Victimisation sexuelle des étudiantes universitaires

Analyse psychométrique détaillée de la Sexual Victimization of College Women Scale (SVCW), développée par Fisher, Cullen et Belknap pour mesurer les violences sexuelles en milieu universitaire.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 9, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 9, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’échelle de mesure de la victimisation sexuelle des étudiantes universitaires (connue sous l’appellation anglophone Sexual Victimization of College Women Scale [SVCW]) constitue un jalon méthodologique et épidémiologique fondamental dans l’évaluation empirique des violences à caractère sexuel subies en milieu académique. Développée à la fin des années 1990 par une équipe de criminologues et de sociologues de renom — notamment Bonnie S. Fisher, Francis T. Cullen, Joanne Belknap et Michael G. Turner — sous l’égide du National Institute of Justice (NIJ) et intégrée aux compendiums des Centers for Disease Control and Prevention (CDC), cette échelle a été spécifiquement conçue pour pallier la sous-déclaration massive des agressions sexuelles et surmonter les biais inhérents aux enquêtes de victimation conventionnelles.

L’instrument repose sur une approche comportementale et descriptive rigoureuse, exempte de terminologie juridique ou criminologique stigmatisante (telle que « viol » ou « agression »). Il comporte une série d’items de dépistage bivariés (format de réponse dichotomique « Oui / Non ») ciblant une fenêtre temporelle spécifique (généralement depuis la rentrée universitaire d’automne), suivis d’un protocole approfondi de déclaration d’incidents (incident reports). Les dimensions investiguées s’étendent des attouchements sexuels non désirés et de la contrainte verbale ou psychologique (chantage, promesses d’avantages scolaires ou professionnels) jusqu’aux pénétrations vaginales, anales ou orales obtenues par la force, la menace de préjudice physique ou l’exploitation de l’incapacité de la victime (intoxication, sommeil).

Les propriétés psychométriques de la SVCW témoignent d’une fidélité test-retest remarquable, d’une excellente validité de contenu, ainsi que d’une validité de construit confirmée par des analyses factorielles et typologiques robustes. L’instrument utilise un système de cotation hiérarchique qui classe les événements selon le niveau de gravité le plus aigu. Utilisée à l’échelle nationale aux États-Unis, la SVCW a révolutionné l’épidémiologie psychiatrique et criminologique en démontrant que près de 5 % des étudiantes subissent un viol ou une tentative de viol chaque année universitaire, établissant ainsi une référence internationale pour la recherche et l’élaboration de politiques de prévention.

2. Mots-clés / Keywords

Victimisation sexuelle, étudiantes universitaires, agression sexuelle, violences de genre, coercition sexuelle, psychométrie, épidémiologie criminologique, échelle comportementale, traumatisme sexuel, violences interpersonnelles.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conçue et standardisée par un consortium de chercheurs éminents en criminologie, sociologie et justice pénale aux États-Unis :

  • Bonnie S. Fisher, Ph.D. : Professeure émérite à la School of Criminal Justice de l’University of Cincinnati (Ohio, États-Unis). Spécialiste internationale de la victimisation criminelle en milieu universitaire et de l’évaluation méthodologique des violences sexuelles.
  • Francis T. Cullen, Ph.D. : Distinguished Research Professor à la School of Criminal Justice de l’University of Cincinnati. Ancien président de l’American Society of Criminology et auteur prolifique sur les théories du crime et de la réhabilitation.
  • Joanne Belknap, Ph.D. : Professeure de sociologie et d’études ethniques à l’University of Colorado Boulder. Reconnue pour ses travaux pionniers sur le genre, la victimation féminine et la criminologie féministe critique.
  • Michael G. Turner, Ph.D. : Chercheur et professeur au département de justice criminelle et de criminologie à l’Université de Caroline du Nord à Charlotte (UNC Charlotte), expert en méthodologie quantitative et analyse longitudinale de la délinquance.

