Test d’identification des troubles liés à l’usage de drogues étendu – DUDIT-E

Découvrez le DUDIT-E (Drug Use Disorders Identification Test Extended), un instrument clinique d’évaluation de la balance décisionnelle et de la motivation au changement chez les consommateurs de substances illicites.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 30, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 30, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

Le Test d’identification des troubles liés à l’usage de drogues étendu (Drug Use Disorders Identification Test Extended, DUDIT-E) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation développé par Anne H. Berman, Tom Palmstierna, Hans Källmén et Hans Bergman en 2007 au sein de l’Institut Karolinska en Suède. Conçu comme une extension clinique et motivationnelle du questionnaire de dépistage standardisé DUDIT, le DUDIT-E a été spécifiquement élaboré pour évaluer non seulement la fréquence et la sévérité de la consommation de substances psychoactives illicites ou détournées de leur usage médical, mais surtout la balance décisionnelle et la disposition au changement chez les personnes présentant un usage problématique de drogues.

L’instrument repose sur une architecture tripartite articulée autour de trois axes fondamentaux : premièrement, les aspects positifs perçus de la consommation (D1, 17 items évaluant les renforcements positifs et négatifs tels que le soulagement de la douleur, l’euphorie, la désinhibition sociale ou la régulation émotionnelle) ; deuxièmement, les aspects négatifs perçus (D2, 17 items mesurant les conséquences délétères physiques, psychologiques, interpersonnelles, légales et financières) ; et troisièmement, l’état d’esprit et la préparation au traitement (D3, 10 items évaluant la motivation, l’ambivalence, la reconnaissance du besoin d’aide et le sentiment d’auto-efficacité face au sevrage ou à la réduction des risques). Les formats de réponse combinent des échelles ordinales d’intensité et de fréquence en 3 à 5 points (« Not at all » à « Totally », ou « Never » à « Daily or almost every day »).

Les études de validation psychométrique démontrent d’excellentes qualités de mesure : une consistance interne robuste avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant entre 0,87 et 0,93 pour les dimensions positives et négatives, et une structure factorielle stable confirmée par analyses factorielles exploratoires et confirmatoires. Utilisé en milieu clinique, pénitentiaire et en recherche addictologique, le DUDIT-E fournit aux praticiens un profil individualisé permettant d’alimenter les interventions basées sur l’entretien motivationnel et les thérapies cognitivo-comportementales.

2. Mots-clés / Keywords

DUDIT-E, toxicomanie, dépendance aux substances, balance décisionnelle, modèle transthéorique, entretien motivationnel, psychométrie, évaluation clinique, sevrage, abus de drogues, Institut Karolinska, propriétés psychométriques, échelle de motivation.

3. Auteurs / Authors

Le DUDIT-E a été élaboré par une équipe de chercheurs et de cliniciens experts en addictologie affiliés au Département des neurosciences cliniques de l’Institut Karolinska (Stockholm, Suède) :

  • Anne H. Berman, Ph.D. : Professeure agrégée en psychologie clinique au Karolinska Institutet, chercheuse principale et conceptrice de la version originale du DUDIT et du DUDIT-E. Ses travaux portent sur les interventions brèves, la santé numérique et l’évaluation standardisée des addictions. Courriel institutionnel : [email protected].
  • Hans Bergman, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie clinique au Département des neurosciences cliniques, Karolinska Institutet, spécialiste de la neuropsychologie de l’alcoolisme et du développement d’instruments psychométriques en addictologie.
  • Tom Palmstierna, M.D., Ph.D. : Psychiatre légiste et professeur affilié au Karolinska Institutet et à l’Université norvégienne de sciences et de technologies (NTNU, Trondheim), expert des troubles comorbides sévères et des conduites addictives en milieu carcéral et médico-légal.
  • Hans Källmén, Ph.D. : Psychométricien et statisticien de recherche au Karolinska Institutet, spécialiste de la modélisation statistique appliquée aux comportements addictifs.
  • Frans Schlyter, Ph.D. : Clinologue et chercheur ayant collaboré à l’implémentation opérationnelle de l’outil auprès des services pénitentiaires et de probation suédois (Kriminalvården).

