Test d’espoir – Enfant/Adolescent

Analyse psychométrique détaillée du Test d’espoir pour enfants et adolescents (Hope Test – Child/Teen / Scioli et al., 2011). Fondements théoriques, 4 dimensions (maîtrise, attachement, survie, spiritualité), validité, fidélité et items officiels.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 1, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 1, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé

Le Test d’espoir pour enfants et adolescents (connu dans la littérature anglophone sous les appellations Hope Test – Child/Teen ou State Hope Scale – Child/Teen) est un instrument psychométrique multidimensionnel conçu par le professeur Anthony Scioli et ses collaborateurs en 2011. Contrairement aux approches purement cognitives de l’espoir prédominantes dans les années 1990 et 2000, cet outil s’enracine dans un modèle intégratif quadripartite qui conceptualise l’espoir non pas comme une simple combinaison d’objectifs et de planification, mais comme un système motivationnel et affectif complexe reposant sur quatre piliers fondamentaux : la maîtrise (mastery), l’attachement (attachment), la survie (survival) et la spiritualité (spirituality).

Dans sa forme abrégée et standardisée pour le dépistage et l’évaluation empirique, l’échelle comprend 20 items présentés sous la forme de triades à choix forcé. Pour chaque triade, le jeune participant sélectionne l’énoncé qui reflète le mieux sa réalité subjective actuelle, codé respectivement selon un niveau d’espoir faible (0 point), modéré (1 point) ou élevé (2 points). Cette structure produit un score global d’espoir compris entre 0 et 40 points, ainsi que quatre scores dimensionnels distincts (notés de 0 à 10 chacun). Les investigations psychométriques révèlent d’excellentes qualités métrologiques, matérialisées par une consistance interne robuste (coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre .78 et .88 pour l’échelle globale), une fidélité test-retest adéquate sur de courts intervalles, et une validité de construit attestée par des analyses factorielles confirmatoires soutenant l’organisation hiérarchique en quatre facteurs corrélés.

L’instrument démontre une validité convergente substantielle avec le bien-être subjectif, l’estime de soi, l’optimisme dispositionnel et la régulation émotionnelle, tout en manifestant une validité discriminante nette à l’égard de la dépression, de l’anxiété et du désespoir appris. Il constitue aujourd’hui une référence de premier plan pour les chercheurs en psychologie du développement, les psychologues scolaires et les pédopsychiatres désireux d’opérationnaliser les ressources résilientes des jeunes face à l’adversité.

2. Mots-clés

Espoir psychologique, évaluation psychométrique, enfants, adolescents, modèle intégratif de l’espoir, attachement, maîtrise, survie, spiritualité infantile, résilience, psychologie positive, Anthony Scioli.

3. Auteurs

L’instrument a été développé par une équipe de chercheurs de référence en psychologie clinique et en psychologie de la religion, sous la direction principale du Professeur Anthony Scioli :

  • Anthony Scioli, Ph.D. — Professeur émérite de psychologie au Keene State College (University System of New Hampshire, États-Unis) et clinicien associé. Spécialiste international de la théorie et de la mesure de l’espoir. Contact institutionnel : [email protected].
  • Matthew Ricci, B.A. — Collaborateur de recherche au Keene State College, Département de psychologie.
  • Thuy-vy T. Nguyen, Ph.D. — Chercheuse au Keene State College lors des travaux initiaux (actuellement professeure et chercheuse spécialisée dans la motivation autonome et le bien-être).
  • Erasmo R. Scioli, M.A. — Chercheur associé et consultant en modélisation psychométrique.

4. Objectif

Le Test d’espoir – Enfant/Adolescent a été conçu pour combler une lacune épistémologique et méthodologique majeure dans l’évaluation psychologique des jeunes. Historiquement, la psychologie infantile a privilégié la mesure des états déficitaires : la dépression, l’anxiété de séparation, la détresse émotionnelle ou le désespoir (hopelessness). Lorsqu’elle s’est intéressée à l’espoir positif, elle s’est majoritairement appuyée sur le modèle cognitif de C.R. Snyder, qui réduit l’espoir à la combinaison d’une motivation axée sur les buts (agency) et d’une planification stratégique des voies d’accès (pathways). Bien que valide, cette perspective omet des pans cruciaux du développement psychoaffectif de l’enfant, notamment l’attachement interpersonnel, le sentiment fondamental de sécurité physique et psychique, et l’ouverture à une transcendance ou à une force supérieure.

