1. Résumé / Abstract
La Palliative care Outcome Scale (POS), ou Questionnaire pour les soins palliatifs, développée par Julia Hearn et Irene J. Higginson en 1999 au sein du département des soins palliatifs et des politiques de santé du King’s College London, est l’un des premiers instruments multidimensionnels de mesure des résultats rapportés par les patients (Patient-Reported Outcome Measures, PROM) spécifiquement conçus pour la médecine palliative et les soins de fin de vie. Cet outil évalue l’impact global de la maladie avancée sur une période de rappel des trois derniers jours à travers dix items fondamentaux, complétés par une question ouverte optionnelle sur les principales préoccupations du patient. La POS explore des dimensions physiques (douleur, symptômes invalidants tels que nausées, dyspnée ou toux), psychologiques (anxiété du patient, dépression), psychosociales et spirituelles (partage des sentiments, anxiété de la famille, valorisation du temps vécu) ainsi que des aspects pratiques et organisationnels (accès à l’information, prise en charge des questions administratives et financières, temps perdu lors des rendez-vous médicaux). L’échelle existe en deux versions parallèles : une auto-évaluation remplie par le patient et une hétéro-évaluation complétée par les soignants (infirmiers, médecins), permettant d’apprécier la concordance clinique. Chaque item est évalué sur une échelle de type Likert en 5 points (de 0 à 4), produisant un score total oscillant de 0 à 40, où des valeurs plus élevées reflètent un fardeau symptomatique accru et un besoin d’intensification des soins. Validée internationalement dans plus de 20 langues, la POS présente d’excellentes qualités métrologiques : cohérence interne satisfaisante (alpha de Cronbach généralement compris entre 0,65 et 0,85 selon les contextes cliniques), stabilité test-retest substantielle (coefficients de corrélation intraclasse supérieurs à 0,75), excellente validité convergente avec le QLQ-C30 et le STAS (Support Team Assessment Schedule), ainsi qu’une sensibilité avérée au changement clinique.
2. Mots-clés / Keywords
Soins palliatifs, Palliative care Outcome Scale, POS, qualité de vie, mesure des résultats rapportés par les patients, douleur totale, fardeau symptomatique, évaluation holistique, fin de vie, psychométrie.
3. Auteurs / Authors
L’échelle a été conçue et validée par une équipe de pionniers de l’épidémiologie palliative et des sciences de la santé au Royaume-Uni :
- Julia Hearn, PhD, chercheuse en épidémiologie des services de santé au sein du Department of Palliative Care and Policy, Guy’s, King’s and St Thomas’ School of Medicine, King’s College London.
- Irene J. Higginson, BMedSci, BMBS, PhD, FMedSci, OBE, professeure titulaire de médecine palliative, directrice fondatrice du Cicely Saunders Institute of Palliative Care, Policy & Rehabilitation, King’s College London (Courriel académique : [email protected]).
4. Objectif / Purpose
La Palliative care Outcome Scale a été élaborée afin de combler une lacune méthodologique majeure dans les soins de fin de vie : l’absence d’outils d’évaluation multidimensionnels brefs, standardisés, cliniquement pertinents et faciles à administrer à des personnes gravement malades ou en phase terminale. Historiquement, l’évaluation de la qualité de vie s’appuyait sur des batteries d’items extrêmement denses (comprenant souvent 30 à 60 items), conçues pour des essais cliniques oncologiques longitudinaux. Chez des patients confrontés à une détérioration fonctionnelle sévère, à une asthénie majeure ou à des troubles de l’attention, ces instruments provoquaient un fardeau d’évaluation insoutenable (biais d’attrition et données manquantes massives).
L’objectif fondamental de la POS est double :
- Sur le plan clinique individuel : Fournir aux équipes interdisciplinaires (médecins, soignants, psychologues, travailleurs sociaux) un profil instantané des besoins physiques, émotionnels, sociaux et existentiels du patient au cours des trois derniers jours. Elle sert d’outil de communication pour identifier les souffrances silencieuses (dépression, sentiment d’inutilité, perte de temps liée au système de soins) et déclencher des interventions thérapeutiques personnalisées, telles que l’ajustement analgésique, le soutien psychologique ou la médiation sociale.
