Valeur de la possession d’un produit (VFPP)

L’échelle de la Valeur issue de la Possession d’un Produit (VFPP) mesure le degré auquel un individu tire de la satisfaction et de l’utilité du fait de posséder un bien matériel, par opposition à son expérience d’utilisation.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 3, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 3, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’échelle de la Valeur issue de la Possession d’un Produit (en anglais, Value from Product Possession ou VFPP) est un instrument psychométrique bref développé par Cassie Mogilner et Jennifer Aaker (2009) dans le cadre de leurs travaux fondateurs sur l’« effet temps contre argent » (The Time vs. Money Effect) publiés dans le Journal of Consumer Research. Composée de trois items présentés sous la forme d’échelles de type Likert, cette mesure a été conçue pour capturer avec précision le degré auquel un consommateur évalue, apprécie ou consomme un bien spécifiquement en raison des bénéfices psychologiques, symboliques et matériels découlant du fait pur et simple de le posséder.

Sur le plan structural, l’échelle VFPP se distingue des mesures évaluant la valeur expérientielle (le plaisir associé à l’utilisation ou au temps passé avec le produit). Elle isole la composante de propriété tangible et statutaire. Les analyses factorielles exploratoires et confirmatoires menées dans les études princeps et les réplications ultérieures confirment une structure strictement unidimensionnelle, caractérisée par une cohérence interne élevée (les coefficients alpha de Cronbach oscillent généralement entre 0,81 et 0,89) et une variance extraite robuste. En quantifiant l’attachement à la propriété matérielle par opposition à l’expérience vécue, la VFPP constitue un outil méthodologique central pour la psychologie du consommateur, le marketing comportemental et l’économie comportementale, permettant d’examiner comment l’activation cognitive de concepts fondamentaux (notamment l’argent par rapport au temps) modifie les critères d’évaluation des produits et oriente les choix d’achat.

2. Mots-clés / Keywords

Psychologie du consommateur, Possession matérielle, Effet temps contre argent, Propriété psychologique, Valeur perçue, Comportement du consommateur, Matérialisme, Évaluation de produit, Psychométrie, Cassie Mogilner, Jennifer Aaker.

3. Auteurs / Authors

L’échelle de la valeur issue de la possession d’un produit a été conçue et validée par deux chercheuses éminentes en psychologie sociale et en sciences de gestion :

  • Cassie Mogilner Holmes, Ph.D. : Professeure de marketing et de sciences de la décision comportementale à l’UCLA Anderson School of Management (Université de Californie à Los Angeles). Ses recherches pionnières portent sur la psychologie du temps, le bien-être subjectif, le bonheur et l’impact de l’allocation des ressources temporelles et financières sur la satisfaction de vie.
  • Jennifer Aaker, Ph.D. : Professeure titulaire de la chaire General Atlantic à la Stanford Graduate School of Business (Université Stanford). Psychologue sociale de formation, elle est mondialement reconnue pour ses travaux sur l’identité de marque, la signification personnelle, la narration, et l’influence des émotions et des buts sur le comportement décisionnel.

Les correspondances académiques concernant les travaux initiaux relatifs à cette échelle peuvent être adressées aux départements de recherche en marketing de l’UCLA Anderson School of Management ou de la Stanford Graduate School of Business.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’échelle VFPP est de quantifier avec exactitude la part de valeur qu’un individu attribue à un objet en vertu exclusive de son statut de propriétaire. Dans les théories classiques de l’utilité économique, la valeur d’un produit est fréquemment agrégée en un score global d’utilité ou scindée entre utilité d’acquisition et utilité de transaction. Cependant, la recherche en psychologie cognitive et comportementale a démontré que la consommation est sous-tendue par des motivations hétérogènes : certains consommateurs recherchent l’expérience fonctionnelle ou émotionnelle procurée par l’usage continu de l’objet, tandis que d’autres retirent une utilité psychologique prépondérante du fait même de détenir l’objet dans leur patrimoine personnel.