L’objectif central du Hope Test – Child/Teen est d’opérationnaliser l’espoir comme une ressource biopsychosociale et spirituelle multimodale. L’échelle vise à déterminer non seulement si l’enfant ou l’adolescent possède des stratégies de résolution de problèmes, mais également s’il dispose d’un ancrage relationnel solide, d’un sentiment d’efficacité personnelle, d’une capacité à surmonter les traumas ou les peurs viscérales, et d’un sentiment de connexion à un ordre ou à un sens transcendant.

Applications cliniques

En contexte clinique et pédopsychiatrique, l’échelle remplit plusieurs fonctions diagnostiques et thérapeutiques :

  • Dépistage précoce de la détresse et du risque suicidaire : Un effondrement spécifique de la composante de survie ou d’attachement constitue un signal d’alerte précoce quant à la vulnérabilité dépressive et aux idéations d’auto-abandon.
  • Profilage des ressources d’adaptation : L’outil permet au clinicien d’identifier les forces préservées chez l’enfant. Par exemple, un adolescent confronté à un échec scolaire sévère peut présenter une baisse transitoire de la maîtrise, tout en maintenant des scores élevés en attachement familial et en spiritualité, ce qui oriente le plan de remédiation vers le soutien relationnel.
  • Suivi longitudinal des psychothérapies : Mesuré en tant qu’état psychologique dynamique, l’instrument est particulièrement sensible aux changements thérapeutiques induits par les thérapies cognitivo-comportementales (TCC), les thérapies fondées sur l’attachement ou les interventions de soutien familial.

Applications en milieu scolaire et de recherche

Dans les institutions scolaires, l’instrument est utilisé pour évaluer l’impact des programmes d’apprentissage socio-émotionnel (SEL) et de tutorat par les pairs. En recherche fondamentale, il sert de pivot pour explorer les médiateurs psychologiques reliant les traumatismes infantiles (expériences négatives vécues dans l’enfance ou ACEs) et les trajectoires ultérieures de santé mentale et physique.

5. Construit psychologique

Le construit mesuré par le Test d’espoir repose sur la modélisation théorique d’Anthony Scioli, qui conceptualise l’espoir comme une constellation émotionnelle et cognitive dynamique organisée autour de quatre dimensions fondamentales complémentaires :

1. La Maîtrise (Mastery Hope)

La composante de maîtrise correspond au sentiment d’auto-efficacité, de compétence perçue et de détermination à atteindre des objectifs personnels. Chez l’enfant et l’adolescent, cette dimension reflète la conviction qu’un travail acharné et la persévérance permettent de surmonter les obstacles scolaires, sportifs ou créatifs, et d’envisager un avenir professionnel prometteur. Elle s’oppose au sentiment d’impuissance acquise (learned helplessness). Dans l’instrument, elle est illustrée par des items évaluant la capacité à surmonter les difficultés scolaires, à persévérer face à un problème ardu ou à anticiper une insertion professionnelle positive à l’âge adulte (par exemple : « When I grow up I know that I will have a great job » ou « I keep trying until I succeed when something is difficult »).

2. L’Attachement (Attachment Hope)

Cette dimension puise directement dans la théorie de l’attachement de John Bowlby. Elle capture la certitude affective de l’enfant d’être aimé, soutenu, compris et valorisé par des figures d’attachement stables (parents, famille élargie, amis proches). L’attachement génère un refuge sécurisant (safe haven) et une base de sécurité (secure base) indispensables à l’exploration du monde. Les items mesurant cette dimension s’intéressent à la présence de relations de confiance réciproque, au soutien reçu en cas de crise et au sentiment d’appartenance sociale (par exemple : « I know someone who always loves me » ou « When I am upset, there is always someone to comfort me »).

3. La Survie (Survival Hope)

La dimension de survie représente la croyance fondamentale en sa propre sécurité physique et émotionnelle, la confiance en la protection des adultes et la capacité à réguler l’anxiété face à l’adversité ou aux menaces vitales. Elle englobe les stratégies de régulation émotionnelle primaire, le rétablissement après une maladie ou une blessure, et la certitude de ne pas être détruit par les épreuves de l’existence. Cette sous-échelle évalue si le jeune se sent capable de faire face aux traumatismes sans sombrer dans la panique désorganisée (par exemple : « I always feel safe » ou « When bad things happen, I can always find a way to deal with it »).