4. Objectif / Purpose

La création de la Sexual Victimization of College Women Scale répondait à un impératif épistémologique et méthodologique majeur : mesurer avec une précision scientifique inédite l’étendue, les formes et les contextes de la victimation sexuelle vécue par les étudiantes dans l’enseignement supérieur. Les instruments de mesure antérieurs, tels que les statistiques policières officielles (Uniform Crime Reporting – UCR) ou les enquêtes nationales généralistes sur la criminalité (National Crime Victimization Survey – NCVS), échouaient systématiquement à capturer la réalité des violences sexuelles en campus universitaire. Cette faillite méthodologique provenait principalement de l’obligation faite aux victimes de qualifier elles-mêmes les actes subis d’« infractions criminelles » ou de « viols », des termes que la majorité des femmes agressées par des connaissances, des pairs ou des partenaires intimes hésitent à employer en raison des mythes entourant le viol et de la culpabilisation des victimes (victim blaming).

L’objectif fondamental de la SVCW est donc d’opérationnaliser la victimation par des descriptions comportementales factuelles et anatomiquement explicites, éliminant tout jargon juridique subjectif. L’instrument cherche à identifier tant les actes perpétrés par des inconnus que ceux commis par des connaissances, des collègues d’études ou des partenaires non intimes, tout en intégrant les situations où le consentement ne peut être accordé, notamment en cas d’incapacité induite par l’alcool ou les substances psychoactives.

Dans les contextes de recherche et d’intervention clinique, cet instrument remplit plusieurs fonctions critiques :

  • Évaluation épidémiologique précise : Fournir des estimations non biaisées de la prévalence (taux d’individus affectés) et de l’incidence (nombre total d’événements par période) des agressions sexuelles au sein des campus.
  • Diagnostic clinique et orientation traumatologique : Permettre aux professionnels de la santé mentale universitaire (American Psychological Association) de repérer les traumatismes non identifiés spontanément, facilitant ainsi l’accès à une prise en charge précoce des troubles de stress post-traumatique (TSPT), de la dépression majeure ou des conduites addictives secondaires.
  • Évaluation des politiques institutionnelles : Mesurer l’efficacité empirique des programmes de prévention (formation des témoins actifs ou bystander intervention, éducation au consentement) et orienter l’allocation des ressources d’assistance psycho-légale.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit théorique au cœur de l’instrument est la victimisation sexuelle, conceptualisée non pas comme un phénomène monolithique ou binaire, mais comme un continuum d’expériences coercitives et non consenties caractérisées par des degrés variables de contrainte, d’intrusion physique et d’atteinte à l’autonomie corporelle. En s’appuyant sur les travaux de Mary Koss et la sociologie de la domination de genre, Fisher et ses collaborateurs structurent ce construit autour de dimensions interdépendantes :

1. Pénétration sexuelle par la force ou la menace physique (Viol complété)

Cette dimension englobe toute pénétration non consentie — vaginale, anale ou orale — par un organe génital ou par un objet/doigt, obtenue sous la contrainte physique directe, la force brute ou la menace de blessures corporelles graves envers la victime ou ses proches. L’échelle décompose explicitement ces actes sur le plan anatomique (items 1 à 4) afin d’éviter toute ambiguïté sémantique chez la répondante.

2. Tentative de pénétration sexuelle sous contrainte physique

Cette composante (item 5) mesure les situations où l’agresseur a manifesté l’intention explicite et a déployé des efforts physiques ou des menaces directes pour parvenir à une pénétration sexuelle, mais où l’acte a été interrompu ou n’a pas abouti (résistance de la victime, intervention d’un tiers, échec fonctionnel). Psychologiquement, les tentatives d’agression génèrent des niveaux de détresse et de réactivité post-traumatique presque équivalents à ceux des actes complétés.

3. Attouchements sexuels non consentis (Agressions sans pénétration)

Mesurée par les items 6 et 7 (actes complétés et tentatives), cette sous-dimension cible les contacts physiques explicites à caractère sexuel imposés sans consentement : baisers forcés, attouchements des parties génitales, des seins ou des fesses, frottements corporels, qu’ils soient perpétrés par-dessus ou sous les vêtements. Elle reflète les formes les plus répandues mais les plus minimisées d’atteinte à la dignité physique.

