bucco-dentaire et les indicateurs cliniques objectifs (tels que l’indice de plaque de Silness et Löe, l’indice carieux CAOD/DMFT ou la profondeur de sondage parodontal).
5. Construit psychologique
Le construit théorique du locus de contrôle bucco-dentaire appréhende le degré auquel un individu croit que les renforcements liés à sa santé dentaire (conservation des dents fonctionnelles, absence de douleur, esthétique gingivale) sont contingents à ses propres actes ou dépendent de forces échappant à sa maîtrise. Le LOCOH décompose ce construit en trois dimensions orthogolanes ou modérément corrélées, complétées par la valorisation de la santé orale :
1. Locus de contrôle interne (Internality – LOCOH-I)
Cette dimension quantifie la croyance en la responsabilité personnelle directe et en la capacité d’action individuelle sur les états pathologiques bucco-dentaires. Un score élevé reflète la conviction inébranlable que l’apparition de la plaque, des caries ou de la gingivite découle d’une négligence individuelle évitable et que l’adoption rigoureuse de conduites prophylactiques préserve durablement l’intégrité de la sphère orale. Par exemple, l’adhésion à l’énoncé « I am directly responsible for keeping my teeth and gums healthy » (Item 4) illustre une internalité forte. Les personnes caractérisées par ce profil mobilisent des stratégies de coping centrées sur le problème et recherchent proactivement des informations techniques relatives à l’hygiène interdentaire.
2. Locus de contrôle lié à la chance ou au fatalisme (Chance – LOCOH-C)
Le sous-construit Chance évalue le degré auquel la santé dentaire est perçue comme un phénomène aléatoire, incontrôlable, gouverné par le destin, la chance ou la fatalité génétique. Les individus présentant un score élevé sur cette dimension considèrent que le délabrement bucco-dentaire est un corollaire inéluctable du vieillissement biologique, indépendamment de toute mesure d’hygiène personnelle. Un item emblématique tel que « No matter what I do, I’m likely to have dental problems » (Item 1) capte cette résignation comportementale, fréquemment corrélée à une anxiété dentaire élevée et à un recours aux soins exclusivement en situation d’urgence algique.
3. Locus de contrôle lié aux autrui puissants (Powerful Others – LOCOH-P)
Cette dimension opérationnalise la croyance selon laquelle l’état de santé bucco-dentaire dépend fondamentalement de figures d’autorité médicale ou de l’entourage immédiat. Dans le contexte odontologique, les « autrui puissants » désignent de manière prépondérante le chirurgien-dentiste et l’hygiéniste dentaire, mais englobent également le soutien du cercle familial. L’affirmation « Without the work of dental professionals to care for my teeth and gums, I couldn’t have good oral health » (Item 9) mesure cette délégation de responsabilité. Bien qu’une orientation modérée vers les autrui puissants favorise l’assiduité aux visites de contrôle, une dépendance excessive peut paradoxalement déresponsabiliser le patient au quotidien entre deux consultations professionnelles.
4. Valeur accordée à la santé bucco-dentaire (Oral Health Value – OHV)
Conformément aux principes de la théorie de l’apprentissage social, la valeur du renforcement constitue un modérateur indispensable : un locus de contrôle interne ne prédit des comportements proactifs que si l’individu attribue une valeur élevée à sa santé bucco-dentaire comparativement à d’autres aspects de sa vie. L’échelle OHV (3 items) quantifie cette hiérarchisation motivationnelle.
6. Cadre théorique
Le fondement épistémologique du LOCOH s’enracine dans la théorie de l’apprentissage social formulée par Julian Rotter (1954, 1966). Selon le postulat de Rotter, le potentiel de comportement ($BP$) dans une situation donnée est une fonction conjointe de l’attente ($E$) que ce comportement mène à un renforcement spécifique et de la valeur attribuée à ce renforcement ($RV$) :
BP = f(E & RV)
Rotter a initialement conceptualisé le locus de contrôle comme un trait de personnalité unidimensionnel bipolaire opposant l’internalité à l’externalité. Cependant, l’application de ce modèle aux sciences biomédicales par Wallston, Wallston et DeVellis (1978) a démontré la nécessité de scinder l’externalité en deux entités théoriquement distinctes : l’attribution au hasard (Chance) et l’attribution aux professionnels ou à l’entourage (Powerful Others), donnant naissance à l’échelle tridimensionnelle MHLC.