- Sur le plan institutionnel et évaluatif : Mesurer la qualité des services de soins palliatifs (hospitaliers, ambulatoires, équipes mobiles, hospices à domicile), effectuer des audits cliniques longitudinaux, vérifier l’efficacité des interventions interdisciplinaires et standardiser la collecte de données dans le cadre de la recherche clinique comparée.
La conception de deux versions jumelées (patient et soignant) poursuit également un but épistémologique : mesurer l’écart d’évaluation (proxy-patient gap) afin d’alerter les équipes soignantes sur les domaines où la détresse du patient est systématiquement sous-estimée ou surestimée par les professionnels.
5. Construit psychologique / Construct
La POS opérationnalise le concept de « qualité de vie en phase palliative avancée », reposant sur la notion d’évaluation globale des besoins d’un individu dont la trajectoire de vie est limitée par une pathologie évolutive incurable (cancers, insuffisances d’organes terminales, maladies neurodégénératives). Le construit ne se limite pas à l’intensité objective d’un dysfonctionnement biologique ; il quantifie le retentissement subjectif et la détresse multidimensionnelle générée par ce dysfonctionnement.
Dimension 1 : Fardeau symptomatique physique (Items 1 et 2)
Cette dimension évalue l’impact invalidant de la douleur et d’autres symptômes physiques prévalents (nausées, vomissements, toux, dyspnée, fatigue, prurit). Plutôt que de mesurer une simple intensité sur une échelle visuelle analogique, l’échelle saisit à quel point le symptôme a « affecté » la personne dans son fonctionnement et son ressenti général au cours des trois derniers jours.
Dimension 2 : Détresse psychologique et existentielle (Items 3, 7 et 8)
Cette composante explore la résonance émotionnelle face à la finitude :
- Anxiété liée à la maladie ou aux traitements (Item 3) : Mesure l’appréhension cognitive, l’anticipation de la mort, la peur de l’agonie ou les angoisses iatrogènes.
- Dépression et détresse thymique (Item 7) : Mesure le sentiment de désespoir, de tristesse envahissante et de perte d’intérêt.
- Accomplissement et investissement du temps (Item 8) : Mesure le sentiment d’auto-réalisation et d’agentivité (« avoir le sentiment de tirer le meilleur parti de son temps »), un aspect existentiel déterminant pour l’intégrité de la dignité en fin de vie.
Dimension 3 : Réseau relationnel et partage affectif (Items 4 et 6)
La maladie terminale est une expérience interpersonnelle. Cette sous-dimension appréhende :
- L’anxiété perçue des proches (Item 4) : Le fardeau ressenti par le patient à l’idée d’infliger une souffrance émotionnelle à sa famille et à ses amis.
- L’ouverture relationnelle (Item 6) : La capacité du patient à partager authentiquement ses sentiments avec son entourage, mesurant l’isolement émotionnel ou, à l’inverse, l’existence d’une communication intrafamiliale soutenante.
Dimension 4 : Information, organisation des soins et aspects pratiques (Items 5, 9 et 10)
Cette dimension mesure l’adéquation de l’écosystème de soins aux besoins de la personne :
- Accès à l’information (Item 5) : Évalue le niveau d’information transmis au patient et à ses proches, garantissant une autonomie décisionnelle éclairée.
- Résolution des aspects pratiques (Item 9) : Capture la réponse apportée aux problèmes financiers, juridiques, successoraux ou logistiques résultant de l’affection.
- Charge temporelle iatrogène (Item 10) : Mesure le temps ressenti comme gaspillé dans les démarches, transports et rendez-vous médicaux, préservant ainsi le temps de vie précieux restant au patient.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le fondement théorique de la POS s’enracine directement dans le modèle de la « douleur totale » (Total Pain) conceptualisé par la fondatrice des soins palliatifs modernes, Dame Cicely Saunders dans les années 1960. Selon ce modèle, la souffrance d’un patient en fin de vie ne saurait être réduite à des influx nociceptifs périphériques ; elle est le produit indissociable de quatre composantes interconnectées :
- Physique : symptômes somatiques incontrôlés, insomnie, dégradation corporelle.
