1. Résumé
L’Échelle d’anxiété sportive (Sport Anxiety Scale ou SAS), conçue par Ronald E. Smith, Frank L. Smoll et Robert W. Schutz en 1990, constitue l’un des instruments psychométriques les plus influents et rigoureusement validés dans le champ de la psychologie du sport et de l’évaluation de la performance motrice. Cette échelle multidimensionnelle a été spécifiquement développée pour évaluer l’anxiété-trait compétitive chez les athlètes, c’est-à-dire la disposition individuelle stable à percevoir les situations de compétition sportive comme menaçantes et à y répondre par des manifestations d’anxiété d’intensités variables.
Composée de 21 items auto-rapportés, la SAS se distingue des outils unidimensionnels antérieurs en opérationnalisant l’anxiété sportive selon un modèle tripartite fondé sur des bases cognitives et physiologiques solides. Elle mesure trois sous-échelles distinctes mais interdépendantes :
- L’anxiété somatique (Somatic Trait Anxiety, 9 items) : évalue les manifestations physiologiques et corporelles de l’activation autonome perçue (telles que les tensions musculaires, les palpitations cardiaques ou les perturbations gastro-intestinales).
- L’inquiétude cognitive (Worry, 7 items) : mesure les préoccupations cognitives, les doutes relatifs aux capacités personnelles, ainsi que la peur de l’échec ou du jugement social négatif.
- La perturbation de la concentration (Concentration Disruption, 5 items) : quantifie les difficultés attentionnelles, les distractions cognitives et la perte de focalisation sur la tâche sportive en contexte compétitif.
Les participants répondent à chaque énoncé à l’aide d’une échelle de réponse de type Likert en 4 points, allant de 1 (« Pas du tout » / Not at all) à 4 (« Énormément » / Very much so). Sur le plan psychométrique, la SAS démontre une excellente consistance interne (coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,74 et 0,92 selon les sous-échelles et les populations étudiées), une fidélité test-retest robuste et une validité factorielle confirmée par de multiples analyses factorielles exploratoires et confirmatoires (AFE et AFC). Elle présente également une forte validité convergente et discriminante vis-à-vis des mesures d’anxiété générale, d’anxiété-état compétitive (CSAI-2) et de traits de personnalité sous-jacents.
2. Mots-clés
Anxiété sportive, Sport Anxiety Scale, SAS, anxiété-trait compétitive, anxiété somatique, inquiétude cognitive, perturbation de la concentration, psychométrie, psychologie du sport, performance athlétique, évaluation psychologique, Ronald E. Smith.
3. Auteurs
L’Échelle d’anxiété sportive a été développée conjointement par trois chercheurs de premier plan dans le domaine des sciences du sport et de la psychométrie :
- Ronald E. Smith, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie à l’Université de Washington (Seattle, États-Unis). Spécialiste reconnu internationalement en psychologie clinique, psychologie de la personnalité et psychologie du sport, il a dirigé de nombreux travaux sur le stress, le coping et la dynamique entraîneur-athlète.
- Frank L. Smoll, Ph.D. : Professeur de psychologie à l’Université de Washington (Seattle, États-Unis). Expert réputé des aspects psychosociaux du sport chez les jeunes et des interventions motivationnelles destinées aux entraîneurs et aux parents.
- Robert W. Schutz, Ph.D. : Professeur émérite à l’École de kinésiologie de l’Université de Colombie-Britannique (Vancouver, Canada). Statisticien et méthodologiste de renom, spécialisé dans l’analyse factorielle confirmatoire et la mesure quantitative en sciences de l’activité physique.
4. Objectif
L’objectif fondamental de la Sport Anxiety Scale est de fournir une mesure psychométrique standardisée, différentielle et multidimensionnelle de la propension d’un athlète à vivre de l’anxiété face aux contextes compétitifs. Avant l’introduction de cet instrument en 1990, la recherche en psychologie du sport s’appuyait massivement sur le Sport Competition Anxiety Test (SCAT ; Martens, 1977). Bien que pionnier, le SCAT évaluait l’anxiété-trait sportive sous un angle essentiellement unidimensionnel, agrégeant indistinctement les symptômes physiologiques et les réactions cognitives au sein d’un score composite unique.
Applications en recherche scientifique
Dans les contextes expérimentaux et observationnels, la SAS permet aux chercheurs de dissocier les contributions respectives des composantes cognitives et somatiques de l’anxiété dans l’altération ou la facilitation de la performance sportive. Elle s’avère indispensable pour :
- Tester empiriquement les théories majeures de l’anxiété et de la performance, telles que l’hypothèse du U inversé, la théorie des catastrophes de Hardy et Fazey, ou la théorie du contrôle attentionnel (Eysenck et coll.).
