1. Résumé / Abstract
L’échelle de valeur sociale (Social Worth Scale), telle qu’adaptée dans le champ du comportement du consommateur par Ali Tezer et H. Onur Bodur (2020), constitue un instrument psychométrique conçu pour mesurer le sentiment subjectif d’un individu d’être valorisé, estimé et apprécié par la société ou par autrui en conséquence directe de ses choix de consommation, notamment lors de l’utilisation de produits dits écologiques ou socialement responsables. Initialement conceptualisée dans la psychologie des organisations par Adam M. Grant (2008) pour évaluer la perception des employés quant à l’impact positif et reconnu de leurs actions sur autrui, la mesure a été transposée avec succès à la consommation durable pour expliquer le mécanisme psychologique sous-jacent à « l’effet de consommation verte » (greenconsumption effect).
D’un point de vue structurel, cet instrument opérationnalise le construit de manière unidimensionnelle, composé généralement de deux à quatre énoncés évalués sur une échelle de Likert en 7 points allant de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 7 (« Tout à fait d’accord »). Les répondants indiquent dans quelle mesure l’usage ou l’achat d’un bien particulier leur procure le sentiment d’avoir une valeur ajoutée pour la collectivité et de recevoir une reconnaissance sociale implicite ou explicite. Sur le plan des propriétés psychométriques, l’instrument présente une consistance interne exemplaire, documentée de manière répétée par des coefficients alpha de Cronbach excédant systématiquement les seuils conventionnels (régulièrement situés entre α = 0,86 et α = 0,94). Les analyses factorielles confirmatoires attestent d’une excellente validité de construit, démontrant que la valeur sociale se distingue empiriquement de concepts voisins tels que l’estime de soi générale, le statut social affiché (consommation ostentatoire) et l’auto-efficacité environnementale. Cet outil psychométrique fournit aux chercheurs en marketing, en psychologie sociale et en comportement organisationnel un levier explicatif majeur pour appréhender les motivations intrinsèques et prosociales guidant les décisions pro-environnementales et le bien-être hédonique consécutif à l’acte d’achat.
2. Mots-clés / Keywords
Valeur sociale, consommation verte, psychométrie, comportement du consommateur, psychologie sociale, responsabilité écologique, estime sociale, pro-socialité, expérience de consommation, échelle de mesure, Ali Tezer, Onur Bodur.
3. Auteurs / Authors
L’adaptation de l’échelle de valeur sociale au domaine de la consommation a été formalisée et validée par les chercheurs suivants :
- Ali Tezer, Ph.D. : Professeur adjoint de marketing à la HEC Montréal, Université de Montréal, Québec, Canada. Ses travaux de recherche se concentrent sur la consommation durable, les comportements prosociaux, l’impact sociétal des marques et le bien-être des consommateurs. Courriel institutionnel : [email protected].
- H. Onur Bodur, Ph.D. : Professeur titulaire de marketing à la John Molson School of Business, Université Concordia, Montréal, Québec, Canada. Spécialiste reconnu du comportement du consommateur, de la responsabilité sociale des entreprises (RSE) et des processus de prise de décision éthique. Courriel institutionnel : [email protected].
- Cadre originel : Adam M. Grant, Ph.D. : Professeur titulaire à la Wharton School de l’Université de Pennsylvanie (États-Unis), dont les travaux initiaux de 2007 et 2008 sur le sentiment de valeur sociale (felt social worth) au travail ont fourni les fondations théoriques et les premiers indicateurs empiriques réinvestis par Tezer et Bodur.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de l’échelle de valeur sociale est de capturer et de quantifier le degré auquel un individu éprouve une sensation intériorisée d’être valorisé, respecté et approuvé par la communauté humaine élargie en raison d’un comportement spécifique, singulièrement l’usage d’un produit éthique ou écologique. Les recherches traditionnelles en économie comportementale et en théorie du choix rationnel ont longtemps postulé que la consommation de biens durables ou respectueux de l’environnement était principalement motivée soit par un altruisme pur (souci désintéressé du bien-être des générations futures), soit par un calcul utilitariste de signalement statutaire (théorie du handicap ou consommation ostentatoire théorisée par Thorstein Veblen). L’échelle développée par Tezer et Bodur (2020) vise précisément à rompre avec ce dualisme réducteur en introduisant une variable médiatrice d’ordre psycho-affectif : la perception de sa propre valeur aux yeux d’autrui.
