Test d’identification des troubles liés à la consommation d’alcool (AUDIT)

Le Test d’identification des troubles liés à la consommation d’alcool (AUDIT) est un instrument psychométrique de dépistage conçu par l’OMS pour repérer les modes de consommation à risque, nocifs et la dépendance alcoolique.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 30, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 30, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé

Le Test d’identification des troubles liés à la consommation d’alcool (Alcohol Use Disorders Identification Test, ou AUDIT) constitue l’un des instruments de dépistage psychométrique et clinique les plus largement validés et employés à l’échelle internationale. Développé initialement sous l’égide de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) à l’issue d’un projet de recherche multicentrique mené dans six pays (Australie, Bulgarie, États-Unis, Mexique, Norvège et Royaume-Uni), cet outil a été expressément conçu pour les contextes de soins de santé primaires afin de repérer les modes de consommation d’alcool à risque, nocifs ou caractéristiques d’une dépendance naissante avant que des dommages médicaux et psychosociaux irréversibles ne s’installent.

L’AUDIT se compose de 10 items évaluant trois domaines conceptuels distincts mais interdépendants du comportement de consommation d’alcool : la consommation d’alcool à risque (items 1 à 3, quantifiant la fréquence, le volume usuel et les épisodes de consommation excessive ponctuelle), les symptômes de dépendance (items 4 à 6, explorant la perte de contrôle, la préséance de l’alcool sur d’autres activités et le besoin impérieux matinal), et la consommation nocive ou les conséquences néfastes associées (items 7 à 10, mesurant la culpabilité post-consommation, les amnésies antérogrades ou blackouts, les traumatismes physiques subis ou infligés, et l’inquiétude formulée par l’entourage ou le corps médical). Les items 1 à 8 sont cotés sur une échelle de Likert à 5 points (de 0 à 4), tandis que les items 9 et 10 sont scorés sur 3 points (0, 2 ou 4), aboutissant à un score global oscillant entre 0 et 40.

Sur le plan métrologique, l’instrument présente des qualités psychométriques exceptionnelles documentées dans des centaines d’études transculturelles. Sa consistance interne moyenne, mesurée par le coefficient alpha de Cronbach, se situe autour de 0,80 à 0,86 dans la population générale et atteint fréquemment plus de 0,90 dans les cohortes cliniques. À un seuil classique de 8 points, l’AUDIT affiche une sensibilité avoisinant 0,92 et une spécificité d’environ 0,94 pour la détection de la consommation d’alcool à risque ou nocive selon les critères de la CIM-10 et du DSM. Sa structure factorielle oscille entre un modèle unidimensionnel global et une structure bi-factorielle ou tri-factorielle robuste distinguant la consommation brute des conséquences néfastes et de la dépendance.

2. Mots-clés

AUDIT, test d’identification des troubles liés à l’alcool, dépistage précoce, consommation à risque, consommation nocive, dépendance alcoolique, soins de santé primaires, psychométrie, addictologie, Organisation mondiale de la Santé.

3. Auteurs

Le développement initial de l’AUDIT a été coordonné par une équipe pluridisciplinaire d’experts internationaux sous le patronage de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) :

  • Thomas F. Babor, Ph.D., MPH : Professeur émérite au Département de médecine communautaire et des soins de santé primaires, Université du Connecticut (UConn Health), Farmington, Connecticut, États-Unis. Spécialiste mondial de l’épidémiologie des addictions et principal architecte de l’instrument.
  • John C. Higgins-Biddle, Ph.D. : Chercheur associé, Département de médecine communautaire et des soins de santé primaires, UConn Health, Farmington, États-Unis. Expert des interventions brèves en médecine de première ligne.
  • John B. Saunders, M.D., FRACP : Professeur au Centre for Youth Substance Abuse Research, Université du Queensland, Brisbane, Australie. Clinicien et psychiatre spécialisé dans les désordres liés à l’usage de substances.
  • Maristela G. Monteiro, M.D., Ph.D. : Ancienne conseillère principale sur l’alcool et les substances psychoactives auprès de l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS/OMS), Washington, D.C., États-Unis.

