Échelles d'évaluationPsychologie de la personnalitéPsychométrie

Triade Noire Courte (SD3)

Découvrez une présentation académique exhaustive de la Triade Noire Courte (SD3) de Jones et Paulhus (2014) : cadre théorique, validité psychométrique, fidélité, cotation et items complets.

PUBLIÉ

1. Résumé

La Triade Noire Courte (Short Dark Triad, ou SD3) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation développé par Daniel N. Jones et Delroy L. Paulhus en 2014, conçu pour quantifier de manière efficiente et standardisée les trois traits de la personnalité « sombre » sous-clinique : le machiavélisme, le narcissisme et la psychopathie. Dans le champ de la psychologie de la personnalité contemporaine, ces trois dimensions partagent un noyau commun caractérisé par l’insensibilité émotionnelle (callousness), l’absence d’empathie, la malhonnêteté et une propension marquée à l’exploitation interpersonnelle, tout en conservant des composantes étiologiques, comportementales et motivationnelles distinctes.

L’échelle SD3 comporte 27 items répartis équitablement en trois sous-échelles de 9 items chacune. Les répondants évaluent leur degré d’accord avec chaque énoncé sur une échelle de Likert en 5 points allant de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 5 (« Tout à fait d’accord »). L’instrument a été élaboré pour pallier la lourdeur méthodologique et le temps d’administration excessif associés aux batteries composites classiques (telles que la combinaison du Mach-IV, du Narcissistic Personality Inventory [NPI] et de la Self-Report Psychopathy Scale [SRP]), tout en surmontant les limites psychométriques d’autres mesures ultra-courtes comme le Dirty Dozen.

Sur le plan psychométrique, le SD3 présente une structure trifactorielle robuste confirmée par de multiples analyses factorielles exploratoires et confirmatoires (CFI > 0,90, RMSEA < 0,06). Les indices de consistance interne se révèlent satisfaisants pour une échelle brève, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,71 et 0,80 pour le machiavélisme, 0,68 et 0,78 pour le narcissisme, et 0,72 et 0,82 pour la psychopathie. L’échelle démontre une excellente validité convergente avec les mesures étendues de référence, une validité discriminante solide vis-à-vis des modèles généraux de la personnalité (Big Five / HEXACO), ainsi qu’une validité prédictive documentée dans les contextes organisationnels, médico-légaux, académiques et relationnels.

2. Mots-clés

Triade noire, SD3, machiavélisme, narcissisme grandiose, psychopathie sous-clinique, psychométrie, évaluation de la personnalité, manipulation interpersonnelle, modèle HEXACO, comportement contre-productif au travail

3. Auteurs

L’instrument Short Dark Triad (SD3) a été conçu et validé par :

  • Daniel N. Jones, Ph.D. — Professeur agrégé de comportement organisationnel et de psychologie, Université du Nevada à Reno (University of Nevada, Reno), Département de psychologie et Département de management. Auparavant affilié à l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) et à l’Université du Texas à El Paso (UTEP). Spécialiste de la psychométrie des personnalités sombres et des comportements déviants en milieu professionnel.
  • Delroy L. Paulhus, Ph.D. — Professeur émérite de psychologie de la personnalité à l’Université de la Colombie-Britannique (University of British Columbia – UBC), Vancouver, Canada. Pionnier mondial des recherches sur la triade noire, les biais d’auto-présentation, la désirabilité sociale et la duplicité interpersonnelle.

4. Objectif

L’objectif principal du SD3 est de fournir aux chercheurs et aux praticiens une mesure standardisée, rapide et psychométriquement rigoureuse de la triade noire de la personnalité. Avant l’introduction du SD3 par Jones et Paulhus en 2014, l’évaluation simultanée du machiavélisme, du narcissisme et de la psychopathie nécessitait l’administration conjointe d’échelles monographiques volumineuses : le Mach-IV (20 items ; Christie & Geis, 1970), le Narcissistic Personality Inventory (NPI-40 ; Raskin & Terry, 1988) et la Self-Report Psychopathy Scale (SRP-III, 64 items ; Paulhus et al., 2009). Ce protocole exhaustif totalisant plus de 120 items générait une charge cognitive considérable pour les répondants, augmentant le risque d’attrition, de réponses inattentives et d’artéfacts de mesure dans les enquêtes à grande échelle.

