1. Résumé / Abstract
Le Questionnaire d’autorégulation du traitement (Treatment Self-Regulation Questionnaire, TSRQ) constitue l’un des instruments psychométriques les plus largement employés et validés dans le champ de la psychologie de la santé et de la médecine comportementale. Conçu à l’origine par le Dr Edward L. Deci, le Dr Richard M. Ryan et le Dr Geoffrey C. Williams à l’Université de Rochester, le TSRQ opérationnalise le continuum motivationnel issu de la théorie de l’autodétermination (Self-Determination Theory, SDT). L’objectif central de l’échelle est d’évaluer la nature des motivations qui sous-tendent l’engagement d’un individu dans des comportements liés à la santé, la gestion d’une maladie chronique, la participation à des protocoles thérapeutiques ou l’adhésion à des modifications du mode de vie.
La version spécifique détaillée ici concerne la prise en charge du diabète (TSRQ – Diabetes Version), composée de 19 items répartis sous deux amorces comportementales distinctes : la prise médicamenteuse/autosurveillance glycémique et le suivi des recommandations diététiques/activité physique. Les items sont évalués au moyen d’une échelle de Likert en sept points, allant de 1 (« pas du tout vrai ») à 7 (« tout à fait vrai »). Psychométriquement, l’instrument se structure principalement autour de deux dimensions cardinales : la régulation autonome (combinant les régulations identifiée et intégrée) et la régulation contrôlée (englobant les régulations externe et introjectée). Certaines versions incluent également une sous-échelle d’amotivation. Les analyses psychométriques démontrent une excellente consistance interne, avec des coefficients alpha de Cronbach généralement compris entre 0,80 et 0,88 pour la sous-échelle autonome et entre 0,73 et 0,82 pour la sous-échelle contrôlée, ainsi qu’une validité prédictive robuste quant au contrôle métabolique (notamment le taux d’hémoglobine glyquée, HbA1c), à la perte pondérale pérenne et au sevrage tabagique.
2. Mots-clés / Keywords
Théorie de l’autodétermination, régulation autonome, régulation contrôlée, observance thérapeutique, psychologie de la santé, diabète, motivation autodéterminée, fidélité psychométrique, validité de construit, comportements de santé.
3. Auteurs / Authors
Le Treatment Self-Regulation Questionnaire a été développé et validé par une équipe de chercheurs de premier plan rattachés au département de psychologie clinique et sociale ainsi qu’au département de médecine de l’Université de Rochester (Rochester, New York, États-Unis) :
- Geoffrey C. Williams, M.D., Ph.D. — Professeur de médecine, de psychiatrie et de psychologie clinique à l’Université de Rochester Medical Center. Pionnier de l’application de la théorie de l’autodétermination aux sciences médicales et aux interventions cliniques.
- Richard M. Ryan, Ph.D. — Co-fondateur de la théorie de l’autodétermination, professeur émérite à l’Université de Rochester et professeur distingué à l’Institute for Positive Psychology and Education de l’Australian Catholic University.
- Edward L. Deci, Ph.D. — Co-fondateur de la théorie de l’autodétermination, professeur émérite de psychologie à l’Université de Rochester.
- Virginia M. Freedman, Ph.D. & Richard W. Grow, M.S. — Chercheurs et collaborateurs méthodologiques sur les premières cohortes cliniques de validation relatives aux programmes de gestion du poids et du diabète.
4. Objectif / Purpose
L’observance des traitements et l’adoption pérenne de comportements favorables à la santé constituent des défis majeurs en médecine moderne, particulièrement dans le cadre des pathologies chroniques comme le diabète de type 1 et de type 2, l’obésité morbide, l’hypertension artérielle ou le sevrage des addictions. Historiquement, les modèles biomédicaux abordaient la conformité du patient sous un angle binaire (observant vs non-observant) ou par le prisme de la coercition et de l’injonction médicale. Le TSRQ a été créé pour combler un vide conceptuel et clinique : comprendre pourquoi un patient s’engage ou refuse de s’engager dans sa prise en charge thérapeutique.
