Vivacité de l’imagerie visuelle (VVIQ)

Le Vividness of Visual Imagery Questionnaire (VVIQ) de David F. Marks (1973) évalue la clarté et la vivacité des représentations visuelles internes à travers 16 items standardisés.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 1, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 1, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

Le Vividness of Visual Imagery Questionnaire (VVIQ), développé par le psychologue britannique David F. Marks en 1973, constitue l’étalon-or psychométrique mondial pour l’évaluation de la vivacité et de la clarté phénoménologique de l’imagerie mentale visuelle chez l’adulte. Conçu pour quantifier les variations interindividuelles de l’expérience visuelle interne en l’absence de stimulations rétiniennes directes, cet instrument s’appuie sur une tradition scientifique inaugurée par les travaux précurseurs de Francis Galton (1880). Le questionnaire comprend 16 items structurés autour de quatre scénarios thématiques distincts : l’évocation d’un proche familier, la dynamique lumineuse d’un lever de soleil, les caractéristiques d’une boutique fréquentée et la topographie détaillée d’un paysage champêtre. Chaque item invite le sujet à former une image mentale précise et à évaluer sa vivacité sur une échelle d’évaluation ordinale en 5 points allant de « Parfaitement claire et aussi vivace que la vision normale » (cotée 1 dans le système original) à « Aucune image du tout, vous ‘savez’ seulement que vous pensez à l’objet » (cotée 5).

Le protocole standard préconisé par Marks implique fréquemment une double passation successive — la première avec les yeux ouverts, la seconde avec les yeux fermés — générant un score total sur 32 observations ou une administration simple sur 16 items avec un score global variant de 16 à 80 (ou inversement de 16 à 80 dans les versions modernisées inversées où un score élevé indique une vivacité supérieure). Sur le plan psychométrique, le VVIQ démontre des propriétés remarquables : une cohérence interne élevée (coefficients alpha de Cronbach généralement situés entre 0,85 et 0,94), une fidélité test-retest robuste (allant de 0,70 à 0,88 selon les intervalles temporels) et une validité de construit largement confirmée par les neurosciences cognitives contemporaines. Notamment, les variations de scores au VVIQ corrèlent de façon significative avec les patterns d’activation hémodynamique dans le cortex visuel primaire (aire V1) en imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf), ainsi qu’avec des mesures comportementales de mémoire iconique et des manifestations neurodéveloppementales telles que l’aphantasie congénitale et l’hyperphantasie.

2. Mots-clés / Keywords

Imagerie visuelle mentale, VVIQ, David Marks, vivacité phénoménologique, aphantasie, hyperphantasie, psychométrie, mémoire visuelle, neurosciences cognitives, représentations internes, cortex visuel, validité de construit.

3. Auteurs / Authors

L’instrument a été conçu et validé par David F. Marks, psychologue et chercheur britannique de renommée internationale. Lors de la publication initiale de l’échelle en 1973, Marks exerçait au sein du département de psychologie de l’Université d’Otago (Dunedin, Nouvelle-Zélande), avant de poursuivre sa carrière académique au Royaume-Uni, notamment en tant que professeur à l’Université de Middlesex à Londres. Auteur prolifique et fondateur du Journal of Health Psychology, Marks a consacré une part substantielle de ses recherches théoriques et empiriques à la nature des processus mentaux, à la perception visuelle, à la conscience et à la rigueur méthodologique dans l’évaluation psychologique des états subjectifs internes.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental du Vividness of Visual Imagery Questionnaire (VVIQ) est d’opérationnaliser et de quantifier de manière standardisée l’aptitude individuelle à susciter volontairement des représentations quasi-perceptives dans la modalité visuelle (« l’œil de l’esprit »). Depuis le XIXe siècle, les psychologues ont reconnu que les individus présentent des disparités subjectives colossales quant à la clarté de leurs représentations mentales : certains déclarent vivre des images d’une richesse sensorielle équivalente à la perception optique directe, tandis que d’autres sont totalement dépourvus de tout contenu visuel phénoménologique, un état désormais théorisé sous le concept d’aphantasie.