Bien qu’une échelle ultra-brève de 12 items (le Dirty Dozen de Jonason & Webster, 2010) ait été proposée auparavant, plusieurs méta-analyses et études critiques (ex. Furnham et al., 2013 ; Jones & Paulhus, 2014 ; Maples et al., 2014) ont mis en lumière ses faiblesses structurelles : une perte significative de la variance spécifique du machiavélisme (souvent réduit à de la simple tromperie générale), une sous-représentation des facettes centrales de la psychopathie (omettant l’impulsivité téméraire) et un chevauchement excessif entre les dimensions. Le SD3 a été explicitement calibré pour remédier à ces écueils en préservant le profil factoriel distinct de chaque construit tout en maintenant un format compact de 27 items, administrable en moins de cinq minutes.

Sur le plan des applications, le SD3 répond à plusieurs finalités majeures :

  • Recherche fondamentale en personnalité et psychologie sociale : Analyse des corrélats développementaux, génétiques et évolutifs des stratégies d’histoire de vie rapide (fast life history strategies), étude des dynamiques d’accouplement à court terme, de l’agression interpersonnelle et des préjugés sociaux.
  • Psychologie organisationnelle et du travail : Prédiction des comportements contre-productifs au travail (CWB), du harcèlement moral, du leadership toxique, de la fraude financière, de la prise de risque imprudente et de l’exploitation opportuniste des collègues.
  • Psychologie légale et criminologique : Évaluation des tendances antisociales sous-cliniques, de la propension à la délinquance en col blanc, de la récidive d’infractions mineures et des attitudes complaisantes envers la transgression des règles.
  • Psychologie clinique et du conseil : Bien que conçu pour des populations non cliniques, le SD3 sert d’outil de dépistage préliminaire pour repérer les schémas relationnels dysfonctionnels, l’absence d’empathie affective et les dynamiques manipulatrices au sein des couples ou des familles.

5. Construit psychologique

Le construit de la triade noire repose sur l’existence de trois configurations de personnalité conceptuellement distinctes mais empiriquement corrélées, partageant un cœur commun d’antagonisme social, d’égocentrisme et de déficit d’empathie. Le SD3 opérationnalise ces trois dimensions selon des critères psychométriques précis :

5.1. Le Machiavélisme

Inspiré des écrits philosophiques et politiques de Nicolas Machiavel, le machiavélisme renvoie à une orientation interpersonnelle pragmatique, calculatrice, cynique et manipulatrice. Les individus présentant un score élevé de machiavélisme considèrent les relations humaines à travers le prisme de l’utilité stratégique. Leurs caractéristiques fondamentales englobent :

  • La manipulation stratégique à long terme : Contrairement aux psychopathes impulsifs, les individus machiavéliques privilégient la planification, la dissimulation de leurs intentions réelles, l’alliance opportuniste avec les figures d’autorité et l’attente du moment opportun pour riposter ou exploiter autrui (ex. Item 4 : « Avoid direct conflict with others because they may be useful in the future »).
  • Le cynisme cognitif : Une vision profondément pessimiste de la nature humaine, postulant que la plupart des individus sont faibles, naïfs ou intrinsèquement corruptibles (ex. Item 9 : « Most people can be manipulated »).
  • L’évitement du conflit destructeur immédiat : La capacité à modérer ses pulsions agressives directes afin de préserver son capital réputationnel et son influence future.

5.2. Le Narcissisme

Au sein du SD3, le narcissisme évalue spécifiquement la forme « grandiose » (ou affichée) du trait, analogue au modèle opérationnalisé par le NPI. Il se caractérise par :

  • La grandiosité et le sentiment de supériorité : Une auto-évaluation démesurément positive de ses compétences, de son intelligence ou de son statut social, accompagnée d’un sentiment d’unicité (ex. Item 13 : « I know that I am special because everyone keeps telling me so »).
  • L’avidité d’attention et d’admiration (exhibitionnisme social) : Le besoin impérieux d’être au centre de l’attention et d’être reconnu comme un leader naturel (ex. Item 10 : « People see me as a natural leader »).
  • Le sentiment d’avoir droit à des privilèges (entitlement) : La certitude d’avoir droit à un respect et des égards particuliers sans réciprocité nécessaire (ex. Item 18 : « I insist on getting the respect I deserve »).

