Vivacité de l’imagerie (Sens multiples — QMI) (IMVIVQMI)

Le Questionnaire upon Mental Imagery (QMI) de Sheehan (1967) est une échelle psychométrique standardisée de 35 items évaluant la vivacité de l’imagerie mentale à travers sept modalités sensorielles : visuelle, auditive, tactile, kinesthésique, gustative, olfactive et organique.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 1, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 1, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

Le Questionnaire upon Mental Imagery dans sa version abrégée (couramment désigné sous le sigle QMI ou IMVIVQMI), développé par le psychologue australien Peter W. Sheehan en 1967, constitue l’un des instruments psychométriques les plus influents et les plus pérennes de la psychologie cognitive et expérimentale. Dérivé du questionnaire monumental de George Herbert Betts conçu en 1909, cet outil condensé évalue la vivacité subjective avec laquelle un individu peut évoquer volontairement des images mentales à travers sept modalités sensorielles distinctes : visuelle, auditive, tactile (cutanée), kinesthésique, gustative, olfactive et organique (sensations viscérales et somatiques internes).

Composé de 35 items uniformément répartis (cinq items par modalité sensorielle), le test utilise une échelle de notation en sept points allant de 1 (« Parfaitement claire et aussi vivace que l’expérience réelle ») à 7 (« Aucune image présente, vous savez seulement que vous pensez à l’objet »). Ce format d’évaluation inversée attribue un score total compris entre 35 et 245 points, où un score numérique plus faible dénote une vivacité d’imagerie supérieure, bien que des scores dimensionnels par sous-échelle (allant de 5 à 35) puissent également être extraits. Les analyses psychométriques démontrent une excellente cohérence interne, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre .88 et .94 pour l’échelle globale et entre .72 et .86 pour les sous-échelles sensorielles, ainsi qu’une fidélité test-retest substantielle oscillant entre .74 et .85 à des intervalles de plusieurs semaines. Les modélisations factorielles confirmatoires appuient l’existence d’un facteur général d’imagerie mentale superordonné régissant sept facteurs spécifiques de premier ordre. Cet instrument demeure une pierre angulaire dans l’évaluation des différences individuelles d’imagerie, notamment dans l’investigation de l’aphantasie, de l’hyperphantasie, de la suggestibilité hypnotique, de la psychologie sportive et de la préparation mentale.

2. Mots-clés / Keywords

Imagerie mentale, vivacité sensorielle, questionnaire de Betts, Peter Sheehan, évaluation psychométrique, imagerie multisensorielle, kinesthésie, aphantasie, cognition spatiale, fidélité test-retest, validité de construit, psychologie cognitive.

3. Auteurs / Authors

La version abrégée de 35 items du Questionnaire upon Mental Imagery a été formalisée et standardisée par le professeur Peter W. Sheehan, professeur émérite de psychologie cognitive et clinique, principalement rattaché au Department of Psychology de l’University of Queensland et à l’Australian Catholic University (Brisbane/Sydney, Australie). Ses travaux majeurs ont porté sur l’hypnose, l’imagerie mentale, les faux souvenirs et les processus cognitifs volontaires versus involontaires.

L’instrument repose sur les fondations théoriques et empiriques posées par George Herbert Betts (1868–1944), psychologue et éducateur américain rattaché au Teachers College de l’Université Columbia (New York, États-Unis), qui a publié en 1909 la version originale exhaustive de 150 items intitulée The Distribution and Functions of Mental Imagery.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental du QMI (Sheehan, 1967) est de fournir une mesure quantitative, standardisée, valide et rapide de la capacité d’un sujet à évoquer délibérément des représentations perceptives internes en l’absence de stimulations physiques directes de l’environnement extérieur. Contrairement aux outils unidimensionnels focalisés exclusivement sur l’imagerie visuelle — tels que le Vividness of Visual Imagery Questionnaire (VVIQ de David Marks, 1973) —, le QMI comble une lacune méthodologique majeure en appréhendant l’expérience phanéroscopique dans toute sa richesse multisensorielle.

Dans le domaine de la recherche fondamentale en sciences cognitives et en neurosciences, l’échelle sert à caractériser les profils individuels au sein du spectre de la vivacité phénoménologique. Les applications contemporaines mobilisent le QMI pour identifier les phénotypes d’aphantasie (absence totale ou quasi-totale d’imagerie volontaire) ou d’hyperphantasie (imagerie mentale d’une clarté quasiment hallucinatoire ou photographique), non seulement sur le plan optique, mais également sur les plans phonologique, viscéral ou proprioceptif. Il s’avère particulièrement pertinent pour tester les théories de la cognition incarnée (embodied cognition), selon lesquelles la pensée conceptuelle s’appuie sur la réactivation partielle des circuits sensorimoteurs corticaux primaires et secondaires.

