1. Résumé / Abstract
Le Test des attitudes alimentaires (Eating Attitudes Test, EAT-26) constitue l’un des instruments d’auto-évaluation psychométrique les plus largement validés et employés à l’échelle internationale pour le dépistage des attitudes et comportements alimentaires dysfonctionnels caractéristiques des troubles des conduites alimentaires (TCA). Développé initialement par David M. Garner, Marion P. Olmsted, Yvonne Bohr et Paul E. Garfinkel en 1982, l’EAT-26 représente une forme abrégée et affinée de la version princeps à 40 items (EAT-40) publiée en 1979 par Garner et Garfinkel. Cette révision a permis d’éliminer les items redondants ou présentant de faibles saturations factorielles, optimisant ainsi l’efficience métrologique de la mesure sans compromettre sa fidélité ni sa sensibilité clinique.
L’instrument se compose de 26 énoncés mesurant trois dimensions factorielles distinctes : la Restriction alimentaire (Dieting), la Boulimie et préoccupation alimentaire (Bulimia and Food Preoccupation) et le Contrôle oral (Oral Control). Les participants répondent au moyen d’une échelle ordinale en six points allant de « Toujours » (Always) à « Jamais » (Never), cotée selon une grille spécifique (3, 2, 1, 0, 0, 0 pour les items directs) conçue pour isoler les attitudes extrêmes indicatrices d’un risque psychopathologique. Un score seuil total supérieur ou égal à 20 indique un risque accru de trouble alimentaire et requiert une évaluation diagnostique approfondie par un clinicien qualifié. L’inventaire s’accompagne en outre de questions comportementales évaluant la fréquence des purges, vomissements, crises d’hyperphagie et variations pondérales récentes, ainsi que du calcul de l’indice de masse corporelle (IMC).
Sur le plan psychométrique, l’EAT-26 démontre une excellente consistance interne, attestée par un coefficient alpha de Cronbach global de 0,90 dans les cohortes cliniques souffrant d’anorexie mentale et variant entre 0,80 et 0,89 dans les populations non cliniques. Sa corrélation avec l’EAT-40 est remarquable (r = 0,98), et sa stabilité temporelle test-retest varie de 0,84 à 0,89. Bien que l’outil ne délivre aucun diagnostic nosographique direct au sens du DSM-5, il s’impose comme un standard méthodologique incontournable pour les enquêtes épidémiologiques, les milieux scolaires, sportifs et académiques, ainsi que pour le triage psychiatrique initial.
2. Mots-clés / Keywords
EAT-26, Test des attitudes alimentaires, troubles des conduites alimentaires, anorexie mentale, boulimie, dépistage psychométrique, restriction cognitive, image corporelle, comportement alimentaire, psychométrie clinique
3. Auteurs / Authors
L’échelle a été conçue et standardisée par des chercheurs et cliniciens de référence affiliés à l’Institut psychiatrique Clarke de l’Université de Toronto (Toronto, Ontario, Canada) :
- David M. Garner, Ph.D. : Psychologue clinicien, directeur de l’Institut River Centre (Sylvania, Ohio, États-Unis) et pionnier international de la conceptualisation psychométrique des troubles alimentaires.
- Marion P. Olmsted, Ph.D. : Psychologue clinicienne et chercheuse, spécialiste des thérapies comportementales appliquées à l’anorexie et la boulimie au Toronto General Hospital et à l’Université de Toronto.
- Yvonne Bohr, C.Psych. : Psychologue et professeure associée au Département de psychologie de l’Université York (Toronto, Canada).
- Paul E. Garfinkel, M.D., FRCPC : Psychiatre, professeur émérite de psychiatrie à l’Université de Toronto et ancien président-directeur général du Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH).
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental du Test des attitudes alimentaires (EAT-26) est d’identifier de manière standardisée, économique et rapide la présence d’attitudes, de cognitions et de comportements dysfonctionnels associés aux troubles des conduites alimentaires. Contrairement aux entretiens diagnostiques structurés tels que l’Eating Disorder Examination (EDE), l’EAT-26 n’a pas été conçu pour poser un diagnostic psychiatrique catégoriel formel, mais pour opérer comme un instrument de criblage de masse (screening tool) capable de repérer les profils symptomatiques requérant un examen clinique de seconde intention.