4. Objectif

L’objectif fondamental de l’AUDIT est d’identifier les individus présentant une consommation excessive d’alcool à un stade précoce, bien avant la cristallisation d’une dépendance physique sévère ou l’apparition de pathologies organiques chroniques (cirrhose hépatique, neuropathies, encéphalopathies, cancers des voies aérodigestives supérieures). Historiquement, les outils de dépistage préexistants, tels que le questionnaire CAGE ou le MAST (Michigan Alcoholism Screening Test), avaient été standardisés sur des populations hospitalières ou psychiatriques sévèrement atteintes ; ils se montraient ainsi particulièrement insensibles pour capturer les stades liminaires de la consommation problématique.

L’AUDIT a été conçu pour pallier cette lacune majeure en se focalisant sur le continuum du risque d’alcoolisation. Il poursuit des finalités cliniques, épidémiologiques et de recherche précises :

  • Détection systématique en première ligne : Permettre aux médecins généralistes, urgentistes, infirmiers, psychologues et travailleurs sociaux d’évaluer rapidement (en 2 à 3 minutes) le profil de consommation des patients lors de consultations de routine.
  • Orientation des interventions brèves : Les directives de l’OMS associent directement les tranches de score de l’AUDIT à des stratégies de prise en charge graduées : éducation pour la santé (Zone I : score 0-7), conseil simple ou intervention brève (Zone II : score 8-15), conseil structuré et suivi régulier (Zone III : score 16-19), et orientation vers des soins spécialisés en addictologie pour évaluation diagnostique approfondie et sevrage encadré (Zone IV : score 20-40).
  • Recherche épidémiologique et clinique : Mesurer l’efficacité des politiques de santé publique, standardiser l’évaluation des cohortes dans les essais cliniques pharmacologiques ou psychothérapeutiques, et surveiller l’évolution des comportements d’alcoolisation au sein de populations spécifiques (adolescents, étudiants, femmes enceintes, travailleurs du secteur industriel).

5. Construit psychologique

L’AUDIT opérationnalise le trouble de l’usage de l’alcool comme un phénomène multidimensionnel distribué le long d’un continuum nosologique. Le construit s’articule autour de trois dimensions majeures complémentaires :

1. Consommation d’alcool à risque (Hazardous Alcohol Use – Items 1, 2, 3)

Cette dimension mesure les paramètres quantitatifs et volumétriques récents de l’ingestion d’éthanol. L’alcoolisation à risque se caractérise par un niveau ou une modalité de consommation susceptible d’engendrer des préjudices physiques, mentaux ou sociaux si le schéma perdure, sans qu’un diagnostic formel d’addiction ne soit encore nécessairement rempli.

  • Item 1 (Fréquence) : Évalue la récurrence temporelle des prises de boissons alcoolisées (du refus complet à 4 fois ou plus par semaine).
  • Item 2 (Quantité typique) : Quantifie le volume d’unités standards d’alcool consommées au cours d’une journée ordinaire de boisson.
  • Item 3 (Consommation massive ponctuelle ou « binge drinking ») : Explore la survenue d’épisodes de consommation aiguë (6 verres standards ou plus en une même occasion), reconnue comme inductrice majeure de traumatismes aigus, d’accidents cardiovasculaires et de violences interpersonnelles.

2. Symptômes de dépendance (Dependence Symptoms – Items 4, 5, 6)

Ce domaine évalue l’émergence d’une tolérance neurobiologique et de comportements compulsifs reflétant une perte d’autonomie psychologique vis-à-vis du produit :

  • Item 4 (Perte de contrôle) : Capture l’incapacité subjective et comportementale à modérer ou stopper la consommation une fois celle-ci initiée (signe cardinal de dysfonctionnement exécutif orbitofrontal).
  • Item 5 (Désinvestissement des activités et rôles sociaux) : Mesure la primauté accordée à l’alcoolisation par rapport aux obligations familiales, professionnelles ou académiques attendues.
  • Item 6 (Nécessité de boire dès le matin) : Évalue la présence d’un sevrage précoce ou d’un syndrome de manque nécessitant une alcoolisation matinale pour atténuer tremblements, anxiété psychomotrice et malaise neurovégétatif.