Le LOCOH transpose ce modèle généraliste à la spécificité des comportements dentaires en vertu du principe de spécificité situationnelle de Rotter. Les instruments mesurant le locus de contrôle général prédisent souvent faiblement les comportements de santé spécifiques en raison de leur niveau d’abstraction trop élevé. En ciblant explicitement la bouche, les dents, les gencives et la relation avec le chirurgien-dentiste, le LOCOH capture une variance prédictive significativement supérieure relative aux comportements d’hygiène quotidienne (brossage, fil dentaire) et à la conformité préventive.
Ce cadre théorique dialogue également avec le Modèle des croyances relatives à la santé (Health Belief Model de Becker et Rosenstock) et la Théorie de l’auto-efficacité d’Albert Bandura. Alors que l’auto-efficacité concerne la confiance d’un individu en sa capacité d’exécuter une tâche spécifique (par exemple, manipuler du fil dentaire avec dextérité), le locus de contrôle interne reflète l’attente de résultat causal (la conviction que l’utilisation du fil dentaire prévient effectivement la parodontite).
7. Validité
La validité psychométrique du LOCOH a fait l’objet d’évaluations rigoureuses documentées lors de son développement initial et au sein d’études ultérieures en santé publique buccale :
Validité de contenu
Les items originaux ont été générés à partir d’une revue systématique des instruments existants (notamment les échelles de Wallston et les adaptations préliminaires de Duke et Cohen), complétée par des entretiens avec des experts en chirurgie dentaire, en hygiène dentaire et en psychologie comportementale. Les formulations ont été minutieusement calibrées pour garantir une lisibilité accessible à divers niveaux de scolarité et refléter l’éventail complet des problématiques bucco-dentaires (caries, parodontopathies, perte de dents, recours aux soins).
Validité convergente et discriminante
La validité convergente a été établie en corrélant les sous-échelles du LOCOH avec les sous-échelles homologues du Multidimensional Health Locus of Control (MHLC – Forme A/B). Les corrélations entre LOCOH-Interne et MHLC-Interne sont positives et modérément élevées ($r = 0,48$ à $0,62$, $p < 0,001$), attestant que le LOCOH puise dans le construit élargi de l’internalité en santé tout en mesurant une variance spécifique au domaine oral. De même, la sous-échelle LOCOH-Chance présente des corrélations fortes a\vec le MHLC-Chance ($r = 0,55$ à $0,68$). La validité discriminante est étayée par des corrélations proches de zéro ou non significatives entre le LOCOH-Interne et le LOCOH-Chance ($r = -0,08$ à $-0,15$), confirmant l’orthogonalité des dimensions internes et fatalistes.
Validité critériée et prédictive
Des analyses de régression logistique et linéaire démontrent la puissance prédictive du LOCOH à l’égard des comportements réels :
- Les scores élevés à la sous-échelle LOCOH-Interne prédisent de manière statistiquement significative la fréquence du brossage dentaire biquotidien ($eta = 0,31$, $p < 0,01$), l’utilisation régulière de fil dentaire ($eta = 0,27$,$p < 0,01$) et la réalisation de visites de contrôle asymptomatiques de prophylaxie.
- Les scores élevés à la dimension LOCOH-Chance sont associés à une probabilité significativement accrue de symptômes bucco-dentaires non traités (douleurs, saignements gingivaux, perte de dents), à un retard de consultation et à un indice carieux élevé.
- La sous-échelle LOCOH-Powerful Others corrèle positivement avec l’historique des détartrages et des soins préventifs dispensés en cabinet dentaire ($r = 0,34$, $p < 0,01$).
