Test du bras de Frenchay

Le Test du bras de Frenchay (Frenchay Arm Test, FAT) est un instrument psychométrique et clinique d’observation évaluant la motricité fonctionnelle et la dextérité du membre supérieur parétique post-AVC à travers 5 tâches standardisées.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 24, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 24, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

Le Test du bras de Frenchay (Frenchay Arm Test ou FAT) est un instrument d’évaluation clinique et psychométrique standardisé de la fonction motrice et de la dextérité du membre supérieur chez les patients adultes et âgés présentant des séquelles neurologiques, en particulier à la suite d’un accident vasculaire cérébral (AVC). Conçu initialement en 1987 par Alison Heller et ses collaborateurs au sein de la Stroke Research Unit du Frenchay Hospital à Bristol (Royaume-Uni), cet outil d’observation directe évalue la capacité du patient à intégrer son membre supérieur parétique dans la réalisation d’activités concrètes et fonctionnelles de la vie quotidienne. L’échelle se compose de 5 items hiérarchisés portant sur des tâches manuelles écologiques : la stabilisation d’une règle pour tracer une ligne, la manipulation et l’empilement d’un cube en bois au sommet d’une tour, le soulèvement et le repositionnement vertical d’un cylindre étroit, le dévissage puis revissage d’un couvercle de bocal, et l’action de se peigner les cheveux sur différentes zones de la tête.

Chaque tâche est évaluée selon un format de réponse dichotomique de type réussite/échec (1 = Réussite / tâche accomplie selon les critères normatifs prédéfinis ; 0 = Échec). Le score total varie ainsi de 0 (incapacité fonctionnelle sévère du membre supérieur) à 5 (réussite de l’ensemble des tâches fonctionnelles testées). Bien que bref et d’administration rapide (généralement moins de 5 à 10 minutes), le Test du bras de Frenchay présente des qualités psychométriques remarquables. La littérature scientifique documente une cohérence interne élevée (coefficient alpha de Cronbach fréquemment rapporté entre 0,85 et 0,91), une excellente fidélité inter-évaluateurs (coefficients Kappa de Cohen et coefficients de corrélation intraclasse supérieurs à 0,90) et une très forte fidélité test-retest (CCI > 0,95). Sa validité convergente avec des instruments de référence comme l’Action Research Arm Test (ARAT) et la sous-échelle motrice de Fugl-Meyer (FMA-UE) est hautement significative, faisant du FAT une mesure de choix en rééducation motrice, ergothérapie et physiothérapie neurologique.

2. Mots-clés / Keywords

Frenchay Arm Test, Test du bras de Frenchay, évaluation de la motricité, membre supérieur, accident vasculaire cérébral, hémiparésie, préhension manuelle, psychométrie, fidélité test-retest, validité de construit, réadaptation neurologique, ergothérapie, physiothérapie.

3. Auteurs / Authors

L’instrument original a été conçu et validé par l’équipe de recherche en rééducation neurologique dirigée par le Dr Alison Heller :

  • Alison Heller, PhD, MCSP : Physiothérapeute chercheuse, Stroke Research Unit, Frenchay Hospital, Bristol, Royaume-Uni.
  • Derick T. Wade, MD, FRCP : Neurologue et professeur de réadaptation neurologique, Stroke Research Unit, Frenchay Hospital, Bristol, et Oxford Centre for Enablement, Nuffield Orthopaedic Centre, Oxford, Royaume-Uni.
  • V. A. Wood, MSc : Statisticien et méthodologiste, Stroke Research Unit, Frenchay Hospital, Bristol, Royaume-Uni.
  • A. Sunderland, PhD : Chercheur en neuropsychologie et sciences de la réadaptation, Stroke Research Unit, Frenchay Hospital, Bristol, Royaume-Uni.
  • C. E. Ward, MCSP : Physiothérapeute clinicienne, Stroke Research Unit, Frenchay Hospital, Bristol, Royaume-Uni.
  • R. Langton Hewer, FRCP : Neurologue consultant et directeur de l’unité de recherche clinique sur l’AVC, Frenchay Hospital, Bristol, Royaume-Uni.
  • Adaptation institutionnelle néerlandaise (2006) : Koninklijk Nederlands Genootschap voor Fysiotherapie (KNGF-richtlijn Beroerte, Clinical Practice Guideline for Physical Therapy in Patients with Stroke).

