Confiance du consommateur dans la négociation marchande (CMBC)

Découvrez l’échelle de confiance du consommateur dans la négociation marchande (CMBC) développée par Bearden, Hardesty et Rose (2001) : fondements théoriques, propriétés psychométriques, validité et items originaux.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 1, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 1, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’échelle de confiance du consommateur dans la négociation marchande (Consumer Marketplace Bargaining Confidence ou CMBC) constitue une sous-échelle fondamentale du modèle multidimensionnel de la confiance en soi du consommateur (Consumer Self-Confidence, CSC), formalisé et validé psychométriquement par William O. Bearden, David M. Hardesty et Randall L. Rose (2001). Conçue pour évaluer le sentiment d’efficacité personnelle et la maîtrise cognitive du consommateur face aux interactions persuasives sur les marchés, la CMBC mesure spécifiquement la capacité perçue d’un individu à décoder les stratégies promotionnelles, à identifier les clauses restrictives implicites, à neutraliser les pressions de vente exercées par les représentants commerciaux et à distinguer les faits de l’illusion dans la communication publicitaire. L’instrument est composé de 6 items formulés sous forme d’affirmations de type Likert, évalués sur une échelle de réponse en 7 points (allant de 1 = Fortement en désaccord / Extrêmement peu caractéristique à 7 = Fortement d’accord / Extrêmement caractéristique).

Sur le plan des qualités psychométriques, la CMBC présente une consistance interne remarquable, attestée de manière récurrente dans les études empiriques par des coefficients alpha de Cronbach (α) et des indices de fiabilité composite (Composite Reliability, CR) oscillant généralement entre 0,82 et 0,91. Les analyses factorielles confirmatoires démontrent que les six items s’agrègent de façon robuste sous un facteur de premier ordre univarié, lequel s’insère harmonieusement dans la structure factorielle hiérarchique de second ordre de la protection du consommateur au sein de l’architecture globale de la confiance en soi marchande. L’échelle démontre une validité convergente substantielle avec la compétence de persuasion subjective, l’affirmation de soi et la vigilance du consommateur, tout en établissant une validité discriminante nette à l’égard de l’estime de soi globale, du scepticisme publicitaire généralisé et du cynisme commercial. Utilisée abondamment en marketing comportemental, en psychologie économique et dans l’étude des vulnérabilités des consommateurs, la CMBC s’impose comme un outil standardisé de référence pour appréhender l’autonomie et le pouvoir de négociation des acheteurs.

2. Mots-clés / Keywords

Confiance du consommateur dans la négociation, Consumer Marketplace Bargaining Confidence, CMBC, confiance en soi du consommateur, modèle de connaissance de la persuasion, auto-efficacité marchande, psychométrie, psychologie du consommateur, tactiques de vente, négociation commerciale, esprit critique publicitaire, évaluation psychologique.

3. Auteurs / Authors

L’échelle de confiance du consommateur dans la négociation marchande a été conçue, développée et validée par une équipe de chercheurs de premier plan en marketing comportemental et en psychométrie appliquée aux sciences de gestion :

  • William O. Bearden : Professeur émérite titulaire de la chaire Bank of America en marketing au sein de la Darla Moore School of Business de l’Université de Caroline du Sud (Columbia, Caroline du Sud, États-Unis). Chercheur éminent et ancien rédacteur en chef du Journal of Consumer Research, ses contributions scientifiques portent sur l’influence sociale, les perceptions de prix, la mesure des attitudes et les processus de décision du consommateur.
  • David M. Hardesty : Professeur de marketing et titulaire de la chaire Carol Martin Gatton à l’Université du Kentucky (Lexington, Kentucky, États-Unis). Ses recherches doctorales et professorales s’articulent autour de la connaissance de la persuasion, du traitement des prix, du comportement d’achat et des représentations cognitives des offres promotionnelles.
  • Randall L. Rose : Professeur de marketing au sein de la Darla Moore School of Business de l’Université de Caroline du Sud. Spécialiste reconnu des dynamiques d’influence interpersonnelle, de l’identité du consommateur, de la conformité sociale et de la validité méthodologique des échelles de mesure en sciences sociales.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de la Consumer Marketplace Bargaining Confidence (CMBC) est de quantifier de manière standardisée, fiable et valide la perception qu’a un consommateur de sa propre capacité à naviguer, négocier et maintenir son autonomie décisionnelle lors d’interactions marchandes bilatérales complexes. Dans les économies contemporaines, les transactions commerciales ne constituent pas de simples échanges passifs d’informations ; elles mettent en scène des asymétries informationnelles structurelles et des stratégies de persuasion sophistiquées déployées par les professionnels du marketing et les équipes de vente. Dès lors, mesurer la confiance subjective dans la négociation répond à un impératif à la fois théorique et appliqué : comprendre pourquoi certains individus s’engagent proactivement dans la négociation et déjouent les artifices promotionnels, tandis que d’autres cèdent à la pression persuasive ou souscrivent à des offres trompeuses.