4. Objectif / Purpose

Le développement du DUDIT-E répond à une lacune majeure identifiée dans l’évaluation clinique standard des toxicomanies. Si les instruments traditionnels tels que le DUDIT original, le DAST-10 (Drug Abuse Screening Test) ou l’ASI (Addiction Severity Index) excellent dans la quantification des symptômes de dépendance, le diagnostic catégoriel ou le dépistage épidémiologique, ils omettent généralement d’explorer les motivations subjectives qui sous-tendent la persistance de l’usage en dépit des dommages avérés. Or, la prise en charge moderne des conduites addictives requiert une compréhension fine de l’expérience phénoménologique de l’usager.

L’objectif principal du DUDIT-E est d’opérationnaliser le concept de balance décisionnelle issu du modèle transthéorique de Prochaska et DiClemente, en fournissant une cartographie simultanée :

  • Des renforcements perçus (pourquoi l’individu consomme : automédication de la détresse, facilitation sociale, recherche de plaisir ou créativité) ;
  • Des conséquences néfastes perçues (ce que la consommation coûte à l’individu sur les plans somatique, relationnel, économique et judiciaire) ;
  • De la disposition motivationnelle au changement (le niveau d’ambivalence, la reconnaissance de la perte de contrôle et la volonté de s’engager dans un protocole thérapeutique).

Sur le plan des applications cliniques, le DUDIT-E sert de catalyseur pour l’entretien motivationnel développé par William R. Miller et Stephen Rollnick. En restituant au patient un bilan graphique de ses scores aux dimensions positives et négatives, le thérapeute suscite une dissonance cognitive constructive, encourageant l’émergence d’un « discours-changement » (change talk) plutôt que d’un « discours-maintien » (sustain talk). L’outil s’avère particulièrement fécond au sein des structures de soins ambulatoires, des services hospitaliers d’addictologie, des centres de réadaptation communautaires et des milieux correctionnels où la résistance ou l’absence de demande spontanée de traitement est fréquente.

En recherche translationnelle et évaluative, le DUDIT-E permet de modéliser les trajectoires de rétention thérapeutique, de mesurer les fluctuations longitudinales de l’ambivalence au fil d’une prise en charge pharmacologique ou psychosociale, et de prédire les risques de rechute en identifiant les motifs prédominants de consommation.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique mesuré par le DUDIT-E est multidimensionnel et intègre les déterminants cognitifs, affectifs et comportementaux de l’addiction. Il se structure formellement autour de trois domaines distincts mais interconnectés :

1. Les aspects positifs perçus de l’usage de drogues (D1 : 17 items)

Cette sous-échelle évalue le poids des renforcements opérants dans le maintien de la conduite addictive. Selon les modèles d’apprentissage et la théorie de la réduction de tension, les drogues agissent comme de puissants renforçateurs primaires et secondaires. L’instrument capture deux grandes catégories de bénéfices perçus :

  • Le renforcement positif (recherche de sensations et d’optimisation) : Items explorant le plaisir hédonique, la sociabilité accrue, le sentiment de puissance, l’ouverture émotionnelle, l’énergie productive ou la créativité (ex. « Become creative », « Love everybody and the whole world », « Become active »).
  • Le renforcement négatif (automédication et réduction de la détresse) : Items ciblant la régulation de l’affect douloureux, l’atténuation des douleurs physiques, l’atténuation de l’anxiété ou de la dépression, l’amélioration du sommeil et l’évitement de l’ennui existentiel (ex. « Sleep better », « Feel less pain in my back, neck, head etc. », « I can control feelings like anxiety, anger and depression »).