3. Consommation nocive et conséquences indésirables (Harmful Alcohol Use – Items 7, 8, 9, 10)

Ce domaine correspond aux critères de dommage physique ou psychologique induit par la substance (consommation nocive selon la CIM-10 / abus selon le DSM-IV) :

  • Item 7 (Sentiment de culpabilité ou remords) : Explore le conflit intrapsychique et le fardeau moral ou émotionnel consécutif aux épisodes d’ivresse.
  • Item 8 (Amnésies antérogrades / « blackouts ») : Cible les altérations aiguës de la consolidation mnésique au niveau de l’hippocampe, induisant une incapacité à se remémorer le déroulement des événements de la veille.
  • Item 9 (Blessures physiques et accidents) : Évalue les traumatismes physiques subis par le sujet ou infligés à autrui (accidents de la route, chutes, rixes) consécutifs à l’état d’ébriété.
  • Item 10 (Inquiétude exprimée par les tiers) : Mesure la visibilité sociale du trouble et les rétroactions émanant du réseau relationnel, familial ou des professionnels de santé.

6. Cadre théorique

L’AUDIT puise ses fondements dans le modèle biopsychosocial des addictions développé par George Engel, ainsi que dans le modèle d’intervention préventive de l’OMS articulé autour du spectre de gravité de la pathologie alcoolique. Contrairement à la vision dichotomique traditionnelle de l’école médicale classique (qui classait strictement les individus en « alcooliques » ou « non-alcooliques » selon un paradigme d’état binaire immuable), l’AUDIT s’appuie sur la théorie dimensionnelle des conduites addictives initiée notamment par Griffith Edwards et Milton Gross (1976) dans leur conceptualisation du syndrome de dépendance à l’alcool.

Selon cette perspective dimensionnelle, les problèmes liés à l’alcool s’inscrivent sur un gradient continu de gravité :

  1. La consommation sans risque perceptible (faible risque).
  2. La consommation à risque statistique de développer des complications (hazardous use).
  3. La consommation nocive avérée ayant déjà engendré des dommages somatiques, cognitifs ou relationnels (harmful use).
  4. La dépendance neurocomportementale caractérisée par un craving puissant, une tolérance accrue et une symptomatologie de sevrage.

Sur le plan psychologique et comportemental, l’AUDIT s’ancre également dans les théories cognitives et comportementales de l’apprentissage (Bandura) et le modèle transthéorique du changement de Prochaska et DiClemente. L’outil sert de déclencheur motivationnel en permettant au patient, par le biais d’un questionnement structuré et neutre, de confronter sa propre réalité comportementale, de susciter une dissonance cognitive constructive et de progresser de l’étape de pré-contemplation vers celle de contemplation, condition sine qua non à l’efficacité d’un entretien motivationnel de type Miller et Rollnick.

7. Validité

L’AUDIT a fait l’objet de centaines d’évaluations empiriques démontrant une validité métrologique exemplaire dans des contextes cliniques et culturels hautement diversifiés.

Validité de critère (Sensibilité et Spécificité)

L’étude princeps menée par Saunders et ses collaborateurs (1993) dans six pays a évalué l’AUDIT par rapport à des entretiens cliniques approfondis standardisés (basés sur les critères de la CIM-10 et du DSM-III-R). Au seuil de coupure de 8 points, l’AUDIT affichait une sensibilité globale de 92 % et une spécificité moyenne de 94 % pour discriminer les consommateurs à risque ou nocifs des buveurs modérés ou abstinents. Dans la méta-analyse et revue systématique de Meneses-Gaya et al. (2009), incluant des dizaines d’études, les valeurs de l’aire sous la courbe ROC (AUC) oscillent systématiquement entre 0,88 et 0,98, confirmant une précision diagnostique remarquable.

Validité différentielle selon le sexe

Plusieurs études épidémiologiques recommandent d’abaisser le seuil de coupure à 7 ou même 6 points chez les femmes (Babor et al., 2001 ; Reinert & Allen, 2007). En raison de différences physiologiques pharmacocinétiques (volume de distribution liquidienne plus faible, activité gastrique réduite de l’alcool déshydrogénase), les femmes atteignent des alcoolémies plus élevées et subissent des complications organiques pour des doses moindres d’éthanol. L’ajustement du seuil garantit une sensibilité optimale chez les femmes sans dégrader excessivement la spécificité.