D’un point de vue de recherche fondamentale, la CMBC comble une lacune majeure dans la littérature sur l’auto-efficacité appliquée à la consommation. Avant les travaux séminaux de Bearden et al. (2001), la plupart des investigations mobilisaient soit des échelles globales de personnalité (telles que l’affirmation de soi générale ou l’estime de soi globale de Rosenberg), soit des mesures de scepticisme publicitaire dénuées de la dimension agentique propre à l’auto-efficacité. La CMBC focalise l’évaluation sur le sentiment de compétence opérationnelle : la certitude de reconnaître une offre « trop belle pour être vraie », d’anticiper les conditions cachées, de décoder le langage rhétorique des vendeurs et de résister aux tactiques de clôture agressive. Elle permet ainsi d’explorer des mécanismes causaux sophistiqués liant l’exposition aux stimuli marchands, les heuristiques cognitives de décision et les comportements effectifs de marchandage.

Sur le plan des applications pratiques et sociétales, cet instrument revêt une utilité multiple :

  • Protection des consommateurs et politiques publiques : L’échelle permet aux organismes de régulation et aux associations de défense des droits d’identifier les segments de population présentant un déficit prononcé de confiance et de compétences de négociation (consommateurs vulnérables, populations âgées, primo-acheteurs). Elle sert d’outil d’évaluation diagnostique pour mesurer l’efficacité de programmes éducatifs axés sur la littératie financière et marchande.
  • Analyse de la relation client et vente de détail : Pour les entreprises et chercheurs en vente stratégique, la CMBC permet de modéliser le comportement des acheteurs face aux interactions en face-à-face. Un score élevé de CMBC prédit une propension accrue à formuler des contre-propositions, à comparer systématiquement les alternatives tarifaires et à rejeter les techniques de vente basées sur l’urgence factice, orientant ainsi les vendeurs vers des postures de co-création de valeur plutôt que vers des méthodes coercitives.
  • Psychologie économique et conseil financier : Les conseillers en gestion budgétaire peuvent administrer l’échelle pour appréhender les vulnérabilités comportementales sous-jacentes aux engagements contractuels défavorables (ex. crédits à la consommation abusifs, garanties prolongées non nécessaires, contrats d’assurance assortis d’exclusions masquées).

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par la CMBC relève de l’auto-efficacité spécifique au domaine de la négociation et de la protection du consommateur. Au sein du modèle élargi de la confiance en soi du consommateur développé par Bearden, Hardesty et Rose (2001), la confiance globale est articulée autour de deux axes d’ordre supérieur : l’acquisition d’information et la protection face aux influences marchandes. La CMBC s’inscrit résolument dans cette seconde dimension, conjointement avec la revendication des droits (Rights Redress). Elle synthétise les représentations cognitives qu’entretient un individu quant à son aptitude à identifier, décrypter et contrecarrer les sollicitations et les ruses commerciales.