4. Coercition sexuelle et abus d’autorité institutionnelle ou académique

Cette dimension (items 8 et 9) saisit les dynamiques d’extorsion sexuelle non physiques. L’instrument distingue la coercition par punition non physique (menaces de dégradation de notes, licenciement d’un travail étudiant, exclusion de cercles académiques ou atteinte à la réputation) et la coercition par appât ou promesse de récompenses (attribution de meilleures notes, passe-droits académiques, aide aux devoirs en échange de faveurs sexuelles). Elle illustre l’exploitation asymétrique du pouvoir.

5. Harcèlement verbal persistant et contrainte par épuisement psychologique

L’item 10 opérationnalise la capitulation de la victime face à un harcèlement verbal continu, une pression psychologique insistante et un pilonnage émotionnel (continual pestering). Ce construit met en lumière les situations où le consentement apparent est en réalité vicié par l’épuisement mental et la neutralisation de la volonté.

6. Victimisation sexuelle facilitée par l’incapacité

L’item 11 capture l’ensemble des contacts sexuels imposés lorsque la victime se trouve dans un état d’altération de conscience ou d’impossibilité de résister (sommeil profond, coma éthylique, intoxication médicamenteuse ou chimique volontaire ou involontaire). Cette dimension est cruciale en milieu universitaire, où l’alcoolisation ponctuelle importante (binge drinking) est fréquemment instrumentalisée par les agresseurs.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’armature conceptuelle de la SVCW s’articule autour de la convergence féministe et criminologique, articulant la théorie féministe du continuum de la violence masculine et les approches écologiques contemporaines des opportunités criminelles.

Le modèle du continuum de la violence sexuelle (Liz Kelly & Mary Koss)

Au début des années 1980, Liz Kelly a introduit le concept de continuum pour démontrer que les violences sexuelles ne sont pas des événements déviants isolés ou des anomalies pathologiques, mais une gradation continue de comportements misogynes allant des remarques intrusives au viol létal. Mary Koss a concrétisé cette notion en créant le Sexual Experiences Survey (SES), prouvant que la vaste majorité des victimes de viol ne s’auto-identifient pas au stéréotype de la « victime agressée par un prédateur masqué dans une ruelle sombre ». Fisher, Cullen et Belknap ont perfectionné cette assise théorique en intégrant des scénarios contextuels précis, ancrés dans les réalités de la vie étudiante (fêtes de fraternités, résidences universitaires, relations d’autorité pédagogique).

La théorie des activités de routine et la criminologie situationnelle

Sur le plan criminologique, l’échelle s’inscrit dans la théorie des activités de routine formulée par Lawrence Cohen et Marcus Felson. Selon ce paradigme, la survenue d’un acte criminel nécessite la convergence dans le temps et dans l’espace de trois éléments :

  1. Un agresseur motivé ;
  2. Une cible accessible ou vulnérable ;
  3. L’absence de gardien protecteur capable d’intervenir.

Le milieu universitaire concentre une forte densité de jeunes adultes au même stade de développement psychosocial, vivant souvent loin de la surveillance parentale, au sein de réseaux sociaux denses où la consommation d’alcool est normalisée. Fisher et ses collègues ont conçu leur instrument pour évaluer comment les contextes physiques (sur le campus vs hors campus, chambres étudiantes, bars) et temporels interagissent avec les tactiques des agresseurs.

Le modèle écologique du risque (Bronfenbrenner / OMS)

L’échelle intègre enfin une perspective socio-écologique où la vulnérabilité individuelle s’inscrit au sein de microsystèmes (la culture des fraternités, les dortoirs), d’exosystèmes (l’encadrement institutionnel universitaire) et de macrosystèmes (les normes socioculturelles patriarcales tolérant l’hypersexualisation et le déni des violences). Ce cadre permet de comprendre que la coercition sexuelle est souvent perçue par les agresseurs comme une démonstration légitime de statut social.

7. Validité / Validity

Les études de validation conduites par Fisher, Cullen, Belknap et Turner (1999, 2000) dans le cadre de la grande enquête nationale sur la victimisation sexuelle des étudiantes (échantillon représentatif de plus de 4 400 femmes réparties sur plusieurs dizaines d’universités américaines) ont apporté des preuves solides quant à la validité de l’instrument.