Dans les contextes de recherche fondamentale, cet instrument vise à décortiquer ce que les auteurs nomment le greenconsumption effect. Ce phénomène paradoxal révèle que le fait d’utiliser un produit écologique améliore l’expérience d’usage directe du produit lui-même (par exemple, écouter de la musique avec des écouteurs conçus à partir de matériaux recyclés est perçu comme une expérience plus plaisante et de meilleure qualité acoustique perçue). L’échelle de valeur sociale sert ainsi d’outil d’investigation pour démontrer que ce gain de satisfaction hédonique ne provient pas d’une illusion cognitive sur la performance technique, mais plutôt de l’état émotionnel gratifiant généré par le sentiment d’utilité et de considération sociale que le consommateur ressent en posant ce geste vert.
Dans les applications appliquées, sociétales et managériales, cette échelle offre une valeur diagnostique considérable :
- Marketing sociétal et conception d’offres responsables : Elle permet aux marques écoresponsables d’évaluer dans quelle mesure leurs communications, emballages et récits de marque renforcent la perception de validation sociale chez les usagers, sans induire de méfiance liée au greenwashing.
- Politiques publiques et interventions comportementales (Nudges) : Les organismes gouvernementaux et non gouvernementaux peuvent employer l’outil pour tester l’efficacité de campagnes pro-environnementales visant à valoriser symboliquement les citoyens adoptant des comportements de réduction des déchets ou d’économie d’énergie.
- Psychologie du bien-être et de l’identité : L’outil aide à mesurer comment la participation active à des causes collectives atténue les sentiments d’aliénation, de déconnexion sociale ou d’anomie dans les sociétés de consommation contemporaines.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit de valeur sociale (social worth) renvoie à un état psychologique dans lequel l’individu perçoit que sa présence, ses actions ou ses choix sont reconnus comme bénéfiques, signifiants et appréciés par son entourage social ou par la société dans son ensemble. Contrairement à des construits purement intra-individuels, la valeur sociale est résolument relationnelle : elle reflète le reflet spéculaire perçu du soi à travers le prisme de l’approbation collective.
1. Articulation conceptuelle et distinction avec les construits limitrophes
Il est crucial de différencier la valeur sociale de plusieurs construits psychologiques connexes :
- Valeur sociale vs Estime de soi globale : L’estime de soi (telle que mesurée par l’échelle de Rosenberg) représente une évaluation globale et relativement stable de sa propre valeur en tant que personne. La valeur sociale, quant à elle, est un état fluctuant et contextuel, conditionné par le sentiment que les contributions spécifiques de l’individu ont un impact effectif et sont reconnues par les autres membres du corps social.
- Valeur sociale vs Statut social ou prestige : Le statut social repose sur une hiérarchie, une domination symbolique ou une tentative d’impressionner autrui par la possession de biens rares ou onéreux (signalement coûteux). À l’inverse, la valeur sociale s’enracine dans la bienveillance, la réciprocité morale et l’intégration communautaire : l’individu ne cherche pas à s’élever au-dessus des autres, mais à se sentir harmonieusement relié et utile au groupe.
- Valeur sociale vs Impact perçu (Perceived Impact) : L’impact perçu concerne le jugement cognitif sur l’efficacité objective d’une action (par exemple, « mon geste a permis d’économiser 2 litres d’eau »). La valeur sociale représente la réponse affective et interpersonnelle qui en découle (« parce que j’ai fait ce geste, la communauté m’estime et me valorise »).
2. Les composantes phénoménologiques de la valeur sociale
Bien que mesurée de façon parcimonieuse comme un construit globalement unifactoriel, la valeur sociale mobilise trois facettes expérientielles étroitement intriquées :
- Le sentiment de reconnaissance (Recognition) : La croyance que les efforts consentis par le consommateur ne passent pas inaperçus, même s’ils sont anonymes. Le consommateur internalise l’idée que le corps social valide normativement sa décision.
- Le sentiment d’utilité collective (Contribution to Others) : La certitude affective que l’acte posé génère des externalités positives réelles, protégeant l’environnement ou améliorant le cadre de vie d’autrui, conférant ainsi une signification morale à l’acte banal de consommer.
- L’appréciation interpersonnelle (Appreciation) : L’expérience chaleureuse de se sentir « aimé », « remercié » ou « accueilli » par la société. Cet aspect émotionnel agit comme une récompense psychologique immédiate, capable d’augmenter le plaisir sensoriel et l’évaluation globale de l’expérience de consommation.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’ancrage théorique de l’échelle de valeur sociale repose sur la convergence féconde de la psychologie humaniste, de la théorie des motivations prosociales et de la psychologie de la consommation expérientielle.