4. Objectif / Purpose

Le Test du bras de Frenchay a été développé dans le but premier de combler un vide méthodologique majeur dans l’évaluation clinique de la fonction motrice post-AVC. Avant son introduction, les cliniciens et chercheurs disposaient soit d’évaluations purement analytiques de la déficience motrice (mesurant les amplitudes articulaires isolées, les réflexes ostéotendineux ou la force musculaire brute par dynamométrie ou cotation MRC), soit d’échelles globales d’activités de la vie quotidienne (comme l’indice de Barthel) trop peu sensibles aux modifications spécifiques du membre supérieur parétique. Le FAT a été pensé pour capturer un niveau d’évaluation intermédiaire et déterminant selon la classification internationale du fonctionnement, du handicap et de la santé (CIF de l’OMS) : le niveau de l’activité et de la capacité motrice fonctionnelle.

L’objectif clinique central du FAT est d’objectiver la capacité du patient à utiliser son membre supérieur affecté non pas de manière isolée et artificielle, mais dans le cadre de synergies fonctionnelles finalisées. Le test examine à la fois le rôle du membre parétique en tant que membre dominant/exécutant principal (manipulation fine, saisie et relâchement d’objets, transport vertical contre gravité) et en tant que membre stabilisateur/assistant bilatéral (maintien d’un objet fixe pendant que la main saine réalise une tâche de précision motrice). Cette distinction est capitale en pratique clinique : de nombreux patients hémiplégiques ou hémiparétiques ne récupèrent jamais une motricité distale fine suffisante pour une écriture fluide, mais peuvent retrouver une capacité substantielle de stabilisation posturale ou d’assistance bimannuelle leur conférant une autonomie fonctionnelle considérable.

En milieu de recherche, le Test du bras de Frenchay est largement utilisé comme critère d’efficacité principal ou secondaire dans les essais cliniques randomisés évaluant des interventions thérapeutiques émergentes en neuroréadaptation. Ces interventions incluent la thérapie par contrainte induite (CIMT), la stimulation cérébrale non invasive (rTMS, tDCS), la robotique de rééducation, la réalité virtuelle immersive ou l’administration de toxine botulique pour la réduction de la spasticité focale. Sa rapidité d’administration, l’absence de matériel coûteux et son format de notation binaire non ambigu en font un outil particulièrement économique, robuste contre les biais d’observation et facilement intégrable dans des protocoles multicentriques à grande échelle.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique et biomécanique mesuré par le Test du bras de Frenchay est la capacité motrice fonctionnelle de l’extrémité supérieure parétique, appréhendée à travers des composantes d’intégration sensorimotrice, de coordination œil-main et de planification praxique. Ce construit ne se réduit pas à une simple sommation de contractions musculaires, mais renvoie à l’organisation spatio-temporelle de l’action motrice volontaire orientée vers un but (goal-directed motor action). Le FAT opérationnalise ce construit à travers cinq dimensions fonctionnelles complémentaires :

A. Stabilisation posturale proximale et assistance bimannuelle (Item 1)

Cette composante explore la capacité du membre parétique à agir comme point d’ancrage postural stable au cours d’une tâche de motricité fine réalisée par la main controlatérale. Sur le plan neuromoteur, stabiliser une règle posée sur une table requiert une régulation tonique distale et proximale, un contrôle adéquat de l’appui palmaire ou digital sans écrasement excessif ni mouvement parasite, ainsi qu’une dissociation motrice intermanuelle efficace. Le patient doit inhiber les mouvements de syncinésie d’imitation qui tendent à faire reproduire par le membre parétique les mouvements de la main dessinant la ligne.

B. Transport vertical, extension sélective des doigts et préhension pluridigitale (Item 2)

L’élévation d’un bloc de bois de 2,5 cm de côté pour le déposer au sommet d’une tour de 30 cm de hauteur teste la synergie d’élévation de l’épaule (flexion antérieure, abduction contrôlée), l’extension du coude contre la pesanteur et la sélectivité de l’ouverture des doigts. Déposer le cube sans renverser l’édifice exige un contrôle fin de la force de préhension (grip force) et une modulation millimétrée du relâchement digital, étape particulièrement vulnérable chez le patient spastique où le réflexe de fermeture des fléchisseurs domine la motricité.