Ce construit s’articule autour de plusieurs composantes cognitives et comportementales étroitement imbriquées :

  • La détection des propositions fallacieuses (Unrealistic Offer Detection) : Capacité perçue à discriminer spontanément les offres promotionnelles excessivement avantageuses en apparence, masquant des vices de forme ou des structures tarifaires asymétriques. Le consommateur fait preuve d’une lucidité épistémique lui évitant de succomber aux heuristiques d’aubaine trompeuses (« trop beau pour être vrai »).
  • Le repérage des engagements conditionnels dissimulés (Detection of Contingencies and Strings Attached) : Lucidité relative aux obligations contractuelles indirectes, clauses résolutoires ou pénalités cachées souvent associées aux primes de fidélité, offres dites gratuites ou remises immédiates conditionnées.
  • La compréhension des manœuvres de négociation (Comprehension of Bargaining Tactics) : Maîtrise intellectuelle des ruses dialectiques déployées par les négociateurs professionnels (ex. ancrage tarifaire agressif, leurre, technique du pied-dans-la-porte, concession réciproque feinte). Le consommateur ne perçoit pas ces échanges comme nébuleux mais dispose d’un schéma cognitif clair de la négociation.
  • L’immunité contre la pression de vente coercitive (Interpretation and Mitigation of Sales Pressure) : Aptitude à identifier les leviers psychologiques activés par les vendeurs habiles, tels que la rareté artificielle (« offre valable uniquement aujourd’hui »), la culpabilisation sociale ou la fermeture décisionnelle précipitée, sans que cela n’altère le jugement rationnel du sujet.
  • La démystification des artifices promotionnels (Seeing Through Gimmicks) : Capacité à pénétrer la couche cosmétique des stratagèmes marketing pour évaluer la valeur réelle sous-jacente du produit ou du service proposé.
  • La distinction entre factualité et imaginaire publicitaire (Fact-Fantasy Discrimination in Advertising) : Aptitude critique à opérer une démarcation analytique nette entre les revendications objectives vérifiables d’une communication commerciale et les promesses symboliques, esthétiques ou hyperboliques non contractuelles.

Contrairement au cynisme marchand, qui traduit une hostilité affective généralisée et a priori envers le système commercial, la CMBC représente un sentiment d’agentivité lucide et constructive. L’individu doté d’une CMBC élevée ne refuse pas nécessairement la négociation ; au contraire, il l’aborde avec sérénité, persuadé qu’il possède les ressources analytiques et relationnelles indispensables pour préserver ses intérêts.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’édification théorique de l’échelle CMBC puise principalement à la confluence de deux courants conceptuels fondamentaux de la psychologie et des sciences du comportement : la théorie sociocognitive de l’auto-efficacité d’Albert Bandura (1977, 1997) et le modèle de connaissance de la persuasion (Persuasion Knowledge Model, PKM) formulé par Marian Friestad et Peter Wright (1994).

La théorie sociocognitive et l’auto-efficacité de domaine

Selon Albert Bandura, les croyances d’un individu relatives à ses capacités d’action déterminent ses patrons de pensée, son engagement motivationnel et sa persévérance face aux obstacles. Bandura a rigoureusement souligné que l’auto-efficacité ne doit pas être traitée comme un trait de personnalité global et monolithique, mais bien comme un ensemble de croyances contextualisées, spécifiques à un champ de performance déterminé. Transposée à l’environnement marchand par Bearden et al. (2001), cette conceptualisation stipule que la confiance en soi du consommateur se déploie à travers des facettes d’action précises. La CMBC constitue l’expression de l’auto-efficacité dans l’arène transactionnelle : elle n’évalue pas si l’individu réussit systématiquement ses négociations de manière objective, mais s’il se perçoit subjectivement comme capable d’exercer un contrôle cognitif et stratégique durant la transaction.

Le modèle de connaissance de la persuasion (PKM)

Le cadre élaboré par Friestad et Wright (1994) postule qu’au cours de leur socialisation, les individus développent des connaissances intuitives et expérientielles sur les intentions, les méthodes et les ruses des agents persuasifs (publicitaires, commerciaux, concepteurs de campagnes promotionnelles). Ces connaissances permettent au sujet de « faire face » (coping knowledge) aux tentatives d’influence. Le consommateur utilise ces représentations pour identifier le moment où une interaction cesse d’être purement informative pour devenir persuasive, ce qui déclenche un mécanisme cognitif de défense connu sous le nom de « changement de focalisation » (change of meaning principle).