2. Les aspects négatifs perçus de l’usage de drogues (D2 : 17 items)

Cette dimension mesure l’évaluation subjective par le sujet des dommages cumulés liés à ses consommations au cours de la dernière année. Elle reflète le degré de lucidité quant aux coûts biologiques, psychologiques et environnementaux :

  • Dommages psychosociaux et fonctionnels : Perturbations majeures dans la sphère professionnelle, scolaire, financière et familiale (ex. « Over the past year I have had trouble at work, in school or at home », « Destroys finances », « Destroys family life »).
  • Dommages médico-psychiatriques et comportementaux : Problèmes de santé physique, détérioration cognitive, labilité émotionnelle, anxiété induite, idéations suicidaires et contacts judiciaires (ex. « Get suicide thoughts », « Over the past year I have been in quarrels or used violence », « Over the past year I have had trouble with the police »).

3. L’état d’esprit et l’orientation vers le traitement (D3 : 10 items)

La troisième composante opérationnalise la motivation intrinsèque et extrinsèque au changement. Elle évalue la fatigue psychologique liée au mode de vie toxicomaniaque (« Do you feel tired of using drugs? »), la perception de l’urgence de modifier ses conduites (« Do you think it is important to change your drug use? »), l’anticipation de la difficulté du sevrage (« Do you believe it will be difficult to change? ») et l’attitude envers l’aide professionnelle formelle (« Do you think you need professional help? », « Do you believe you can be helped by professional treatment? »). Cette sous-échelle permet de calculer un Indice Motivationnel synthétique qui situe le sujet sur le continuum de la préparation à l’action.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le cadre conceptuel du DUDIT-E s’enracine principalement dans la convergence de trois grands paradigmes théoriques de la psychologie contemporaine :

1. Le modèle de la balance décisionnelle de Janis et Mann (1977)

Initialement conceptualisé par Irving Janis et Leon Mann dans le cadre de l’analyse des décisions en situation de conflit psychologique aigu, le modèle postule que toute prise de décision humaine résulte d’un arbitrage comparatif entre les bénéfices attendus (gains pour soi et pour autrui) et les coûts perçus (pertes pour soi et pour autrui, désapprobation sociale). Dans l’addiction, la persistance de l’usage est comprise comme le fait d’un déséquilibre cognitif où les bénéfices immédiats surpassent la saillance des conséquences négatives différées. Le DUDIT-E permet d’opérationnaliser formellement cette balance via la mise en miroir quantitative des scores D1 (bénéfices) et D2 (coûts).

2. Le modèle transthéorique du changement (TTM) de Prochaska et DiClemente

Développé par James O. Prochaska et Carlo C. DiClemente (1983), le TTM décrit le changement comportemental comme une progression dynamique à travers cinq stades successifs : pré-contemplation (absence d’intention d’arrêter, focalisation exclusive sur les bénéfices), contemplation (émergence de l’ambivalence, les coûts commencent à égaler les bénéfices), préparation (décision d’agir, les coûts l’emportent sur les gains), action (mise en œuvre concrète de la modification du comportement) et maintien (consolidation des acquis et prévention de la rechute). Le DUDIT-E offre un reflet psychométrique direct de cette transition : une transition du stade de pré-contemplation vers la préparation se traduit mathématiquement par une chute relative du ratio D1/D2 associée à une élévation des scores à la sous-échelle D3.

3. L’approche motivationnelle de Miller et Rollnick

Le DUDIT-E s’aligne rigoureusement sur les postulats de l’entretien motivationnel (Motivational Interviewing). Miller et Rollnick soutiennent que la motivation n’est pas un trait de personnalité immuable ou une simple résistance à surmonter par la confrontation, mais un état dynamique d’ambivalence fluctuante. Reconnaître les aspects positifs perçus par le patient (D1) sans porter de jugement moral valide son expérience interne, désamorce les mécanismes de défense et instaure une alliance thérapeutique collaborative indispensable pour explorer ensuite la gravité des répercussions négatives (D2) et soutenir son sentiment d’auto-efficacité (D3).

7. Validité / Validity

La validité psychométrique du DUDIT-E a été établie par Berman et ses collaborateurs (2007) auprès d’une cohorte clinique diversifiée d’usagers de drogues comprenant des patients admis en désintoxication, des individus pris en charge en milieu pénitentiaire suédois et des participants recrutés dans des programmes communautaires de réduction des risques (N = 250).