Sur le plan fondamental, le VVIQ a été élaboré pour dissocier la composante phénoménologique de l’imagerie (sa vivacité qualitative) des composantes spatiales ou propositionnelles de la cognition. Il vise à mesurer une disposition cognitive générale (« trait imagery ») plutôt qu’un état éphémère ou une réponse conditionnée à un stimulus spécifique. En recherche cognitive, l’outil permet d’explorer les liens étroits entre la vivacité de l’imagerie et les performances en mémoire épisodique, le rappel indicé de scènes complexes, la consolidation perceptive et les mécanismes de décision spatiale.

Sur le versant clinique et appliqué, le VVIQ est largement mobilisé dans l’investigation des psychopathologies associées à des anomalies de l’imagerie intrusive ou déficitaire :

  • Trouble de stress post-traumatique (TSPT) : évaluation de la prédisposition aux flashbacks visuels immersifs et hyperexcitabilité du système d’imagerie.
  • Troubles anxieux et phobies spécifiques : analyse de la puissance émotionnelle déclenchée par des simulations mentales de scénarios aversifs.
  • Dépression caractérisée : étude de la réduction de la vivacité pour les scénarios prospectifs positifs (« foreshortening » du futur).
  • Neurologie et neuropsychologie : diagnostic et caractérisation de l’aphantasie congénitale ou acquise (suite à des lésions occipito-temporales ou fronto-pariétales) et de l’hyperphantasie.
  • Psychologie du sport et ergonomie : évaluation des aptitudes d’imagerie motrice et visuelle lors des protocoles d’entraînement mental chez les athlètes d’élite et les professionnels de haute précision (chirurgiens, pilotes).

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par le VVIQ est la vivacité de l’imagerie visuelle mentale (visual imagery vividness). Au sens psychométrique, la vivacité ne renvoie pas à l’exactitude mnésique objective, mais à la ressemblance subjective que partage l’image générée intérieurement avec une expérience perceptive réelle en termes de brillance, de saturation des couleurs, de netteté des contours, de profondeur spatiale et de complétude des détails formels.

Contrairement aux tests de manipulation spatiale (comme le test de rotation mentale de Shepard et Metzler) qui évaluent la capacité à calculer des transformations géométriques dans la mémoire de travail, le VVIQ cible spécifiquement la dimension objet / apparence de l’imagerie visuelle. Le questionnaire explore ce construit à travers quatre mises en situation concrètes exigeant l’intégration de multiples propriétés visuelles :

  • Scène 1 : Évocation d’un proche familier (Items 1 à 4). Ce bloc sonde l’imagerie faciale et morphologique fine. Il sollicite la mémoire structurale des visages (système fusiforme), la représentation des postures caractéristiques, la cinématique de la démarche (mouvement biologique) et la mémoire chromatique liée aux vêtements habituels.
  • Scène 2 : Dynamique du lever de soleil (Items 5 à 8). Ce domaine évalue la capacité à générer des scènes naturelles intégrant des variations d’éclairage ambiant, des dégradés atmosphériques (brume, ciel bleu), des transitions dynamiques brutales (tempête, éclairs) et des phénomènes optiques complexes à haute densité spectrale (arc-en-ciel).
  • Scène 3 : Devanture et intérieur d’un commerce familier (Items 9 à 12). Ce scénario mesure la vivacité dans un environnement anthropique semi-complexe. Il implique la perspective égocentrée (vue opposée de la rue), la segmentation d’objets multiples en vitrine, la texture des matériaux (porte, comptoir) et l’intégration d’entités socio-matérielles spécifiques (personnel, monnaie, articles en vente).
  • Scène 4 : Paysage champêtre (Items 13 à 16). Cette dernière dimension explore l’imagerie panoramique et texturale à grande échelle (reliefs montagneux, surface liquide d’un lac, ramure des arbres) ainsi que l’interaction physique dynamique induite par des facteurs environnementaux (souffle d’un vent violent perturbant l’eau et les arbres).