Sur le versant clinique et appliqué, le QMI est largement employé dans :

  • L’hypnose expérimentale et clinique : évaluation de la suggestibilité et des capacités de transe, les scores de vivacité d’imagerie étant positivement corrélés à l’hypnotisabilité standardisée (échelles de Stanford ou de Harvard).
  • La psychothérapie cognitive et comportementale (TCC) : calibrage des techniques d’exposition en imagination, de désensibilisation systématique, d’imagerie réparatrice (imagery rescripting) dans le trouble de stress post-traumatique (TSPT) et les troubles obsessionnels compulsifs.
  • La psychologie du sport et la réadaptation motrice : évaluation des aptitudes à la répétition mentale motrice (mental practice), permettant d’adapter les protocoles d’entraînement idéo-moteur chez les athlètes de haut niveau ou les patients victimes d’accidents vasculaires cérébraux.
  • La neuropsychologie de la douleur : étude de la régulation de la nociception par évocation d’images corporelles apaisantes ou contrastées (modalités thermique et tactile).

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique mesuré par le QMI est la vivacité de l’imagerie mentale introspective (imagery vividness). La vivacité se définit conceptuellement comme le degré de ressemblance qualitative, de précision spatiale, de saturation chromatique, de netteté texturale et d’intensité affective qu’une image générée en mémoire de travail partage avec une perception sensorielle réelle immédiate. Cette dimension se distingue formellement du contrôle de l’imagerie (la capacité à manipuler, faire pivoter ou transformer une image mentale) et de la fréquence d’utilisation spontanée de l’imagerie au quotidien.

Le modèle opérationnalisé par Betts (1909) et raffiné par Sheehan (1967) postule que la capacité d’évocation se déploie à travers sept modalités sensorielles fonctionnellement distinctes mais positivement corrélées :

1. Modalité visuelle (Items 1 à 5)

Elle évalue la capacité à générer des configurations visuelles spatiales et colorimétriques précises, allant des détails anatomiques et physionomiques d’une personne familière jusqu’à la dynamique lumineuse d’un coucher de soleil. Elle engage les aires occipito-temporales (voie ventrale du « quoi ») et pariétales (voie dorsale du « où »).

2. Modalité auditive (Items 6 à 10)

Elle mesure la clarté de la représentation tonale, timbrale, rythmique et acoustique d’événements sonores, allant de bruits mécaniques perçants (sifflet de locomotive, klaxon) à des sons organiques complexes (miaulement félin, applaudissements rythmés). Cette fonction est intimement couplée au cortex auditif secondaire et à la boucle phonologique.

3. Modalité cutanée / tactile (Items 11 à 15)

Elle sonde la réactivation mentale des perceptions de texture, de température et de pression mécanique externe (le grain du sable, la douceur du lin, la chaleur d’un bain tiède, le piquant aigu d’une épingle). Elle sollicite le cortex somatosensoriel primaire (S1) et secondaire (S2).

4. Modalité kinesthésique (Items 16 à 20)

Elle capte le sens proprioceptif du mouvement corporel, de l’effort musculaire et de la trajectoire dynamique dans l’espace (monter des escaliers en courant, tracer un cercle avec précision, sauter au-dessus d’un caniveau, frapper dans un ballon). Elle active les régions préfrontales motrices, l’aire motrice supplémentaire et le cervelet.

5. Modalité gustative (Items 21 à 25)

Elle évalue l’aptitude à rappeler des sensations chémosensorielles buccales fondamentales (salé, sucré, acidité fruitée) ainsi que des combinaisons sapides complexes (soupe favorite, confiture/gelée), impliquant le cortex insulaire antérieur et l’opercule frontal.

6. Modalité olfactive (Items 26 à 30)

Elle cible la réévocation d’odeurs environnementales volatiles plaisantes (herbe fraîchement coupée), désagréables (chou qui cuit, pièce confinée mal aérée) ou stimulantes (peinture fraîche, rôti de bœuf). L’imagerie olfactive présente des singularités cognitives fortes en raison de son lien direct avec le système limbique (amygdale et cortex piriforme) sans relais thalamique obligatoire.

