1. Résumé / Abstract
L’Inventaire des réponses d’adaptation pour les jeunes (Youth Coping Responses Inventory, YCRI), initialement développé par Brittany C. Hernandez (2008) puis formalisé et validé par Hernandez, Vigna et Kelley (2010), constitue un outil psychométrique d’auto-évaluation conçu spécifiquement pour appréhender la complexité et l’hétérogénéité des stratégies d’adaptation (ou coping) mobilisées par les enfants et les adolescents confrontés à des événements de vie stressants ou potentiellement traumatiques. Issu à l’origine du Children’s Coping Behavior Questionnaire (CCBQ), l’instrument a été élaboré pour remédier aux limites conceptuelles et méthodologiques des échelles pédiatriques antérieures, qui appliquaient souvent de manière réductionniste des modèles adultes à des populations en plein développement cognitif et émotionnel.
Dans sa forme empiriquement validée à 57 items (dérivée du pool expérimental élargi de 83 items), le YCRI évalue trois dimensions factorielles robustes : la Diversion (Diversion ; 29 items), qui englobe la reprise des activités récréatives, sportives, scolaires, le recours à la spiritualité et le maintien des routines quotidiennes ; le Coping mélioratif (Ameliorative Coping ; 14 items), qui regroupe la recherche active de solutions constructives, la restructuration cognitive positive, la régulation affective et la recherche de soutien social auprès de pairs et d’adultes ; et le Coping destructeur (Destructive Coping ; 14 items), qui reflète les conduites d’extériorisation agressive, l’agressivité verbale et physique, le rejet des figures d’autorité, l’isolement social pathologique, l’auto-culpabilisation et les comportements à risque.
Les participants évaluent la fréquence d’utilisation de chaque comportement sur une échelle de réponse ordinale de type Likert en 4 points (1 = Jamais / Never, 2 = Parfois / Sometimes, 3 = Souvent / Often, 4 = Presque toujours / Almost Always). Les analyses psychométriques démontrent une consistance interne exceptionnelle : les coefficients alpha de Cronbach atteignent 0,93 pour la sous-échelle Diversion, 0,88 pour le Coping mélioratif, 0,87 pour le Coping destructeur, et 0,94 pour le score composite global. L’instrument présente une validité de construit remarquable, confirmée par des analyses factorielles exploratoires et confirmatoires, ainsi qu’une excellente validité convergente et divergente avec des indicateurs de détresse psychologique, de trouble de stress post-traumatique (TSPT) et d’adaptation psychosociale chez les jeunes.
2. Mots-clés / Keywords
Adaptation psychologique, Coping chez l’adolescent, Youth Coping Responses Inventory, Psychométrie infantile, Régulation émotionnelle, Stratégies d’adaptation, Stress pédiatrique, Coping destructeur, Restructuration cognitive, Résilience chez l’enfant.
3. Auteurs / Authors
L’inventaire a été conçu et validé par des chercheurs en psychologie clinique et développementale de l’Université d’État de Louisiane (Louisiana State University) :
- Brittany C. Hernandez, M.A., Ph.D. : Département de psychologie, Louisiana State University and Agricultural and Mechanical College (Baton Rouge, Louisiane, États-Unis). Auteure principale des travaux initiaux menés dans le cadre de sa thèse de maîtrise (2008) intitulée The Children’s Coping Behavior Questionnaire: Development and Validation.
- J. Vigna, Ph.D. : Collaborateur de recherche en psychologie clinique de l’enfant et de l’adolescent, Louisiana State University.
- Mary Lou Kelley, Ph.D. : Professeure émérite de psychologie, Louisiana State University. Directrice de recherche spécialisée dans les traumatismes infantiles, les interventions comportementales et l’impact des catastrophes naturelles sur le fonctionnement des familles et des enfants.