Validité de construit et factorielle

Les analyses factorielles exploratoires et confirmatoires ont validé sans équivoque la dissociation structurelle entre les bénéfices perçus, les dommages perçus et l’orientation motivationnelle. Les items des dimensions D1 et D2 saturent sur des facteurs indépendants, confirmant que la perception des avantages et la reconnaissance des désavantages ne sont pas les pôles opposés d’un axe unidimensionnel, mais deux construits orthogonaux coexistant simultanément dans la psyché de l’usager dépendant.

Validité convergente et concurrente

La validité convergente du DUDIT-E a été démontrée par l’analyse des corrélations avec plusieurs instruments de référence :

  • Les scores totaux de la section négative (D2) corrèlent très positivement avec le score composite de l’échelle originale DUDIT (r = 0,72 à 0,78, p < 0,001), attestant que les individus ayant une consommation sévère et dépendante rapportent un nombre significativement plus élevé de dommages systémiques.
  • La dimension D2 présente également de fortes corrélations positives avec les sous-échelles de gravité médicale, psychiatrique et judiciaire de l’Addiction Severity Index (ASI).
  • La dimension positive (D1) montre des corrélations statistiquement significatives avec des mesures de recherche de sensations, d’alexithymie et de coping d’évitement émotionnel.

Validité prédictive et sensibilité au changement

L’Indice Motivationnel généré par la dimension D3 s’avère un prédicteur robuste de l’assiduité thérapeutique. Les participants présentant un score motivationnel élevé lors de l’admission initiale présentent un taux de rétention dans les programmes de réadaptation significativement supérieur à 3 et 6 mois comparativement aux sujets dont la balance restait dominée par les aspects positifs D1. En outre, lors d’évaluations longitudinales post-traitement, les variations des scores D1 et D2 reflètent avec acuité l’efficacité des protocoles cognitivo-comportementaux visant la restructuration cognitive des attentes liées aux substances.

8. Fidélité / Reliability

Les études métrologiques menées sur le DUDIT-E mettent en évidence une consistance interne remarquable et une stabilité temporelle satisfaisante :

  • Consistance interne (Alpha de Cronbach) :
    • Sous-échelle Aspects Positifs (D1) : Les analyses ont produit un coefficient α de 0,89 à 0,93, démontrant une homogénéité élevée des items capturant les multiples facettes du renforcement perçu.
    • Sous-échelle Aspects Négatifs (D2) : Le coefficient α s’établit entre 0,88 et 0,91, témoignant d’une excellente cohérence dans la mesure des conséquences adverses globales.
    • Sous-échelle État d’esprit / Motivation (D3) : Les coefficients oscillent entre 0,78 et 0,84, une valeur tout à fait adéquate compte tenu du caractère multidimensionnel de la disposition au changement (regroupant à la fois l’inconfort lié à l’usage, l’auto-efficacité perçue et l’attente envers les soins formels).
  • Fidélité test-retest : Dans les sous-échantillons de patients évalués à un intervalle standard de deux semaines en phase de stabilisation clinique (sans intervention thérapeutique majeure intermédiaire), les coefficients de corrélation intra-classe (CCI) s’échelonnent de 0,81 pour D1 à 0,85 pour D2, démontrant une stabilité temporelle satisfaisante des représentations cognitives relatives aux drogues.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Les investigations psychométriques initiales rapportées par Berman et ses collègues (2007) ont soumis les réponses aux items du DUDIT-E à des analyses factorielles exploratoires (AFE) par extraction des facteurs principaux avec rotation oblique (Promax ou Oblimin), compte tenu des intercorrélations théoriques attendues entre certaines composantes cognitives.