- Psychologique : perte de contrôle, altération de l’image corporelle, angoisse de la mort, culpabilité.
- Sociale : perte du statut professionnel, fardeau financier, inquiétude pour les proches dépendants, isolement.
- Spirituelle/Existentielle : quête de sens, questionnement sur l’au-delà, sentiment de vacuité ou d’injustice.
Ce paradigme s’articule également avec le modèle transactionnel du stress et du coping de Richard Lazarus et Susan Folkman. Dans cette perspective, la maladie en phase avancée constitue un stresseur existentiel chronique majeur. L’évaluation subjective capturée par la POS reflète l’équilibre dynamique entre les exigences de la maladie (symptômes, dépendance) et les ressources internes (coping, résilience spirituelle) et externes (soutien social, qualité de la communication médicale) dont dispose le sujet.
Enfin, la POS s’inscrit dans la doctrine contemporaine de la médecine centrée sur la personne (patient-centered care) promue par l’Organisation mondiale de la santé, affirmant que le patient est l’expert ultime de son propre vécu intérieur, et que les décisions thérapeutiques en soins de support doivent être guidées par des indicateurs rapportés directement par les usagers.
7. Validité / Validity
La Palliative care Outcome Scale a fait l’objet de rigoureux programmes de validation psychométrique transculturelle dans divers contextes cliniques (oncologie, gériatrie, insuffisance rénale, sclérose latérale amyotrophique) :
Validité de contenu et d’apparence
Dans l’étude princeps de Hearn et Higginson (1999), les items ont été sélectionnés à la suite d’une revue systématique des échelles existantes, complétée par des panels d’experts multidisciplinaires (médecins, infirmiers, aumôniers, psychologues) et des entretiens cognitifs approfondis auprès de patients et d’aidants. Les taux d’acceptabilité étaient remarquablement élevés, avec plus de 90 % des patients jugeant les items pertinents, clairs et non offensants.
Validité convergente et divergente
La validité convergente de la POS a été établie par des corrélations modérées à fortes avec des instruments établis :
- Corrélation significative entre les items physiques de la POS et les sous-échelles de symptômes de l’EORTC QLQ-C30 ($r = 0,60$ à $0,78$, $p < 0,001$).
- Corrélation élevée entre les items psychologiques (anxiété, humeur dépressive) et l’échelle HAD (Hospital Anxiety and Depression Scale), avec des coefficients $r$ oscillant entre $0,62$ et $0,74$.
- Validité convergente substantielle avec le STAS (Support Team Assessment Schedule), instrument originellement complété par les professionnels de santé.
- Validité divergente confirmée par de faibles corrélations ($r < 0,25$) entre les items psychologiques de la POS et des variables physiques indépendantes ou des paramètres purement sociodémographiques (âge, niveau d’éducation).
Sensibilité au changement
Des études longitudinales pré/post-intervention (par exemple après admission en unité de soins palliatifs ou intervention d’une équipe mobile de soutien) démontrent une diminution statistiquement significative des scores de la POS ($p < 0,001$), avec une taille d’effet modérée à élevée (d de Cohen allant de 0,45 à 0,82 sur les items de douleur et d’anxiété), confirmant sa réactivité thérapeutique.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité métrologique de la POS a été abondamment documentée dans la littérature internationale :
Cohérence interne
En raison de sa nature multidimensionnelle couvrant des domaines hétérogènes (de la douleur physique à l’organisation des rendez-vous médicaux), le coefficient alpha de Cronbach global de l’échelle varie selon les populations étudiées :
- Dans l’étude originale de Hearn et Higginson (1999), l’alpha global était de $0,65$ pour la version patient et de $0,68$ pour la version soignant, ce qui est considéré comme satisfaisant pour un instrument clinique bref à spectre large.