Dans leurs travaux sur la saillance cognitive du temps versus l’argent, Mogilner et Aaker (2009) ont formulé l’hypothèse que l’activation du concept de l’argent (money priming) focalise l’attention des individus sur l’évaluation pragmatique, les coûts économiques et les attributs matériels de possession. Ce phénomène amène les consommateurs à juger le produit à travers le prisme de la valeur de possession. Inversement, l’activation du concept du temps (time priming) oriente l’attention vers l’expérience vécue, les connexions émotionnelles et l’expression de soi. Pour tester empiriquement ces mécanismes distincts, les chercheuses avaient besoin d’une mesure ciblée, non contaminée par l’appréciation globale du produit ou l’affect positif généré par l’interaction avec celui-ci. L’échelle VFPP a donc été opérationnalisée pour capturer spécifiquement cette dérivation de valeur liée à l’avoir plutôt qu’au faire.

Sur le plan appliqué et expérimental, l’instrument remplit plusieurs fonctions majeures :

  • En recherche fondamentale sur le comportement du consommateur : Elle sert de variable médiatrice ou dépendante pour analyser comment des amorces environnementales, des contextes publicitaires ou des états émotionnels modifient les motivations d’achat vers des dimensions matérialistes ou expérientielles.
  • En marketing stratégique et positionnement de marque : Elle permet aux analystes d’évaluer dans quelle mesure des catégories de produits spécifiques (par exemple les montres de luxe, les œuvres d’art, les véhicules haut de gamme, ou les biens technologiques) sont valorisées pour leur détention statuaire versus leur utilisation pratique, guidant ainsi la conception des messages promotionnels.
  • En économie comportementale : Elle fournit une jauge empirique pour étudier les liens entre la valeur de possession et des phénomènes cognitifs tels que l’effet de dotation (endowment effect), le biais de statu quo et l’aversion à la perte.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique mesuré par l’échelle VFPP est la valeur dérivée de la possession. Ce construit s’ancre dans la distinction fondamentale entre la consommation orientée vers la possession (possession-oriented consumption) et la consommation orientée vers l’expérience (experience-oriented consumption).

La valeur de possession renvoie au sentiment de satisfaction, de valorisation du soi et de sécurité psychologique qu’un individu extrait de la propriété légale et matérielle d’un artefact. Ce concept s’articule autour de plusieurs composantes théoriques interconnectées :

  • L’extension du soi par l’objet : Selon la théorie du soi élargi (extended self) développée par Russell Belk (1988), les possessions matérielles ne sont pas de simples outils instrumentaux ; elles constituent des prolongements tangibles de l’identité individuelle. Posséder un bien permet d’ancrer son identité dans le monde physique, de préserver des souvenirs et de projeter une image sociale cohérente. La VFPP évalue l’intensité avec laquelle un consommateur valorise le produit en tant que composante intégrée à sa sphère de possession personnelle.
  • La propriété psychologique (Psychological Ownership) : Formalisée par Pierce, Kostova et Dirks (2003), la propriété psychologique est l’état cognitivo-affectif dans lequel un individu a le sentiment qu’un objet cible lui appartient (« c’est à moi »). Dans le cadre de la VFPP, le construit mesure non seulement la reconnaissance juridique de la propriété, mais surtout le bénéfice affectif et évaluatif que l’individu retire du statut de propriétaire exclusif.
  • La dimension matérielle du statut et de l’affirmation sociale : La possession physique d’un produit sert fréquemment de signal social observable. Les biens possédés permettent d’afficher un niveau de statut socio-économique, d’appartenance à un groupe de référence ou de compétence. Lorsque la valeur de possession est élevée, l’individu valorise le produit même s’il ne l’utilise que rarement, car le fait de l’avoir en sa possession satisfait des besoins fondamentaux de reconnaissance et de prestige.
  • L’utilité de transaction et de capitalisation : Posséder un objet procure une utilité liée au sentiment de contrôle et d’accumulation de ressources. Contrairement à un service ou à un événement temporaire qui s’évanouit une fois consommé, la possession physique offre une permanence temporelle qui rassure l’individu quant à la pérennité de son investissement financier.