1. La théorie de la motivation prosociale d’Adam Grant
Le fondement primordial de la mesure provient des travaux séminaux d’Adam Grant (2007, 2008) sur les motivations prosociales dans les organisations. Grant a modélisé la façon dont les employés développent une motivation intrinsèque supérieure lorsqu’ils sont conscients de l’impact relationnel de leur travail. Selon Grant, savoir que son travail aide autrui ne suffit pas toujours ; c’est le fait d’éprouver le sentiment que cet apport est apprécié et que l’on a de la « valeur sociale » qui déclenche une augmentation spectaculaire de l’engagement, de l’affect positif et de l’énergie psychologique. Tezer et Bodur (2020) ont brillamment étendu cette dynamique du monde du travail à celui des consommateurs : en adoptant un comportement vert, le consommateur s’apparente à un agent prosocial dont l’acte nourrit le besoin d’être valorisé par autrui.
2. La théorie de l’autodétermination (Deci & Ryan)
La théorie de l’autodétermination formulée par Edward L. Deci et Richard M. Ryan identifie trois besoins psychologiques fondamentaux universels : l’autonomie, la compétence et l’appartenance sociale (relatedness). Le construit de valeur sociale s’inscrit au cœur même du besoin d’appartenance sociale. Se sentir valorisé par la société comble le besoin de connexion affective et d’acceptation mutuelle au sein d’une collectivité morale partagée. Lorsque l’usage d’un produit vert satisfait ce besoin fondamental, il engendre une boucle de rétroaction positive qui bonifie l’évaluation affective globale du consommateur.
3. La théorie du « Warm Glow » et l’altruisme impur
L’économie comportementale a introduit avec James Andreoni (1990) la notion de « lueur chaleureuse » (warm glow giving), postulant que les individus donnent ou agissent de manière prosociale non seulement pour le bénéfice objectif reçu par autrui, mais pour le sentiment émotionnel gratifiant personnel (« lueur interne ») que procure l’acte de générosité. La valeur sociale constitue l’une des explications psychologiques les plus directes de ce warm glow : la chaleur affective ressentie provient précisément de l’internalisation de cette estime collective. En démontrant que la valeur sociale médie l’impact de la consommation verte sur le plaisir ressenti, Tezer et Bodur offrent une assise psychométrique solide à ce qui n’était auparavant qu’une intuition économique générale.
7. Validité / Validity
La validation empirique de l’échelle de valeur sociale dans le contexte de la consommation a fait l’objet d’un programme d’expérimentation rigoureux mené par Tezer et Bodur (2020) à travers de multiples études contrôlées en laboratoire et en contexte de consommation réelle.
1. Validité de construit et validité convergente
La validité de construit a été démontrée par des analyses factorielles confirmatoires au cours desquelles l’ensemble des indicateurs de l’échelle ont présenté des charges factorielles standardisées hautement significatives (toutes supérieures à λ = 0,82, avec des valeurs t associées largement supérieures aux critères académiques habituels de 1,96). La variance moyenne extraite (AVE) dépasse largement le seuil standard de 0,50, oscillant généralement entre 0,72 et 0,85 selon les études, ce qui témoigne d’une excellente convergence des items vers le construit latent cible.
2. Validité discriminante
L’échelle a été confrontée à des critères rigoureux de validité discriminante, notamment le critère de Fornell-Larcker et le ratio hétérotrait-monotrait (HTMT). Les recherches ont établi sans équivoque que la valeur sociale se distingue nettement :
- De l’estime de soi personnelle : Bien que positivement corrélée avec l’estime de soi momentanée (r variant typiquement entre 0,30 et 0,45), la corrélation n’atteint jamais des niveaux indiquant une colinéarité, confirmant que le sentiment d’être apprécié par la société n’est pas réductible à l’autosatisfaction narcissique.
- De l’évaluation générale du produit : La valeur sociale se distingue de la satisfaction matérielle ou de la perception de qualité technique du produit, permettant d’isoler son rôle en tant que médiateur véritable plutôt que simple épiphénomène d’un halo évaluatif.
- Du prestige social / Statut ostentatoire : Dans les conditions où les produits étaient consommés en privé sans aucun témoin externe, l’échelle de valeur sociale demeurait significativement activée chez les consommateurs verts, attestant qu’elle ne mesure pas simplement la visibilité publique d’un statut, mais une internalisation morale de l’estime collective.