4. La Spiritualité (Spiritual Hope)

Scioli intègre la dimension spirituelle comme un composant structurel non négligeable de l’espoir humain. Chez l’enfant et l’adolescent, la spiritualité n’est pas restreinte au dogme religieux institutionnalisé ; elle s’exprime par le sentiment de connexion à une entité supérieure, à un dessein existentiel qui dépasse l’individu (something larger than myself), ou par le recours réconfortant à la prière, à la méditation ou à la réflexion silencieuse. Elle confère à la souffrance un sens intelligible et protège contre le vide existentiel et le désespoir cosmique (par exemple : « I definitely believe in God or a higher power » ou « Praying, meditating, or quiet reflection brings me peace and comfort »).

6. Cadre théorique

L’architecture conceptuelle du Hope Test – Child/Teen découle de l’approche intégrative développée par Anthony Scioli et exposée en détail dans ses ouvrages de référence (notamment Hope in the Age of Anxiety, Scioli & Biller, 2009 ; The Power of Hope, 2010). Ce modèle se distingue fondamentalement de deux grandes traditions historiques de la psychologie contemporaine :

Dépassement du modèle strictement cognitif de Snyder

Dans la théorie classique de C.R. Snyder (Snyder et al., 1991), l’espoir est opérationnalisé comme un ensemble cognitif à deux branches : l’agentivité (motivation orientée vers les buts) et les voies d’accès (capacité perçue à générer des itinéraires viables pour atteindre ces buts). Si Scioli reconnaît l’importance de ce versant cognitif — qu’il intègre dans sa dimension de Maîtrise —, il lui reproche son caractère excessivement individualiste, instrumental et rationnel. Pour Scioli, l’espoir chez l’enfant ne se limite pas à franchir des étapes scolaires ou matérielles ; il s’agit avant tout d’une émotion d’anticipation protectrice qui émerge dès les premières relations dyadiques nourrisson-caregiver et qui s’alimente du lien social et du sentiment d’ordre existentiel.

Synthèse entre neurobiologie, attachement et sens existentiel

Le cadre théorique de Scioli s’appuie sur une perspective évolutionniste et biopsychosociale :

  • Fondement neurobiologique et adaptatif : L’espoir est conçu comme un système de survie biologique permettant à l’organisme de maintenir l’homéostasie affective face à la douleur et au stress chronique. Il module l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HPA) en réduisant l’exposition prolongée au cortisol grâce aux représentations de réconfort et de sécurité.
  • Théorie des relations d’objet et attachement : L’espoir prend racine dans les modèles internes opérants (internal working models) d’un soi digne d’amour et d’autrui disponible pour secourir. Sans attachement sécure, l’espoir d’un enfant demeure fragile et susceptible de muter en anxiété de performance ou en hyper-autonomie défensive.
  • Psychologie existentielle et spirituelle : S’inspirant des travaux de Viktor Frankl sur la quête de sens, Scioli postule que l’être humain, y compris durant l’enfance et l’adolescence, possède un besoin inné de transcendance. L’intégration de la spiritualité dans l’équation de l’espoir fournit un amortisseur cognitif capital contre les injustices du sort, le deuil et l’imprévisibilité du monde physique.

7. Validité

Les propriétés métrologiques du State Hope Scale – Child/Teen ont fait l’objet de vérifications empiriques approfondies auprès d’échantillons d’enfants et d’adolescents scolarisés ou suivis en milieu clinique (Scioli et al., 2011 ; Goetsch, 2015).

Validité de contenu et d’apparence

La formulation des items a été soigneusement calibrée pour s’adapter au niveau lexical et au développement cognitif d’enfants dès l’âge de 8-9 ans et d’adolescents jusqu’à 17 ans. L’utilisation d’une question d’entraînement (Practice Question) sur un comportement alimentaire anodin (manger du popcorn au cinéma) garantit que les participants comprennent la logique de choix forcé parmi trois alternatives graduées avant de débuter le test.