Validité convergente et discriminante

L’AUDIT présente de fortes corrélations positives avec d’autres échelles de dépistage telles que le MAST (Michigan Alcoholism Screening Test, r = 0,70 à 0,85) et le questionnaire CAGE (r = 0,65 à 0,78). Il corrèle également de façon significative avec des biomarqueurs hépatiques et hématologiques de consommation chronique d’alcool, tels que la gamma-glutamyltransférase (GGT), la transferrine déficiente en carbohydrate (CDT) et le volume globulaire moyen (VGM), tout en surpassant très largement ces marqueurs biologiques en termes de sensibilité pour la détection précoce des comportements à risque.

8. Fidélité

La fidélité de l’instrument a été éprouvée de manière répétée à travers le prisme de la consistance interne et de la stabilité temporelle.

Consistance interne

La revue systématique de Meneses-Gaya et al. (2009) synthétisant les résultats de dix études internationales indépendantes a révélé un coefficient alpha de Cronbach moyen de 0,80 (avec des variations selon les cohortes s’étalant de 0,75 à 0,93). Les versions de l’AUDIT traduites en français, espagnol, portugais, allemand ou japonais affichent des coefficients alpha systématiquement supérieurs au standard psychométrique conventionnel de 0,70, ce qui atteste d’une homogénéité exemplaire des items.

Fidélité test-retest

La stabilité temporelle des scores de l’AUDIT a été investiguée sur des intervalles variant de quelques jours à plusieurs mois. Les coefficients de corrélation intraclasse (ICC) ou de corrélation de Pearson oscillent généralement entre r = 0,84 et r = 0,95 lorsque le questionnaire est administré à un mois d’intervalle chez des sujets non soumis à un traitement immédiat. Même sous forme auto-administrée en ligne comparativement à l’administration en face-à-face par un soignant, la concordance inter-format s’avère excellente (kappa > 0,80).

9. Analyse factorielle

La structure dimensionnelle de l’AUDIT a suscité d’abondants débats dans la littérature psychométrique contemporaine, explorée par de nombreuses analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC).

Modèle unidimensionnel vs Modèle bidimensionnel

Bien que Babor et ses collaborateurs aient initialement postulé l’existence de trois domaines conceptuels (consommation, dépendance, conséquences nocives), la majorité des analyses factorielles confirmatoires menées en population clinique et générale (p. ex., Shields, Gmel & Daeppen, 2004 ; Doyle, Donovan & Kivlahan, 2007) retrouvent de façon prépondérante une structure bidimensionnelle oblique :

  • Facteur 1 : Consommation d’alcool (Items 1 à 3) : Regroupe la fréquence de prise, la quantité typique ingérée et les épisodes de binge drinking. Ce facteur est souvent isolé dans la version courte abrégée AUDIT-C.
  • Facteur 2 : Conséquences et dépendance liées à l’alcool (Items 4 à 10) : Fusionne les symptômes de tolérance/dépendance et l’ensemble des dommages relationnels, affectifs et traumatiques.

Indices d’ajustement et saturations factorielles

Dans les modèles d’équations structurelles, le modèle à deux facteurs corrélés présente généralement d’excellents indices d’ajustement (RMSEA < 0,05 ; CFI > 0,95 ; TLI > 0,95). Les saturations factorielles (factor loadings) des items sur leurs dimensions respectives dépassent couramment 0,65, avec des pics à plus de 0,80 pour les items 1, 2, 4 et 8. Certains auteurs défendent néanmoins la pertinence pragmatique du modèle bifactoriel (un facteur général sous-jacent de « sévérité globale du trouble de l’usage » complété par deux sous-facteurs spécifiques), justifiant pleinement l’utilisation clinique du score total cumulé (0-40).