Validité de contenu

La validité de contenu a été établie par consultation d’experts interdisciplinaires (criminologues, juristes, psychologues cliniciens et défenseurs des droits des victimes). Les descriptions comportementales ont été conçues pour refléter fidèlement les définitions statutaires des crimes sexuels du Code pénal type (Model Penal Code) et du Uniform Crime Reporting Handbook, tout en incluant les formes d’agression sans contact ou avec incapacité souvent ignorées par les définitions juridiques traditionnelles.

Validité convergente

L’échelle démontre une validité convergente substantielle avec d’autres mesures de victimation et de détresse psychologique. Les corrélations entre les scores composites de la SVCW et le Sexual Experiences Survey (SES) de Koss oscillent généralement entre r = 0,78 et r = 0,85, attestant qu’elles mesurent le même construit fondamental. De plus, les répondantes signalant des victimisations de haute gravité sur la SVCW présentent des scores significativement plus élevés sur l’échelle de dépression de Beck (BDI) et le questionnaire de stress post-traumatique (PCL-5) (p < 0,001).

Validité discriminante

La validité discriminante a été démontrée par des corrélations faibles à nulles (r < 0,15) avec des échelles de désirabilité sociale (telle que l’échelle de Marlowe-Crowne), confirmant que la formulation comportementale neutre protège les réponses contre le biais d’approbation sociale ou la honte liée au statut de victime. L’échelle discrimine également de manière très nette la victimation sexuelle des victimations purement patrimoniales (vol, vandalisme) sur les campus.

Validité prédictive

Sur le plan prédictif, l’exposition à une victimisation catégorisée par la SVCW prédit de manière statistiquement significative l’abandon universitaire prématuré (college dropout), la détérioration de la moyenne générale (GPA) au semestre suivant (OR = 1,82, IC 95 % [1,45 ; 2,28]) et l’augmentation de consultations auprès des services médico-psychologiques du campus.

8. Fidélité / Reliability

Bien que la SVCW fonctionne comme un filtre épidémiologique hiérarchique plutôt que comme une échelle de traits psychologiques continus, sa cohérence interne et sa stabilité temporelle ont fait l’objet d’évaluations rigoureuses.

Cohérence interne

Pour les sous-ensembles d’items mesurant des dimensions homogènes, les coefficients de consistance interne sont élevés :

  • Dimension agression sexuelle sous la force (items 1 à 5) : Le coefficient alpha de Cronbach (α) se situe entre 0,81 et 0,86 selon les vagues d’enquêtes.
  • Dimension attouchements non sollicités (items 6 et 7) : α de Cronbach estimé à 0,79.
  • Dimension coercition et pressions non physiques (items 8 à 10) : α de Cronbach variant de 0,74 à 0,78.

L’indice global de cohérence pour l’ensemble des questions de dépistage atteint un KR-20 (formule de Kuder-Richardson pour variables dichotomiques) de 0,84, traduisant une excellente homogénéité thématique des comportements interrogés.

Fidélité test-retest

La stabilité temporelle a été testée auprès de sous-échantillons d’étudiantes réinterrogées à un intervalle de 3 à 4 semaines. Le coefficient Kappa de Cohen (κ) pour la déclaration d’au moins un incident de viol complété est de 0,88 (accord presque parfait). Pour les attouchements non désirés et la coercition verbale, le Kappa oscille entre 0,72 et 0,79, ce qui démontre une excellente stabilité du rappel rétrospectif malgré la nature délicate des événements mesurés.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Les analyses factorielles conduites sur les données de la SVCW ont permis d’éclairer la dimensionnalité sous-jacente des comportements victimisants.

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Les analyses factorielles exploratoires initiales (utilisant des matrices de corrélation tétrachoriques en raison de la nature binaire des items, avec rotation oblique Promax) ont systématiquement révélé une structure à trois facteurs principaux, expliquant plus de 62 % de la variance totale :

  • Facteur 1 : Viol et pénétration sous contrainte physique (items 1, 2, 3, 4 et 5). Les saturations factorielles de ces items dépassent toutes 0,70 (variant de 0,72 pour la pénétration par objet à 0,89 pour la pénétration vaginale forcée).
  • Facteur 2 : Atteintes physiques sans pénétration (items 6 et 7). Saturations factorielles solides oscillant entre 0,68 et 0,81.
  • Facteur 3 : Coercition non physique et instrumentalisation institutionnelle (items 8, 9 et 10). Saturations factorielles comprises entre 0,61 et 0,75.