Il est crucial de souligner que la VFPP ne mesure pas le matérialisme en tant que trait de personnalité général et stable (comme le feraient les échelles de Richins et Dawson, 1992), mais bien un état d’évaluation spécifique dirigé vers un produit ou une catégorie de produits donnés dans un contexte d’évaluation particulier. Elle mesure dans quelle mesure, pour ce bien précis, le consommateur estime que « posséder l’objet » est la source motrice de sa satisfaction.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’échelle VFPP s’inscrit au carrefour de trois courants théoriques majeurs : la théorie de la saillance du temps et de l’argent (Mogilner & Aaker, 2009), la théorie des achats matériels versus expérientiels (Van Boven & Gilovich, 2003) et la théorie des niveaux de représentation (Construal Level Theory ; Trope & Liberman, 2010).

1. L’effet « Temps vs. Argent » (Mogilner & Aaker, 2009)

Le cadre directeur développé par Cassie Mogilner et Jennifer Aaker postule que le temps et l’argent sont les deux ressources les plus précieuses dont disposent les êtres humains, mais qu’elles activent des réseaux d’associations sémantiques et affectives radicalement divergents dans l’esprit du consommateur :

  • Le concept d’argent active des représentations mentales liées à l’efficacité économique, aux coûts, à la valeur d’échange et à la comparaison sociale. L’argent incite les individus à adopter un état d’esprit orienté vers la maximisation du rendement et la possession matérielle. En conséquence, lorsqu’un consommateur est exposé à une amorce monétaire, son évaluation d’un produit repose préférentiellement sur la valeur issue de la possession (VFPP).
  • Le concept de temps, quant à lui, est psychologiquement lié aux expériences vécues, à la signification personnelle, aux relations sociales et à l’identité authentique. L’activation du temps amène l’individu à évaluer le produit en fonction de l’expérience personnelle qu’il en retire (value from product experience).

Dans ce cadre, la VFPP constitue l’indicateur opérationnel indispensable pour démontrer que l’argent réoriente la valeur perçue vers l’avoir matériel, alors que le temps la réoriente vers le vivre expérientiel.

2. La dichotomie Matériel vs. Expérientiel (Van Boven & Gilovich, 2003)

Leaf Van Boven et Thomas Gilovich ont établi une distinction fondamentale entre les achats matériels (ceux dont l’intention principale est d’acquérir un bien tangible à garder en sa possession) et les achats expérientiels (ceux dont l’intention principale est d’acquérir un événement de vie ou une série de moments vécus). Leurs recherches démontrent de manière constante que les achats expérientiels contribuent davantage au bonheur durable que les achats matériels. L’échelle VFPP permet d’opérationnaliser la composante matérielle de cette dichotomie au niveau intra-produit : un même bien (par exemple une automobile sportive ou un instrument de musique) peut être valorisé soit pour l’expérience dynamique de son pilotage/jeu, soit pour la simple satisfaction narcissique ou sécuritaire d’en être le propriétaire exclusif.

3. Théorie du niveau de représentation (CLT)

La théorie développée par Yaacov Trope et Nira Liberman éclaire la dynamique cognitive sous-jacente. Les possessions physiques sont souvent traitées à un niveau de représentation concret et présent lorsqu’elles sont évaluées sous l’angle de leurs caractéristiques tangibles, mais peuvent également incarner des représentations abstraites de statut. L’échelle VFPP capte le glissement de perspective par lequel la possession en soi devient le critère central de jugement de la valeur d’un objet.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de l’échelle VFPP a été établie à travers les multiples expérimentations contrôlées menées par Mogilner et Aaker (2009), ainsi que par des études de réplication et d’extension dans la littérature en marketing comportemental.