Le spectre du construit s’étend d’un pôle déficitaire absolu, nommé aphantasie (absence de visualisation volontaire consciente), à un pôle d’intensité phénoménologique extrême, désigné sous le terme d’hyperphantasie, où l’image mentale égale ou dépasse la vivacité de la perception visuelle directe.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le VVIQ s’ancre historiquement dans les débats fondateurs de la psychologie cognitive relatifs à la nature des représentations mentales. Dès 1880, Sir Francis Galton utilisa son célèbre « Breakfast Table Questionnaire » pour démontrer la réalité des différences individuelles dans l’expérience imaginaire interne. Le VVIQ a formalisé ces explorations pionnières au sein d’une méthodologie psychométrique standardisée et réplicable.

Sur le plan structural, le VVIQ s’inscrit au cœur de la théorie du double codage formalisée par Allan Paivio (1971, 1986). Paivio postulait l’existence de deux systèmes cognitifs distincts mais interconnectés pour le traitement de l’information : le système verbal (reposant sur des unités linguistiques discrètes ou logogènes) et le système non verbal (reposant sur des représentations imagées analogiques ou imagènes). Le VVIQ opère comme un estimateur direct de la disponibilité et de la précision d’accès au réservoir des imagènes visuels.

Au cours des décennies 1970 et 1980, le VVIQ a constitué une pièce maîtresse dans le débat opposant la théorie quasi-picturale / analogique de Stephen Kosslyn (1980, 1994) à la théorie propositionnelle de Zenon Pylyshyn (1973). Alors que Pylyshyn soutenait que l’imagerie mentale n’est qu’un épiphénomène issu de calculs logico-propositionnels abstraits sans fonction causale, Kosslyn et Marks ont défendu que l’imagerie mentale repose sur un « visual buffer » (espace de travail spatialement organisé partageant les mêmes propriétés métriques et topologiques que le champ perceptif sensoriel).

Les modèles contemporains de neurosciences cognitives (Pearson, 2019 ; Dijkstra et al., 2017) ont validé le cadre théorique sous-jacent au VVIQ : la génération d’images mentales visuelles implique un rétrocontrôle descendant (« top-down processing ») issu du cortex préfrontal et des régions pariétales postérieures, projetant vers le cortex temporal inférieur et le cortex visuel primaire (V1/V2). La vivacité mesurée par le VVIQ reflète fidèlement la fidélité de cette réactivation neuronale précoce au sein de l’architecture occipito-temporale.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique du VVIQ a fait l’objet de centaines de vérifications empiriques depuis un demi-siècle, consolidant sa légitimité scientifique :

  • Validité de construit et preuves neurobiologiques : Dans une étude majeure publiée par Cui, Jeter, Yang, Montague et Eagleman (2007) dans Vision Research, les scores subjectifs au VVIQ ont présenté une corrélation directe et significative avec l’amplitude de l’activation hémodynamique dans les aires visuelles précoces (notamment l’aire V1) mesurée par IRMf. Plus les participants rapportaient une imagerie vivace sur le VVIQ, plus le niveau d’activité BOLD dans le cortex strié était élevé pendant la tâche d’imagerie. De même, des études de magnétoencéphalographie (MEG) et d’électroencéphalographie (EEG) ont établi une corrélation robuste entre les scores au VVIQ et la désynchronisation des rythmes alpha occipitaux.
  • Validité convergente : Le VVIQ corrèle fortement avec d’autres échelles de représentations phénoménologiques, telles que le Questionnaire upon Mental Imagery de Betts (QMI, r = 0,72 à 0,85), la sous-échelle visuelle du Plymouth Sensory Imagery Questionnaire (Psi-Q, r = 0,76) et la version étendue du VVIQ-2 (Marks, 1995, r > 0,90).
  • Validité prédictive et comportementale : Marks (1973) a initialement démontré que les participants classés comme visualisateurs vivaces (« high vivid imagers ») obtenaient des performances de rappel graphique et de précision picturale significativement supérieures à celles des visualisateurs faibles (« low imagers ») lors de tâches de mémoire incidente de photographies complexes. Des méta-analyses, notamment celle de McKelvie (1995) regroupant plusieurs dizaines d’études, ont confirmé une validité prédictive constante dans les tâches de détection de changements visuels et d’amorçage binoculaire (Pearson et al., 2015).
  • Validité discriminante : Le VVIQ présente des corrélations faibles à nulles (r < 0,15) avec les tests de rotation spatiale pure (comme le Mental Rotations Test de Vandenberg & Kuse), confirmant la distinction théorique établie par Blazhenkova et Kozhevnikov (2009) entre imagerie d’objet (« object imagery ») et imagerie spatiale (« spatial imagery »). De même, il est indépendant des tests d’intelligence verbale générale ou de raisonnement abstrait.