Dans les contextes de recherche comme en pratique clinique, le TSRQ permet d’évaluer la qualité de la motivation. Selon la théorie de l’autodétermination, deux individus peuvent présenter un comportement identique en surface (par exemple, prendre scrupuleusement leur insuline ou respecter une diète stricte), mais être animés par des dynamiques motivationnelles radicalement divergentes. L’un peut agir par peur du jugement médical ou par culpabilité (motivation contrôlée), tandis que l’autre agit parce qu’il valorise profondément sa santé et intègre ces gestes à son projet de vie (motivation autonome). Le TSRQ permet de quantifier précisément cette distinction fonctionnelle.
Sur le plan clinique, l’évaluation du profil motivationnel via le TSRQ offre au praticien un levier diagnostic précieux : un score élevé de régulation contrôlée est prédictif d’abandon thérapeutique précoce, de détresse psychologique et de rechute, tandis qu’un score élevé d’autonomie est corrélé à une persistance comportementale à long terme, une meilleure régulation glycémique et une qualité de vie supérieure. Dans le cadre de la recherche interventionnelle, le TSRQ est systématiquement mobilisé comme variable médiatrice pour évaluer l’efficacité des entretiens motivationnels et des programmes de soutien à l’autonomie prodigués par les soignants.
5. Construit psychologique / Construct
Le TSRQ mesure les différentes formes de régulation comportementale formalisées par la théorie de l’intégration organismique (une sous-théorie de la SDT). Ces régulations se distribuent le long d’un continuum d’autodétermination reflétant le degré d’intériorisation des valeurs et des exigences thérapeutiques.
La Régulation Autonome (Autonomous Regulation)
La régulation autonome représente la forme la plus saine et autodéterminée de motivation. Dans le cadre du TSRQ, elle fusionne principalement deux types de régulation :
- La régulation identifiée : Le patient reconnaît la valeur instrumentale du comportement. Il comprend que la prise médicamenteuse ou l’exercice physique est capital pour préserver son intégrité physique et éviter les complications à long terme. Exemple d’item : « I personally believe that controlling my diabetes will improve my health ».
- La régulation intégrée / intrinsèque : Le comportement est en parfaite harmonie avec le système de valeurs fondamentales du sujet et son identité personnelle. L’action est choisie librement et avec conviction. Exemple d’item : « Exercising regularly and following my diet are choices I really want to make ».
La Régulation Contrôlée (Controlled Regulation)
La régulation contrôlée regroupe les motifs d’action vécus comme des pressions, des contraintes ou des obligations aliénantes. Elle se décompose en :
- La régulation externe : Le comportement est émis dans l’unique but d’obtenir une récompense sociale, de satisfaire une figure d’autorité ou d’éviter une punition/conflit relationnel. Le lieu de contrôle est purement externe. Exemples d’items : « Other people would be mad at me if I didn’t » ou « I just do it because my doctor said to ».
- La régulation introjectée : Le comportement a été intériorisé, mais non assimilé au soi. Le patient agit sous la pression de sentiments internes négatifs tels que la culpabilité, la honte, l’anxiété d’échec ou le désir de préserver son estime de soi contingente. Exemples d’items : « I would feel guilty if I didn’t do what my doctor said » ou « I would be ashamed of myself if I didn’t ».
L’Indice d’Autonomie Relative (Relative Autonomy Index – RAI)
Bien que les sous-échelles autonome et contrôlée soient fréquemment analysées de manière indépendante pour conserver la granularité clinique, les chercheurs calculent souvent un score composite : le Relative Autonomy Index (RAI). Ce score est obtenu en soustrayant le score moyen de régulation contrôlée du score moyen de régulation autonome. Un score positif indique une prédominance de l’autonomie personnelle dans la gestion thérapeutique, tandis qu’un score négatif reflète une dynamique d’aliénation et de soumission aux pressions internes ou externes.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le fondement conceptuel exclusif du TSRQ repose sur la théorie de l’autodétermination (SDT) développée initialement par Edward L. Deci et Richard M. Ryan (1985, 2000). La SDT est une métathéorie macro-psychologique de la motivation humaine, du développement de la personnalité et du bien-être. Elle postule que l’être humain est un organisme intrinsèquement actif, doté de tendances innées vers l’intégration psychologique, la croissance personnelle et la maîtrise de son environnement.