8. Fidélité
Les propriétés de fidélité et de précision de mesure du LOCOH révèlent des qualités psychométriques satisfaisantes, conformes aux exigences des standards méthodologiques internationaux :
Cohérence interne
L’homogénéité des items constituant les sous-échelles a été évaluée au moyen du coefficient alpha de Cronbach ($lpha$) lors de l’étude de validation initiale menée auprès d’échantillons universitaires et communautaires :
- LOCOH Internality (10 items) : $lpha = 0,78$ à $0,83$, reflétant une consistance interne substantielle sans redondance excessive des énoncés.
- LOCOH Chance (11 items) : $lpha = 0,81$ à $0,86$, démontrant une excellente robustesse pour capturer le fatalisme buccal.
- LOCOH Powerful Others (10 items) : $lpha = 0,73$ à $0,79$, indiquant une fidélité tout à fait satisfaisante pour une dimension évaluant conjointement les soignants et l’entourage.
- Oral Health Value Scale (3 items) : $lpha = 0,65$ à $0,71$, ce qui est considéré comme très honorable pour une sous-échelle brève de trois énoncés.
Stabilité temporelle (Test-Retest)
L’administration de l’échelle à un intervalle de quatre semaines auprès d’un sous-échantillon témoin a généré des coefficients de corrélation intraclasse (CCI) robustes : $r = 0,81$ pour l’Internalité, $r = 0,79$ pour la Chance et $r = 0,75$ pour les Autrui Puissants ($p < 0,001$). Ces indices confirment que le LOCOH appréhende des croyances dispositionnelles stables dans le temps tout en demeurant sensible aux interventions d'éducation thérapeutique ciblées.
9. Analyse factorielle
La validité structurelle du LOCOH a été établie par des procédures d’analyse factorielle exploratoire (AFE) puis confirmatoire (AFC).
Analyse Factorielle Exploratoire (AFE)
Lors de la phase de réduction des données du pool initial d’items (administrés dans la section générale comprenant les items 8 à 50), une analyse en composantes principales avec rotation orthogonale Varimax et rotation oblique Promax a été conduite. Les critères d’extraction (critère de Kaiser avec valeurs propres supérieures à 1,0 et inspection du diagramme d’éboulis de Cattell) ont clairement isolé trois facteurs prépondérants expliquant plus de 46 % de la variance totale des scores :
- Facteur 1 (Chance / Fatalisme) : Regroupe les items décrivant la résignation face aux caries, le rôle de la chance et l’inévitabilité de l’édentement avec l’âge (saturations factorielles comprises entre 0,46 et 0,77).
- Facteur 2 (Internalité) : Isole les énoncés portant sur la prise de décision autonome, l’auto-discipline et la causalité directe entre hygiène personnelle et santé gingivale (saturations factorielles comprises entre 0,48 et 0,73).
- Facteur 3 (Autrui Puissants) : Rassemble les énoncés attribuant l’état bucco-dentaire aux compétences des dentistes, au suivi des recommandations professionnelles et à l’aide familiale (saturations factorielles comprises entre 0,42 et 0,69).
Les items présentant des saturations croisées substantielles ($> 0,35$ sur plus d’un facteur) ou des saturations primaires insuffisantes ($< 0,40$) ont été élagués pour aboutir aux échelles finales épurées (10 items pour l'Internalité, 11 items pour la Chance, 10 items pour les Autrui Puissants).
Analyse Factorielle Confirmatoire (AFC)
Les modèles d’équations structurelles testant l’adéquation d’une structure tridimensionnelle ont affiché d’excellents indices d’ajustement comparativement à des modèles unidimensionnels ou bidimensionnels :
- Indice de comparabilité de Bentler (CFI) $> 0,92$
- Indice de Tucker-Lewis (TLI) $> 0,90$
- Racine de l’erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) $= 0,048$ (IC à 90 % : $[0,041 ; 0,056]$)
- Résidu quadratique moyen standardisé (SRMR) $= 0,053$
10. Instrument de mesure
Le protocole de mesure de l’étude de Long (2006) comprend un questionnaire global multi-sections structuré comme suit :
- Type de test : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation (auto-questionnaire papier-crayon ou informatisé).