8. Fidélité / Reliability

Les propriétés de fidélité du VVIQ ont été documentées de manière rigoureuse à travers diverses populations et cultures :

  • Cohérence interne : Les estimations du coefficient alpha de Cronbach oscillent de façon systématique entre 0,85 et 0,94 dans la littérature internationale. Que le test soit administré avec les yeux ouverts (alpha ~ 0,88) ou les yeux fermés (alpha ~ 0,91), les items démontrent une forte homogénéité inter-items et des corrélations item-total corrigées supérieures à 0,50 pour la quasi-totalité des énoncés.
  • Fidélité test-retest : La stabilité temporelle du VVIQ est particulièrement remarquable. Dans sa revue méthodique de 1995, McKelvie rapporte des coefficients de corrélation test-retest s’échelonnant entre r = 0,70 et r = 0,88 sur des périodes s’étendant de trois semaines à six mois. Même sur des intervalles pluriannuels, la mesure conserve une constance remarquable, étayant l’hypothèse que la vivacité de l’imagerie constitue une caractéristique cognitive stable de type trait psychologique.
  • Fidélité moitié-moitié (Split-half) : Les analyses par bissection (items pairs vs. impairs) corrigées par la formule de Spearman-Brown produisent régulièrement des coefficients supérieurs à 0,86.
  • Équivalence des conditions (Yeux ouverts vs. Yeux fermés) : La corrélation intrasujet entre la condition yeux ouverts et la condition yeux fermés est typiquement comprise entre 0,73 et 0,85, soulignant la cohérence de l’auto-évaluation indépendamment de l’occlusion oculaire immédiate, bien que la fermeture des yeux entraîne une légère élévation moyenne de la vivacité perçue chez la majorité des sujets neurotypiques.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure dimensionnelle du VVIQ a suscité des investigations approfondies en analyse factorielle exploratoire (AFE) et confirmatoire (AFC) :

  • Modèle unifactoriel dominant : Dans la publication princeps de Marks (1973) ainsi que dans plusieurs réplications ultérieures, l’analyse en composantes principales révèle qu’un facteur général unique (« Vivacité visuelle globale ») explique entre 38 % et 52 % de la variance totale des scores. L’examen du graphique des valeurs propres (scree plot) démontre de façon récurrente une cassure très nette après le premier facteur, justifiant l’usage clinique et empirique d’un score total composite unique.
  • Modèle quadrifactoriel corrélé : Lorsqu’une modélisation factorielle confirmatoire est appliquée, un modèle à quatre facteurs de premier ordre correspondant aux quatre scénarios thématiques (Facteur 1 : Personne familière ; Facteur 2 : Lever de soleil ; Facteur 3 : Commerce/Magasin ; Facteur 4 : Paysage naturel) subordonnés à un facteur d’ordre supérieur de vivacité générale présente d’excellents indices d’ajustement (CFI > 0,94, TLI > 0,93, RMSEA < 0,06, SRMR < 0,05).
  • Saturations factorielles : Les saturations des 16 items sur le facteur général d’imagerie visuelle sont uniformément élevées, s’échelonnant habituellement entre 0,55 et 0,82. Les items décrivant les visages et les expressions (items 1 et 2) ainsi que les scènes naturelles complexes (items 13 et 14) affichent généralement les saturations les plus massives.