- Analyser l’impact différentiel des sous-composantes de l’anxiété selon la nature de la discipline sportive (sports collectifs versus individuels, sports à motricité fine versus motricité globale, sports de combat ou d’endurance).
- Évaluer l’efficacité des protocoles d’entraînement aux habiletés mentales (psychological skills training), tels que la relaxation neuromusculaire, l’imagerie mentale, la restructuration cognitive et le biofeedback.
Applications cliniques et en consultation de terrain
Pour les psychologues du sport, les préparateurs mentaux et les cliniciens, la SAS constitue un outil diagnostique et d’évaluation des besoins hautement ciblé. Elle permet d’identifier le « profil anxieux » spécifique d’un compétiteur afin de concevoir une intervention sur mesure :
- Un athlète présentant des scores élevés en anxiété somatique bénéficiera prioritairement de techniques physiologiques (respiration diaphragmatique, cohérence cardiaque, relaxation progressive de Jacobson).
- Un profil dominé par l’inquiétude cognitive orientera le travail vers des approches cognitives (auto-dialogue positif, arrêt de la pensée, thérapie cognitive et comportementale axée sur les biais de jugement).
- Une élévation prédominante de la perturbation de la concentration nécessitera des routines d’ancrage attentionnel, des stratégies de focalisation externe ou des protocoles de pleine conscience (mindfulness).
5. Construit psychologique
La Sport Anxiety Scale opérationnalise l’anxiété-trait spécifique au sport à travers trois dimensions interdépendantes mais distinctes sur le plan phénoménologique et fonctionnel.
1. L’anxiété somatique (Somatic Trait Anxiety)
Cette dimension renvoie à la perception subjective et à l’interprétation par l’athlète de l’hyperactivité de son système nerveux autonome (SNA) périphérique, déclenchée par l’anticipation ou l’engagement dans une compétition sportive. Il s’agit des réactions physiologiques viscérales et musculosquelettiques face au stress perçu.
Les manifestations évaluées par les 9 items de cette sous-échelle englobent :
- L’hypertonie et la raideur musculaire (« My body feels tense », « My body feels tight »).
- L’hyperexcitation cardiovasculaire (« My heart races », « My heart pounds before competition »).
- La détresse gastro-intestinale et neurovégétative (« I feel tense in my stomach », « My stomach gets upset before or during a competitive event »).
- Les tremblements et l’agitation motrice (« I sometimes find myself trembling before or during a competitive event »).
2. L’inquiétude cognitive (Worry)
L’inquiétude représente la composante cognitive centrale du syndrome anxieux. Elle est définie comme une chaîne de pensées, d’images mentales et de ruminations à charge affective négative, incontrôlables et orientées vers l’évaluation des conséquences défavorables d’un potentiel échec sportif.
Les 7 items composant cette sous-échelle sondent spécifiquement :
- L’insécurité relative au sentiment de compétence et l’autocritique (« I have self-doubts »).
- La crainte de sous-performer par rapport à ses capacités réelles (« I am concerned that I may not do as well in competition as I could »).
- La peur de s’effondrer sous l’effet de la pression (phénomène de choking under pressure ; « I’m concerned about choking under pressure »).
- La peur de la désapprobation sociale et de décevoir autrui (entraîneurs, coéquipiers, parents ; « I’m concerned that others will be disappointed in my performance »).
3. La perturbation de la concentration (Concentration Disruption)
Cette troisième sous-échelle, novatrice par rapport aux modèles classiques de l’anxiété générale, mesure l’interférence directe des processus anxieux sur les ressources de traitement de l’information et le contrôle de l’attention sélective au cours de la pratique sportive.
Les 5 items de cette dimension captent :
- Le vagabondage de la pensée et l’intrusion d’éléments non pertinents pour la tâche (« During competition, I find myself thinking about unrelated things », « My mind wanders during sport competition »).
- Les ruptures d’attention dues à la nervosité (« I have lapses of concentration during competition because of nervousness »).
- L’incapacité à maintenir une focalisation vigilante sur l’environnement de jeu (« While performing, I often do not pay attention to what’s going on »).
6. Cadre théorique
La conception de la Sport Anxiety Scale s’enracine dans la convergence de plusieurs cadres conceptuels majeurs issus de la psychologie cognitive, de la psychologie clinique et des sciences du mouvement.