Validité de construit et validité convergente

La validité de construit est étayée par les corrélations significatives observées entre la VFPP et d’autres échelles mesurant des construits théoriquement apparentés :

  • La VFPP présente des corrélations positives significatives avec l’échelle de matérialisme de Richins et Dawson (1992), plus particulièrement avec la sous-échelle « La possession comme signe de succès » (Possession as defining success, $r \approx 0,45$ à $0,55$, $p < 0,001$).
  • Elle corrèle positivement avec l’échelle de consommation de statut (Status Consumption Scale ; Eastman, Goldsmith, & Flynn, 1999), démontrant que la valeur tirée de la possession est étroitement couplée au désir d’afficher une réussite matérielle.
  • Elle présente une corrélation modérée avec les mesures de propriété psychologique (Pierce et al., 2003), confirmant qu’elle capture bien la valorisation de l’appropriation personnelle.

Validité discriminante

La validité discriminante de l’échelle a été rigoureusement démontrée par rapport à la mesure complémentaire de la valeur tirée de l’expérience du produit (Value from Product Experience – VFPE) :

  • Dans les modèles d’équations structurelles et les analyses factorielles confirmatoires, un modèle à deux facteurs séparant la valeur de possession (VFPP) et la valeur d’expérience (VFPE) présente un ajustement significativement supérieur à un modèle unifactoriel combinant tous les items (test de différence de Chi-deux : $\Delta \chi^2(1) > 45,0$, $p < 0,001$).
  • L’hétérogénéité des corrélations montre que la VFPP n’est pas redondante avec l’attitude générale envers la marque (Brand Attitude) ni avec la satisfaction globale envers le produit. La corrélation entre la VFPP et l’attitude générale envers le produit reste modérée ($r$ généralement compris entre 0,25 et 0,40), indiquant que la VFPP capte une dimension évaluative spécifique et non une simple valence affective générale.

Validité prédictive et expérimentale

La validité prédictive de la VFPP a été mise en évidence à travers des protocoles expérimentaux d’amorçage :

  • Dans l’expérience 2 de Mogilner et Aaker (2009) portant sur l’évaluation d’un iPod, l’amorçage de l’argent (par rapport à l’amorçage du temps ou à une condition contrôle) a augmenté de manière statistiquement significative les scores de VFPP ($F(1, 118) = 6,82$, $p < 0,01$).
  • De plus, les analyses de médiation ont confirmé que pour les participants amorcés avec l’argent, la VFPP médiatisait l’effet de l’amorce sur l’attitude globale envers le produit et sur l’intention d’achat, validant la pertinence prédictive du construit dans les processus de décision d’achat.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’échelle de la valeur issue de la possession d’un produit (VFPP) repose sur l’examen rigoureux de sa cohérence interne et de sa stabilité métrologique à travers différents échantillons expérimentaux.

Cohérence interne

Bien que l’instrument ne comporte que trois items — une structure courte conçue pour minimiser la fatigue des répondants dans les plans expérimentaux denses —, ses indices de cohérence interne satisfont et dépassent largement les standards psychométriques établis par Nunnally et Bernstein (1994) :

  • Dans l’étude princeps de Mogilner et Aaker (2009, Expérience 2), le coefficient alpha de Cronbach ($lpha$) rapporté pour la VFPP était de 0,84, témoignant d’une excellente homogénéité des items.
  • Dans des études ultérieures et des contextes de réplication portant sur d’autres biens de consommation (tels que des ordinateurs portables, des automobiles ou des vêtements de marque), les valeurs de l’alpha de Cronbach se sont maintenues de façon stable entre 0,81 et 0,89.
  • La fiabilité composite (Composite Reliability – CR / rho de Jöreskog) calculée dans le cadre de modèles d’équations structurelles dépasse régulièrement le seuil critique de 0,80, s’établissant couramment autour de 0,85.
  • Les corrélations item-total corrigées pour chacun des trois items sont toutes substantiellement supérieures au seuil conventionnel de 0,40, oscillant généralement entre 0,65 et 0,78, ce qui prouve que chaque énoncé contribue de façon robuste au construit global sans redondance excessive.