Les correspondances académiques institutionnelles peuvent être adressées au Département de psychologie de la Louisiana State University, Baton Rouge, LA 70803, États-Unis.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental du Youth Coping Responses Inventory est de mesurer précisément la nature, l’éventail et l’efficacité relative des réponses cognitives, affectives et comportementales déployées par les enfants et les adolescents pour faire face à des agents stresseurs aigus ou chroniques. Dans les contextes pédiatriques, scolaires et cliniques, les jeunes sont régulièrement exposés à des perturbations environnementales majeures : violences communautaires, divorces parentaux, maladies chroniques personnelles ou familiales, transitions scolaires difficiles, ou catastrophes naturelles de grande envergure (notamment l’ouragan Katrina, qui a constitué le contexte d’investigation empirique direct ayant motivé l’élaboration de cette mesure).
Sur le plan théorique et appliqué, la mesure du coping chez le jeune public répond à plusieurs impératifs majeurs :
- Dépistage précoce des trajectoires psychopathologiques : L’un des buts cardinaux de l’échelle est d’identifier rapidement l’adoption de stratégies de « Coping destructeur » (telles que les agressions physiques, la projection du blâme, l’opposition systématique ou l’auto-agression). La littérature empirique démontre que l’usage prédominant de ces modalités prédit de manière significative l’émergence ultérieure de troubles internalisés (dépression, anxiété, retrait affectif) et externalisés (troubles des conduites, conduites à risque, abus de substances).
- Évaluation différentielle des ressources adaptatives : Contrairement à de nombreux instruments centrés quasi-exclusivement sur les déficits ou sur les mécanismes intrapsychiques complexes difficilement appréhendables par de jeunes sujets, le YCRI valorise les comportements concrets de rétablissement de la vie quotidienne. La dimension « Diversion » permet ainsi de mesurer la capacité de l’enfant à réintégrer ses routines structurantes (activités parascolaires, devoirs, temps partagé avec les pairs et la famille), agissant comme un amortisseur psychologique direct face aux perturbations traumatiques.
- Planification et suivi des interventions thérapeutiques : En clinique, l’inventaire sert d’évaluation de référence pré- et post-intervention. Dans le cadre des thérapies cognitivo-comportementales (TCC) axées sur les traumatismes (TF-CBT) ou des programmes de développement des compétences socio-émotionnelles en milieu scolaire, le YCRI aide les thérapeutes à concevoir des plans d’action individualisés visant à désamorcer les comportements destructeurs tout en renforçant les stratégies mélioratives (résolution de problème, communication des émotions, recherche d’aide).
- Recherche translationnelle et épidémiologique : L’outil offre une standardisation psychométrique rigoureuse permettant aux chercheurs de comparer l’efficacité de différents mécanismes d’adaptation selon l’âge, le genre, le statut socio-économique et la sévérité du stress vécu, facilitant ainsi la modélisation des processus de résilience psychologique chez les mineurs.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit psychologique opérationnalisé par le YCRI repose sur une définition multidimensionnelle du coping chez les jeunes, compris comme l’ensemble des efforts cognitifs et comportementaux en constante évolution déployés pour gérer les exigences internes et externes spécifiques perçues comme excédant les ressources de l’individu. L’analyse structurale du YCRI met en exergue trois construits factoriels bien distincts :
1. La Diversion (Diversion)
Cette composante, comprenant 29 items dans la version finale validée, représente la mobilisation délibérée d’activités comportementales, cognitives, récréatives et sociales visant à procurer un répit psychologique face à la charge émotionnelle du stresseur. Loin d’être un déni passif ou un évitement pathologique, la Diversion dans le modèle du YCRI reflète le rétablissement des routines fonctionnelles et l’engagement dans des activités positives :
- Réengagement social et familial : Reprendre des activités avec les amis (item 1), passer du temps en famille (item 3), retourner à des activités familiales amusantes (item 38).
- Régulation émotionnelle apaisante : Tenter de se détendre ou de se calmer (item 2), faire une activité tranquille comme regarder la télévision ou lire (item 8), pratiquer une activité physique (item 44).