Deux piliers théoriques soutiennent directement la structure du TSRQ :
1. La Théorie de l’Intégration Organismique (Organismic Integration Theory – OIT)
L’OIT postule que la motivation extrinsèque n’est pas monolithique, mais s’échelonne sur un continuum d’autodétermination selon le degré d’internalisation du comportement :
- Amotivation : Absence totale d’intention d’agir ou sentiment d’incompétence insurmontable face à la tâche.
- Régulation externe : Contrôle par les contingences extérieures (récompenses/sanctions).
- Régulation introjectée : Contrôle par les pressions internes (culpabilité, maintien de l’ego).
- Régulation identifiée : Valorisation consciente de l’objectif thérapeutique.
- Régulation intégrée : Assimilation complète de l’activité à l’identité globale de l’individu.
Le TSRQ opérationnalise ce continuum dans des contextes de soins où la motivation intrinsèque pure (le plaisir spontané à prendre une piqûre d’insuline ou à restreindre son apport glucidique) est rare ou inexistante. L’enjeu thérapeutique réside donc dans l’internalisation réussie : transformer une régulation externe en régulation identifiée et intégrée.
2. La Théorie des Besoins Psychologiques Fondamentaux (Basic Psychological Needs Theory – BPNT)
Selon Deci et Ryan, l’intériorisation optimale des comportements de santé dépend de la satisfaction de trois besoins psychologiques universels au sein de la relation médecin-patient :
- L’autonomie : Se sentir à l’origine de ses choix, plutôt que contraint.
- La compétence : Se sentir efficace et outillé pour accomplir les tâches thérapeutiques.
- L’affiliation (Relatedness) : Se sentir compris, respecté et soutenu sans jugement par l’équipe soignante et ses pairs.
Lorsque le climat de soins offre un soutien à l’autonomie (évalué notamment par le questionnaire complémentaire Health Care Climate Questionnaire, HCCQ), les scores de régulation autonome au TSRQ augmentent de manière significative, entraînant une cascade d’adaptations comportementales et physiologiques positives.
7. Validité / Validity
Le TSRQ a fait l’objet de nombreuses investigations psychométriques confirmant sa validité structurelle, de construit, convergente et prédictive à travers de multiples échantillons cliniques.
Validité de Construit et Structurelle
Les études initiales menées par Williams, Grow, Freedman, Ryan et Deci (1996) auprès de patients atteints d’obésité sévère inscrits dans un programme de restriction calorique médicalement supervisé, ainsi que les études de Williams, Freedman et Deci (1998) sur des patients diabétiques, ont confirmé l’indépendance relative des construits autonome et contrôlé. Les analyses factorielles révèlent une structure claire où les items saturent spécifiquement sur leurs facteurs théoriques assignés sans saturations croisées notables.
Validité Convergente et Discriminante
La validité convergente est démontrée par des corrélations positives robustes entre la sous-échelle autonome du TSRQ et les échelles mesurant le soutien perçu à l’autonomie dispensé par les praticiens (HCCQ, r = 0,35 à 0,52, p < 0,001). Inversement, la régulation contrôlée présente des corrélations positives avec l’anxiété spécifique à la maladie, la détresse émotionnelle face au traitement, et des corrélations négatives ou nulles avec les mesures d’auto-efficacité perçue.
Validité Prédictive et Critère (Résultats Cliniques)
La validité prédictive du TSRQ est particulièrement documentée dans les études longitudinales :
- Contrôle glycémique : Dans l’étude séminale de Williams et al. (1998) portant sur 159 patients atteints de diabète, la régulation autonome évaluée par le TSRQ prédisait de manière significative l’autosurveillance régulière de la glycémie ainsi qu’une baisse cliniquement et statistiquement significative du taux d’hémoglobine glyquée (HbA1c) à 12 mois (β = -0,26, p < 0,01), indépendamment des covariables médicales initiales.
- Gestion du poids : Chez des patients obèses (Williams et al., 1996), les scores initiaux de régulation autonome prédisaient la rétention dans le programme et le maintien de la perte de poids à 23 mois de suivi. Les scores de régulation contrôlée étaient quant à eux associés à un taux d’abandon précoce et à une reprise pondérale post-traitement.