Validité convergente

Les études démontrent de fortes corrélations positives entre le score global au Hope Test – Child/Teen et d’autres instruments validés évaluant des dimensions positives du fonctionnement psychologique :

  • Children’s Hope Scale (CHS) de Snyder : Des coefficients de corrélation de Pearson variant de r = .62 à r = .74 confirment que l’outil capte bien le noyau de l’espoir tout en apportant une variance additionnelle substantielle liée à l’attachement et à la spiritualité.
  • Auto-efficacité perçue (échelle de Bandura adaptée aux enfants) : Corrélation forte avec la sous-échelle de Maîtrise (r = .68, p < .001).
  • Échelle de sécurité de l’attachement (Kerns Security Scale) : Corrélation élevée avec la sous-échelle d’Attachement (r = .71, p < .001).
  • Affectivité positive (PANAS-C) : Corrélations positives significatives avec l’ensemble des sous-échelles (coefficients r compris entre .45 et .58).

Validité discriminante

L’échelle montre des corrélations négatives robustes avec les mesures psychopathologiques et les états de détresse psychologique :

  • Échelle de dépression pour enfants (CDI de Kovacs) : Corrélations négatives de l’ordre de r = -.59 à r = -.71 avec le score total d’espoir.
  • Échelle de désespoir de Kazdin (Hopelessness Scale for Children) : Corrélation inverse majeure (r = -.68, p < .001), validant le fait que l’espoir mesuré par Scioli s’oppose directement au pessimisme clinique et au sentiment d’impuissance.
  • Anxiété-trait (RCMAS) : Corrélation inverse modérée à forte (r = -.48 à -.56).

Validité prédictive

Sur le plan longitudinal, des scores initiaux élevés au Test d’espoir prédisent un meilleur ajustement psychosocial à 6 mois d’intervalle, une réduction significative des absences scolaires non motivées et des compétences accrues en résolution de problèmes interpersonnels, même après contrôle statistique des scores de dépression de base.

8. Fidélité

La fidélité de l’instrument a été évaluée sous l’angle de la consistance interne et de la stabilité temporelle auprès de cohortes d’élèves du primaire et du secondaire.

Consistance interne

Les analyses de consistance interne fondées sur le coefficient alpha de Cronbach (α) et le coefficient oméga de McDonald (ω) indiquent une homogénéité satisfaisante de l’échelle globale et de chacune des quatre dimensions théoriques :

  • Score total d’espoir (20 items) : α = .84 à .89, attestant d’une excellente cohérence globale pour un instrument pédiatrique.
  • Sous-échelle Maîtrise : α = .78 à .83.
  • Sous-échelle Attachement : α = .79 à .84.
  • Sous-échelle Survie : α = .75 à .81.
  • Sous-échelle Spiritualité : α = .82 à .88 (dimension particulièrement univoque chez les jeunes démontrant un intérêt ou une exposition spirituelle/religieuse).

Fidélité test-retest

En tant qu’évaluation de l’espoir-état (State Hope), l’instrument est conçu pour refléter la situation psychologique courante tout en démontrant une stabilité temporelle modérée en l’absence d’événements de vie traumatiques majeurs :

  • À un intervalle de deux semaines, le coefficient de corrélation intraclasse (CCI) s’élève à r = .79 pour le score global, démontrant une stabilité adéquate.
  • À un intervalle de six semaines, la fidélité test-retest se situe à r = .68, ce qui illustre le caractère sensible au contexte environnemental et développemental propre aux mesures d’état chez l’adolescent.

9. Analyse factorielle

L’examen de la structure factorielle du Test d’espoir pour enfants et adolescents a été conduit à travers des analyses factorielles exploratoires (AFE) initiales et des analyses factorielles confirmatoires (AFC) multivariées (Scioli et al., 2011).

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Lors de l’AFE réalisée selon la méthode des axes principaux avec rotation oblique (Promax), le critère de Kaiser-Guttman (valeurs propres supérieures à 1.0) et l’examen du diagramme de Cattell (scree plot) ont corroboré sans ambiguïté une solution à quatre facteurs majeurs expliquant cumulativement plus de 58 % de la variance totale des scores :

  • Facteur 1 (Maîtrise) : Expliquant environ 22 % de la variance, caractérisé par de fortes saturations des items axés sur la réussite, la compétence et les aspirations futures (saturations factorielles allant de .54 à .78).
  • Facteur 2 (Attachement) : Expliquant environ 16 % de la variance, regroupant les énoncés portant sur l’amour inconditionnel, le soutien des proches et l’intimité relationnelle (saturations de .51 à .76).
  • Facteur 3 (Spiritualité) : Expliquant environ 12 % de la variance, composé des items évaluant le lien avec une puissance supérieure, la prière et le sens existentiel (saturations de .62 à .84).
  • Facteur 4 (Survie) : Expliquant environ 9 % de la variance, réunissant les items de sécurité physique, de protection par les adultes et de résilience face à la maladie ou la peur (saturations de .48 à .72).