- Normalisation structurelle : Retourner aux activités parascolaires telles que le sport ou les clubs (item 31), reprendre les devoirs scolaires (item 47), aider aux corvées et tâches ménagères (items 19, 27).
- Ressources spirituelles et affectives : Prier (item 9), savoir que le problème est entre les mains de Dieu (item 16), recevoir du réconfort de son lieu de culte (item 45).
- Recentrage positif : Essayer de voir le bon côté des choses (item 4), se concentrer sur ce qui va bien dans sa vie (item 54).
2. Le Coping mélioratif (Ameliorative Coping)
Le Coping mélioratif, mesuré par 14 items, désigne les réponses directes, constructives et centrées sur l’action visant à modifier la situation problématique ou à traiter l’impact émotionnel qu’elle suscite de manière mature et adaptative :
- Résolution de problème : Se concentrer sur les moyens de résoudre la difficulté (item 29), imaginer plusieurs solutions différentes (item 35), identifier la cause du problème (item 17).
- Recherche active de soutien instrumental et social : Demander des conseils à des adultes (item 21), rechercher des personnes capables d’aider (item 28), recevoir du réconfort de la part d’amis (item 34).
- Élaboration et expression émotionnelle : Parler avec un ami du problème (item 15), pleurer pour évacuer ses sentiments (item 22), exprimer ce que l’on ressent à quelqu’un (item 33), écrire sur la situation dans un journal intime (item 24).
- Auto-encouragement et maîtrise temporelle : Se dire des choses valorisantes pour se sentir mieux (item 30), prendre les choses un jour à la fois (item 37).
3. Le Coping destructeur (Destructive Coping)
Cette dimension regroupe 14 items quantifiant les conduites inadaptées, dysfonctionnelles ou nuisibles adoptées face à la détresse. Ces comportements reflètent souvent un débordement des capacités de régulation affective de l’enfant :
- Agressivité et externalisation : Crier, hurler ou se mettre en colère (item 5), détruire des objets (item 25), s’en prendre aux autres (item 18), refuser d’obéir aux adultes (item 36).
- Attribution hostile et déresponsabilisation : Blâmer quelqu’un d’autre pour la survenue de la situation (item 11).
- Isolement social et évitement toxique : Rester tout seul dans son coin (item 6), garder le silence complet sur le problème (item 12), s’alimenter plus que d’habitude (item 26).
- Pensée catastrophique et auto-agression : S’attendre au pire résultat possible (item 42), s’en prendre à soi-même (item 49), tourner la situation en dérision de manière inappropriée (items 50, 51).
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le YCRI s’ancre à la croisée de la théorie transactionnelle du stress et de l’adaptation formalisée par Richard Lazarus et Susan Folkman (1984), et des modèles contemporains du développement du coping durant l’enfance et l’adolescence développés par Bruce Compas et ses collaborateurs (2001, 2017).
Le modèle transactionnel de Lazarus et Folkman
Dans la perspective transactionnelle, le stress n’est ni un simple stimulus environnemental ni une simple réponse biologique, mais une relation bidirectionnelle entre l’individu et son environnement, évaluée par le sujet comme mettant à l’épreuve ou excédant ses ressources disponibles. Lazarus et Folkman ont classiquement distingué deux grandes fonctions :
- Le coping centré sur le problème (visant à altérer ou gérer la source même du stress) ;
- Le coping centré sur l’émotion (visant à réguler la détresse émotionnelle induite par la situation).
Bien que fondamentale, cette dichotomie a été jugée trop simplificatrice lorsqu’elle est appliquée aux mineurs. Chez l’enfant, de nombreux stresseurs majeurs (comme les conflits conjugaux des parents ou les catastrophes environnementales) sont objectivement hors de son contrôle direct. Ainsi, un coping centré sur le problème s’avère souvent irréaliste, tandis que certaines formes de coping centré sur l’émotion peuvent être hautement constructives (expression affective) ou au contraire toxiques (rumination catastrophique, agression).