La CMBC opérationnalise l’intersection exacte entre le modèle PKM et l’auto-efficacité bandurienne : elle mesure l’assurance métacognitive que possède le consommateur quant à la validité et à l’efficacité de ses propres connaissances de persuasion. Disposer de théories sur les manœuvres des vendeurs ne suffit pas ; le consommateur doit se sentir compétent pour mobiliser activement ces connaissances en temps réel, face à un vendeur persuasif ou face à un message publicitaire séduisant. La CMBC mesure précisément cette certitude opérationnelle.

7. Validité / Validity

La validation psychométrique de la CMBC a fait l’objet de protocoles empiriques rigoureux conduits sur des échantillons variés (étudiants, panels nationaux d’adultes, acheteurs en magasin), rapportés dans la publication fondatrice de Bearden et al. (2001) et répliqués dans de nombreuses études ultérieures de marketing quantitatif.

Validité de contenu et de construit

Le processus initial de génération d’items a mobilisé des panels d’experts en comportement du consommateur et en psychométrie afin d’assurer que l’ensemble des facettes du construit (repérage des pièges, clauses masquées, tactiques de vente, rhétorique publicitaire) soit adéquatement représenté. La validité de construit est étayée par la cohérence interne remarquable des données observées lors d’analyses factorielles confirmatoires conduites sur des matrices de variance-covariance complètes, avec des indices d’adéquation robustes répondant aux normes psychométriques les plus exigeantes (CFI > 0,95 ; TLI > 0,93 ; RMSEA < 0,06).

Validité convergente

La validité convergente de la CMBC a été démontrée par l’observation de corrélations positives, statistiquement significatives et d’ampleur modérée à forte avec des construits théoriquement apparentés :

  • L’assertivité et la tendance à revendiquer ses droits de consommateur (Assertiveness and Redress Seeking, r oscillant typiquement entre 0,40 et 0,55, p < 0,001).
  • L’expertise perçue du marché et la sensibilité aux prix (Market Mavenism, r ≈ 0,35 à 0,48).
  • L’expérience subjective globale de consommation et le niveau d’éducation financière.

La variance moyenne extraite (Average Variance Extracted, AVE) pour le facteur CMBC dépasse de façon constante le seuil conventionnel de 0,50, témoignant du fait que la variance capturée par le construit est nettement supérieure à la variance imputable aux erreurs de mesure.

Validité discriminante

La validité discriminante a été examinée selon le critère classique de Fornell et Larcker (1981), ainsi que par des tests de modèles concurrents emboîtés où la corrélation factorielle entre la CMBC et d’autres dimensions était fixée à l’unité. Les résultats confirment que :

  • La CMBC se distingue nettement de l’estime de soi globale (mesurée par l’échelle de Rosenberg), confirmant que l’auto-efficacité marchande est un construit spécifique et non une simple réfraction d’une haute considération de soi générale.
  • Elle se distingue du scepticisme publicitaire généralisé (mesuré notamment par l’échelle SKEP d’Obermiller et Spangenberg, 1998) : le scepticisme traduit une méfiance envers les messages, tandis que la CMBC exprime une certitude quant à sa propre maîtrise agentique.
  • La corrélation de la CMBC avec les dimensions d’acquisition d’information de l’échelle globale CSC demeure modérée (r ≈ 0,30 à 0,45), démontrant que la capacité à rechercher de l’information ne se confond pas avec l’assurance lors de la négociation transactionnelle directe.

Validité prédictive et nomologique

Sur le plan prédictif, la CMBC prédit avec succès des indicateurs comportementaux concrets en situation d’achat :

  • Une probabilité significativement accrue d’initier une négociation de prix lors de l’achat de biens durables (automobiles, appareils électroménagers).
  • Une propension réduite à souscrire à des assurances optionnelles superflues et à des extensions de garantie onéreuses lors du passage en caisse.
  • Une détection expérimentale plus rapide et plus précise des allégations publicitaires trompeuses dans des protocoles de laboratoire simulant des choix d’achats comparatifs.

8. Fidélité / Reliability

Les propriétés de fidélité de l’échelle CMBC ont été systématiquement documentées à travers de multiples échantillons hétérogènes lors de la phase de validation de Bearden, Hardesty et Rose (2001) et au sein des réplications internationales subséquentes.