Structure de la section D1 (Aspects positifs)

L’analyse factorielle de D1 isole principalement deux sous-facteurs de second ordre expliquant plus de 58 % de la variance totale :

  • Facteur 1A : Renforcement interne et régulation émotionnelle (items 1, 2, 3, 5, 9, 10, 11, 13), caractérisé par de fortes saturations (> 0,60) pour des énoncés mesurant l’apaisement du stress, la diminution de la douleur et le sentiment de normalité.
  • Facteur 1B : Renforcement externe, sociabilité et stimulation (items 6, 7, 8, 14, 15, 16, 17), avec des saturations substantielles (> 0,55) pour l’insertion groupale, l’activation comportementale et l’expansion relationnelle.

Structure de la section D2 (Aspects négatifs)

Pour la section D2, l’analyse révèle également une décomposition bi-factorielle sous-jacente (variance expliquée > 54 %) :

  • Facteur 2A : Détresse psychologique et désorganisation personnelle (items 5, 6, 7, 8, 10, 11, 13, 17), englobant les idéations suicidaires, les crises d’angoisse, le retrait social et le sentiment de chaos existentiel.
  • Facteur 2B : Conséquences sociales, somatiques et légales directes (items 1, 2, 3, 4, 12, 14, 15, 16), avec des saturations élevées sur les démêlés policiers, les violences physiques, les ruines budgétaires et les décompensations somatiques.

Structure de la section D3 (Motivation)

L’analyse de D3 extrait un facteur principal robuste de « Volonté d’agir et recours à l’aide » (items 4, 5, 7, 8) saturant à plus de 0,68, complété par un facteur secondaire reflétant « L’ambivalence et l’anticipation de l’obstacle » (items 1, 2, 9).

10. Instrument de mesure / Instrument

Le DUDIT-E se présente sous la forme d’un auto-questionnaire structuré en papier-crayon ou administrable par voie informatique. L’instrument comprend au total 44 questions réparties en sections opérationnelles distinctes précédées d’un recensement des substances consommées :

  • Inventaire initial d’usage de substances : Le participant indique la fréquence d’usage au cours de l’année écoulée pour 10 classes de drogues (Cannabis, Amphétamines, Cocaïne, Opiacés, Hallucinogènes, Solvants/Inhalants, GHB et apparentés, Médicaments sédatifs/somnifères, Médicaments antalgiques, Tabac). L’échelle de fréquence comporte 6 modalités : Never (0), Tried it one or more times (1), Once a month or less often (2), 2-4 times a month (3), 2-3 times a week (4), 4 times a week or more (5), avec une case à cocher additionnelle pour signaler une utilisation circonscrite à des épisodes de rechute.
  • Section D1 – Aspects positifs (« What is positive for you about using drugs? ») :
    • Nombre d’items : 17 items.
    • Échelle de réponse : Échelle de Likert en 5 points : Not at all (0), A little (1), Somewhat (2), A lot (3), Totally (4).
    • Score total : Varie de 0 à 68 points. Un score élevé dénote une forte dépendance psychologique et une saillance élevée des bénéfices perçus.
  • Section D2 – Aspects négatifs (« What is negative for you about using drugs? ») :
    • Nombre d’items : 17 items.
    • Format de réponse : Format hybride :
      • Items 1 à 4 (dommages majeurs au cours de l’année écoulée : travail, santé/mémoire, rixes/violence, police) : Échelle de fréquence en 5 points : Never (0), Less often than once a month (1), Every month (2), Every week (3), Daily or almost every day (4).
      • Items 5 à 17 (dommages psychologiques, physiques, relationnels, financiers) : Échelle d’intensité en 5 points : Not at all (0), A little (1), Somewhat (2), A lot (3), Totally (4).
    • Score total : Varie de 0 à 68 points. Un score élevé reflète une accumulation sévère de préjudices multidimensionnels.
  • Section D3 – Pensées sur les drogues et motivation (« What are your thoughts about drugs? ») :
    • Nombre d’items : 10 items.
    • Échelle de réponse : Échelle ordinale en 3 points : Not at all (0), Partly (1), Totally (2).
    • Score total : Varie de 0 à 20 points, permettant le calcul d’un score de readiness thérapeutique et d’un indice de balance décisionnelle.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

Le DUDIT-E a été officiellement publié en 2007 dans la revue scientifique à comité de lecture Journal of Substance Abuse Treatment. Conformément aux engagements de l’équipe de recherche de l’Institut Karolinska et aux directives de diffusion des outils de dépistage en santé publique soutenus par l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (EUDA / EMCDDA), le test est accessible gratuitement pour la pratique clinique, les structures hospitalières et la recherche académique non commerciale.