10. Instrument de mesure / Instrument

Le VVIQ est un auto-questionnaire standardisé de 16 items qui évalue l’aptitude individuelle à générer des images mentales visuelles vives et précises.

  • Format d’administration : Papier-crayon ou passation informatisée en ligne. Le sujet peut être testé en passation simple (yeux ouverts ou yeux fermés) ou selon la procédure standard originelle de Marks en passation double (16 items yeux ouverts, suivis des 16 items yeux fermés).
  • Temps de passation : Environ 5 à 10 minutes pour une passation simple de 16 items ; 10 à 15 minutes pour la double passation complète.
  • Population cible : Adultes et adolescents à partir de 16 ans issus de la population générale ou clinique.
  • Échelle de réponse (authentique originale) : Échelle de Likert ordinale en 5 points définie comme suit :
    • 1 : Perfectly clear and as vivid as normal vision (Parfaitement claire et aussi vivace que la vision normale)
    • 2 : Clear and reasonably vivid (Claire et raisonnablement vivace)
    • 3 : Moderately clear and vivid (Modérément claire et vivace)
    • 4 : Vague and dim (Vague et estompée)
    • 5 : No image at all, you only « know » that you are thinking of the object (Aucune image du tout, vous ‘savez’ seulement que vous pensez à l’objet)
  • Cotation et calcul des scores :
    • Cotation classique (Marks, 1973) : Les scores sont sommés directement sur les 16 items. Le score total s’étend de 16 à 80. Dans cette cotation historique, un score faible indique une vivacité élevée (16 = vivacité maximale absolue, vision normale ; 80 = aphantasie totale).
    • Cotation inversée moderne : Dans de nombreuses études contemporaines, les items sont inversés (1 devenant 5, et 5 devenant 1) afin d’aligner intuitivement le score avec le sens du construit : le score s’étend alors de 16 à 80, où un score élevé reflète une vivacité supérieure (16 = aphantasie, 80 = hyperphantasie). Les chercheurs doivent explicitement préciser la convention de cotation retenue.
    • Passation double (yeux ouverts + yeux fermés) : Somme totale sur 32 évaluations (score variant de 32 à 160).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

Le Vividness of Visual Imagery Questionnaire a été initialement publié en 1973 dans le British Journal of Psychology par le Dr David F. Marks. L’instrument est tombé dans l’usage public académique pour les applications non commerciales d’enseignement et de recherche scientifique fondamentale. L’utilisation du VVIQ à des fins de recherche universitaire est entièrement libre de droits et gratuite, sous réserve de citer scrupuleusement la publication princeps de David F. Marks (1973). Les utilisations commerciales, technologiques ou éditoriales à grande échelle nécessitent l’accord préalable des détenteurs légaux des droits d’auteur ou de l’éditeur original (The British Psychological Society / John Wiley & Sons).

12. Références / References

Blazhenkova, O., & Kozhevnikov, M. (2009). The new object-spatial-verbal cognitive style model: Processing of visual and verbal information in design, science, and the humanities. Journal of Personality and Individual Differences, 47(6), 638–644. https://doi.org/10.1016/j.paid.2009.05.023

Cui, X., Jeter, C. B., Yang, D., Montague, P. R., & Eagleman, D. M. (2007). Behavioral vividness of mental imagery is related to the visual cortex. Vision Research, 47(4), 474–478. https://doi.org/10.1016/j.visres.2006.11.013

Dijkstra, N., Bosch, S. E., & van Gerven, M. A. (2017). Vividness of visual imagery depends on the neural overlap with perception in visual cortex. Journal of Neuroscience, 37(5), 1367–1373. https://doi.org/10.1523/JNEUROSCI.3022-16.2016

Galton, F. (1880). Statistics of mental imagery. Mind, 5(19), 301–318. https://doi.org/10.1093/mind/os-5.19.301

Kosslyn, S. M. (1994). Image and brain: The resolution of the imagery debate. MIT Press. https://mitpress.mit.edu/9780262611244/image-and-brain/

Marks, D. F. (1973). Visual imagery differences in the recall of pictures. British Journal of Psychology, 64(1), 17–24. https://doi.org/10.1111/j.2044-8295.1973.tb01322.x

Marks, D. F. (1995). New directions for mental imagery research. Journal of Mental Imagery, 19(3-4), 153–167.