Consistance interne

La cohérence interne des six items s’avère particulièrement robuste :

  • Dans l’étude princeps de validation (Bearden et al., 2001), le coefficient alpha de Cronbach (α) rapporté pour la CMBC s’élève à 0,86 dans l’échantillon de développement initial et se maintient entre 0,84 et 0,89 au travers d’échantillons de validation croisée indépendants.
  • La fiabilité composite (CR) dérivée des modèles d’équations structurelles excède continuellement 0,85, démontrant une excellente homogénéité du construit sans redondance sémantique excessive.
  • Les corrélations item-total corrigées s’échelonnent de façon homogène entre 0,58 et 0,76, chaque énoncé contribuant de manière significative et substantielle à la variance globale du facteur.

Stabilité temporelle (Test-Retest)

La fidélité test-retest a été investiguée sur des intervalles temporels de deux à quatre semaines au sein de cohortes d’adultes et d’étudiants. Les coefficients de corrélation intra-classe (CCI) et de corrélation de Pearson observés se situent entre 0,78 et 0,84, attestant d’une stabilité temporelle remarquable tout en conservant la sensibilité attendue face à des interventions formatives ciblées en matière de négociation.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

L’architecture factorielle de la CMBC a été rigoureusement éprouvée au moyen d’analyses factorielles exploratoires (AFE) puis confirmatoires (AFC), tant au niveau isolé de la sous-échelle qu’au sein du modèle complet de confiance en soi du consommateur comprenant 31 items répartis en six dimensions primaires.

Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)

Lors des étapes initiales d’épuration psychométrique, l’analyse en composantes principales (avec rotation oblique Promax et rotation orthogonale Varimax) menée sur le pool d’items de protection marchande a mis en évidence un facteur unique dominant dédié à la négociation. La valeur propre (eigenvalue) associée à ce premier facteur dépassait largement le critère de Kaiser (> 1,0), s’élevant typiquement au-delà de 3,60 et absorbant plus de 58 % de la variance totale des six items, avec une chute drastique du diagramme d’éboulis (scree plot) dès le second facteur résiduel.

Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)

Dans le modèle de mesure confirmatoire multifactoriel de Bearden et al. (2001), les six items de la CMBC démontrent des saturations factorielles standardisées (λ) très élevées et toutes hautement significatives (p < 0,001) :

  • Item 1 (« I know when an offer is ‘too good to be true.’ ») : λ standardisé ≈ 0,74
  • Item 2 (« I can tell when an offer has strings attached. ») : λ standardisé ≈ 0,79
  • Item 3 (« I have no trouble understanding the bargaining tactics used by salespersons. ») : λ standardisé ≈ 0,72
  • Item 4 (« I know how to interpret sales pressure from clever salespeople. ») : λ standardisé ≈ 0,81
  • Item 5 (« I can see through gimmicks used to get consumers to buy. ») : λ standardisé ≈ 0,80
  • Item 6 (« I can separate fact from fantasy in advertising. ») : λ standardisé ≈ 0,69

Au niveau de l’ajustement global du modèle de mesure, l’AFC atteste d’une congruence optimale avec les données empiriques : le rapport χ²/ddl est fréquemment inférieur à 2,5, le Goodness-of-Fit Index (GFI) dépasse 0,96, le Comparative Fit Index (CFI) oscille entre 0,96 et 0,98, et le Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) demeure inférieur à 0,04. Dans le modèle hiérarchique de second ordre, la CMBC charge fortement sur le méta-facteur de « Protection du consommateur » (γ > 0,70), validant son intégration structurale au sein du domaine de la défense des intérêts transactionnels de l’individu.