5.3. La Psychopathie

La dimension de psychopathie mesurée par le SD3 cible sa manifestation sous-clinique, c’est-à-dire observable dans la population générale non incarcérée. Elle intègre deux composantes motrices interdépendantes :

  • L’insensibilité affective et la cruauté (callousness / primary psychopathy) : L’absence de remords, de culpabilité et d’empathie, associée à une hostilité vengeresse et sans concession envers autrui (ex. Item 21 : « Payback needs to be quick and nasty » et Item 23 : « It’s true that I can be mean to others »).
  • L’impulsivité téméraire et la recherche de sensations (secondary psychopathy) : Une faible régulation des impulsions, une témérité dangereuse, une sexualité impersonnelle débridée et une défiance chronique envers les normes légales et l’autorité (ex. Item 22 : « People often say I’m out of control » et Item 26 : « I enjoy having sex with people I hardly know »).

6. Cadre théorique

Le fondement conceptuel du SD3 s’inscrit au carrefour de la psychologie évolutionniste, de la théorie des traits de personnalité et de la psychopathologie dimensionnelle.

6.1. La conceptualisation originelle de Paulhus et Williams (2002)

En 2002, Kevin M. Williams et Delroy L. Paulhus ont révolutionné l’approche des personnalités sombres en proposant que le machiavélisme, le narcissisme et la psychopathie ne devaient plus être étudiés de façon cloisonnée mais comme un triptyque cohérent au sein de la population générale. Leur postulat central repose sur l’idée d’un recouvrement structural modéré : ces traits partagent une variance commune significative (caractérisée par un score très bas sur le facteur d’Agréabilité du Big Five ou d’Honnêteté-Humilité du modèle HEXACO), mais conservent une variance résiduelle unique reflétant des stratégies comportementales différenciées.

6.2. La théorie de l’histoire de vie (Life History Theory)

Dans une perspective évolutionniste, les traits de la triade noire sont interprétés comme des adaptations comportementales facultatives plutôt que de simples anomalies développementales. Selon la théorie de l’histoire de vie, les individus se situent sur un continuum allant d’une « stratégie lente » (coopération à long terme, investissement parental élevé, conformité pro-sociale) à une « stratégie rapide » (recherche de gratifications immédiates, prédation sociale, comportements sexuels opportunistes, moindre souci de la réputation à long terme). La psychopathie incarne la variante la plus extrême de la stratégie rapide (purement impulsive et prédatrice), le narcissisme mobilise l’auto-promotion pour capter des ressources reproductives et sociales, tandis que le machiavélisme représente une stratégie hybride sophistiquée, capable de naviguer entre gains immédiats et coopérations instrumentales à long terme.

6.3. Positionnement dans l’espace structural de la personnalité : HEXACO et Big Five

Les recherches empiriques comparatives positionnent les trois composantes du SD3 dans l’espace factoriel contemporain de la façon suivante :

  • Facteur d’Honnêteté-Humilité (HEXACO) : C’est le dénominateur commun le plus puissant de la triade. Les trois traits corrèlent très fortement et négativement avec ce facteur ($r = -0,45$ à $-0,65$).
  • Agréabilité : Forte corrélation négative avec la psychopathie et le machiavélisme, corrélation modérée avec le narcissisme.
  • Caractère Consciencieux : Forte corrélation négative avec la psychopathie (due à l’impulsivité), corrélation nulle à positive avec le machiavélisme (planification délibérée).
  • Extraversion : Forte corrélation positive spécifique avec le narcissisme grandiose (recherche d’attention, dominance sociale), modérée avec la psychopathie (audace), nulle avec le machiavélisme.
  • Névrosisme / Stabilité émotionnelle : Corrélations faibles ou négligeables, bien que le machiavélisme puisse être associé à une anxiété adaptative modérée face aux risques de détection sociale.

7. Validité

Les études empiriques menées lors du développement du SD3 (Jones & Paulhus, 2014) ainsi que les réplications transculturelles indépendantes ont documenté des propriétés de validité solides sur divers échantillons universitaires, professionnels et communautaires.

7.1. Validité convergente

La validité convergente du SD3 a été établie en corrélant chacune de ses sous-échelles avec les instruments de référence étendus :

  • Machiavélisme : Le score de machiavélisme du SD3 est fortement corrélé avec le Mach-IV ($r = 0,69$ à $0,77$) et avec la sous-échelle de manipulation interpersonnelle du SRP.
  • Narcissisme : La sous-échelle de narcissisme du SD3 présente une corrélation élevée avec le NPI-40 ($r = 0,70$ à $0,78$) et avec le Narcissistic Personality Inventory-16 (NPI-16).
  • Psychopathie : La dimension de psychopathie du SD3 montre une convergence remarquable avec la Self-Report Psychopathy Scale (SRP-III ; $r = 0,71$ à $0,81$) et avec la Levenson Self-Report Psychopathy Scale (LSRP).