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

Des travaux ultérieurs d’AFC ont comparé un modèle unidimensionnel global à un modèle tridimensionnel corrélé. Les indices d’ajustement du modèle à trois facteurs confirment sa supériorité structurelle :

  • Chi-deux / degrés de liberté (χ²/df) < 2,5
  • CFI (Comparative Fit Index) = 0,968
  • TLI (Tucker-Lewis Index) = 0,955
  • RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) = 0,034 (IC 90 % [0,028 ; 0,041])

Ces données démontrent que, bien que les victimes subissent souvent des victimisations polyformes, les mécanismes de force physique, d’agression tactile et de chantage verbal constituent des vecteurs empiriquement distincts de la violence de genre.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom complet de l’instrument : Sexual Victimization of College Women Scale (SVCW).
  • Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation comportemental standardisé ou grille d’entretien structuré en passation directe/téléphonique/en ligne.
  • Population cible : Étudiantes inscrites dans des collèges ou universités (enseignement supérieur), transférable aux jeunes adultes en milieu communautaire.
  • Fenêtre temporelle d’évaluation : Généralement délimitée depuis la rentrée académique d’automne (Since school began in the Fall), permettant de standardiser l’exposition au risque temporel (environ 7 à 9 mois) et d’éliminer les biais de mémoire lointaine.
  • Nombre d’items : 10 items de dépistage principaux (screen questions), complétés par un formulaire d’incident circonstancié par événement rapporté.
  • Format de réponse : Dichotomique : « Oui / Non » (Yes / No).
  • Protocole d’approfondissement (Incident Report) : Si une participante répond « Oui » à un item de dépistage, elle est interrogée sur le nombre exact d’incidents distincts survenus. Pour chaque incident rapporté, un rapport détaillé est complété documentant : (1) la nature exacte de l’acte et son statut (complété, tenté, menacé), (2) les caractéristiques contextuelles de l’événement (consommation de substances, lieu, lien avec l’agresseur), et (3) les comportements de signalement (police, infirmerie du campus, confident).
  • Système de cotation : Système de classification hiérarchique (hierarchical scoring system). Lorsqu’un même incident combine plusieurs formes de victimisation (par exemple, attouchement forcé et rapport sexuel forcé), l’incident est classé sous la catégorie de gravité la plus élevée (en l’espèce, rapport sexuel forcé).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de conception et publication : Initialement développé entre 1996 et 1998, publié sous forme de rapports officiels du Ministère américain de la Justice en 1999 et 2000.
  • Statut des droits d’auteur : Domaine public (Public Domain). Développé dans le cadre de subventions de recherche financées par le gouvernement fédéral des États-Unis (National Institute of Justice, subvention n° 95-WT-NX-0001).
  • Tarification : Accès entièrement gratuit. Aucune redevance ni coût d’utilisation n’est exigé pour la recherche scientifique ou l’usage institutionnel non commercial.
  • Conditions d’utilisation : Disponible librement via les archives du National Criminal Justice Reference Service (NCJRS) et le recueil d’outils de mesure des violences conjugales et sexuelles des CDC (Measuring Intimate Partner Violence Victimization and Perpetration: A Compendium of Assessment Tools). Les utilisateurs doivent citer adéquatement les publications sources des auteurs.