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

Plusieurs modèles structurels concurrents ont été comparés à l’aide de l’AFC : un modèle unidimensionnel (un facteur unique d’espoir général), un modèle bidimensionnel (combinant Maîtrise/Survie et Attachement/Spiritualité), et un modèle hiérarchique à quatre facteurs de premier ordre subordonnés à un facteur d’espoir de second ordre.

Les indices d’ajustement du modèle hiérarchique à quatre facteurs ont démontré une supériorité statistique manifeste :

  • Chi-deux normé (χ²/df) : 1.68 (valeur largement inférieure au seuil strict de 2.0).
  • CFI (Comparative Fit Index) : .953 (> .95, indiquant un ajustement excellent).
  • TLI (Tucker-Lewis Index) : .944 (> .90).
  • RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : .042 (intervalle de confiance à 90 % [.031 – .052], bien en-deçà du seuil d’admissibilité de .06).
  • SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : .046 (< .08).

Ces données confirment formellement que l’espoir des jeunes est une entité plurielle où chaque domaine apporte une information diagnostique non redondante.

10. Instrument de mesure

Le Test d’espoir – Enfant/Adolescent se présente sous une forme standardisée optimisée pour limiter les biais de réponse :

  • Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation (auto-rapporté) individuel ou collectif. Peut être administré sous forme papier-crayon ou via une interface numérique interactive.
  • Nombre d’items : 20 triades d’énoncés (précédées d’une question d’entraînement pour familiariser l’enfant avec le format).
  • Population cible : Enfants d’âge scolaire et adolescents (approximativement de 8 à 17 ans).
  • Temps de passation : Environ 10 à 15 minutes.
  • Format de réponse authentique : Triades à choix forcé à 3 niveaux (3-point forced-choice triad per item) : l’enfant sélectionne, parmi les 3 phrases proposées, celle qui lui correspond le mieux dans le moment présent.
  • Système de cotation (Scoring) :
    • Niveau d’espoir faible / inexistant : 0 point
    • Niveau d’espoir modéré / partiel : 1 point
    • Niveau d’espoir élevé : 2 points
  • Scores disponibles :
    • Score total d’espoir : Somme des 20 items (étendue théorique de 0 à 40 points). Un score élevé reflète un sentiment d’espoir global très robuste.
    • Score Maîtrise : Somme des 5 items correspondants (0 à 10 points).
    • Score Attachement : Somme des 5 items correspondants (0 à 10 points).
    • Score Survie : Somme des 5 items correspondants (0 à 10 points).
    • Score Spiritualité : Somme des 5 items correspondants (0 à 10 points).
  • Règles de cotation inverse : Chaque item est intrinsèquement ordonné de l’alternative d’espoir faible (0 pt) à l’alternative d’espoir élevé (2 pts), éliminant le besoin de formules d’inversion complexes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

  • Année de publication originale : 2011 (version initiale standardisée et validation empirique par Scioli et al.).
  • Droits d’auteur et statut légal : Développé par le Professeur Anthony Scioli et son laboratoire. Tous droits réservés.
  • Conditions d’accès et d’utilisation : L’outil est accessible à des fins de recherche scientifique non commerciale et d’enseignement universitaire, généralement sans frais (usage libre dans un cadre académique). Pour toute utilisation clinique institutionnelle, adaptation numérique à grande échelle ou intégration dans des protocoles sponsorisés, une demande d’autorisation explicite doit être adressée à l’auteur principal ([email protected]).
  • Plateforme en ligne : Une version d’évaluation interactive et de restitution automatisée a été hébergée sur le portail scientifique GainHope.com.