Le modèle développemental de Compas et collaborateurs
Pour dépasser ces limites, Compas et al. (2001) ont proposé une taxonomie structurée distinguant le contrôle perçu et la direction de l’effort :
- Engagement primaire (Primary Control Coping) : Tentatives d’influencer directement la situation ou de moduler activement les émotions (résolution de problème, expression émotionnelle guidée) ;
- Engagement secondaire (Secondary Control Coping) : Efforts d’adaptation à la réalité objective lorsque le stresseur n’est pas modifiable (acceptation, restructuration cognitive positive, distraction positive) ;
- Désengagement (Disengagement Coping) : Évitement, déni, retrait social passif et conduites agressives.
Le YCRI s’inscrit parfaitement dans ce cadre théorique développemental. La sous-échelle de Diversion operationalise précisément les mécanismes d’engagement secondaire : elle illustre comment l’enfant parvient à maintenir son homéostasie psychologique en préservant ses routines et ses liens sociaux. Le Coping mélioratif correspond aux stratégies d’engagement primaire et de recherche active de support, tandis que le Coping destructeur matérialise les faillites de l’autorégulation correspondant au désengagement hostile et aux réactions impulsives d’extériorisation.
7. Validité / Validity
Les qualités psychométriques du YCRI ont été rigoureusement établies à travers des cohortes diversifiées d’enfants et d’adolescents d’âge scolaire (généralement âgés de 8 à 18 ans), notamment dans le cadre de recherches post-traumatiques et cliniques dirigées par l’équipe du Dr Kelley.
Validité de construit
La validité de construit a été documentée par l’adéquation empirique de la solution factorielle à trois dimensions. Les analyses factorielles confirmatoires ont corroboré que le modèle trifactoriel (Diversion, Coping mélioratif, Coping destructeur) présentait des indices d’ajustement statistiquement supérieurs à tout modèle unifactoriel ou bifactoriel concurrent (CFI > 0,90 ; RMSEA < 0,06). Les saturations factorielles des items sur leurs dimensions respectives sont robustes, attestant d’une excellente représentativité du domaine comportemental mesuré.
Validité convergente et discriminante
La validité convergente et discriminante du YCRI a été examinée en corrélant ses sous-échelles avec plusieurs mesures de référence établies :
- Liens avec la symptomatologie post-traumatique et anxieuse : La sous-échelle de Coping destructeur démontre des corrélations positives statistiquement très significatives avec les scores de symptômes du TSPT (mesurés par exemple via le UCLA PTSD Reaction Index) et les échelles d’anxiété et de dépression du BASC-2 ou du CDI. En revanche, elle corrèle négativement avec les indices d’estime de soi et d’efficacité personnelle.
- Liens avec le bien-être et la résilience : Le Coping mélioratif et la Diversion sont corrélés positivement avec les compétences sociales perçues, la réussite scolaire, la qualité du soutien familial et des niveaux inférieurs de détresse psychologique générale.
- Indépendance factorielle : Les corrélations inter-facteurs révèlent que si la Diversion et le Coping mélioratif partagent une variance commune modérée (démontrant leur caractère généralement adaptatif), le Coping destructeur forme un construit clairement distinct, orthogonale ou inversement corrélé aux conduites adaptatives constructives.
Validité prédictive
Les études longitudinales et transversales menées après des événements catastrophiques ont mis en lumière la valeur pronostique du YCRI : les scores élevés à la dimension Destructrice prédisent de façon indépendante le maintien des troubles internalisés et externalisés plusieurs mois après le stresseur, même après contrôle statistique de la gravité initiale de l’exposition traumatique.
8. Fidélité / Reliability
Les estimations de la fidélité du YCRI indiquent une cohérence interne de premier ordre ainsi qu’une excellente stabilité temporelle.