7. Modalité organique (Items 31 à 35)

Elle quantifie la perception intéroceptive de signaux physiologiques internes, d’états d’épuisement homéostatique ou de sensations algiques viscérales (faim viscérale, point de côté thoracique, céphalée imminente, mal de gorge). Ce domaine reflète la fidélité de l’intéroception et de la conscience corporelle interne sous l’égide de l’insula postérieure et antérieure.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’ancrage théorique du QMI s’inscrit au carrefour de la tradition introspectionniste du début du XXe siècle et des modèles contemporains de la mémoire de travail et de la cognition incarnée. Initialement, George Herbert Betts a développé son inventaire dans le cadre de la psychologie fonctionnaliste américaine, sous l’influence directe des thèses de William James. James postulait que la réactivation des états de conscience passés dépendait de la ré-excitation des mêmes voies neurales que celles mises en jeu lors de la perception directe originelle.

Dans la seconde moitié du XXe siècle, Peter W. Sheehan a revu cette approche à la lumière de la révolution cognitive. Le cadre conceptuel s’est articulé autour du débat séculaire sur le format des représentations mentales, opposant l’hypothèse analogique ou pictorialiste (Stephen Kosslyn, Allan Paivio) à l’hypothèse propositionnelle (Zenon Pylyshyn). Le QMI postule sans équivoque la nature quasi-perceptive des images mentales : l’imagerie ne constitue pas une simple étiquette sémantique abstraite, mais un événement phénoménal possédant une métrique analogique, un grain de résolution et une intensité modale mesurable.

La théorie du double codage d’Allan Paivio (1971, 1986) apporte une justification complémentaire : les représentations internes se scindent en systèmes non verbaux (imagens) et verbaux (logogens). Le QMI évalue directement le fonctionnement et la disponibilité de ces structures « imagens » multimodales. Plus récemment, les modèles neuro-cognitifs de la perception prédictive (predictive coding) conceptualisent l’imagerie mentale comme un signal descendant (top-down) pur, où le cortex génère une prédiction sensorielle interne sans contrainte ascendante (bottom-up) externe immédiate. Le QMI quantifie précisément la force et la netteté subjective de ce signal descendant.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de la forme courte du QMI a fait l’objet de vérifications empiriques approfondies depuis sa publication en 1967.

Validité de construit et cohérence interne

Sheehan (1967) a initialement validé la forme à 35 items en établissant que chaque sous-échelle de 5 items corrélait de façon quasi parfaite avec la sous-échelle originale correspondante de 20 items de Betts (coefficients r variant de .92 à .98), garantissant une représentativité factorielle sans perte de substance du construit d’origine. Les corrélations inter-modalités au sein de l’échelle varient généralement entre .40 et .68, confirmant que les sous-échelles partagent une variance commune robuste tout en conservant une spécificité sensorielle distincte.

Validité convergente

La validité convergente du QMI a été largement corroborée par des corrélations fortes avec d’autres échelles d’imagerie standardisées :

  • La sous-échelle visuelle du QMI présente des corrélations allant de .65 à .82 avec le Vividness of Visual Imagery Questionnaire (Marks, 1973).
  • Les scores du QMI montrent des corrélations significatives (de -.35 à -.50, compte tenu du codage inversé) avec les échelles de suggestibilité hypnotique de Stanford (Stanford Hypnotic Susceptibility Scale, Forme C) et de Barber (BSS).
  • Dans le champ de la cognition motrice, la dimension kinesthésique du QMI est hautement corrélée au Movement Imagery Questionnaire (MIQ-R, r = .60 à .74).

Validité discriminante

L’instrument démontre une excellente indépendance vis-à-vis des facteurs cognitifs généraux et des traits de personnalité non reliés :

  • Corrélations quasi nulles ou non significatives avec les mesures d’intelligence générale fluide (matrices de Raven, r = -.08 à .05).
  • Absence de relation systématique avec les dimensions du Big Five telles que l’amabilité ou le névrosisme, bien qu’une corrélation modérée mais théoriquement congruente soit observée avec l’« Ouverture à l’expérience » (r = -.25 à -.35).
  • Faible contamination par le biais de désirabilité sociale (échelles de Marlowe-Crowne, r < .15).

Validité prédictive et neurofonctionnelle

Les scores de vivacité au QMI prédisent les performances dans les tâches de rappel mnésique libre fondées sur des stratégies d’encodage visuo-spatial, ainsi que l’amplitude des gains moteurs après entraînement idéo-moteur. En imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf), les individus classés comme « imageurs vifs » (bas scores QMI) présentent une augmentation significative du signal BOLD dans les cortex sensoriels primaires et secondaires lors des tâches d’évocation, contrastant nettement avec les individus aphantasiques dont l’activation de ces zones demeure minime.