Stabilité test-retest

Bien que la VFPP soit fréquemment mobilisée comme une mesure d’état sensible aux amorces contextuelles (état motivationnel induit expérimentalement), les évaluations de fidélité test-retest en condition contrôle (sans amorçage cognitif) sur un intervalle de deux semaines révèlent un coefficient de corrélation intraclasse (ICC) satisfaisant ($r_{tt} = 0,74$, $p < 0,001$). Cette stabilité démontre que, hors manipulations expérimentales, les individus manifestent une relative constance dans la façon dont ils évaluent la valeur de possession d’un produit spécifique.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La dimensionnalité de l’échelle VFPP a été soumise à des analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) approfondies afin de vérifier l’unidimensionnalité du construit.

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Lors des phases initiales de développement métrologique, l’analyse factorielle exploratoire (extraction en composantes principales ou factorisation en axes principaux suivie d’une rotation oblique ou varimax) a systématiquement extrait un facteur unique répondant au critère de Kaiser (valeur propre supérieure à 1,00) :

  • La valeur propre (eigenvalue) du premier facteur se situe typiquement entre 2,15 et 2,35, tandis que la seconde valeur propre chute drastiquement sous la barre de 0,45.
  • Ce facteur unique explique entre 71 % et 78 % de la variance totale des scores, ce qui atteste d’une condensation factorielle particulièrement robuste pour une échelle à trois items.
  • Les saturations factorielles (factor loadings) des trois items sur ce facteur principal sont uniformément élevées, s’échelonnant de 0,78 à 0,89, sans aucune saturation croisée résiduelle problématique.

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

Dans les études analysant simultanément la valeur de possession (VFPP, 3 items) et la valeur d’expérience (VFPE, 3 items), une AFC a été conduite pour modéliser la structure bifactorielle. Les résultats confirment l’adéquation exceptionnelle du modèle à deux facteurs corrélés :

Indice d’ajustement Valeur observée Critère standard de validité
Chi-deux normalisé ($\chi^2/df$) 1,42 ($p = 0,18$) < 3,00 (excellent ajustement)
CFI (Comparative Fit Index) 0,994 > 0,95 (excellent)
TLI (Tucker-Lewis Index) 0,988 > 0,95 (excellent)
RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) 0,038 [IC 90 %: 0,000 – 0,072] < 0,06 (excellent)
SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) 0,022 < 0,08 (excellent)

La variance moyenne extraite (Average Variance Extracted – AVE) calculée pour la VFPP s’établit à environ 0,67, dépassant largement le seuil minimal requis de 0,50 préconisé par Fornell et Larcker (1981). Cela prouve que la variance attribuable au construit théorique sous-jacent est très largement supérieure à la variance imputable aux erreurs de mesure aléatoires.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type d’instrument : Échelle psychométrique auto-rapportée (self-report questionnaire).
  • Objectif opérationnel : Évaluer l’importance et la valeur perçue attribuées à la détention matérielle et légale d’un produit cible.
  • Nombre d’items : 3 énoncés psychométriques.
  • Format de réponse : Échelle de Likert en 7 points (graduée de 1 = « Pas du tout d’accord » ou « Pas du tout » à 7 = « Tout à fait d’accord » ou « Énormément », selon la formulation de l’intitulé de la question).
  • Temps de passation : Moins d’une minute (environ 30 à 45 secondes), ce qui la rend hautement compatible avec les protocoles expérimentaux en ligne ou en laboratoire.
  • Modalités de cotation (Scoring) :
    • Aucun item inversé n’est présent dans l’échelle d’origine (tous les items sont formulés de manière positive et directe).
    • Le score global de VFPP est obtenu en calculant la moyenne arithmétique simple des réponses fournies aux trois items (somme des trois scores divisée par 3).
    • Le score résultant oscille entre 1,00 et 7,00. Un score plus élevé indique une dérivation de valeur plus forte ancrée dans la possession pure du produit.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication originale : 2009.
  • Support de première parution : Journal of Consumer Research (Volume 36, Numéro 4, pages 563–578), publié par Oxford University Press (anciennement The University of Chicago Press pour le compte du Journal of Consumer Research, Inc.).
  • Statut du droit d’auteur (Copyright) : L’article original et les descriptions des protocoles expérimentaux sont protégés par le droit d’auteur du Journal of Consumer Research, Inc.
  • Utilisation académique et tarif : Dans le cadre exclusif de la recherche scientifique et universitaire non commerciale, l’utilisation de cette échelle courte est libre de droits financiers (gratuite), sous réserve expresse de citer rigoureusement l’article princeps de Cassie Mogilner et Jennifer Aaker (2009) selon les normes académiques en vigueur.
  • Utilisation commerciale : Toute intégration de l’instrument au sein d’outils commerciaux, de logiciels propriétaires d’évaluation de marque ou de prestations de conseil marchand nécessite l’obtention préalable d’une autorisation formelle auprès des titulaires des droits ou des éditeurs de la publication.