McKelvie, S. J. (1995). The VVIQ as a psychometric test of individual differences in visual imagery vividness: A critical review and meta-analysis. Perceptual and Motor Skills, 80(2), 339–411. https://doi.org/10.2466/pms.1995.80.2.339

Paivio, A. (1971). Imagery and verbal processes. Holt, Rinehart and Winston.

Pearson, J., Naselaris, T., Holmes, E. A., & Kosslyn, S. M. (2015). Mental imagery: Functional mechanisms and clinical applications. Trends in Cognitive Sciences, 19(10), 590–602. https://doi.org/10.1016/j.tics.2015.08.003

Pylyshyn, Z. W. (1973). What the mind’s eye tells the mind’s brain: A critique of mental imagery. Psychological Bulletin, 80(1), 1–24. https://doi.org/10.1037/h0034650

Zeman, A., Dewar, M., & Della Sala, S. (2015). Lives without imagery – Congenital aphantasia. Cortex, 73, 378–380. https://doi.org/10.1016/j.cortex.2015.05.019

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Instructions / Directions: Visual imagery refers to the ability to visualize, that is, to see and image in your mind's eye. In answering the items, think of each picture and rate the vividness of the image. For each item you should rate how vivid the image is.
Response Scale: 5-point rating scale: 1 = Perfectly clear and as vivid as normal vision, 2 = Clear and reasonably vivid, 3 = Moderately clear and vivid, 4 = Vague and dim, 5 = No image at all, you only "know" that you are thinking of the object
Scoring / Reverse Items: Items are rated on a 1–5 scale (often scored twice: once with eyes open and once with eyes closed). Ratings are summed across items, with total scores ranging from 16 to 80 (where lower scores denote greater vividness in the original scoring system; modern administrations often reverse-score so that 5 indicates high vividness).
1

Think of some relative or friend whom you frequently see (but who is not with you at present) and carefully consider the picture that comes before your mind's eye:
1

The exact contour of face, head, shoulders and body.
2

Characteristic poses of head, stances of body, etc.
3

The precise carriage, length of step, etc., in walking.
4

The different colours worn in some familiar clothes.
5

Visualize the rising sun. Think carefully of the picture that comes before your mind's eye:
5

The sun is rising above the horizon into a hazy sky.
6

The sky clears and surrounds the sun with blueness.
7

Clouds. A storm blows up, with flashes of lightning.
8

A rainbow appears.
9

Think of the front of a shop which you often go to. Consider the picture that comes before your mind's eye:
9

The overall appearance of the shop from the opposite side of the road.
10

A window display including colours, shape and details of individual items for sale.
11

You are near the entrance. The colour, shape and details of the door.
12

You enter the shop and go to the counter. The counter, assistant, items and paper money.
13

Finally think of a country scene which involves trees, mountains and a lake. Consider the picture that comes before your mind's eye:
13

The contours of the landscape.
14

The colour and shape of the trees.
15

The colour and shape of the lake.
16

A strong wind blows on trees and on the lake causing waves.
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Looti, M. (2026, octobre 1). Vivacité de l’imagerie visuelle (VVIQ). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/vivacite-imagerie-visuelle-vviq/
Looti, Mohammed. “Vivacité de l’imagerie visuelle (VVIQ).” Base de données de psychologie en français, 1 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/vivacite-imagerie-visuelle-vviq/.
Looti, Mohammed. “Vivacité de l’imagerie visuelle (VVIQ).” Base de données de psychologie en français. octobre 1, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/vivacite-imagerie-visuelle-vviq/.