Aucune redevance financière ni droit d’enregistrement commercial n’est exigé pour l’usage du questionnaire original sous réserve de citer explicitement la référence princeps des auteurs (Berman et al., 2007). Les professionnels ou institutions souhaitant procéder à une traduction transculturelle formelle, à une adaptation numérique ou à une intégration dans un logiciel propriétaire de santé sont invités à contacter préalablement l’auteure correspondante, le Dr Anne H. Berman, au Karolinska Institutet par voie électronique ([email protected]).

12. Références / References

Les sources scientifiques suivantes constituent le socle empirique et théorique ayant guidé la construction et la validation du DUDIT-E :

  • Berman, A. H., Bergman, H., Palmstierna, T., & Schlyter, F. (2005). DUDIT: The Drug Use Disorders Identification Test – Manual. Karolinska Institutet, Department of Clinical Neuroscience. http://www.emcdda.europa.eu/html.cfm/index61869EN.html
  • Berman, A. H., Palmstierna, T., Källmén, H., & Bergman, H. (2007). The self-report Drug Use Disorders Identification Test-Extended (DUDIT-E): Reliability, validity, and motivational Index. Journal of Substance Abuse Treatment, 32(4), 357-369. https://doi.org/10.1016/j.jsat.2006.10.001
  • Janis, I. L., & Mann, L. (1977). Decision making: A psychological analysis of conflict, choice, and commitment. Free Press.
  • Miller, W. R., & Rollnick, S. (2012). Motivational interviewing: Helping people change (3rd ed.). Guilford Press.
  • Prochaska, J. O., & DiClemente, C. C. (1983). Stages and processes of self-change of smoking: Toward an integrative model of change. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 51(3), 390-395. https://doi.org/10.1037/0022-006X.51.3.390
  • Velicer, W. F., DiClemente, C. C., Prochaska, J. O., & Brandenburg, N. (1985). Decisional balance measure for assessing and predicting smoking status. Journal of Personality and Social Psychology, 48(5), 1279-1289. https://doi.org/10.1037/0022-3514.48.5.1279

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

Sleep better.
2

Lose tension and become relaxed.
3

Become happy.
4

Become strong.
5

Feel ”normal.”
6

Become creative (get ideas‚ do artistic things).
7

Become active (clean home‚ do dishes‚ wash the car‚ etc.).
8

Love everybody and the whole world.
9

More self-confidence.
10

Feel less pain in my back‚ neck‚ head etc.
11

Get a feeling that everything will work out.
12

Life without drugs is boring.
13

I can control feelings like anxiety‚ anger and depression.
14

With drugs I can function socially.
15

With drugs I feel that I am part of the group.
16

I get better contact with others.
17

I get more out of my life.
★

Rate This Scale

5.0 / 5 • 1 vote

Citer cet article

Looti, M. (2026, septembre 30). Test d’identification des troubles liés à l’usage de drogues étendu – DUDIT-E. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/test-didentification-des-troubles-lies-a-lusage-de-drogues-etendu-dudit-e/
Looti, Mohammed. “Test d’identification des troubles liés à l’usage de drogues étendu – DUDIT-E.” Base de données de psychologie en français, 30 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/test-didentification-des-troubles-lies-a-lusage-de-drogues-etendu-dudit-e/.
Looti, Mohammed. “Test d’identification des troubles liés à l’usage de drogues étendu – DUDIT-E.” Base de données de psychologie en français. septembre 30, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/test-didentification-des-troubles-lies-a-lusage-de-drogues-etendu-dudit-e/.