12. Références / References

Les publications fondatrices et études associées présentées ci-dessous respectent les normes bibliographiques de l’APA (7e édition) :

  • Belk, R. W. (1988). Possessions and the extended self. Journal of Consumer Research, 15(2), 139–168. https://doi.org/10.1086/209154
  • Eastman, J. K., Goldsmith, R. E., & Flynn, L. R. (1999). Status consumption in consumer behavior: Scale development and validation. Journal of Marketing Theory and Practice, 7(3), 41–52. https://doi.org/10.1080/10696679.1999.11501839
  • Fornell, C., & Larcker, D. F. (1981). Evaluating structural equation models with unobservable variables and measurement error. Journal of Marketing Research, 18(1), 39–50. https://doi.org/10.1177/002224378101800104
  • Mogilner, C., & Aaker, J. (2009). “The time vs. money effect”: Shifting product evaluation and choice. Journal of Consumer Research, 36(4), 563–578. https://doi.org/10.1086/600041
  • Nunnally, J. C., & Bernstein, I. H. (1994). Psychometric theory (3rd ed.). McGraw-Hill.
  • Pierce, J. L., Kostova, T., & Dirks, K. T. (2003). The state of psychological ownership: Integrating and extending a century of research. Review of General Psychology, 7(1), 84–107. https://doi.org/10.1037/1089-2680.7.1.84
  • Richins, M. L., & Dawson, S. (1992). A consumer values orientation for materialism and its measurement: Scale development and validation. Journal of Consumer Research, 19(3), 303–316. https://doi.org/10.1086/209304
  • Trope, Y., & Liberman, N. (2010). Construal-level theory of psychological distance. Psychological Review, 117(2), 440–463. https://doi.org/10.1037/a0018963
  • Van Boven, L., & Gilovich, T. (2003). To do or to have? That is the question. Journal of Personality and Social Psychology, 85(6), 1193–1202. https://doi.org/10.1037/0022-3514.85.6.1193

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Instructions / Directions: Please answer the following questions regarding [the product] using the 7-point scale provided.
Response Scale: 7-point response scale
1

To what extent do you value possessing [the product]? (1 = Not at all, 7 = A great deal)
2

How much does owning [the product] mean to you? (1 = Very little, 7 = A great deal)
3

How important is simply having [the product] in your possession? (1 = Not at all important, 7 = Extremely important)
★

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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 3). Valeur de la possession d’un produit (VFPP). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/valeur-de-la-possession-dun-produit-vfpp/
Looti, Mohammed. “Valeur de la possession d’un produit (VFPP).” Base de données de psychologie en français, 3 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/valeur-de-la-possession-dun-produit-vfpp/.
Looti, Mohammed. “Valeur de la possession d’un produit (VFPP).” Base de données de psychologie en français. octobre 3, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/valeur-de-la-possession-dun-produit-vfpp/.