- Des validations ultérieures (notamment les versions allemande, espagnole et portugaise) ont rapporté des coefficients alpha de Cronbach compris entre $0,70$ et $0,82$.
Fidélité test-retest
La stabilité temporelle a été mesurée auprès de patients stables à un intervalle court (24 à 48 heures) afin d’éviter le biais lié à l’évolution naturelle rapide de la maladie terminale. Les coefficients de corrélation intraclasse (CCI) et les coefficients kappa pondérés pour chaque item s’échelonnent entre $0,72$ et $0,89$, attestant d’une excellente reproductibilité test-retest lorsque l’état clinique ne subit pas d’altération objective.
Accord inter-juges (Patient-Soignant)
La concordance entre la version auto-administrée par le patient et l’hétéro-évaluation par les soignants varie selon les dimensions : l’accord est élevé pour les symptômes physiques observables (douleur : kappa pondéré $= 0,60$ à $0,75$), mais modéré pour les dimensions intériorisées telles que l’anxiété ou la dépression (kappa $= 0,35$ à $0,52$), soulignant la valeur irremplaçable de la parole directe du patient.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure factorielle de la POS a été examinée dans plusieurs cohortes indépendantes à travers le monde par analyse factorielle exploratoire (AFE) et confirmatoire (AFC) :
Structure factorielle exploratoire
Bien que la POS ait été initialement conçue comme un outil de profil clinique à score global pragmatique, les analyses factorielles en composantes principales (avec rotation varimax ou oblimin) révèlent de manière reproductible une solution à deux ou trois facteurs principaux expliquant entre 52 % et 64 % de la variance totale :
- Facteur 1 : Symptômes physiques et qualité de vie fonctionnelle (Items 1, 2 et 8), avec des saturations factorielles solides comprises entre $0,68$ et $0,84$.
- Facteur 2 : Détresse psychologique et émotionnelle (Items 3, 4 et 7), avec des saturations factorielles s’échelonnant de $0,62$ à $0,80$.
- Facteur 3 : Communication, information et charge organisationnelle (Items 5, 6, 9 et 10), saturant entre $0,51$ et $0,76$. Dans certaines cohortes européennes plus restreintes, ce troisième facteur fusionne avec le deuxième pour former un méta-facteur psychosocial.
Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
Les modélisations en équations structurelles valident l’adéquation du modèle bi-factoriel ou tri-factoriel par rapport à un modèle unidimensionnel strict. Les indices d’ajustement couramment rapportés sont probants :
- Comparative Fit Index (CFI) > $0,92$
- Tucker-Lewis Index (TLI) > $0,90$
- Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) ≤ $0,06$ ($IC_{90%}$ [0,04 – 0,08])
Ces données confirment que si le score global fournit un aperçu utile du fardeau général, l’analyse désagrégée par sous-domaines (physique, affectif, pragmatique) présente une validité de construit supérieure pour guider l’action clinique.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Nom complet de l’instrument : Questionnaire de soins palliatifs / Palliative care Outcome Scale (POS).
- Typologie de passation : Auto-évaluation par le patient (Patient version) ou hétéro-évaluation par les professionnels de santé / soignants (Staff version). Possibilité d’administration en face-à-face, guidée par un clinicien ou auto-remplie au format papier/numérique.
- Période de référence : Les 3 derniers jours écoulés (« Over the past 3 days »).
- Nombre d’items : 10 items standardisés à choix forcé, complétés généralement par une question ouverte finale (« Quelles ont été vos principales inquiétudes ou préoccupations au cours de ces 3 derniers jours ? »).
- Échelle de réponse : Échelle de type Likert en 5 points (de 0 à 4), pourvue d’ancrages verbaux spécifiques adaptés à chaque item (par exemple : de 0 = « Pas du tout » à 4 = « De façon écrasante / sévèrement »).
- Règles de cotation et calcul des scores :
- Chaque item reçoit une note entière allant de 0 à 4.
- La plupart des items sont formulés de manière à ce qu’une note de 0 reflète l’absence de problème/besoin et 4 le problème le plus sévère.