Le modèle état-trait de Spielberger
La SAS repose conceptuellement sur la distinction classique introduite par Charles Spielberger (1966, 1972) entre l’anxiété-état (A-State, état émotionnel transitoire caractérisé par des sentiments subjectifs de tension et d’activation physiologique à un moment donné) et l’anxiété-trait (A-Trait, disposition de personnalité relativement stable prédisposant à percevoir un large éventail de situations stimulantes comme dangereuses).
Smith, Smoll et Schutz ont postulé que, si l’anxiété générale constitue un trait global, l’anxiété en contexte sportif relève d’une disposition spécifique à une situation (domain-specific trait). Par conséquent, mesurer une prédisposition sportive à l’anxiété offre une puissance prédictive des états anxieux précompétitifs et percompétitifs considérablement supérieure à celle offerte par des inventaires généralistes tels que le STAI.
Le modèle multidimensionnel de l’anxiété (Liebert & Morris ; Borkovec)
Le paradigme théorique sous-jacent à la SAS s’émancipe de la conception unidimensionnelle du drive (théorie de la pulsion de Hull-Spence). Il emprunte directement aux travaux de Liebert et Morris (1967) ainsi que de Thomas Borkovec (1976), qui ont démontré que l’anxiété n’est pas un bloc homogène, mais un construit comprenant au moins deux canaux distincts : le canal cognitif (l’inquiétude) et le canal autonome/somatique (la réactivité corporelle).
La théorie de l’interférence cognitive et du contrôle attentionnel
L’apport singulier de Smith et de ses collaborateurs a été d’adjoindre à la dimension d’inquiétude une dimension propre aux perturbations attentionnelles. Cette démarche s’aligne avec les postulats de la théorie de l’interférence cognitive (Sarason, 1984) et anticipe les modélisations ultérieures de la théorie de l’efficacité du traitement (Processing Efficiency Theory ; Eysenck & Calvo, 1992) et de la théorie du contrôle attentionnel (Eysenck et coll., 2007).
Selon ces modèles, l’anxiété surcharge la mémoire de travail en mobilisant des ressources exécutives centrales pour traiter les menaces perçues, réduisant la capacité disponible pour la détection des signaux pertinents de la tâche motrice et générant des ruptures d’attention critique en compétition.
7. Validité
La validité psychométrique de la SAS a fait l’objet de rigoureuses évaluations empiriques publiées dans l’étude princeps de 1990 et répliquées au sein de multiples échantillons internationaux.
Validité de construit
La validité de construit a été établie en démontrant que les trois sous-échelles de la SAS partagent des corrélations modérées à élevées les unes avec les autres (typiquement entre r = 0,42 et r = 0,65), confirmant qu’elles évaluent des facettes reliées mais non redondantes d’un construit d’ordre supérieur commun : l’anxiété-trait sportive.
Validité convergente et divergente
Des analyses corrélatives menées auprès d’athlètes universitaires et scolaires ont mis en évidence :
- De fortes corrélations positives avec le Sport Competition Anxiety Test (SCAT ; r compris entre 0,60 et 0,75), attestant que la SAS mesure bien l’anxiété liée à la compétition sportive.
- Des corrélations significatives mais systématiquement plus faibles avec les échelles d’anxiété-trait générale (STAI de Spielberger ; r variant de 0,30 à 0,45), démontrant la spécificité contextuelle de l’outil.
- Des corrélations différentielles cohérentes avec les sous-échelles du Competitive State Anxiety Inventory-2 (CSAI-2) : la sous-échelle somatique de la SAS est fortement corrélée à l’anxiété-état somatique du CSAI-2 (r > 0,65), tandis que la sous-échelle d’inquiétude de la SAS prédit prioritairement l’anxiété-état cognitive du CSAI-2.
Validité prédictive et écologique
La SAS présente une remarquable validité prédictive à l’égard des comportements sportifs réels et des fluctuations de performance :
- Les scores élevés en inquiétude et en perturbation de la concentration sont significativement associés à des dégradations de la performance motrice sous forte pression compétitive (effet de choking).
- Des recherches en épidémiologie du sport (Petrie, 1993 ; Smith et coll., 2000) ont mis en lumière que les athlètes ayant des niveaux élevés de perturbation de la concentration et d’anxiété somatique présentent un risque statistiquement accru de blessures musculaires et traumatiques au cours de la saison, en raison du rétrécissement du champ visuel périphérique et de l’augmentation involontaire des tensions musculaires antagonistes.
8. Fidélité
La fidélité de l’Échelle d’anxiété sportive a été établie à l’aide de plusieurs indices de cohérence interne et d’évaluations de la stabilité temporelle.