- Structure générale :
- Section 1 à 3 : Inventaire anamnestique des symptômes bucco-dentaires (21 symptômes passés, passés lointains et actuels, format binaire/cases à cocher).
- Section 4 et 5 : Conduites de soins personnels et comportements d’hygiène quotidienne (brossage, fil dentaire, bain de bouche, alimentation).
- Section 6 et 7 : Historique de fréquentation des cabinets dentaires et nature des soins (préventifs versus curatifs).
- Section 8 à 50 : Banque d’items transversale explorant les croyances orales et générales.
- Section 51 à 68 : Échelle du locus de contrôle de la santé générale (MHLC de Wallston).
- Sous-échelles finales validées (LOCOH Final Scales) :
- LOCOH Internality Scale : 10 items
- LOCOH Chance Scale : 11 items
- LOCOH Powerful Others Scale : 10 items
- Oral Health Value Scale (OHV) : 3 items
- Format des réponses : Échelle de Likert à 6 points :
- 1 = Strongly Agree (Tout à fait d’accord)
- 2 = Moderately Agree (Modérément d’accord)
- 3 = Agree (D’accord)
- 4 = Disagree (Pas d’accord)
- 5 = Moderately Disagree (Modérément pas d’accord)
- 6 = Strongly Disagree (Tout à fait pas d’accord)
- Cotation et calcul des scores : Selon la convention psychométrique standard, les scores des items sont inversés lors de l’encodage numérique ($1 = 6, 2 = 5, 3 = 4, 4 = 3, 5 = 2, 6 = 1$) afin qu’un score plus élevé reflète une adhésion plus forte à la dimension. Pour chaque sous-échelle finale, les scores d’items sont sommés : le score d’Internalité s’étend de 10 à 60, le score de Chance de 11 à 66, et le score des Autrui Puissants de 10 à 60. Les dimensions ne s’additionnent pas en un score global, car elles représentent des axes orthogonaux indépendants.
11. Permissions, Tarifs et Année du test
L’échelle Oral Health Locus of Control Scale a été officialisée et diffusée en 2006 dans le cadre de la thèse doctorale de Rosita Brown Long à l’Oklahoma State University. L’instrument est dans le domaine public à des fins de recherche académique, scientifique et d’enseignement clinique, sans frais d’utilisation ni redevance (open access for non-commercial research). La citation formelle des travaux de Brown Long (2006) est requise lors de toute utilisation ou adaptation dans une publication scientifique. Toute reproduction commerciale ou intégration dans un logiciel propriétaire requiert l’autorisation explicite de l’auteure ou des dépositaires institutionnels des droits académiques.
12. Références
- Bandura, A. (1977). Self-efficacy: Toward a unifying theory of behavioral change. Psychological Review, 84(2), 191–215. https://doi.org/10.1037/0033-295X.84.2.191
- Long, R. B. (2006). Development of an instrument measuring oral health locus of control: Relationship to general health locus of control, oral health care experience, and oral health value (Doctoral dissertation, Oklahoma State University). Oklahoma State University Electronic Theses and Dissertations. http://digital.library.okstate.edu/etd/umi-okstate-2149.pdf
- Rotter, J. B. (1954). Social learning and clinical psychology. Prentice-Hall. https://doi.org/10.1037/11382-000
- Rotter, J. B. (1966). Generalized expectancies for internal versus external control of reinforcement. Psychological Monographs: General and Applied, 80(1), 1–28. https://doi.org/10.1037/h0092976
- Wallston, K. A., Wallston, B. S., & DeVellis, R. (1978). Development of the Multidimensional Health Locus of Control (MHLC) Scales. Health Education Monographs, 6(2), 160–170. https://doi.org/10.1177/109019817800600107
13. Questions et items du questionnaire
- Think about the past year‚ have you had any of the following?