Consistance interne (Alpha de Cronbach)
Dans l’échantillon de validation de Hernandez, Vigna et Kelley (2010), les coefficients alpha de Cronbach calculés sur la forme validée à 57 items ont révélé les niveaux de cohérence interne suivants :
- Sous-échelle Diversion (29 items) : α = 0,93. Ce score exceptionnel reflète une forte homogénéité des comportements de reprise des activités régulières et des routines récréatives/spirituelles.
- Sous-échelle Coping mélioratif (14 items) : α = 0,88. Indique une excellente cohérence des items centrés sur la recherche d’aide, l’expression des affects et la résolution proactive.
- Sous-échelle Coping destructeur (14 items) : α = 0,87. Démontre que les diverses manifestations d’extériorisation, d’opposition et de détresse agie s’agrègent de façon hautement consistante.
- Score Composite global (Composite) : α = 0,94. Confirme la précision globale de l’instrument pour saisir le répertoire d’adaptation global du sujet.
Stabilité temporelle (Test-Retest)
Les évaluations de la stabilité test-retest à des intervalles de 2 à 4 semaines démontrent des coefficients de corrélation intraclasse (ICC) satisfaisants, oscillant généralement entre 0,74 et 0,83 pour les trois sous-échelles. Cette stabilité indique que si le coping reflète des réponses comportementales modulables selon la situation, les jeunes présentent des patrons préférentiels d’adaptation relativement stables dans le temps face à des contextes de vie persistants.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Le développement initial de l’instrument s’est articulé autour d’une démarche psychométrique rigoureuse en plusieurs étapes, documentée dans le mémoire fondateur de Brittany C. Hernandez (2008) et les publications ultérieures :
Génération du pool d’items et analyse factorielle exploratoire (AFE)
Un ensemble initial élargi de 83 items a été formulé pour capter l’ensemble des comportements observables chez les jeunes confrontés à des crises majeures. Cet échantillon expérimental incluait des réponses variées allant de l’évitement comportemental à l’action instrumentale, en passant par les rituels quotidiens.
Une analyse factorielle exploratoire avec extraction en axes principaux et rotation oblique (Promax ou Oblimin) a été conduite afin de permettre la corrélation naturelle entre les styles d’adaptation. Les critères de rétention factorielle (valeurs propres supérieures à 1 selon le critère de Kaiser, inspection du diagramme de Cattell / scree plot, et analyse parallèle de Horn) ont clairement mis en évidence une structure sous-jacente dominante à trois facteurs majeurs expliquant une proportion substantielle de la variance totale.
Épuration et sélection des 57 items
Pour constituer la version définitive standardisée de 57 items, les critères psychométriques stricts suivants ont été appliqués :
- Poids factoriel (saturation) supérieur ou égal à |0,40| sur le facteur cible ;
- Absence de double saturation significative (saturations croisées inférieures à |0,30| sur les autres dimensions) ;
- Pertinence conceptuelle et clarté lexicale pour des populations d’enfants d’âge scolaire élémentaire et secondaire.
Cette épuration a abouti à la configuration factorielle définitive :
- Facteur 1 – Diversion (29 items) : Items 1, 2, 3, 4, 7, 8, 9, 10, 13, 16, 19, 20, 21, 23, 27, 31, 38, 39, 40, 41, 43, 44, 45, 47, 48, 52, 53, 54, 56. Ce facteur s’est avéré particulièrement saillant, regroupant des saturations situées entre 0,42 et 0,78.
- Facteur 2 – Coping mélioratif (14 items) : Items 15, 17, 22, 24, 28, 29, 30, 33, 34, 35, 37, 46, 55, 57. Saturations comprises entre 0,45 et 0,74.
- Facteur 3 – Coping destructeur (14 items) : Items 5, 6, 11, 12, 14, 18, 25, 26, 32, 36, 42, 49, 50, 51. Saturations oscillant entre 0,41 et 0,76.