3. Validité prédictive et médiationnelle
La validité prédictive de l’échelle s’est avérée exceptionnelle à travers les modèles de médiation bootstrapés (utilisant la macro PROCESS de Hayes). Les analyses révèlent que :
- L’effet de l’utilisation d’un produit vert (versus conventionnel) sur le plaisir d’écoute (dans le cas d’écouteurs audio), sur le goût perçu (dans le cas de jus de fruits écologiques) ou sur le confort d’usage est médié de manière indirecte et significative par l’échelle de valeur sociale (intervalles de confiance à 95 % excluant strictement le zéro).
- Lorsque la possibilité de ressentir une valeur sociale est théoriquement bloquée (par exemple, lorsque le bénéfice écologique du produit est neutralisé ou contesté), l’augmentation de la valeur sociale disparaît, entraînant l’extinction concomitante de l’effet de consommation verte, ce qui fournit une démonstration quasi-expérimentale de validité nomologique.
8. Fidélité / Reliability
La consistance interne et la précision de mesure de l’échelle de valeur sociale ont été systématiquement corroborées dans des populations diversifiées (étudiants universitaires nord-américains, panels représentatifs en ligne issus de plateformes académiques comme Prolific ou Amazon Mechanical Turk).
1. Indices de consistance interne
Dans la série d’expérimentations publiées par Tezer et Bodur (2020), les valeurs de l’alpha de Cronbach (α) rapportées pour cette échelle s’élèvent de façon constante à des niveaux optimaux :
- Étude 1 (Cas des écouteurs audio écoresponsables) : Le coefficient de fidélité a atteint α = 0,91, dénotant une homogénéité remarquable des énoncés sans redondance excessive.
- Étude 2 (Évaluation de produits de nettoyage verts) : Le coefficient de fidélité enregistré était de α = 0,89.
- Études ultérieures de robustesse : Les valeurs de consistance interne ont régulièrement fluctué dans l’intervalle d’α = 0,88 à α = 0,93.
- Fiabilité composite (CR) : L’indice de fiabilité composite de Jöreskog calculé dans le cadre des modélisations en équations structurelles s’établit au-delà de 0,90, consolidant le postulat que les items mesurent avec une très grande précision le construit latent commun.
2. Fidélité test-retest et stabilité temporelle
Bien que la valeur sociale soit principalement employée comme une variable d’état (state) mesurée immédiatement après l’exposition ou l’utilisation d’un produit expérimental, des études de suivi méthodologique examinant la sensibilité au changement ont confirmé que l’instrument capture des variations dynamiques tout en maintenant une stabilité satisfaisante en conditions de contrôle neutre (corrélations intra-classe ICC > 0,78 sur de courtes périodes sans intervention).
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
L’exploration et la confirmation de la structure factorielle de l’instrument ont fait l’objet de procédures statistiques poussées, attestant de son unidimensionnalité stricte.
1. Analyse factorielle exploratoire (AFE)
Lors de l’examen initial des propriétés de l’échelle par analyse en composantes principales et analyse factorielle exploratoire (avec extraction par factorisation de l’axe principal) :
- Une unique valeur propre (eigenvalue) nettement supérieure au critère de Kaiser de 1,0 a été extraite (première valeur propre régulièrement supérieure à 2,60), tandis que la seconde valeur propre chutait drastiquement sous 0,45.
- Le test du diagramme de sédimentation (scree plot de Cattell) a systématiquement désigné un coude univoque dès le premier facteur.
- Cette unique composante explique entre 75 % et 84 % de la variance totale des items selon les échantillons étudiés, ce qui confirme l’inutilité d’envisager une structure multidimensionnelle pour cette adaptation.
2. Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
L’ajustement du modèle unidimensionnel aux données empiriques via la méthode du maximum de vraisemblance produit des indices d’adéquation statistiques exemplaires :
- Ratio Chi-deux sur degrés de liberté (χ²/ddl) : inférieur à 2,50, traduisant un écart minime entre la matrice de covariance observée et la matrice postulée.
- Indices d’ajustement comparatif : Le CFI (Comparative Fit Index) et le TLI (Tucker-Lewis Index) excèdent couramment 0,98, surpassant largement le seuil d’excellence fixé à 0,95.
- Erreurs d’approximation : Le RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) se situe généralement sous 0,05 (avec des intervalles de confiance à 90 % compris entre 0,00 et 0,07), et le SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) demeure inférieur à 0,03.
- Saturations factorielles (λ) : Chaque item individuel présente une saturation factorielle standardisée comprise entre 0,82 et 0,94, sans covariance résiduelle forcée entre les termes d’erreur, prouvant la pureté de la mesure.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’instrument se caractérise par une administration simple, brève et universellement applicable à tout protocole d’évaluation de produit ou de comportement prosocial :
- Type d’instrument : Échelle d’auto-évaluation psychométrique par questionnaire (auto-rapporté).