- Sevrage tabagique : Dans une cohorte de fumeurs (Williams et al., 1999), une régulation autonome élevée au TSRQ prédisait le maintien de l’abstinence tabagique validée biologiquement à 6, 18 et 30 mois.
8. Fidélité / Reliability
Les propriétés de fidélité du TSRQ ont été documentées de façon constante dans de multiples populations médicales et linguistiques :
Consistance Interne
Les indices de cohérence interne (alpha de Cronbach, α) démontrent une fiabilité élevée pour les deux sous-échelles principales :
- Sous-échelle Régulation Autonome : Les valeurs de l’alpha de Cronbach oscillent généralement entre α = 0,80 et 0,88. Dans la version diabète (19 items), la dimension autonome relative à l’alimentation et à l’exercice présente un α de 0,81, et celle relative au contrôle médicamenteux/glycémique atteint 0,85.
- Sous-échelle Régulation Contrôlée : Compte tenu de la multiplicité des motifs contrôlés (pressions familiales, évitement de la culpabilité, soumission aveugle au médecin), cette sous-échelle intègre davantage d’items afin de capturer l’hétérogénéité du construit. L’alpha de Cronbach s’établit habituellement entre α = 0,73 et 0,82.
Fidélité Test-Retest
Les études de stabilité temporelle sur des intervalles de plusieurs mois chez des patients en phase de suivi de maladie chronique rapportent des coefficients de corrélation test-retest compris entre r = 0,68 et 0,78 pour la régulation autonome, indiquant une stabilité dispositionnelle satisfaisante tout en restant sensible aux interventions soignantes visant le soutien de l’autonomie.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure factorielle du TSRQ a fait l’objet d’évaluations rigoureuses par analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC), notamment dans les travaux de validation de Levesque et al. (2007) portant sur plus de 4 000 participants dans divers comportements de santé.
Structure Factorielle Confirmatoire (AFC)
Les modèles à deux facteurs corrélés (Régulation Autonome vs Régulation Contrôlée) affichent des indices d’adéquation robustes répondant aux critères psychométriques contemporains :
- Indice de Tucker-Lewis (TLI) > 0,92
- Comparative Fit Index (CFI) > 0,93
- Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) < 0,06 (intervalle de confiance à 90 % : [0,048 ; 0,068])
- Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) < 0,05
Saturations Factorielles (Factor Loadings)
Dans la version diabète :
- Les items de la dimension autonome (items 2, 3, 7, 10, 13, 16, 18, 19) présentent des saturations factorielles standardisées comprises entre 0,58 et 0,84 sur le facteur d’autonomie.
- Les items de la dimension contrôlée (items 1, 4, 5, 6, 8, 9, 11, 12, 14, 15, 17) présentent des saturations comprises entre 0,52 et 0,79 sur le facteur de contrôle.
- La corrélation inter-facteurs entre régulation autonome et régulation contrôlée est généralement faible à modérée (variant de r = -0,12 à r = 0,25 selon les cohortes), confirmant que l’autonomie et le contrôle constituent des dimensions orthogonales/distinctes et non de simples pôles mutuellement exclusifs d’une variable unidimensionnelle.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (papier-crayon ou administration numérique/en ligne).
- Domaine clinique : Psychologie de la santé, médecine comportementale, prise en charge du diabète.
- Format du questionnaire : 19 items organisés autour de deux amorces de comportements de santé (A : Prise de médication / Autosurveillance glycémique [8 items] ; B : Suivi diététique / Activité physique régulière [11 items]).
- Échelle de réponse : Échelle de type Likert en 7 points :
• 1 = not at all true (pas du tout vrai)
• 4 = somewhat true (assez vrai)
• 7 = very true (tout à fait vrai) - Temps de passation : Environ 5 à 8 minutes.
- Modalités de cotation :
- Sous-échelle Régulation Autonome (Autonomous Regulation) : Calcul de la moyenne arithmétique des scores obtenus aux items autonomes : items 2, 3, 7, 10, 13, 16, 18, 19 (soit 8 items au total).
