Volonté de changer d’entreprise (CSW)

L’échelle de volonté de changer d’entreprise (Company Switching Willingness – CSW) évalue en 3 items la propension d’un consommateur à transférer ses achats vers une entreprise concurrente. Découvrez sa validité, sa fidélité et ses applications psychométriques.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 30, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 30, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’échelle de volonté de changer d’entreprise (Company Switching Willingness, ou CSW) est un instrument psychométrique bref composé de trois items, conçu pour quantifier la propension comportementale d’un consommateur à transférer ses transactions et sa fidélité commerciale vers une entreprise concurrente. Introduite et formalisée dans les travaux de Martin, Borah et Palmatier (2017) au sein d’une recherche d’envergure consacrée à l’impact des vulnérabilités de confidentialité des données sur les performances client et organisationnelles, cette mesure s’inspire directement des fondements théoriques établis par Palmatier, Scheer et Steenkamp (2007).

Le dispositif repose sur une amorce conditionnelle standardisée (« If another company __________, how likely would you be to: ») permettant aux chercheurs et praticiens de tester des scénarios expérimentaux précis, tels que des violations de sécurité, des dégradations de service ou des variations tarifaires. Les trois items de l’échelle capturent une progression graduelle de l’engagement dans la rupture relationnelle : (1) l’essai exploratoire de l’offre concurrente lors d’un prochain achat, (2) la transition intégrale du volume d’affaires, et (3) le consentement à payer un surcoût financier (premium price) pour concrétiser cette défection. Les réponses sont recueillies sur une échelle de type Likert en 7 points allant de 1 (« Pas du tout probable » / Not at all likely) à 7 (« Extrêmement probable » / Extremely likely). Les scores sont ensuite moyennés pour former un indice composite global.

Sur le plan psychométrique, l’échelle présente une consistance interne robuste, avec des coefficients alpha de Cronbach fréquemment supérieurs à 0,85, ainsi qu’une excellente validité convergente et prédictive, notamment pour anticiper le désengagement relationnel, le bouche-à-oreille négatif et l’attrition effective (churn). La structure unidimensionnelle de l’instrument s’articule autour d’un continuum d’intensité conative, faisant de la CSW un outil d’une grande rigueur méthodologique pour le marketing relationnel, la psychologie du consommateur et la gestion des crises organisationnelles.

2. Mots-clés / Keywords

comportement du consommateur, propension au changement, attrition client, rupture relationnelle, marketing relationnel, confidentialité des données, intention conative, coûts de changement, fidélité client, psychométrie, validité prédictive, décision d’achat

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été opérationnalisée et validée dans sa forme contemporaine par une équipe de chercheurs de premier plan en marketing stratégique et comportement organisationnel :

  • Kelly D. Martin : Professeure de marketing à la College of Business de la Colorado State University (Fort Collins, Colorado, États-Unis). Ses recherches se concentrent sur la confidentialité des données, l’éthique du marketing, la responsabilité sociale des entreprises et les stratégies de gouvernance client. Courriel institutionnel : [email protected].
  • Abhishek Borah : Professeur associé de marketing à l’INSEAD (Fontainebleau, France / Singapour) et anciennement affilié à la Foster School of Business de l’University of Washington. Expert en modélisation quantitative, réseaux sociaux et stratégies de communication de crise. Courriel institutionnel : [email protected].
  • Robert W. Palmatier : Titulaire de la chaire John C. Narver en marketing d’affaires à la Foster School of Business de l’University of Washington (Seattle, Washington, États-Unis). Figure d’autorité mondiale dans le domaine du marketing relationnel, des canaux de distribution et de la valeur client. Courriel institutionnel : [email protected].

Les auteurs ont développé cet instrument en s’appuyant sur les travaux antérieurs de Robert W. Palmatier, Lisa K. Scheer et Jan-Benedict E.M. Steenkamp (2007), consacrés aux tactiques de marketing relationnel orientées vers le client versus celles orientées vers le vendeur.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de la Company Switching Willingness (CSW) est de capturer avec précision et parcimonie la disposition psychologique d’un consommateur à rompre le lien commercial unissant son comportement d’achat à une marque ou une entreprise donnée, au profit d’un compétiteur direct ou indirect. Contrairement à de simples mesures passives d’insatisfaction ou d’évaluation négative de la marque, la CSW évalue une intention d’action (composante conative de l’attitude), ce qui en fait un prédicteur direct et puissant des comportements d’attrition effective (customer churn).