- Have you EVER had any of the above dental problems at any time during your life? … Yes … No
- Are you having any of the above problems today? … Yes … No
- Think about the past year‚ have you done any of the following: [check all that apply].
- Most days of the past week I did the following: [check all that apply].
- In the past year‚ how many times would you estimate you made a dental professional (hygienist or dentist) visit? (Check only one)
- In the past year‚ how many visits to a dental professional (hygienist or dentist) were only so that you could get sealants‚ whitening‚ cleaning‚ fluoride treatment‚ or a general checkup? (check only one)
- If you don’t have your dental health you don’t have anything.
- There are many things I care about more than my dental health.
- Good dental health is only of minor importance in a happy life.
- My dental health is highly important compared to other things in my life.
- When I have a problem with my dental health‚ I first call the dental office.
- If I take care of myself I can avoid problems with my teeth and gums.
- If I have a dental problem(s)‚ other than an injury‚ it will be because of something I’ve done or not done.
- I think good teeth and gums are largely a matter of heredity.
- No matter what I do‚ I’m likely to have dental problems.
- If you have bad dental health when you are young‚ there is little more you can do.
- I think just about everybody loses teeth as they get older.
- Dental problems happen because of personal neglect.
- I am directly responsible for keeping my teeth and gums healthy.
- I control the condition of my teeth and gums.
- Regarding my dental health‚ I do only what the dental professionals tell me to do.
- having regular contact with my dental professionals is the best way for me to avoid dental problems.
- My family plays a big part in my dental health recovery.
- Dental professionals are responsible for keeping my teeth and gums healthy.
- The care I receive from dental professionals is the main reason for how well I recover from dental problems.
- Luck probably plays a big part in how soon I recover from my dental problems.
- Most things that affect my dental health happen because of luck.
- There is a direct connection between going to the dentist and good dental health.
- There is little I can do to avoid dental problems.
- A lot of things that affect my dental health are out of my control.
- How soon I recover from dental problems usually depends on me alone.
- Poor dental health is unavoidable.
- Dental health happens mostly because of luck.
- having good dental health can only happen by listening to dental professionals.
- My dental health can only be good if I take the right actions myself.
- Sometimes I take the advice of family and friends in caring for my teeth and mouth.
- I take oral health and disease seriously enough to act on my own knowledge.
- Most dental problems can be helped by making visits to the dental office.
- If most people in my family have good oral health‚ it means I should‚ too.
- When I think of oral health problems‚ I’m just lucky things are not worse.
- If I don’t visit my oral health provider regularly‚ then my oral health will probably get worse.
- Sometimes I find my own new ways to take better care of my teeth and mouth.
- I learned growing up how to take care of my teeth and mouth for good oral health.
- My oral health depends solely on the way I take care of myself.
- Dental problems happen in spite of everything I try to do to avoid them.
- I make the decision whether to have good oral health or not.
- Without the work of dental professionals to care for my teeth and gums‚ I couldn’t have good oral health.
- In this day of modern dentistry‚ everyone should have good oral health.
- Some people were just born to have good oral health.
- If I get sick‚ it’s my own behavior that determines how soon I get well again.
- No matter what I do‚ if I am going to get sick‚ I will get sick
- having regular contact with my physician is the best way for me to avoid illness.
- Most things that affect my health happen to me by accident.
- Whenever I don’t feel well‚ I should consult a medically trained professional.
- I am in control of my health.
- My family has a lot to do with my becoming sick or staying healthy.
- When I get sick‚ I am to blame.
- Luck plays a big part in determining how soon I will recover from an illness.
- Health professionals control my health.
- My good health is largely a matter of good fortune.
- The main thing that affects my health is what I myself do.
- If I take care of myself‚ I can avoid illness.
- Whenever I recover from an illness‚ it’s usually because other people (for example‚ doctors‚ nurses‚ family‚ friends) have been taking good care of me.
- No matter what I do‚ I’m likely to get sick.
- If it’s meant to be‚ I will stay healthy.
- If I take the right actions‚ I can stay healthy.
- Regarding my health‚ I can only do what my doctor tells me to do.