Consistance interne
Dans l’échantillon initial de validation comprenant des centaines d’athlètes masculins et féminins de niveau secondaire et universitaire (Smith, Smoll & Schutz, 1990), les coefficients alpha de Cronbach rapportés pour chaque dimension se sont révélés très satisfaisants :
- Anxiété somatique : α = 0,88 à 0,92 (reflétant une excellente homogénéité des 9 items somatiques).
- Inquiétude cognitive : α = 0,86 à 0,89 (démontrant une forte cohérence des 7 items d’évaluation cognitive).
- Perturbation de la concentration : α = 0,74 à 0,81 (acceptable à bonne, compte tenu du format plus court de 5 items).
L’échelle globale (21 items) présente un alpha de Cronbach généralement supérieur à 0,90.
Fidélité test-retest (stabilité temporelle)
Conformément à la conceptualisation de l’anxiété sportive en tant que variable de « trait », la stabilité temporelle des scores de la SAS a été testée sur des intervalles allant de deux à sept semaines sans intervention psychologique. Les coefficients de corrélation test-retest se situent entre r = 0,77 et r = 0,86 pour l’ensemble des sous-échelles, témoignant d’une stabilité temporelle remarquable tout en restant sensible aux interventions ciblées de gestion du stress.
9. Analyse factorielle
La validation structurale de la SAS représente un modèle de rigueur méthodologique combinant analyses factorielles exploratoires (AFE) et analyses factorielles confirmatoires (AFC).
Développement initial et analyse factorielle exploratoire (AFE)
Le pool initial comprenait plus de 45 items générés à partir de la littérature clinique et d’entretiens avec des athlètes. Lors des phases de réduction d’items menées sur plusieurs cohortes d’athlètes collégiaux :
- Une analyse en composantes principales avec rotation oblique (oblimin/promax) a extrait de façon récurrente trois facteurs majeurs expliquant une large part de la variance totale.
- Les critères d’exclusion comprenaient des saturations croisées (cross-loadings) supérieures à 0,30 sur un facteur secondaire ou une saturation inférieure à 0,40 sur le facteur primaire cible.
- Ce filtrage statistique a permis d’arrêter la version définitive à 21 items.
Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
Les travaux de Robert W. Schutz et de ses collègues ont soumis la structure à 21 items à des modèles d’équations structurelles (SEM). La structure tridimensionnelle de premier ordre corrélée a été comparée à un modèle unidimensionnel (facteur général d’anxiété) et à un modèle orthogonal :
- Le modèle à trois facteurs corrélés a présenté une adéquation statistique supérieure à tous les modèles alternatifs concurrents (Goodness-of-Fit Index [GFI] > 0,92 ; Comparative Fit Index [CFI] > 0,93 ; Standardized Root Mean Square Residual [SRMR] < 0,06 ; RMSEA ≈ 0,055).
- Les saturations factorielles standardisées (factor loadings) pour l’anxiété somatique s’étendent de 0,55 à 0,78.
- Pour l’inquiétude, les saturations s’échelonnent de 0,60 à 0,82.
- Pour la perturbation de la concentration, les saturations oscillent entre 0,51 et 0,74.
Bien que certains chercheurs aient ultérieurement relevé que les items d’inquiétude et de perturbation de la concentration pouvaient occasionnellement afficher une colinéarité modérée (conduisant plus tard à la révision de l’instrument sous la forme de la SAS-2 en 2006), la structure à 3 facteurs de la SAS originale de 1990 demeure un étalon psychométrique robuste et largement répliqué.
10. Instrument de mesure
L’Échelle d’anxiété sportive se présente sous la forme d’un questionnaire papier-crayon ou numérique simple d’utilisation.
- Type de test : Auto-évaluation psychométrique / Inventaire d’anxiété-trait spécifique au sport.
- Population cible : Athlètes adolescents (à partir de 12-14 ans) et adultes, de tous niveaux de pratique (amateurs, universitaires, élite). Pour les enfants plus jeunes (9-12 ans), la version SAS-2 (Smith et coll., 2006) est généralement privilégiée.
- Nombre total d’items : 21 items.
- Durée moyenne de passation : 5 à 10 minutes.
- Échelle de réponse : Échelle de type Likert en 4 points :
• 1 = Not At All (Pas du tout)
• 2 = Somewhat (Un peu)
• 3 = Moderately So (Modérément)
• 4 = Very Much So (Énormément) - Cotation et calcul des scores :
- Aucun item n’est inversé.
- Sous-échelle Anxiété Somatique (9 items : 1, 4, 8, 11, 12, 15, 17, 19, 21) : Score compris entre 9 et 36.
- Sous-échelle Inquiétude Cognitive (7 items : 3, 5, 9, 10, 13, 16, 18) : Score compris entre 7 et 28.