C. Préhension cylindrique de précision et stabilité antigravitaire (Item 3)

La saisie d’un cylindre étroit (12 mm de diamètre sur 5 cm de longueur) posé verticalement met en jeu une prise par opposition tridigitale ou pluridigitale de faible diamètre. Le transport vertical d’au moins 30 cm suivi de sa restitution sur le plan de travail sans basculement requiert un ajustement proprioceptif dynamique permanent, une stabilité de l’articulation du poignet (pour éviter l’effondrement en flexion palmaire) et une régulation fine des forces de cisaillement au bout des doigts.

D. Dextérité bimannuelle coordonnée et couple de torsion distale (Item 4)

Dévisser et revisser le couvercle d’un petit bocal nécessite la coordination coordonnée de deux sous-systèmes moteurs : un membre doit assurer la fixation du contenant tandis que l’autre applique un couple de rotation axiale (pronation/supination de l’avant-bras combinée à une rotation des doigts). Cette tâche sollicite intensément la praxie idéomotrice et la mémoire gestuelle liée à l’utilisation d’outils domestiques courants.

E. Amplitude articulaire globale, schéma corporel et franchissement de la ligne médiane (Item 5)

Se peigner les cheveux sur le sommet, l’arrière et les deux côtés du crâne exige une mobilité proximale complète de la ceinture scapulaire (abduction de l’épaule supérieure à 90°, rotation externe complète, flexion du coude et supination). Cette épreuve explore l’intégration spatiale du schéma corporel, la navigation motrice dans l’espace péripersonnel non visible (arrière de la tête) et la capacité du membre à franchir la ligne médiane du corps sans compensations posturales excessives du tronc.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le cadre théorique sous-jacent au Test du bras de Frenchay s’ancre dans les théories du contrôle moteur contemporain, la neuroplasticité post-lésionnelle et les modèles écologiques de l’action motrice développés dans les années 1970 et 1980, en rupture avec les approches strictement hiérarchiques et réflexes traditionnelles (telles que celles de Temple Fay ou des débuts du concept Bobath). Deux grands courants théoriques constituent l’armature épistémologique du FAT :

A. L’approche écologique et les systèmes dynamiques de Bernstein et Gibson

Dans la perspective des systèmes moteurs développée initialement par Nikolaï Bernstein, le système nerveux central ne pilote pas chaque muscle ou chaque articulation de manière individualisée, mais résout le problème de la redondance motrice (degrés de liberté) en organisant des synergies fonctionnelles coordonnées orientées vers la résolution d’une tâche précise. Le FAT s’inscrit pleinement dans cette conception : les items ne demandent pas au patient d’exécuter un mouvement analytique sans signification (ex. réaliser une flexion de coude de 45°), mais d’interagir avec des objets de son environnement écologique (bocal, peigne, règle, blocs). Selon la théorie de l’affordance de James J. Gibson, la forme et la fonction perçues de l’objet guident directement l’organisation spatio-temporelle de la commande motrice cortico-spinale.

B. La théorie de la hiérarchisation de la récupération fonctionnelle (Échelle de Guttman)

Sur le plan psychométrique et développemental, Heller et ses collègues (1987) ont conçu le Frenchay Arm Test en s’inspirant de la théorie des échelles cumulatives de Louis Guttman. Le postulat théorique stipule que la récupération de la motricité du membre supérieur après une lésion cérébrale focale n’est pas aléatoire mais suit une séquence hiérarchique et probabiliste ordonnée :

  • Les tâches nécessitant une stabilisation proximale brute ou une assistance posturale globale (Item 1) sont généralement restaurées en premier lieu dans la chronologie de la neuroplasticité.
  • Les tâches impliquant une élévation proximale couplée à un relâchement global (Item 2) précèdent la récupération des prises fines et sélectives (Item 3).
  • Enfin, la dissociation digitale fine, les mouvements combinés de pronosupination axiale sous charge (Item 4) et l’accès aux zones extrêmes de l’espace péripersonnel avec rotation externe maximale de l’épaule (Item 5) représentent les paliers les plus complexes de la réorganisation corticale, souvent absents en cas de destruction massive du faisceau pyramidal corticospinal.