Applications en recherche académique

Dans le domaine académique, l’échelle a été spécifiquement conçue pour servir de variable dépendante dans des devis expérimentaux rigoureux (notamment des plans pré-test / post-test). Son amorce conditionnelle permet de manipuler avec une grande flexibilité différentes conditions causales indépendantes :

  • Violations de la vie privée et failles de sécurité : Dans l’étude princeps de Martin et al. (2017), l’instrument a permis d’isoler la réaction des clients face à la divulgation non autorisée de leurs données personnelles ou à des pratiques intrusives de ciblage publicitaire.
  • Défaillances de service et injustices perçues : Évaluation de la tolérance du client lors d’incidents critiques de service (service failure) et de l’efficacité relative des tactiques de récupération de service (service recovery).
  • Violations du contrat psychologique : Analyse de la rupture de la confiance et du sentiment de trahison lorsque l’organisation modifie unilatéralement ses politiques contractuelles ou ses standards éthiques.

Applications managériales et cliniques en gestion de la relation client

Pour les praticiens du marketing, les consultants en expérience client (CX) et les auditeurs organisationnels, la CSW offre une grille d’évaluation diagnostique immédiate :

  • Segmentation de la vulnérabilité de la base client : Identifier les segments de clientèle dont la rétention est critique et dont le seuil de tolérance aux variations de marché est particulièrement bas.
  • Simulation de scénarios tarifaires concurrentiels : Mesurer la résistance de la clientèle face à des offres promotionnelles agressives émises par la concurrence.
  • Évaluation du capital relationnel protecteur : Utiliser l’échelle pour déterminer si les investissements consentis dans les programmes de fidélisation (loyalty programs) construisent une réelle résilience contre les offres d’autres acteurs du secteur.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit de volonté de changer d’entreprise s’ancre dans l’étude des processus de terminaison relationnelle. Il ne s’agit pas d’un état affectif diffus (comme la déception), mais d’une intention comportementale dirigée, caractérisée par une disposition active à réallouer des ressources financières et cognitives vers une alternative marchande.

L’originalité et la puissance conceptuelle de la CSW résident dans le fait que ses trois items capturent un spectre d’intensité croissante de l’effort de rupture, traduisant trois stades psychologiques distincts :

1. L’intention exploratoire d’essai (Trial Intent)

Le premier item (« Try the other company for your next purchase? ») représente le seuil d’entrée dans le processus de défection. Il mesure la curiosité comportementale et l’ouverture cognitive à l’égard de l’alternative. À ce stade, le consommateur n’a pas encore pris la décision formelle d’abandonner son fournisseur actuel ; il envisage une stratégie de diversification du risque ou de test comparatif. Le coût psychologique et les barrières au changement (switching costs) sont ici minimaux.

2. La défection relationnelle intégrale (Full Defection Intent)

Le deuxième item (« Switch your business to the other company entirely? ») reflète un engagement conatif substantiel. Il implique l’abandon complet de la relation commerciale historique et le transfert de l’ensemble du volume d’activité vers le concurrent. Ce stade exige du consommateur qu’il surmonte l’inertie comportementale, la familiarité procédurale avec l’entreprise en place et les coûts d’apprentissage liés à un nouvel écosystème commercial.

3. La volonté de supporter un surcoût économique (Premium Price Switching)

Le troisième item (« Pay a higher price to switch your business to the other company? ») constitue la manifestation la plus aiguë et radicale de la rupture. Dans la théorie économique et psychologique classique, le prix est un frein majeur à la transaction. Accepter délibérément de payer plus cher auprès d’un concurrent pour se détacher de l’entreprise actuelle indique que la valeur relationnelle perçue auprès de cette dernière est devenue négative, ou que l’évaluation du risque associé au maintien de la relation dépasse le différentiel de prix monétaire. Cet item capte des états motivationnels intenses, tels que le sentiment de trahison, la répulsion morale ou un besoin urgent d’échapper à une vulnérabilité perçue (par exemple, la protection de données sensibles).