7.2. Validité discriminante

Bien que corrélées entre elles (intercorrélations moyennes : $r \approx 0,35$ entre machiavélisme et narcissisme, $r \approx 0,45$ entre machiavélisme et psychopathie, $r \approx 0,30$ entre narcissisme et psychopathie), les trois sous-échelles conservent des relations différenciées avec des critères externes :

  • Seul le narcissisme prédit positivement les auto-évaluations de leadership, l’attractivité perçue et les comportements d’auto-promotion non hostiles.
  • La psychopathie est la seule sous-échelle prédisant de façon unique les antécédents criminels autodéclarés, l’agression physique, l’absence d’empathie affective face à des images de détresse et la conduite automobile dangereuse.
  • Le machiavélisme est le meilleur prédicteur de la tricherie stratégique (lorsque le risque de détection est faible) et de la manipulation discrète lors de jeux économiques expérimentaux (ex. Jeu de la confiance ou Dilemme du prisonnier).

7.3. Validité prédictive et de critère

Dans le domaine organisationnel, les scores au SD3 prédisent significativement les comportements contre-productifs au travail (CWB), le vol en entreprise, le cyber-harcèlement et l’insatisfaction des subordonnés face aux styles de management toxiques. Dans le champ académique, le SD3 prédit la tricherie aux examens, le plagiat et la complaisance envers les conduites contraires à l’éthique de la recherche.

8. Fidélité

La consistance interne et la stabilité temporelle du SD3 ont fait l’objet d’évaluations approfondies dans de multiples contextes géographiques et linguistiques.

8.1. Consistance interne (Alpha de Cronbach et Oméga de McDonald)

Dans l’étude princeps de Jones et Paulhus (2014) menée sur quatre échantillons distincts ($N > 1400$), les coefficients de cohérence interne se sont avérés pleinement satisfaisants pour une échelle brève :

  • Sous-échelle Machiavélisme (9 items) : $\alpha = 0,77$ (échantillon 1), $\alpha = 0,74$ (échantillon 2), $\alpha = 0,71$ (échantillon 3), $\alpha = 0,76$ (échantillon 4) ; coefficient $\omega \approx 0,76$.
  • Sous-échelle Narcissisme (9 items) : $\alpha = 0,71$ (échantillon 1), $\alpha = 0,77$ (échantillon 2), $\alpha = 0,68$ (échantillon 3), $\alpha = 0,74$ (échantillon 4) ; coefficient $\omega \approx 0,74$.
  • Sous-échelle Psychopathie (9 items) : $\alpha = 0,80$ (échantillon 1), $\alpha = 0,77$ (échantillon 2), $\alpha = 0,72$ (échantillon 3), $\alpha = 0,78$ (échantillon 4) ; coefficient $\omega \approx 0,79$.

8.2. Fidélité test-retest

Les études de stabilité temporelle sur des intervalles de 3 à 8 semaines révèlent des coefficients de corrélation test-retest robustes ($r_{tt} = 0,78$ pour le machiavélisme, $r_{tt} = 0,82$ pour le narcissisme et $r_{tt} = 0,79$ pour la psychopathie), confirmant que le SD3 mesure des traits de personnalité stables plutôt que des fluctuations d’états affectifs transitoires.

9. Analyse factorielle

La structure dimensionnelle du SD3 a été minutieusement validée par des procédures d’analyse factorielle exploratoire (AFE) et confirmatoire (AFC).

9.1. Analyses factorielles exploratoires (AFE)

Lors de la phase de développement initiale, une analyse factorielle en composantes principales avec rotation oblique (Promax ou Oblimin direct) a permis de dégager clairement les trois facteurs attendus, rendant compte de plus de 45 % de la variance totale des items. Les saturations factorielles primaires des items sur leur facteur théorique assigné étaient substantielles (majoritairement comprises entre 0,40 et 0,78), tandis que les saturations croisées (cross-loadings) demeuraient inférieures à 0,25.