7. Validité / Validity

Les propriétés métrologiques du Test du bras de Frenchay ont fait l’objet de nombreuses investigations dans la littérature internationale consacrée à la neuroréadaptation de l’AVC, démontrant des indices de validité très solides :

A. Validité de construit et modèle hiérarchique

L’analyse de scalogramme appliquée aux données initiales de Heller et al. (1987) ainsi que les réplications ultérieures ont mis en évidence un coefficient de reproductibilité de Guttman supérieur à 0,90 (oscillant typiquement entre 0,91 et 0,96 selon les cohortes) et un coefficient de scalabilité supérieur à 0,70. Ces résultats confirment empiriquement la nature unidimensionnelle et cumulative du test : réussir un item de rang supérieur (ex. Item 4 ou 5) prédit presque systématiquement la réussite des items sous-jacents (Items 1 et 2), confirmant que l’outil capte un continuum de sévérité motrice homogène.

B. Validité convergente et concurrente

La validité convergente du FAT a été établie par corrélation systématique avec d’autres échelles motrices validées à l’échelle internationale :

  • Action Research Arm Test (ARAT) : Les coefficients de corrélation de rang de Spearman entre le FAT et l’ARAT se situent de façon constante entre r = 0,82 et r = 0,94 (p < 0,001), attestant que les deux instruments explorent le même domaine fonctionnel de préhension et de manipulation.
  • Fugl-Meyer Assessment – Upper Extremity (FMA-UE) : La corrélation avec la sous-échelle motrice du membre supérieur de Fugl-Meyer varie généralement entre r = 0,78 et r = 0,89, illustrant le lien direct entre la récupération de la déficience analytique et son expression dans les activités fonctionnelles.
  • Chedoke Arm and Hand Activity Inventory (CAHAI) : Des corrélations très élevées (r > 0,85) ont été observées, confirmant la pertinence de l’évaluation des tâches bimanuelles.

C. Validité prédictive et discriminante

Le score au FAT mesuré au stade précoce ou subaigu de l’AVC (entre 2 et 4 semaines post-lésion) est un puissant facteur prédictif de l’autonomie fonctionnelle à long terme (6 mois et 1 an), mesurée par l’indice de Barthel ou la mesure d’indépendance fonctionnelle (MIF). Sur le plan discriminant, le test différencie clairement les patients présentant une atteinte motrice pure de ceux présentant une négligence spatiale unilatérale associée ou une apraxie sévère, ces derniers échouant fréquemment aux épreuves spatiales de franchissement de la ligne médiane ou de manipulation bimanuelle coordonnée.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité du Test du bras de Frenchay a été rigoureusement démontrée dans plusieurs cohortes cliniques de patients hémiplégiques :

A. Cohérence interne

Bien que le test ne comporte que 5 items binaires, la cohérence interne mesurée par le coefficient alpha de Cronbach ou la formule 20 de Kuder-Richardson (KR-20) varie entre 0,85 et 0,92, ce qui démontre une excellente homogénéité thématique des épreuves sans redondance excessive.

B. Fidélité inter-évaluateurs

Grâce à des critères de passation opérationnels standardisés et à un barème de cotation dichotomique sans ambiguïté (réussite stricte selon des critères anatomiques et fonctionnels versus échec), l’accord inter-observateurs est remarquable :

  • Le coefficient Kappa de Cohen inter-juges calculé item par item oscille entre 0,82 et 0,98, dénotant un accord quasi parfait.
  • Le coefficient de corrélation intraclasse (CCI) pour le score total sur 5 points dépasse régulièrement 0,95 (intervalles de confiance à 95 % compris entre 0,91 et 0,99).