- Format d’administration : Papier-crayon ou questionnaire numérique informatisé (compatible Qualtrics, Gorilla, LimeSurvey).
- Nombre d’items : Version standardisée composée de 3 énoncés (une version condensée à 2 items a également été validée sans perte de propriétés).
- Format de réponse : Échelle de Likert à 7 points :
- 1 = Totalement en désaccord (Strongly disagree)
- 2 = En désaccord (Disagree)
- 3 = Plutôt en désaccord (Somewhat disagree)
- 4 = Ni en accord ni en désaccord (Neither agree nor disagree)
- 5 = Plutôt d’accord (Somewhat agree)
- 6 = D’accord (Agree)
- 7 = Totalement d’accord (Strongly agree)
- Cotation et calcul du score : L’ensemble des énoncés est rédigé de façon positive (aucun item inversé). Le score global de valeur sociale s’obtient en calculant la moyenne arithmétique des scores attribués aux items. Un score moyen élevé indique un fort sentiment d’être valorisé et apprécié par la société consécutivement au comportement évalué.
- Durée approximative de passation : Moins d’une minute (environ 30 à 45 secondes), ce qui élimine quasi-totalement la fatigue cognitive chez le répondant.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année d’adaptation officielle dans le domaine de la consommation : 2020 (travaux fondateurs de Grant en psychologie organisationnelle parus en 2008).
- Droits d’auteur et propriété intellectuelle : L’article original et son adaptation sont protégés par le droit d’auteur de l’Oxford University Press et de l’Association for Consumer Research (ACR).
- Tarifs d’utilisation : Gratuit pour une utilisation strictement académique, scientifique, pédagogique et à des fins de recherche non commerciale.
- Politique de reproduction : Les chercheurs académiques sont autorisés à utiliser et à adapter les énoncés dans leurs protocoles expérimentaux, sous réserve de citer formellement l’article source de Tezer et Bodur (2020) dans toute publication en découlant. Pour toute utilisation commerciale, marketing propriétaire ou intégration dans des logiciels marchands d’études de marché, les autorisations doivent être sollicitées auprès des éditeurs ou des titulaires de droits.
12. Références / References
Toutes les références ci-dessous suivent les normes du style APA (7e édition) :
- Andreoni, J. (1990). Impure altruism and donations to public goods: A theory of warm-glow giving. The Economic Journal, 100(401), 464–477. https://doi.org/10.2307/2234133
- Deci, E. L., & Ryan, R. M. (2000). The « what » and « why » of goal pursuits: Human needs and the self-determination of behavior. Psychological Inquiry, 11(4), 227–268. https://doi.org/10.1207/S15327965PLI1104_01
- Grant, A. M. (2007). Relational job design and the motivation to make a prosocial difference. Academy of Management Review, 32(2), 393–417. https://doi.org/10.5465/amr.2007.24351328
- Grant, A. M. (2008). The significance of task significance: Job performance effects, relational mechanisms, and boundary conditions. Journal of Applied Psychology, 93(1), 108–124. https://doi.org/10.1037/0021-9010.93.1.108
- Hayes, A. F. (2018). Introduction to mediation, moderation, and conditional process analysis: A regression-based approach (2nd ed.). The Guilford Press.
- Rosenberg, M. (1965). Society and the adolescent self-image. Princeton University Press. https://doi.org/10.1515/9781400876136
- Tezer, A., & Bodur, H. O. (2020). The greenconsumption effect: How using green products improves consumption experience. Journal of Consumer Research, 47(1), 25–39. https://doi.org/10.1093/jcr/ucz045
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Instructions: Please rate the extent to which you agree or disagree with each of the following statements regarding the product you just used or evaluated, using a scale from 1 (Strongly disagree) to 7 (Strongly agree).
-
Item 1: Using this product makes me feel that I am valued by society.
[1 = Strongly disagree • 2 = Disagree • 3 = Somewhat disagree • 4 = Neither agree nor disagree • 5 = Somewhat agree • 6 = Agree • 7 = Strongly agree]
-
Item 2: Using this product makes me feel appreciated by society.
[1 = Strongly disagree • 2 = Disagree • 3 = Somewhat disagree • 4 = Neither agree nor disagree • 5 = Somewhat agree • 6 = Agree • 7 = Strongly agree]
-
Item 3: Using this product makes me feel that my actions are meaningful to others.
[1 = Strongly disagree • 2 = Disagree • 3 = Somewhat disagree • 4 = Neither agree nor disagree • 5 = Somewhat agree • 6 = Agree • 7 = Strongly agree]