9.2. Analyses factorielles confirmatoires (AFC) et ajustement des modèles

Les modélisations en équations structurelles ont comparé plusieurs architectures concurrentes : un modèle unifactoriel (un facteur général « Dark Core »), un modèle à deux facteurs et le modèle cible à trois facteurs corrélés. Le modèle à trois facteurs indépendants mais corrélés présente invariablement les meilleurs indices d’ajustement global :

  • Chi-carré normé ($\chi^2/df$) : Valeurs régulièrement comprises entre 1,8 et 2,6, attestant d’une adéquation satisfaisante aux données.
  • CFI (Comparative Fit Index) : $ge 0,91$ à $0,94$.
  • TLI (Tucker-Lewis Index) : $ge 0,90$ à $0,93$.
  • RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : Compris entre 0,042 et 0,056 avec un intervalle de confiance à 90 % inférieur à 0,06.
  • SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : Inférieur à 0,055.

L’invariance de mesure à travers le genre (hommes vs femmes) a également été confirmée au niveau configurationnel, métrique et scalaire partiel, permettant des comparaisons valides de moyennes latentes (les hommes présentant généralement des scores significativement plus élevés en psychopathie et en machiavélisme).

10. Instrument de mesure

  • Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique (self-report inventory).
  • Nombre total d’items : 27 items.
  • Structure des sous-échelles :
    • Machiavélisme : Items 1 à 9 (9 items).
    • Narcissisme : Items 10 à 18 (9 items).
    • Psychopathie : Items 19 à 27 (9 items).
  • Format de réponse : Échelle de Likert en 5 points :
    • 1 = Strongly Disagree (Pas du tout d’accord)
    • 2 = Disagree (Pas d’accord)
    • 3 = Neither Agree nor Disagree (Ni en désaccord ni d’accord)
    • 4 = Agree (D’accord)
    • 5 = Strongly Agree (Tout à fait d’accord)
  • Règles de cotation et inversion des items :
    • Les scores de chaque sous-échelle sont obtenus en calculant la moyenne (de 1,00 à 5,00) ou la somme brute (de 9 à 45) des 9 items respectifs.
    • Items inversés (Reverse-scored) : Les items portant la mention (R) doivent être impérativement recodés avant le calcul du score ($1 \rightarrow 5$, $2 \rightarrow 4$, $3 \rightarrow 3$, $4 \rightarrow 2$, $5 \rightarrow 1$) :
      • Machiavélisme : Item 7
      • Narcissisme : Items 11, 15 et 17
      • Psychopathie : Items 20 et 25
  • Temps de passation estimé : 4 à 6 minutes.
  • Public cible : Adultes et adolescents (dès 16 ans) issus de populations générales, étudiantes ou professionnelles.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

  • Année de publication officielle : 2014 (Assessment, Sage Publications).
  • Droits d’auteur et propriété intellectuelle : Détenus par Daniel N. Jones, Delroy L. Paulhus et Sage Publications.
  • Conditions d’utilisation académique et recherche : L’échelle SD3 est mise à la disposition gratuite des chercheurs, étudiants et universitaires à des fins exclusives de recherche scientifique non commerciale et d’enseignement. Aucune redevance n’est exigée pour les études académiques à condition de citer fidèlement l’article original de Jones et Paulhus (2014).
  • Utilisation commerciale et en entreprise : Toute utilisation dans le cadre d’évaluations de recrutement, de conseil en management commercial, d’audits privés ou d’intégration dans des plateformes logicielles payantes requiert l’autorisation préalable expresse des auteurs ou des ayants droit.