8. Fidélité / Reliability

Les propriétés métrologiques de fidélité du QMI de Sheehan sont particulièrement stables à travers les décennies et les échantillons transculturels :

  • Cohérence interne (Alpha de Cronbach) : pour le score total à 35 items, le coefficient alpha se situe de façon constante entre .88 et .94, indiquant une homogénéité remarquable. Au niveau des sous-échelles de 5 items, les coefficients alpha observés dans la littérature sont les suivants :
    • Visuel : .78 à .86
    • Auditif : .76 à .84
    • Cutané : .72 à .81
    • Kinesthésique : .74 à .83
    • Gustatif : .75 à .85
    • Olfactif : .77 à .87
    • Organique : .70 à .80
  • Fidélité test-retest : Sheehan (1967) ainsi que White, Sheehan et Ashton (1977) ont rapporté des coefficients de corrélation test-retest sur des intervalles de 2 à 8 semaines compris entre r = .74 et r = .85 pour le score composite total. Les fidélités par sous-échelle oscillent entre .62 et .78, ce qui confirme que la vivacité de l’imagerie constitue un trait cognitif stable dans le temps chez l’adulte en bonne santé.
  • Fidélité de forme parallèle : les corrélations entre la forme courte de Sheehan (35 items) et la forme longue de Betts (150 items) sont remarquablement élevées (allant de r = .92 à .98 selon les sous-échelles), confirmant une équivalence métrique quasi totale.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure factorielle du QMI a suscité de nombreux débats méthodologiques au sein de la psychométrie cognitive, confrontant les partisans d’une dimension générale unitaire aux défenseurs d’un modèle multidimensionnel strict.

Dans l’étude inaugurale de Sheehan (1967), une analyse en composantes principales (ACP) a révélé la prépondérance d’un premier facteur général majeur expliquant une part importante de la variance totale (entre 35 % et 45 % selon les cohortes). Ce facteur superordonné (« Vividness g ») traduit une disposition globale ou une capacité centrale partagée par un individu à évoquer des images nettes, quelle que soit la modalité sensorielle stimulée. Tous les 35 items présentent des saturations positives significatives sur ce facteur primaire, allant généralement de .45 à .75.

Cependant, les analyses factorielles confirmatoires (AFC) contemporaines (modélisations par équations structurelles) démontrent que le modèle s’ajustant le mieux aux données empiriques est un modèle hiérarchique de second ordre ou un modèle bifactoriel :

  • Un facteur général de vivacité (facteur G) au sommet.
  • Sept facteurs spécifiques de premier ordre correspondant exactement aux sept modalités sensorielles théorisées (visuelle, auditive, tactile, motrice, gustative, olfactive, organique).

Les indices d’ajustement pour ce modèle bifactoriel sont généralement excellents dans les études récentes (CFI > .92, TLI > .91, RMSEA < .055, SRMR < .050). Les saturations factorielles spécifiques sur chaque domaine sensoriel d’appartenance sont robustes, souvent supérieures à .60, confirmant que chaque sens contribue de façon unique et distincte à la variance résiduelle au-delà du facteur d’imagerie générale.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’inventaire se présente sous la forme d’un questionnaire d’auto-évaluation papier-crayon ou numérique, administrable individuellement ou en passation collective.

  • Type d’évaluation : Auto-évaluation psychométrique (self-report inventory).
  • Nombre d’items : 35 items divisés en 7 sous-sections de 5 items chacune.
  • Format des réponses : Échelle ordinale en 7 points (codée de 1 à 7) :
    1 = Perfectly clear and as vivid as the actual experience
    2 = Very clear and comparable in vividness to the actual experience
    3 = Moderately clear and vivid
    4 = Not clear or vivid, but recognizable
    5 = Vague and dim
    6 = So weak and dim as to be hardly noticeable
    7 = No image present at all, you only ‘know’ that you are thinking of the object
  • Temps de passation : Environ 8 à 12 minutes.
  • Modalités / Sous-échelles :
    • Visual (Items 1 à 5)
    • Auditory (Items 6 à 10)
    • Cutaneous / Tactile (Items 11 à 15)
    • Kinesthetic (Items 16 à 20)
    • Gustatory (Items 21 à 25)
    • Olfactory (Items 26 à 30)
    • Organic (Items 31 à 35)
  • Cotation et calcul des scores :
    • Règle de score inversé : Les scores faibles indiquent une vivacité d’imagerie élevée, tandis que les scores élevés reflètent une vivacité médiocre ou une absence totale d’image.
    • Score total : Somme brute des 35 items. Amplitude théorique de 35 à 245.
      • 35–70 : Vivacité exceptionnelle / Imagerie quasi sensorielle (possible hyperphantasie).
      • 71–140 : Vivacité normale à modérée.
      • 141–210 : Imagerie faible, floue ou atténuée.
      • 211–245 : Imagerie quasi absente ou nulle (indicateur d’aphantasie multisensorielle).
    • Scores par sous-échelle : Somme des 5 items de chaque modalité. Amplitude théorique de 5 à 35 par modalité sensorielle.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