10. Instrument de mesure

  • Nom complet de l’instrument : Alcohol Use Disorders Identification Test (AUDIT)
  • Traduction française usuelle : Test d’identification des troubles liés à la consommation d’alcool
  • Type d’évaluation : Outil de dépistage psychométrique et clinique standardisé
  • Modalités d’administration : Auto-questionnaire papier-crayon, hétéro-questionnaire conduit par un clinicien en entretien individuel, ou passation informatisée / numérique en ligne
  • Population cible : Adolescents (dès 14-16 ans selon les adaptations) et adultes de tous âges
  • Durée de passation : Environ 2 à 3 minutes
  • Nombre d’items : 10 questions
  • Format des réponses :
    • Items 1 à 8 : Échelle en 5 points (cotation de 0 à 4).
    • Items 9 et 10 : Échelle en 3 points (cotation 0, 2 ou 4).
    • Item 1 : 0 = Jamais (aller directement aux items 9-10), 1 = 1 fois par mois ou moins, 2 = 2 à 4 fois par mois, 3 = 2 à 3 fois par semaine, 4 = 4 fois ou plus par semaine.
    • Item 2 : 0 = 1 ou 2, 1 = 3 ou 4, 2 = 5 ou 6, 3 = 7, 8 ou 9, 4 = 10 ou plus.
    • Items 3 à 8 : 0 = Jamais, 1 = Moins d’une fois par mois, 2 = Tous les mois, 3 = Toutes les semaines, 4 = Tous les jours ou presque.
    • Items 9 et 10 : 0 = Non, 2 = Oui, mais pas au cours de l’année écoulée, 4 = Oui, au cours de l’année écoulée.
  • Cotation et seuils cliniques d’interprétation :
    • Le score total s’obtient par la simple somme arithmétique des 10 items (étendue possible : de 0 à 40).
    • Score 0 à 7 (Hommes) / 0 à 6 (Femmes) : Consommation à faible risque ou abstinence. Recommandation : Renforcement positif, éducation à la santé (Zone I de l’OMS).
    • Score 8 à 15 (Hommes) / 7 à 15 (Femmes) : Consommation à risque (hazardous drinking). Recommandation : Conseil simple, intervention brève axée sur la modération (Zone II de l’OMS).
    • Score 16 à 19 : Consommation nocive / usage à problème marqué (harmful drinking). Recommandation : Conseil médical structuré, thérapie brève et suivi régulier (Zone III de l’OMS).
    • Score 20 à 40 : Dépendance alcoolique fortement probable. Recommandation : Bilan diagnostique approfondi en addictologie spécialisée, évaluation somatique et prise en charge multidisciplinaire (Zone IV de l’OMS).

11. Permissions, Tarifs et Année du test

  • Année de conception et publication : Publié initialement par l’Organisation mondiale de la Santé en 1989, suivi d’une seconde édition révisée du guide d’utilisation en 2001 (Babor et al., 2001).
  • Droits d’auteur et permissions : L’AUDIT relève du domaine public institutionnel sous l’égide de l’OMS. Il est librement utilisable, reproductible et traduisible sans redevance financière ni frais d’accréditation, tant pour la pratique clinique que pour la recherche scientifique biomédicale et sociale, sous réserve de citer explicitement la paternité de l’OMS.
  • Tarifs : Gratuit (accès libre, sans coût de licence commerciale).
  • Formation requise : Aucune certification psychométrique onéreuse n’est requise pour son administration ou son interprétation. Cependant, une familiarisation avec les directives cliniques de l’OMS relatives aux interventions brèves en première ligne est fortement recommandée pour optimiser l’orientation thérapeutique consécutive.

12. Références

  • Babor, T. F., Higgins-Biddle, J. C., Saunders, J. B., & Monteiro, M. G. (2001). AUDIT: The Alcohol Use Disorders Identification Test: Guidelines for use in primary care (2nd ed.). World Health Organization. https://apps.who.int/iris/handle/10665/67205
  • Doyle, S. R., Donovan, D. M., & Kivlahan, D. R. (2007). The factor structure of the Alcohol Use Disorders Identification Test (AUDIT). Journal of Studies on Alcohol and Drugs, 68(3), 474-479. https://doi.org/10.15288/jsad.2007.68.474
  • Edwards, G., & Gross, M. M. (1976). Alcohol dependence: Provisional description of a clinical syndrome. British Medical Journal, 1(6017), 1058-1061. https://doi.org/10.1136/bmj.1.6017.1058
  • Heather, N. (2006). WHO collaborative project on identification and management of alcohol-related problems in primary health care: Report on Phase IV: Development of country-wide strategies for implementing early identification and brief intervention in primary health care. World Health Organization. https://apps.who.int/iris/handle/10665/43632
  • Meneses-Gaya, C., Zuardi, A. W., Loureiro, S. R., & Crippa, J. A. S. (2009). Alcohol Use Disorders Identification Test (AUDIT): An updated systematic review of psychometric properties. Psychology & Neuroscience, 2(1), 83-97. https://doi.org/10.3922/j.psns.2009.1.12
  • Reinert, D. F., & Allen, J. P. (2007). The Alcohol Use Disorders Identification Test: An update of research findings. Alcoholism: Clinical and Experimental Research, 31(2), 185-199. https://doi.org/10.1111/j.1530-0277.2006.00295.x
  • Saunders, J. B., Aasland, O. G., Babor, T. F., de la Fuente, J. R., & Grant, M. (1993). Development of the Alcohol Use Disorders Identification Test (AUDIT): WHO collaborative project on early detection of persons with harmful alcohol consumption–II. Addiction, 88(6), 791-804. https://doi.org/10.1111/j.1360-0443.1993.tb02093.x
  • Shields, A. L., Gmel, G., & Daeppen, J. B. (2004). The factor structure of the Alcohol Use Disorders Identification Test (AUDIT): A test of alternative models in a sample of young Swiss men. Journal of Studies on Alcohol, 65(4), 513-520. https://doi.org/10.15288/jsa.2004.65.513