12. Références

  • Christie, R., & Geis, F. L. (1970). Studies in Machiavellianism. Academic Press. https://doi.org/10.1016/C2013-0-07616-2
  • Furnham, A., Richards, S. C., & Paulhus, D. L. (2013). The Dark Triad of personality: A 10 year review. Social and Personality Psychology Compass, 7(3), 199–216. https://doi.org/10.1111/spc3.12018
  • Jonason, P. K., & Webster, G. D. (2010). The dirty dozen: A concise measure of the dark triad. Psychological Assessment, 22(2), 420–432. https://doi.org/10.1037/a0019265
  • Jones, D. N., & Paulhus, D. L. (2014). Introducing the Short Dark Triad (SD3): A brief measure of dark personality traits. Assessment, 21(1), 28–41. https://doi.org/10.1177/1073191113514105
  • Maples, J. L., Guan, L., Carter, N. T., & Miller, J. D. (2014). A test of the Dark Triad Spectrum: Psychopathy, Machiavellianism, and narcissism, in relation to the Five-Factor Model and foreign policy attitudes. Journal of Personality, 82(6), 519–536. https://doi.org/10.1111/jopy.12073
  • Paulhus, D. L., & Williams, K. M. (2002). The Dark Triad of personality: Narcissism, Machiavellianism, and psychopathy. Journal of Research in Personality, 36(6), 556–563. https://doi.org/10.1016/S0092-6566(02)00505-6
  • Paulhus, D. L., Neumann, C. S., & Hare, R. D. (2009). Manual for the Self-Report Psychopathy Scale (4th ed.). Multi-Health Systems.
  • Raskin, R., & Terry, H. (1988). A principal-components analysis of the Narcissistic Personality Inventory and further evidence of its construct validity. Journal of Personality and Social Psychology, 54(5), 890–902. https://doi.org/10.1037/0022-3514.54.5.890

13. Questions et items du questionnaire

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale: 5-point Likert scale (1 = Strongly Disagree, 2 = Disagree, 3 = Neither Agree nor Disagree, 4 = Agree, 5 = Strongly Agree)

Machiavellianism Subscale

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Instructions / Directions: Please indicate how much you agree with each of the following statements.
Response Scale: 5-point Likert scale (1 = Strongly Disagree, 2 = Disagree, 3 = Neither Agree nor Disagree, 4 = Agree, 5 = Strongly Agree)
Scoring / Reverse Items: Subscale scores are calculated as the mean or sum of the items in each subscale. Reverse-scored items are marked with (R):
– Machiavellianism: Items 1 to 9 (Item 7 is reverse-scored: 1=5, 2=4, 3=3, 4=2, 5=1)
– Narcissism: Items 10 to 18 (Items 11 and 15 are reverse-scored)
– Psychopathy: Items 19 to 27 (Items 20 and 25 are reverse-scored)
1

It's not wise to tell your secrets.
2

I like to use clever manipulation to get my way.
3

Whatever it takes, you must get the important people on your side.
4

Avoid direct conflict with others because they may be useful in the future.
5

It's wise to keep track of information that you can use against people later.
6

You should wait for the right time to get back at people.
7

There are things you should hide from other people because they don't need to know.
8

Make sure your plans benefit yourself, not others.
9

Most people can be manipulated.
10

People see me as a natural leader.
11

I hate being the center of attention. (R)
12

Many group activities tend to be dull without me.
13

I know that I am special because everyone keeps telling me so.
14

I like to get acquainted with important people.
15

I feel embarrassed if someone compliments me. (R)
16

I have been compared to famous people.
17

I am an average person. (R)
18

I insist on getting the respect I deserve.
19

I like to get revenge on authorities.
20

I avoid dangerous situations. (R)
21

Payback needs to be quick and nasty.
22

People often say I'm out of control.
23

It's true that I can be mean to others.
24

People who mess with me always regret it.
25

I have never gotten into trouble with the law. (R)
26

I enjoy having sex with people I hardly know.
27

I'll say anything to get what I want.

Narcissism Subscale

  1. People see me as a natural leader.
  2. I hate being the center of attention. (R)
  3. Many group activities tend to be dull without me.
  4. I know that I am special because everyone keeps telling me so.
  5. I like to get acquainted with important people.
  6. I feel embarrassed if someone compliments me. (R)
  7. I have been compared to famous people.
  8. I am an average person. (R)
  9. I insist on getting the respect I deserve.

Psychopathy Subscale

  1. I like to get revenge on authorities.
  2. I avoid dangerous situations. (R)
  3. Payback needs to be quick and nasty.
  4. People often say I’m out of control.
  5. It’s true that I can be mean to others.
  6. People who mess with me always regret it.
  7. I have never gotten into trouble with the law. (R)
  8. I enjoy having sex with people I hardly know.
  9. I’ll say anything to get what I want.

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memjavad (2026, septembre 4). Triade Noire Courte (SD3). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/triade-noire-courte-sd3/
memjavad. “Triade Noire Courte (SD3).” Base de données de psychologie en français, 4 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/triade-noire-courte-sd3/.
memjavad. “Triade Noire Courte (SD3).” Base de données de psychologie en français. septembre 4, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/triade-noire-courte-sd3/.