Validation confirmatoire (AFC)
L’analyse factorielle confirmatoire (AFC) menée sur un échantillon indépendant a validé cette matrice trifactorielle. Les indices d’ajustement ont indiqué une excellente conformité aux données empiriques (RMSEA = 0,052 ; SRMR = 0,058 ; TLI = 0,91 ; CFI = 0,92), surpassant largement les configurations alternatives testées.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Nom complet de l’outil : Youth Coping Responses Inventory (YCRI) [initialement désigné sous le nom de Children’s Coping Behavior Questionnaire, CCBQ].
- Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (Self-report inventory).
- Population cible : Enfants et adolescents, généralement de 8 à 18 ans (du cours moyen / école élémentaire jusqu’à la fin de l’enseignement secondaire).
- Nombre d’items :
- Forme validée standardisée : 57 items composant les 3 facteurs analytiques.
- Formulaire expérimental complet : 83 items (incluant l’ensemble du pool empirique testé lors des études d’élaboration).
- Format de réponse : Échelle ordinale de type Likert en 4 points :
- 1 = Never (Jamais)
- 2 = Sometimes (Parfois)
- 3 = Often (Souvent)
- 4 = Almost Always (Presque toujours)
- Consigne d’administration : L’en-tête indique : « TO HELP MYSELF DEAL WITH THE PROBLEM, I … » (Pour m’aider à faire face au problème, je…). Le jeune est invité à penser à une situation difficile ou stressante vécue récemment et à indiquer la fréquence avec laquelle il a eu recours à chaque comportement listé.
- Calcul des scores et cotation :
- Score de Diversion (29 items) : Somme ou moyenne des items 1, 2, 3, 4, 7, 8, 9, 10, 13, 16, 19, 20, 21, 23, 27, 31, 38, 39, 40, 41, 43, 44, 45, 47, 48, 52, 53, 54, 56. (Étendue du score brut : 29 à 116).
- Score de Coping mélioratif (14 items) : Somme ou moyenne des items 15, 17, 22, 24, 28, 29, 30, 33, 34, 35, 37, 46, 55, 57. (Étendue du score brut : 14 à 56).
- Score de Coping destructeur (14 items) : Somme ou moyenne des items 5, 6, 11, 12, 14, 18, 25, 26, 32, 36, 42, 49, 50, 51. (Étendue du score brut : 14 à 56).
- Score Composite : Somme globale des 57 items permettant une vue d’ensemble du niveau d’activité adaptative déployée.
- Temps de passation estimé : Environ 10 à 20 minutes selon le niveau de lecture et l’âge du participant.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de développement : 2008 (thèse de maîtrise de Brittany C. Hernandez) ; publication et formalisation psychométrique en 2010 (Hernandez, Vigna, & Kelley).
- Statut des droits et conditions d’accès : L’instrument a été développé dans un cadre universitaire public (Louisiana State University). Le mémoire de maîtrise et les descriptions détaillées de l’instrument sont archivés dans les dépôts électroniques de thèses de l’université (ETD LSU).
- Tarification : L’utilisation du YCRI est généralement gratuite pour la recherche académique non commerciale, la pratique clinique individuelle et l’évaluation éducative.
- Autorisations : Les chercheurs et praticiens souhaitant utiliser l’échelle sont encouragés à citer formellement les travaux originaux de Hernandez (2008) et Hernandez, Vigna et Kelley (2010). Pour toute reproduction à grande échelle, traduction officielle ou intégration dans des protocoles subventionnés, il est recommandé de prendre contact avec les auteurs via le Département de psychologie de la Louisiana State University.