C. Fidélité test-retest et stabilité temporelle

Dans des contextes où l’état clinique du patient est stabilisé (phase chronique de l’AVC, intervalle de 48 heures à 7 jours entre deux passations), les études rapportent des coefficients CCI test-retest compris entre 0,94 et 0,98. L’erreur standard de mesure (SEM) est remarquablement faible, et le changement minimal détectable (MDC) est estimé à environ 1 point sur l’échelle globale de 5 points, ce qui signifie que l’acquisition d’un item supplémentaire lors de la réévaluation traduit une amélioration fonctionnelle réelle au-delà des variations aléatoires de mesure.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure dimensionnelle du Test du bras de Frenchay a fait l’objet d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) adaptées aux variables binaires (matrices de corrélations tétrachoriques avec estimateur WLSMV – Weighted Least Squares Mean and Variance adjusted) :

A. Unidimensionnalité factorielle stricte

Toutes les analyses factorielles concordent sur l’existence d’un facteur dominant unique rendant compte de la quasi-totalité de la variance commune des items :

  • La première valeur propre (eigenvalue) est systématiquement largement supérieure à 1,0 (se situant typiquement entre 3,4 et 4,1), tandis que la seconde valeur propre chute drastiquement sous le seuil de 0,5 (rapport de première à deuxième valeur propre > 6,0), confirmant sans ambiguïté l’unidimensionnalité du construit d’efficience motrice fonctionnelle du membre supérieur.
  • La variance totale expliquée par ce facteur motricité globale oscille entre 72 % et 85 % selon les échantillons d’étude.

B. Saturations factorielles des items

Les saturations factorielles (factor loadings, notées $lambda$) issues des modèles factoriels confirmatoires unidimensionnels sont particulièrement élevées pour l’ensemble des 5 items de l’échelle :

  • Item 1 (Stabiliser la règle) : $\lambda \approx 0,78 – 0,84$
  • Item 2 (Manipuler le cube sur la tour) : $\lambda \approx 0,88 – 0,93$
  • Item 3 (Transporter le cylindre) : $\lambda \approx 0,90 – 0,96$
  • Item 4 (Dévisser/revisser le bocal) : $\lambda \approx 0,86 – 0,92$
  • Item 5 (Peigner les cheveux) : $\lambda \approx 0,81 – 0,89$

Les indices d’ajustement du modèle unidimensionnel sont exemplaires dans les études récentes : indices CFI (Comparative Fit Index) et TLI (Tucker-Lewis Index) supérieurs à 0,98, et RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) inférieur à 0,05. Ces résultats confirment que les 5 items concourent tous à l’évaluation d’une seule et même trajectoire neuromotrice sous-jacente.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type d’évaluation : Test de performance motrice standardisé par observation directe en temps réel sous la conduite d’un clinicien formé (ergothérapeute, kinésithérapeute, médecin de médecine physique et de réadaptation).
  • Format : Administration individuelle en position assise face à une table standardisée.
  • Nombre d’items : 5 items fonctionnels hiérarchisés.
  • Matériel requis (8 éléments) :
    • Une table et une chaise standardisées permettant un appui plantaire correct.
    • Une règle rigide (environ 30 cm) et un crayon à papier.
    • Un bloc de bois cubique de 2,5 cm de côté (1 pouce).
    • Une tour ou un support surélevé de 30 cm de hauteur (12 pouces).
    • Un cylindre solide mesurant 12 mm de diamètre et 5 cm de longueur.
    • Un petit bocal avec un couvercle métallique ou plastique à visser.
    • Un peigne ordinaire.
    • Un chronomètre (pour contrôler que les actions s’exécutent dans un délai fonctionnel raisonnable, généralement moins de 3 minutes par tâche).
  • Échelle de réponse : Cotation dichotomique stricte de type réussite/échec (1 = Pass / tâche réussie selon les critères ; 0 = Fail / tâche non réussie ou critères non satisfaits).
    • 1 (Pass) : La tâche est entièrement accomplie de façon fluide, sans aide humaine extérieure, selon les consignes spatiales et motrices définies.
    • 0 (Fail) : Le patient est incapable d’initier la tâche, ne parvient pas au terme de l’action, fait tomber l’objet, utilise des compensations corporelles interdites (ex. s’aider du tronc pour bloquer le bocal) ou dépasse le temps imparti.
  • Cotation et score total : Somme arithmétique simple des items réussis, produisant un score continu de 0 à 5. Un score de 0 indique une non-fonctionnalité complète du membre parétique, tandis qu’un score de 5 atteste d’une capacité fonctionnelle manuelle globale préservée dans les activités explorées.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de conception et publication originale : 1987 (Heller et al., Stroke Research Unit, Frenchay Hospital, Bristol).
  • Statut des droits d’auteur et licence : Domaine public clinique et académique. L’instrument a été conçu à des fins de service public et de recherche médicale ouverte au sein du National Health Service (NHS) britannique.
  • Tarifs d’utilisation : Gratuit (aucun droit d’auteur ni redevance commerciale pour l’utilisation clinique ou dans le cadre de la recherche scientifique).
  • Matériel d’administration : Le matériel utilisé est composé d’objets domestiques et éducatifs standards très peu onéreux, faciles à réunir par n’importe quel service de rééducation ou cabinet libéral.
  • Directives professionnelles : Intégré officiellement dans de multiples guides de bonnes pratiques cliniques internationales, notamment la directive de physiothérapie de la Société Royale Néerlandaise de Physiothérapie (KNGF-richtlijn Beroerte, 2006).