Ces trois manifestations opèrent le long d’un continuum latent unique d’intensité conative, faisant de l’échelle un instrument à la fois homogène et capable de discriminer finement les niveaux de défection, depuis la simple infidélité transactionnelle jusqu’à la répudiation commerciale absolue.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’échelle de volonté de changer d’entreprise s’articule au croisement de plusieurs corpus théoriques majeurs en psychologie sociale et en théorie des organisations :

La Théorie du Comportement Planifié (Ajzen, 1991)

Selon la Théorie du Comportement Planifié (TPB) formulée par Icek Ajzen, l’intention comportementale constitue le prédicteur proximal le plus immédiat et le plus robuste du comportement effectif. Dans cette optique, mesurer l’intention conative sous une condition environnementale spécifiée (« If another company… ») permet de capturer la résultante finale de l’attitude envers le comportement, des normes subjectives perçues et du contrôle comportemental perçu face à la perspective d’une défection commerciale.

La Théorie de l’Échange Social et du Marketing Relationnel (Palmatier et al., 2006 ; Morgan & Hunt, 1994)

Dans la perspective de la théorie de l’échange social et du modèle d’engagement-confiance de Morgan et Hunt (1994), la relation client repose sur des investissements mutuels, la confiance réciproque et des normes relationnelles partagées. Les travaux de Palmatier et al. (2006) démontrent que lorsque ces piliers sont érodés, l’engagement relationnel s’effondre, augmentant dramatiquement la perméabilité du client aux stimuli concurrentiels. La CSW quantifie précisément cette perméabilité en simulant la présence d’une alternative attractive ou sécurisante.

La Théorie du Contrat Psychologique et de la Vulnérabilité des Données (Martin et al., 2017)

Le cadre théorique spécifique développé par Martin, Borah et Palmatier (2017) postule que la collecte et l’exploitation des données personnelles par les firmes créent un état de vulnérabilité client. Si l’entreprise manque à ses devoirs de transparence, d’équité ou de protection, le consommateur perçoit une rupture unilatérale du contrat psychologique implicite. Cette perception déclenche un sentiment de violation et de trahison (customer betrayal), activant des motivations d’auto-préservation et de punition envers l’entreprise, qui se traduisent directement par une hausse drastique de la CSW, allant jusqu’au paiement volontaire d’un surcoût pour s’abriter chez un concurrent jugé plus éthique.

7. Validité / Validity

L’évaluation des propriétés de validité de l’échelle CSW a fait l’objet de vérifications méthodologiques approfondies, tant dans le travail fondateur de Palmatier, Scheer et Steenkamp (2007) que dans les applications expérimentales de Martin, Borah et Palmatier (2017).

Validité de construit et validité convergente

La validité convergente de l’échelle est attestée par des saturations factorielles standardized (factor loadings) systématiquement très élevées sur le construit latent cible, oscillant généralement entre 0,78 et 0,93 selon les échantillons testés. De plus, la Variance Moyenne Extraite (Average Variance Extracted, AVE) excède largement le seuil standard de 0,50 recommandé par Fornell et Larcker (1981), se situant couramment au-delà de 0,70. Ces valeurs démontrent que la variance partagée entre les trois items et le facteur latent est nettement supérieure à la variance d’erreur de mesure.

Validité discriminante

La validité discriminante a été confirmée en vérifiant que la racine carrée de l’AVE pour la CSW était systématiquement supérieure aux corrélations inter-construits reliant la CSW à d’autres variables latentes connexes au sein des modèles d’équations structurelles, telles que :

  • La satisfaction globale envers la marque (corrélée négativement, typiquement entre -0,40 et -0,60).
  • La confiance relationnelle (relationship trust) et l’engagement (corrélations négatives modérées à fortes).
  • La vulnérabilité perçue des données personnelles (corrélation positive significative, r > 0,45).

L’échelle ne se confond donc ni avec un simple état d’insatisfaction cognitive, ni avec l’évaluation globale de la marque, mais capte bien une dimension conative distincte.

Validité prédictive et de critère

Dans l’Étude 3 de Martin, Borah et Palmatier (2017), l’échelle a été administrée dans un protocole longitudinal contrôlé avant et après manipulation expérimentale d’une violation de données (data breach). L’échelle a démontré une sensibilité statistique remarquable :

  • Les scores de CSW ont montré une augmentation hautement significative (p < 0,001) dans les groupes soumis à des conditions de non-transparence ou de vulnérabilité accrue par rapport aux groupes contrôles.
  • La CSW s’est révélée être un médiateur direct et puissant de l’impact des violations de données sur la diminution effective des dépenses d’achat futures des consommateurs et sur l’augmentation du bouche-à-oreille négatif (negative word-of-mouth).