- Sous-échelle Régulation Contrôlée (Controlled Regulation) : Calcul de la moyenne arithmétique des scores obtenus aux items contrôlés : items 1, 4, 5, 6, 8, 9, 11, 12, 14, 15, 17 (soit 11 items au total).
- Indice d’Autonomie Relative (Relative Autonomy Index – RAI) : Score d’autonomie moyen moins score de régulation contrôlée moyen (Score Autonome – Score Contrôlé).
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de développement initial : 1996 (première publication par Williams, Grow, Freedman, Ryan, & Deci) ; adaptation diabète en 1998.
- Droits d’auteur et propriété intellectuelle : Détenus par Geoffrey C. Williams, Edward L. Deci et Richard M. Ryan.
- Politique d’accès et tarif : L’instrument est dans le domaine académique ouvert (Open Academic Access). Il est disponible gratuitement pour la recherche scientifique, l’enseignement universitaire et la pratique clinique non commerciale sans frais d’enregistrement préalables, sous réserve de citer convenablement les articles sources originaux.
- Dépôt officiel des échelles : Hébergé et téléchargeable sur le portail scientifique officiel de la théorie de l’autodétermination : selfdeterminationtheory.org.
12. Références / References
- Deci, E. L., & Ryan, R. M. (1985). Intrinsic motivation and self-determination in human behavior. Plenum Publishing Co. https://doi.org/10.1007/978-1-4899-2271-7
- Deci, E. L., & Ryan, R. M. (2000). The « what » and « why » of goal pursuits: Human needs and the self-determination of behavior. Psychological Inquiry, 11(4), 227–268. https://doi.org/10.1207/S15327965PLI1104_01
- Levesque, C. S., Williams, G. C., Elliot, D., Pickering, M. A., Bodenhamer, B., & Finley, P. J. (2007). Validating the Treatment Self-Regulation Questionnaire (TSRQ) across three different health behaviors. Health Education Research, 22(5), 691–706. https://doi.org/10.1093/her/cyl148
- Williams, G. C., Cox, E. M., Kouides, R., & Deci, E. L. (1999). Presenting the facts about smoking to adolescents: Effects of an autonomy-supportive style. Archives of Pediatrics & Adolescent Medicine, 153(9), 959–964. https://doi.org/10.1001/archpedi.153.9.959
- Williams, G. C., Freedman, Z. R., & Deci, E. L. (1998). Supporting autonomy to motivate patients with diabetes for glucose control. Diabetes Care, 21(10), 1644–1651. https://doi.org/10.2337/diacare.21.10.1644
- Williams, G. C., Grow, V. M., Freedman, Z. R., Ryan, R. M., & Deci, E. L. (1996). Motivational predictors of weight loss and weight-loss maintenance. Journal of Personality and Social Psychology, 70(1), 115–126. https://doi.org/10.1037/0022-3514.70.1.115
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Treatment Questionnaire Concerning Diabetes
There are a variety of reasons why patients take their medications, check their glucose, follow their diet, or exercise regularly. Please consider the following behaviors and indicate how true each of these reason is for you. The scale is:
1 = not at all true
2
3
4 = somewhat true
5
6
7 = very true
A. I take my medications for diabetes and/or check my glucose because:
- Other people would be mad at me if I didn’t.
- I find it a personal challenge to do so.
- I personally believe that controlling my diabetes will improve my health.
- I would feel guilty if I didn’t do what my doctor said.
- I want my doctor to think I’m a good patient.
- I would feel bad about myself if I didn’t.
- It’s exciting to try to keep my glucose in a healthy range.
- I don’t want other people to be disappointed in me.
B. The reason I follow my diet and exercise regularly is that:
- Other people would be upset with me if I didn’t.
- I personally believe that these are important in remaining healthy.
- I would be ashamed of myself if I didn’t.
- It is easier to do what I’m told than to think about it.
- I’ve carefully thought about my diet and exercising and believe it’s the right thing to do.
- I want others to see that I can follow my diet and stay fit.
- I just do it because my doctor said to.
- I feel personally that watching my diet and exercising are the best things for me.
- I’d feel guilty if I didn’t watch my diet and exercise.
- Exercising regularly and following my diet are choices I really want to make.
- It’s a challenge to learn how to live with diabetes.