12. Références / References

Les sources bibliographiques suivantes constituent les références fondamentales attestant de la validité et des applications cliniques du Frenchay Arm Test :

  • Heller, A., Wade, D. T., Wood, V. A., Sunderland, A., Hewer, R. L., & Ward, E. (1987). Arm function after stroke: Measurement and recovery over the first three months. Journal of Neurology, Neurosurgery & Psychiatry, 50(6), 714–719. https://doi.org/10.1136/jnnp.50.6.714
  • Koninklijk Nederlands Genootschap voor Fysiotherapie (KNGF). (2006). KNGF-richtlijn Beroerte (Clinical Practice Guideline for Physical Therapy in Patients with Stroke). Nederlands Tijdschrift voor Fysiotherapie, 116(4 Suppl), 1–72. https://www.kngf.nl/
  • van der Lee, J. H., Beckerman, H., Lankhorst, G. J., & Bouter, L. M. (2001). The responsiveness of the Action Research Arm Test and the Fugl-Meyer Assessment scale in chronic stroke patients. Journal of Rehabilitation Medicine, 33(3), 110–113. https://doi.org/10.1080/165019701750165916
  • Wade, D. T., Langton Hewer, R., Wood, V. A., Skilbeck, C. E., & Ismail, H. M. (1983). The hemiplegic arm after stroke: Measurement and recovery. Journal of Neurology, Neurosurgery & Psychiatry, 46(6), 521–524. https://doi.org/10.1136/jnnp.46.6.521
  • de Weerdt, W. J., & Harrison, M. A. (1985). Measuring recovery of arm-hand function in stroke patients: A comparison of the Brunnstrom-Fugl-Meyer test and the Action Research Arm test. Physiotherapy Canada, 37(2), 65–70. https://doi.org/10.3138/ptc.37.2.065
  • Kwakkel, G., Kollen, B. J., van der Grond, J., & Prevo, A. J. (2003). Probability of regaining dexterity in the flaccid upper limb: Impact of severity of paresis and time via a regression analysis. Stroke, 34(9), 2181–2186. https://doi.org/10.1161/01.STR.0000087172.16305.CD

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response scale: Dichotomous pass/fail (1 = Pass / task successfully completed within criterion, 0 = Fail)

  1. Stabilise a ruler with the affected hand while drawing a line with a pencil held in the other hand.
    [0 = Fail  |  1 = Pass]
  2. Pick up a 2.5-cm (1-inch) wooden block from the table, place it on the top of a 30-cm (12-inch) high tower, and release it without knocking the tower down.
    [0 = Fail  |  1 = Pass]
  3. Pick up a cylinder (12 mm diameter, 5 cm long) placed on end, lift it at least 30 cm, and put it down again without knocking it over.
    [0 = Fail  |  1 = Pass]
  4. Unscrew the screw-top lid from a small jar and screw it back on again.
    [0 = Fail  |  1 = Pass]
  5. Comb hair with a comb, making contact with the hair across the top, back, and both sides of the head.
    [0 = Fail  |  1 = Pass]
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Looti, M. (2026, septembre 24). Test du bras de Frenchay. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/test-du-bras-de-frenchay/
Looti, Mohammed. “Test du bras de Frenchay.” Base de données de psychologie en français, 24 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/test-du-bras-de-frenchay/.
Looti, Mohammed. “Test du bras de Frenchay.” Base de données de psychologie en français. septembre 24, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/test-du-bras-de-frenchay/.