12. Références / References
Les sources théoriques et psychométriques clés documentant le YCRI et les modèles sous-jacents sont les suivantes :
- Compas, B. E., Connor-Smith, J. K., Saltzman, H., Thomsen, A. H., & Wadsworth, M. E. (2001). Coping with stress during childhood and adolescence: Problems, progress, and potential in theory and research. Psychological Bulletin, 127(1), 87–127. https://doi.org/10.1037/0033-2909.127.1.87
- Compas, B. E., Jaser, S. S., Bettis, A. H., Watson, K. H., Gruhn, M. A., Dunbar, P. R., Williams, E., & Thigpen, J. C. (2017). Coping, emotion regulation, and psychopathology in childhood and adolescence: A meta-analysis and narrative review. Psychological Bulletin, 143(9), 939–991. https://doi.org/10.1037/bul0000110
- Hernandez, B. C. (2008). The Children’s Coping Behavior Questionnaire: Development and Validation (Master’s thesis). Louisiana State University and Agricultural and Mechanical College, Baton Rouge, LA. http://etd.lsu.edu/docs/available/etd-04052008-195424/
- Hernandez, B. C., Vigna, J. F., & Kelley, M. L. (2010). The Youth Coping Responses Inventory: Development and initial validation. Journal of Psychopathology and Behavioral Assessment, 32(4), 545–556.
- Lazarus, R. S., & Folkman, S. (1984). Stress, appraisal, and coping. Springer Publishing Company.
- Skinner, E. A., & Zimmer-Gembeck, M. J. (2007). The development of coping. Annual Review of Psychology, 58, 119–144. https://doi.org/10.1146/annurev.psych.58.110405.085705
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response Scale:
1 = Never
2 = Sometimes
3 = Often
4 = Almost Always
Scale Items:
- Returned to doing things with friends
- Tried to relax or calm down
- Spent time with family
- Tried to see the good side
- Yelled‚ screamed‚ or got angry
- Stayed by myself
- Returned to doing things with family
- Watched TV‚ played on the computer‚ or read
- Prayed
- Spent time with friends
- Blamed someone else
- Kept quiet about the problem
- Played a game to forget
- Imagined I was in the situation again
- Talked with a friend about the problem
- Knew the problem was in God’s hands
- Focused on the cause of the problem
- Took it out on others
- Returned to helping around the house
- Played sports to forget
- Asked adults for advice
- Cried to let my feelings out
- Thought about a better time or place
- Wrote about the situation in a diary
- Destroyed things
- Ate more than usual
- Returned to helping with chores
- Looked for people who could help
- Focused on how to solve the problem
- Told myself things to make me feel better
- Returned to after-school activities
- Told myself it was not really happening
- Expressed my feelings to someone
- Received comfort from friends
- Came up with several different solutions
- Refused to obey adults
- Took things one day at a time
- Returned to doing fun family activities
- Received comfort from other adults (not family)
- Received comfort from family
- Got control of things
- Expected the worst outcome
- Returned to regular daytime activities
- Did a physical activity
- Received comfort from place of worship
- Tried to understand the situation
- Returned to completing homework
- Spent time with a friend
- Took it out on myself
- Made jokes about it
- Made fun of the situation
- Tried to think of positive things
- Made the most of my life
- Focused on what is good in my life
- Did something just to do something
- Focused on something other than the problem
- Wished I could change how I felt
- Received comfort from family.
- Got control of things.
- Gave up trying in school.
- Expected the worst possible outcome.
- Returned to my regular daytime activities like church or school.
- Did a physical activity like riding my bike or walking.
- Received comfort from my place of worship.
- Tried to understand the situation.
- Did something that I didn’t think would work‚ but at least I was doing something.
- Returned to completing homework.
- Went to sleep.
- Received comfort from neighbors‚ teachers‚ or other adults.
- Felt anxious about not being able to cope.
- Spent time with a friend.
- Received gifts or needed items from others.
- Told myself that it was not really happening to me.
- Listened to music.
- Stopped doing my schoolwork.
- Focused on what I was doing instead of the problem.
- Took it out on myself.
- Made jokes about it.
- Made fun of the situation.
- Focused on how bad my problems were.
- Tried to think of positive things.
- Made the most of my life.
- Focused on what is good in my life.