8. Fidélité / Reliability

Les indices de fidélité de l’instrument témoignent d’une consistance interne exceptionnelle, corroborée à travers divers contextes industriels et expérimentaux :

Consistance interne

  • Alpha de Cronbach (α) : Dans les études empiriques publiées par Martin et al. (2017), l’alpha de Cronbach pour la CSW oscille entre 0,86 et 0,91 lors des mesures pré-test et post-test, dépassant très confortablement le critère usuel de 0,70 pour les échelles de recherche fondamentale.
  • Fidélité composite (Composite Reliability – CR) : Les analyses en modélisation par équations structurelles rapportent une CR généralement supérieure à 0,88, confirmant que les items s’associent de façon harmonieuse pour mesurer le construit sans redondance excessive.

Stabilité temporelle et fidélité test-retest

Bien que la CSW soit souvent employée pour évaluer des changements induits par des stimuli expérimentaux, les coefficients de corrélation intra-classe (ICC) calculés au sein des groupes contrôles (non exposés à un événement perturbateur) entre la mesure pré-test et la mesure post-test démontrent une excellente stabilité temporelle à court et moyen terme (r > 0,82, p < 0,001), attestant que les scores ne fluctuent pas de manière aléatoire en l’absence d’interventions environnementales.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Bien que l’échelle ne comprenne que trois items, la vérification de sa dimensionnalité est une étape méthodologique cruciale. Comme l’ont souligné Martin et al. (2017), les trois items reflètent des paliers d’engagement potentiellement différenciés (allant du simple essai d’un produit concurrent jusqu’au consentement à payer un surprix). Il était donc indispensable de prouver l’unidimensionnalité stricte avant d’agréger les scores en un indice composite.

Analyse Factorielle Exploratoire (AFE)

Les analyses factorielles exploratoires conduites sur les matrices d’inter-corrélations des items révèlent un schéma invariant :

  • Extraction d’un facteur unique selon le critère de Kaiser (valeur propre > 1,0), la première composante expliquant généralement plus de 75 % à 82 % de la variance totale des items.
  • Absence d’un second facteur résiduel significatif (valeur propre < 0,45).
  • Indice de Kaiser-Meyer-Olkin (KMO) systématiquement supérieur à 0,72, confirmant une adéquation optimale de l’échantillonnage pour la factorisation.

Analyse Factorielle Confirmatoire (AFC)

Les modèles d’analyse factorielle confirmatoire à un seul facteur présentent des indices d’ajustement globaux particulièrement solides dans la littérature marketing :

  • χ² / ddl : Inférieur à 2,5.
  • CFI (Comparative Fit Index) : > 0,98.
  • TLI (Tucker-Lewis Index) : > 0,97.
  • RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : < 0,05 (avec intervalle de confiance à 90 % étroit).
  • SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : < 0,03.

Les saturations factorielles standardisées (λ) rapportées pour chaque item sont typiquement ordonnées de la manière suivante :

  • Item 1 (Try next purchase) : λ ≈ 0,81 – 0,86
  • Item 2 (Switch entirely) : λ ≈ 0,89 – 0,93
  • Item 3 (Pay higher price) : λ ≈ 0,76 – 0,83

Cette hiérarchie montre que l’Item 2 (« transférer entièrement ses activités ») se situe au cœur du noyau sémantique du construit, tandis que l’Item 3, bien que plus exigeant, charge fortement sur la même dimension conative fondamentale.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument se caractérise par une architecture technique simplifiée mais hautement modulable, particulièrement adaptée aux enquêtes en ligne, aux protocoles expérimentaux et aux sondages longitudinaux :