- Pour les items formulés positivement (ex. Item 5 : niveau d’information reçu ; Item 6 : capacité à partager ses sentiments ; Item 8 : mise à profit du temps ; Item 9 : prise en charge des questions pratiques), la cotation est inversée (0 = optimal, 4 = très insuffisant / absent) selon le manuel d’instructions officiel de la POS, afin que le score total soit unidirectionnel.
- Score total : Varie de 0 à 40. Un score plus élevé indique un niveau de détresse supérieur, une sévérité symptomatique accrue et un besoin urgent d’intervention palliative.
- Durée de passation : Environ 5 à 10 minutes pour le patient ; moins de 5 minutes pour le soignant.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de parution princeps : 1999 (par Julia Hearn et Irene J. Higginson).
- Droits d’auteur et propriété intellectuelle : Détenus par le King’s College London et le Cicely Saunders Institute.
- Statut d’utilisation et tarification : L’instrument est mis à disposition gratuitement pour la pratique clinique, l’audit de soins, la formation académique et la recherche scientifique à but non lucratif. L’utilisation commerciale, l’intégration payante dans des logiciels propriétaires ou les essais cliniques sponsorisés par l’industrie pharmaceutique peuvent nécessiter une autorisation formelle et un accord de licence auprès de l’équipe POS.
- Accès et ressources complémentaires : Le questionnaire dans ses multiples versions linguistiques, ainsi que les manuels de formation et les versions adaptées (telles que l’IPOS – Integrated Palliative care Outcome Scale), sont téléchargeables librement sur le portail scientifique officiel : POS Palliative Care Outcome Scale.
12. Références / References
- Bausewein, C., Le Grice, C., Simon, S., & Higginson, I. (2011). The use of the Palliative care Outcome Scale (POS) in clinical practice, research and education: A systematic review. Journal of Pain and Symptom Management, 42(5), 758–773. https://doi.org/10.1016/j.jpainsymman.2011.02.012
- Hearn, J., & Higginson, I. J. (1999). Development and validation of a core outcome measure for palliative care: The Palliative care Outcome Scale. Quality in Health Care, 8(4), 219–227. https://doi.org/10.1136/qshc.8.4.219
- Higginson, I. J., & Hearn, J. (1997). Evaluating palliative care teams: Differences in outcome measure scores. Palliative Medicine, 11(3), 201–207. https://doi.org/10.1177/026921639701100305
- Schildmann, E., Groeneveld, E. I., Denzel, J., Brown, A., Murtagh, F. E. M., & Higginson, I. J. (2016). Discovering the face of Integrated Palliative care Outcome Scale (IPOS) through cognitive interviews: A quality improvement study. PLOS ONE, 11(7), e0158763. https://doi.org/10.1371/journal.pone.0158763
- Stevens, A. M., Gwilliam, B., A’Hern, R., Broadley, K., & Hardy, J. (2005). Palliative care outcome scale (POS): A study of its validity and reliability for advanced cancer patients. Palliative Medicine, 19(4), 312–318. https://doi.org/10.1191/0269216305pm1024oa
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response format: 5-point Likert-type scale (0 to 4), with specific verbal anchors for each item (e.g., 0 = Not at all to 4 = Overwhelmingly / Severely / Cannot concentrate / etc.)
- Over the past 3 days, have you been affected by pain?
- Over the past 3 days, have other symptoms (e.g. feeling sick, pain, cough or breathlessness) been affecting how you feel?
- Over the past 3 days, have you been feeling anxious or worried about your illness or treatment?
- Over the past 3 days, have any of your family or friends been feeling anxious or worried about you?
- Over the past 3 days, how much information have you and your family or friends been given?
- Over the past 3 days, have you been able to share how you are feeling with your family or friends?
- Over the past 3 days, have you felt depressed?
- Over the past 3 days, have you felt you have been able to make the most of your time?
- Over the past 3 days, have any practical matters resulting from your illness (e.g. financial or personal) been addressed?
- Over the past 3 days, how much of your time do you feel has been wasted on your healthcare appointments?