10. Instrument de mesure / Instrument

Les caractéristiques formelles de passation et de cotation de l’instrument se résument ainsi :

  • Type d’instrument : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique (self-report instrument).
  • Format d’administration : Papier-crayon ou questionnaire informatisé en ligne (durée moyenne de passation : 2 à 3 minutes).
  • Nombre d’items : 6 énoncés affirmatifs courts et univoques.
  • Échelle de réponse : Échelle de Likert authentique en 7 points :
    1 = Strongly Disagree to 7 = Strongly Agree (ou alternativement 1 = Extremely uncharacteristic to 7 = Extremely characteristic).
  • Règles de cotation et calcul des scores :
    • Aucun item n’est inversé (aucun score inversé nécessaire) ; tous les items sont orientés positivement dans le sens du construit.
    • Le score global de CMBC s’obtient soit par la somme brute des 6 items (étendue théorique de 6 à 42 points), soit par la moyenne arithmétique des réponses (étendue théorique de 1,0 à 7,0).
    • Interprétation : Un score élevé reflète un niveau supérieur de confiance dans la capacité à identifier, interpréter et gérer avec succès les tactiques de persuasion, les pièges publicitaires et les négociations marchandes. Un score faible traduit une vulnérabilité perçue face aux pressions de vente et une propension à subir les négociations transactionnelles.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

L’échelle CMBC a été publiée en 2001 au sein de l’article scientifique de référence paru dans le Journal of Consumer Research. Conformément aux usages académiques régissant la recherche scientifique, l’échelle est considérée comme un instrument du domaine public scientifique pour toute utilisation universitaire, éducative et non commerciale. Les chercheurs, enseignants et étudiants peuvent ainsi l’administrer librement sans paiement de redevance (royalty-free), sous réserve expresse de citer de manière formelle et appropriée la publication originale de Bearden, Hardesty et Rose (2001). Pour toute exploitation commerciale propriétaire, intégration dans des progiciels payants d’évaluation du personnel de vente ou déploiement lucratif à grande échelle, il incombe aux utilisateurs de solliciter les autorisations légales auprès des détenteurs des droits d’exploitation éditoriale (Oxford University Press / Association for Consumer Research).

12. Références / References

Les sources bibliographiques et études empiriques fondamentales étayant l’échelle sont les suivantes :

  • Bandura, A. (1977). Self-efficacy: Toward a unifying theory of behavioral change. Psychological Review, 84(2), 191–215. https://doi.org/10.1037/0033-295X.84.2.191
  • Bandura, A. (1997). Self-efficacy: The exercise of control. W. H. Freeman and Company.
  • Bearden, W. O., Hardesty, D. M., & Rose, R. L. (2001). Consumer self-confidence: Refinements in conceptualization and measurement. Journal of Consumer Research, 28(1), 121–134. https://doi.org/10.1086/321948
  • Fornell, C., & Larcker, D. F. (1981). Evaluating structural equation models with unobservable variables and measurement error. Journal of Marketing Research, 18(1), 39–50. https://doi.org/10.1177/002224378101800104
  • Friestad, M., & Wright, P. (1994). The persuasion knowledge model: How people cope with persuasion attempts. Journal of Consumer Research, 21(1), 1–31. https://doi.org/10.1086/209380
  • Obermiller, C., & Spangenberg, E. R. (1998). Development of a scale to measure skepticism toward advertising. Journal of Consumer Psychology, 7(2), 159–186. https://doi.org/10.1207/s15327663jcp0702_03

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale: 7-point Likert scale (1 = Strongly Disagree to 7 = Strongly Agree or 1 = Extremely uncharacteristic to 7 = Extremely characteristic)

  1. I know when an offer is ‘too good to be true.’
  2. I can tell when an offer has strings attached.
  3. I have no trouble understanding the bargaining tactics used by salespersons.
  4. I know how to interpret sales pressure from clever salespeople.
  5. I can see through gimmicks used to get consumers to buy.
  6. I can separate fact from fantasy in advertising.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 1). Confiance du consommateur dans la négociation marchande (CMBC). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/confiance-du-consommateur-dans-la-negociation-marchande-cmbc/
Looti, Mohammed. “Confiance du consommateur dans la négociation marchande (CMBC).” Base de données de psychologie en français, 1 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/confiance-du-consommateur-dans-la-negociation-marchande-cmbc/.
Looti, Mohammed. “Confiance du consommateur dans la négociation marchande (CMBC).” Base de données de psychologie en français. octobre 1, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/confiance-du-consommateur-dans-la-negociation-marchande-cmbc/.