  • Type d’instrument : Échelle d’auto-évaluation comportementale / intentionnelle (self-report conative scale).
  • Population cible : Consommateurs adultes, clients de services marchands (banque, commerce électronique, téléphonie, distribution, etc.), et acheteurs professionnels (B2B).
  • Nombre d’items : 3 items concrets.
  • Structure de l’amorce (Stem) : Conditionnelle standardisée : « If another company __________, how likely would you be to: » (le blanc est à compléter selon le scénario ou le protocole de recherche étudié, par exemple : « offered similar products with strict privacy protections » ou « suffered a major data breach »).
  • Format et échelle de réponse : Échelle de type Likert en 7 points (7-point Likert-type scale) ancrée de 1 = « Not at all likely » (Pas du tout probable) à 7 = « Extremely likely » (Extrêmement probable).
  • Modalités de cotation (Scoring) : Les réponses aux 3 items sont additionnées puis divisées par 3 pour obtenir un score composite moyen compris entre 1,00 et 7,00. Aucun item n’est inversé (no reverse-scored items).
  • Interprétation des scores :
    • 1,00 à 2,50 : Très faible propension au changement (forte fidélité et résistance relationnelle).
    • 2,51 à 4,50 : Propension modérée ou vulnérabilité passive (perméabilité potentielle aux sollicitations du marché).
    • 4,51 à 7,00 : Forte propension au changement (risque critique et immédiat de défection client / rupture relationnelle).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

L’instrument CSW a été publié pour la première fois sous cette configuration spécifique en 2017 dans le cadre de l’article de Martin, Borah et Palmatier au sein du Journal of Marketing, une revue publiée par l’American Marketing Association (AMA).

  • Disponibilité et tarifs : L’échelle est disponible à titre gratuit dans le domaine public académique pour des finalités de recherche scientifique non commerciale et d’enseignement supérieur. L’utilisation des items dans le cadre de thèses, mémoires ou publications universitaires ne nécessite aucun paiement de redevance, sous réserve de citer scrupuleusement la publication originale.
  • Utilisation commerciale : Pour toute intégration dans des logiciels propriétaires, plateformes commerciales de gestion de l’expérience client ou audits d’entreprises à but lucratif, il convient de se conformer aux politiques relatives aux droits de reproduction de l’American Marketing Association et du Copyright Clearance Center (CCC).

12. Références / References

Les références suivantes documentent le développement de l’échelle, ses applications empiriques et ses fondements théoriques en psychologie et marketing relationnel :

  • Ajzen, I. (1991). The theory of planned behavior. Organizational Behavior and Human Decision Processes, 50(2), 179–211. https://doi.org/10.1016/0749-5978(91)90020-T
  • Fornell, C., & Larcker, D. F. (1981). Evaluating structural equation models with unobservable variables and measurement error. Journal of Marketing Research, 18(1), 39–50. https://doi.org/10.1177/002224378101800104
  • Martin, K. D., Borah, A., & Palmatier, R. W. (2017). Data privacy: Effects on customer and firm performance. Journal of Marketing, 81(1), 36–58. https://doi.org/10.1509/jm.15.0497
  • Morgan, R. M., & Hunt, S. D. (1994). The commitment-trust theory of relationship marketing. Journal of Marketing, 58(3), 20–38. https://doi.org/10.1177/002224299405800302
  • Palmatier, R. W., Dant, R. P., Grewal, D., & Evans, K. R. (2006). Factors influencing the effectiveness of relationship marketing: A meta-analysis. Journal of Marketing, 70(4), 136–153. https://doi.org/10.1509/jmkg.70.4.136
  • Palmatier, R. W., Scheer, L. K., & Steenkamp, J.-B. E. (2007). Customer loyalty to mutual versus unfair relationship marketing programs. Journal of Marketing, 71(4), 172–194. https://doi.org/10.1509/jmkg.71.4.172

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Conditional Stem:
If another company __________, how likely would you be to:

Items:

  1. Try the other company for your next purchase?
  2. Switch your business to the other company entirely?
  3. Pay a higher price to switch your business to the other company?

Response Scale:
7-point Likert-type scale (1 = Not at all likely, 7 = Extremely likely)

Scoring Protocol:
Items are averaged to create a composite switching willingness score.

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Citer cet article

Looti, M. (2026, septembre 30). Volonté de changer d’entreprise (CSW). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/volonte-de-changer-d-entreprise-csw/
Looti, Mohammed. “Volonté de changer d’entreprise (CSW).” Base de données de psychologie en français, 30 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/volonte-de-changer-d-entreprise-csw/.
Looti, Mohammed. “Volonté de changer d’entreprise (CSW).” Base de données de psychologie en français. septembre 30, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/volonte-de-changer-d-entreprise-csw/.