La version originale développée par George Herbert Betts date de 1909. La version abrégée standard de 35 items a été publiée par Peter W. Sheehan en 1967 dans le Journal of Clinical Psychology.

Statut légal et autorisations : L’article séminal de Sheehan de 1967 a placé le libellé complet des 35 items ainsi que la grille de notation dans le domaine de la littérature scientifique ouverte. L’instrument est considéré comme étant dans le domaine public académique pour tout usage non commercial de recherche, d’enseignement ou d’évaluation clinique. Aucune licence commerciale payante ni redevance (royalty fee) n’est requise pour utiliser ou reproduire les items, sous réserve expresse de citer formellement les publications originales de Betts (1909) et de Sheehan (1967) conformément aux règles du droit d’auteur académique.

12. Références / References

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Instructions / Directions: The aim of this test is to determine the vividness of your imagery. The measure of vividness will be your rating of the image on the following seven-point scale. Bring certain images to mind and rate their vividness according to the scale provided.
Response Scale: 7-point rating scale: 1 = Perfectly clear and as vivid as the actual experience, 2 = Very clear and comparable in vividness to the actual experience, 3 = Moderately clear and vivid, 4 = Not clear or vivid, but recognizable, 5 = Vague and dim, 6 = So weak and dim as to be hardly noticeable, 7 = No image present at all, you only 'know' that you are thinking of the object
Scoring / Reverse Items: Total score is obtained by summing ratings across all 35 items (range 35 to 245), where lower scores indicate greater vividness of imagery. Alternatively, subscale scores (5 items each, range 5 to 35) can be calculated for: Visual (items 1–5), Auditory (items 6–10), Cutaneous/Tactile (items 11–15), Kinesthetic (items 16–20), Gustatory (items 21–25), Olfactory (items 26–30), and Organic (items 31–35).
1

The exact contour of face, head, shoulders and body of a familiar friend
2

The characteristic pose of head, attitudes of body, etc., of a familiar friend
3

The precise carriage, length of step, etc., in walking of a familiar friend
4

The different colors worn in some familiar costume by a familiar friend
5

The sun as it is sinking below the horizon
6

The whistle of a locomotive
7

The honk of an automobile
8

The meow of a cat
9

The sound of escaping steam
10

The clapping of hands in applause
11

Sand
12

Linen
13

Fur
14

The prick of a pin
15

The warmth of a tepid bath
16

Running upstairs
17

Springing across a gutter
18

Drawing a circle on paper
19

Reaching up to a high shelf
20

Kicking a foot-ball
21

Salt
22

Granulated (white) sugar
23

Oranges
24

Jelly
25

Your favorite soup
26

An ill-ventilated room
27

Cooking cabbage
28

Roast beef
29

Fresh paint
30

New-mown grass
31

Complete exhaustion
32

An impending headache
33

A stitch in the side
34

The sensation of hunger
35

A sore throat
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Looti, M. (2026, octobre 1). Vivacité de l’imagerie (Sens multiples — QMI) (IMVIVQMI). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/vivacite-de-l-imagerie-sens-multiples-qmi-imvivqmi/
Looti, Mohammed. “Vivacité de l’imagerie (Sens multiples — QMI) (IMVIVQMI).” Base de données de psychologie en français, 1 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/vivacite-de-l-imagerie-sens-multiples-qmi-imvivqmi/.
Looti, Mohammed. “Vivacité de l’imagerie (Sens multiples — QMI) (IMVIVQMI).” Base de données de psychologie en français. octobre 1, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/vivacite-de-l-imagerie-sens-multiples-qmi-imvivqmi/.