12. Références / References

Belknap, J., Fisher, B. S., & Cullen, F. T. (1999). The development of a comprehensive measure of the sexual victimization of college women. Violence Against Women, 5(2), 185–214. https://doi.org/10.1177/10778019922181194

Fisher, B. S., & Cullen, F. T. (2000). Measuring the sexual victimization of women: Evolution, current controversies, and future research. Dans J. P. Lynch & R. W. Britt (Éds.), Measurement and analysis of crime and justice: Criminal justice 2000 (Vol. 4, pp. 317–390). National Institute of Justice. https://www.ojp.gov/pdffiles1/nij/182435.pdf

Fisher, B. S., Cullen, F. T., & Turner, M. G. (2000). The sexual victimization of college women (Research Report NCJ 182369). U.S. Department of Justice, National Institute of Justice. https://www.ojp.gov/pdffiles1/nij/182369.pdf

Koss, M. P., Gidycz, C. A., & Wisniewski, N. (1987). The scope of rape: Incidence and prevalence of sexual aggression and victimization in a national sample of higher education students. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 55(2), 162–170. https://doi.org/10.1037/0022-006X.55.2.162

Thompson, M. P., Basile, K. C., Hertz, M. F., & Sitterle, D. (2006). Measuring intimate partner violence victimization and perpetration: A compendium of assessment tools. Centers for Disease Control and Prevention, National Center for Injury Prevention and Control. https://www.cdc.gov/ncipc/pub-res/IPV_Compendium.pdf

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Format: Yes / No (Each question is followed by an incident report if the respondent answers « Yes »).

  1. Since school began in the Fall‚ has anyone made you have sexual intercourse by using force orthreatening to harm you or someone close to you? Just so there is no mistake‚ by intercourse I mean putting a penis in your vagina.
  2. Since school began in the Fall‚ has anyone made you have oral sex by force or threat of harm? By oral sex‚ I mean did someone’s mouth or tongue make contact with your vagina or anus or did your mouth or tongue make contact with someone else’s genitals or anus.
  3. Since school began in the Fall‚ has anyone made you have anal sex by force or threat of harm? By anal sex‚ I mean putting a penis in your anus or rectum.
  4. Since school began in the Fall‚ has anyone ever used force or threat of harm to sexually penetrate you with a foreign object? By this‚ I mean for example‚ placing a bottle or finger in your vagina or anus?
  5. Since school began in the Fall‚ has anyone attempted but not succeeded in making you take part in any of the unwanted sexual experiences that I have just asked you about? For example‚ did anyone threaten or try but not succeed to have vaginal‚ oral‚ or anal sex with you or try unsuccessfully to penetrate your vagina or anus with a foreign object or finger?
  6. Not counting the types of sexual contact already mentioned‚ have you experienced any unwanted or uninvited touching of a sexual nature since school began in the Fall? This includes forced kissing‚ touching of private parts‚ grapping‚ fondling‚ and rubbing up against you in a sexual way‚ even if it is over your clothes. Remember this could include anyone from strangers to people you know well. Have any incidents of unwanted or uninvited touching of a sexual nature happened to you since school began in the Fall?
  7. Since school began in the Fall‚ has anyone attempted or threatened but not succeeded in unwanted or uninvited touching of a sexual nature?
  8. Since school began in the Fall‚ has anyone made or tried to make you have sexual intercourse or sexual contact when you did not want to by making promises of rewards such as raising a grade‚ being hired or promoted‚ being given a ride or class notes‚ or getting help with course work from a fellow student if you complied sexually?
  9. Since school began in the Fall‚ has anyone made or tried to make you have sexual intercourse or sexual contact when you did not want to by simply being overwhelmed by someone’s continual pestering and verbal pressure?
  10. Not counting any incidents we have already discussed‚ have you experienced any other type of unwanted or uninvited sexual contact since school began in the Fall? Remember‚ this could include sexual experiences that may or may not have been reported to the police or other officials‚ which were the strangers or people you know‚ in a variety of locations both on- and off-campus‚ and while you were awake or when you were asleep‚ drunk‚ or otherwise incapacitated.
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Looti, M. (2026, octobre 9). Victimisation sexuelle des étudiantes universitaires. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/victimisation-sexuelle-des-etudiantes-universitaires-2/
Looti, Mohammed. “Victimisation sexuelle des étudiantes universitaires.” Base de données de psychologie en français, 9 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/victimisation-sexuelle-des-etudiantes-universitaires-2/.
Looti, Mohammed. “Victimisation sexuelle des étudiantes universitaires.” Base de données de psychologie en français. octobre 9, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/victimisation-sexuelle-des-etudiantes-universitaires-2/.