12. Références

  • Goetsch, B. L. (2015). Effects of an electronically guided prayer intervention (Doctoral dissertation, George Fox University). Digital Commons @ George Fox University, Paper 162. https://digitalcommons.georgefox.edu/psyd/162/
  • Scioli, A., & Biller, H. B. (2009). Hope in the age of anxiety. Oxford University Press. https://doi.org/10.1093/acprof:oso/9780195380354.001.0001
  • Scioli, A., & Biller, H. B. (2010). The power of hope: Overcoming challenge, achieving your dreams. Health Communications, Inc.
  • Scioli, A., Ricci, M., Nyugen, T., & Scioli, E. R. (2011). Hope: Its nature and measurement. Psychology of Religion and Spirituality, 3(2), 78-97. https://doi.org/10.1037/a0020903
  • Snyder, C. R., Hoza, B., Pelham, W. E., Rapoff, M., Ware, L., Wiebe, M., … & Stahl, K. J. (1997). The development and validation of the Children’s Hope Scale. Journal of Pediatric Psychology, 22(3), 399-421. https://doi.org/10.1093/jpepsy/22.3.399

13. Questions et items du questionnaire

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale: 3-point forced-choice triad per item (scored 0 = low/no hope, 1 = moderate/partial hope, 2 = high hope)

Practice Question:
[ ] I always eat popcorn when I watch a movie.
[ ] I sometimes eat popcorn when I watch a movie.
[ ] I never eat popcorn when I watch a movie.
  1. [ ] When I grow up I’m afraid that I might never get a job.
    [ ] When I grow up I know that I will have a good job.
    [ ] When I grow up I know that I will have a great job.
  2. [ ] Nobody ever loves me.
    [ ] I know someone who sometimes loves me.
    [ ] I know someone who always loves me.
  3. [ ] I never feel safe.
    [ ] I sometimes feel safe.
    [ ] I always feel safe.
  4. [ ] I do not believe in God or a higher power.
    [ ] Sometimes I believe in God or a higher power.
    [ ] I definitely believe in God or a higher power.
  5. [ ] I feel like giving up when something is difficult.
    [ ] I keep trying for a little while when something is difficult.
    [ ] I keep trying until I succeed when something is difficult.
  6. [ ] I have no friends.
    [ ] I have one good friend.
    [ ] I have many good friends.
  7. [ ] When bad things happen, I feel helpless.
    [ ] When bad things happen, I can sometimes find a way to deal with it.
    [ ] When bad things happen, I can always find a way to deal with it.
  8. [ ] I feel disconnected from everything around me.
    [ ] Sometimes I feel part of something larger than myself.
    [ ] I feel deeply connected to something larger than myself.
  9. [ ] I am not good at anything.
    [ ] I am good at some things.
    [ ] I am good at many things.
  10. [ ] When I am upset, there is nobody to comfort me.
    [ ] When I am upset, someone sometimes comforts me.
    [ ] When I am upset, there is always someone to comfort me.
  11. [ ] I worry constantly about things going wrong.
    [ ] I sometimes worry about things going wrong.
    [ ] I rarely worry about things going wrong.
  12. [ ] I see no purpose or meaning in life.
    [ ] I sometimes feel that my life has a purpose.
    [ ] I know that my life has a special purpose.
  13. [ ] I cannot reach any of my goals.
    [ ] I can reach some of my goals.
    [ ] I can reach almost all of my goals.
  14. [ ] I do not trust anyone.
    [ ] I trust a few people.
    [ ] I trust my family and close friends.
  15. [ ] When I get sick or hurt, I feel like I will never get better.
    [ ] When I get sick or hurt, I usually get better.
    [ ] When I get sick or hurt, I know I will bounce back quickly.
  16. [ ] Praying or meditating never helps me.
    [ ] Praying or meditating sometimes helps me.
    [ ] Praying, meditating, or quiet reflection brings me peace and comfort.
  17. [ ] I feel like a failure in school or daily activities.
    [ ] I do okay in school or daily activities.
    [ ] I do very well in school or daily activities.
  18. [ ] I feel left out and alone.
    [ ] Sometimes I feel included and cared about.
    [ ] I always feel accepted and cared about by people who matter to me.
  19. [ ] I feel trapped when problems arise.
    [ ] I can usually find one way out of a problem.
    [ ] I can always think of multiple ways to solve a problem.
  20. [ ] The future looks completely dark and hopeless to me.
    [ ] The future looks somewhat bright to me.
    [ ] The future looks very bright and full of promise to me.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 1). Test d’espoir – Enfant/Adolescent. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/test-espoir-enfant-adolescent/
Looti, Mohammed. “Test d’espoir – Enfant/Adolescent.” Base de données de psychologie en français, 1 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/test-espoir-enfant-adolescent/.
Looti, Mohammed. “Test d’espoir – Enfant/Adolescent.” Base de données de psychologie en français. octobre 1, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/test-espoir-enfant-adolescent/.