13. Questions et items du questionnaire

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale:
Items 1–8: 5-point scale (0 to 4); Items 9–10: 3-point scale (0, 2, or 4).
Item 1: 0 = Never, 1 = Monthly or less, 2 = 2 to 4 times a month, 3 = 2 to 3 times a week, 4 = 4 or more times a week.
Item 2: 0 = 1 or 2, 1 = 3 or 4, 2 = 5 or 6, 3 = 7, 8, or 9, 4 = 10 or more.
Items 3–8: 0 = Never, 1 = Less than monthly, 2 = Monthly, 3 = Weekly, 4 = Daily or almost daily.
Items 9 and 10: 0 = No, 2 = Yes, but not in the last year, 4 = Yes, during the last year.

  1. How often do you have a drink containing alcohol?

    (0) Never [Skip to Qs 9-10]
    (1) Monthly or less
    (2) 2 to 4 times a month
    (3) 2 to 3 times a week
    (4) 4 or more times a week
  2. How many drinks containing alcohol do you have on a typical day when you are drinking?

    (0) 1 or 2
    (1) 3 or 4
    (2) 5 or 6
    (3) 7, 8, or 9
    (4) 10 or more
  3. How often do you have six or more drinks on one occasion?

    (0) Never
    (1) Less than monthly
    (2) Monthly
    (3) Weekly
    (4) Daily or almost daily
  4. How often during the last year have you found that you were not able to stop drinking once you had started?

    (0) Never
    (1) Less than monthly
    (2) Monthly
    (3) Weekly
    (4) Daily or almost daily
  5. How often during the last year have you failed to do what was normally expected of you because of drinking?

    (0) Never
    (1) Less than monthly
    (2) Monthly
    (3) Weekly
    (4) Daily or almost daily
  6. How often during the last year have you needed a first drink in the morning to get yourself going after a heavy drinking session?

    (0) Never
    (1) Less than monthly
    (2) Monthly
    (3) Weekly
    (4) Daily or almost daily
  7. How often during the last year have you had a feeling of guilt or remorse after drinking?

    (0) Never
    (1) Less than monthly
    (2) Monthly
    (3) Weekly
    (4) Daily or almost daily
  8. How often during the last year have you been unable to remember what happened the night before because you had been drinking?

    (0) Never
    (1) Less than monthly
    (2) Monthly
    (3) Weekly
    (4) Daily or almost daily
  9. Have you or someone else been injured as a result of your drinking?

    (0) No
    (2) Yes, but not in the last year
    (4) Yes, during the last year
  10. Has a relative, friend, doctor, or other health care worker been concerned about your drinking or suggested you cut down?

    (0) No
    (2) Yes, but not in the last year
    (4) Yes, during the last year
★

Rate This Scale

5.0 / 5 • 1 vote

Citer cet article

Looti, M. (2026, septembre 30). Test d’identification des troubles liés à la consommation d’alcool (AUDIT). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/test-identification-troubles-lies-consommation-alcool-audit/
Looti, Mohammed. “Test d’identification des troubles liés à la consommation d’alcool (AUDIT).” Base de données de psychologie en français, 30 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/test-identification-troubles-lies-consommation-alcool-audit/.
Looti, Mohammed. “Test d’identification des troubles liés à la consommation d’alcool (AUDIT).” Base de données de psychologie en français. septembre 30, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/test-identification-troubles-lies-consommation-alcool-audit/.