- Sous-échelle Perturbation de la Concentration (5 items : 2, 6, 7, 14, 20) : Score compris entre 5 et 20.
- Score total d’anxiété sportive : Somme des 21 items, s’étendant de 21 à 84 points. Un score global plus élevé indique une anxiété-trait compétitive plus prononcée.
11. Permissions, Tarifs et Année du test
- Année de publication initiale : 1990.
- Statut des droits d’auteur : Les droits d’auteur scientifiques de l’instrument original appartiennent aux auteurs (Ronald E. Smith, Frank L. Smoll, Robert W. Schutz) et à l’éditeur de la revue Anxiety Research (Taylor & Francis).
- Tarification et accès pour la recherche : L’échelle est mise à la disposition de la communauté académique, des chercheurs et des praticiens à titre gratuit pour un usage non commercial, scientifique, éducatif ou d’évaluation clinique individuelle, sous réserve de citer scrupuleusement la publication originale de 1990.
- Utilisation commerciale : Toute incorporation de l’échelle au sein de logiciels payants, d’applications mobiles commerciales ou de programmes à visée lucrative nécessite l’autorisation formelle expresse des titulaires des droits.
12. Références
Les sources académiques fondamentales relatives à la conception, la validation et les applications de la SAS comprennent :
- Borkovec, T. D. (1976). Physiological condition: A crucial parameter in the definition of anxiety and the evaluation of somatic therapy. In N. J. Long, W. C. Morse, & R. G. Newman (Eds.), Conflict in the classroom (pp. 231–239). Wadsworth.
- Eysenck, M. W., & Calvo, M. G. (1992). Anxiety and performance: The processing efficiency theory. Cognition & Emotion, 6(6), 409–434. https://doi.org/10.1080/02699939208409696
- Eysenck, M. W., Derakshan, N., Santos, R., & Calvo, M. G. (2007). Anxiety and cognitive performance: Attentional control theory. Emotion, 7(2), 336–353. https://doi.org/10.1037/1528-3542.7.2.336
- Martens, R. (1977). Sport Competition Anxiety Test. Human Kinetics Publishers.
- Petrie, T. A. (1993). Coping skills, competitive trait anxiety, and playing status: Moderating effects on the life stress–injury relationship. Journal of Sport & Exercise Psychology, 15(3), 261–276. https://doi.org/10.1123/jsep.15.3.261
- Smith, R. E., Smoll, F. L., & Schutz, R. W. (1990). Measurement and correlates of sport-specific cognitive and somatic trait anxiety: The Sport Anxiety Scale. Anxiety Research, 2(4), 263–280. https://doi.org/10.1080/08917779008248733
- Smith, R. E., Smoll, F. L., Cumming, S. P., & Grossbard, J. R. (2006). Measurement of multidimensional sport performance anxiety in children and adults: The Sport Anxiety Scale-2. Journal of Sport and Exercise Psychology, 28(4), 479–501. https://doi.org/10.1123/jsep.28.4.479
- Smith, R. E., Smoll, F. L., & Cumming, S. P. (2007). Effects of a motivational climate intervention for coaches on young athletes’ sport performance anxiety. Journal of Sport and Exercise Psychology, 29(1), 39–59. https://doi.org/10.1123/jsep.29.1.39
- Spielberger, C. D. (1966). Theory and research on anxiety. In C. D. Spielberger (Ed.), Anxiety and Behavior (pp. 3–20). Academic Press.
13. Questions et items du questionnaire
Response Scale:
1 = Not At All
2 = Somewhat
3 = Moderately So
4 = Very Much So
- I feel nervous
- During competition‚ I find myself thinking about unrelated things
- I have self-doubts
- My body feels tense
- I am concerned that I may not do as well in competition as I could
- My mind wanders during sport competition
- While performing‚ I often do not pay attention to what’s going on
- I feel tense in my stomach
- Thoughts of doing poorly interfere with my concentration during
- I’m concerned about choking under pressure
- My heart races
- I feel my stomach sinking
- I’m concerned about performing poorly
- I have lapses of concentration during competition because of nervousness
- I sometimes find myself trembling before or during a competitive event
- I’m worried about reaching my goal
- My body feels tight
- I’m concerned that others will be disappointed in my performance
- My stomach gets upset before or during a competitive event
- I’m concerned I won’t be able to concentrate
- My heart pounds before competition
Subscale Scoring Key
Somatic Trait Anxiety (9 items): Items 1, 4, 8, 11, 12, 15, 17, 19, 21
Worry (7 items): Items 3, 5, 9, 10, 13, 16, 18
Concentration Disruption (5 items): Items 2, 6, 7, 14, 20