Dans les contextes de recherche épidémiologique et fondamentale, l’outil sert à estimer la prévalence des comportements restrictifs et boulimiques au sein d’échantillons communautaires, scolaires ou universitaires. Il permet également d’évaluer l’efficacité thérapeutique pré- et post-intervention dans le cadre de protocoles d’essais cliniques évaluant les psychothérapies cognitives et comportementales (TCC). L’outil offre une comparabilité internationale optimale grâce à ses nombreuses traductions standardisées et à sa sensibilité aux fluctuations des préoccupations corporelles à travers le cycle de vie.
Dans les applications cliniques et préventives, l’EAT-26 est largement mobilisé pour surveiller les cohortes à haut risque, telles que les athlètes de disciplines à composante esthétique ou de catégorie de poids (danse classique, gymnastique, patinage artistique, lutte, course de fond), les mannequins, les étudiants de premier cycle universitaire, ainsi que les adolescents en milieu scolaire. L’échelle est particulièrement précieuse en médecine générale, en pédiatrie et dans les services de santé universitaires pour déclencher un processus d’orientation pluridisciplinaire (nutritionniste, psychologue, psychiatre) avant que les troubles n’atteignent un seuil d’altération somatique sévère.
La justification théorique sous-tendant cet instrument repose sur l’hypothèse de continuité des comportements alimentaires, stipulant que les anomalies psychologiques liées à l’ingestion d’aliments et à la gestion du poids existent sur un continuum allant d’une alimentation normative à des manifestations psychopathologiques avérées d’anorexie mentale ou de boulimie nerveuse. En capturant les croyances rigides, la terreur du surpoids et les conduites d’évacuation précurseurs, l’EAT-26 rend possible une intervention précoce, facteur prédictif déterminant du pronostic médical et psychiatrique.
5. Construit psychologique / Construct
L’EAT-26 opérationnalise un construit multidimensionnel englobant la relation pathologique à la nourriture, au poids et à l’image du corps. L’analyse factorielle confirmatoire démontre que ce construit s’articule autour de trois dimensions principales, complétées par un module d’évaluation comportementale des symptômes critiques :
1. Régime et restriction alimentaire (Dieting)
Cette sous-échelle comprend 13 items mesurant l’évitement cognitif et comportemental des aliments caloriques, la terreur pathologique de prendre du poids et le désir omniprésent de minceur. Elle capture des manifestations telles que la culpabilité post-prandiale, le comptage obsessionnel des calories, l’élimination stricte des glucides et la poursuite constante d’un déficit énergétique. À titre d’illustration, l’item 1 (« I am terrified about being overweight ») et l’item 7 (« I particularly avoid food with a high carbohydrate content ») reflètent l’incorporation de croyances irrationnelles quant au potentiel anxiogène des nutriments et une phobie pondérale structurante.
2. Boulimie et préoccupation alimentaire (Bulimia and Food Preoccupation)
Composée de 6 items, cette dimension explore les pensées intrusives relatives à l’alimentation ainsi que la survenue d’épisodes hyperphagiques accompagnés d’un sentiment subjectif de perte de contrôle, suivis ou non de comportements compensatoires purgatifs. Elle documente l’envahissement cognitif généré par la nourriture et les pulsions de vomissement provoqué. Par exemple, l’item 4 (« I have gone on eating binges where I feel that I may not be able to stop ») et l’item 9 (« I vomit after I have eaten ») ciblent directement les dynamiques boulimiques et le cycle compulsion-purgation.
3. Contrôle oral (Oral Control)
Rassemblant 7 items, ce facteur évalue le sentiment d’autodiscipline exercé autour de l’acte alimentaire ainsi que la perception des pressions exercées par l’environnement social incitant l’individu à s’alimenter ou à prendre du poids. Cette dimension est intimement liée aux mécanismes de défense anorexiques, où la privation sensorielle et le jeûne sont investis d’une valeur de maîtrise de soi, tandis que les sollicitations externes sont vécues comme intrusives. L’item 5 (« I cut my food into small pieces »), l’item 8 (« I feel that others would prefer if I ate more ») et l’item 26 (« I enjoy trying new rich foods », inversé) illustrent la ritualisation du comportement de table et la rigidité face aux contextes conviviaux.
Questions comportementales complémentaires
Au-delà des 26 items de base, l’instrument comprend des questions comportementales évaluant la fréquence des accès hyperphagiques objectifs, des vomissements provoqués, de l’utilisation de laxatifs, de diurétiques ou de pilules amaigrissantes, de l’exercice physique compulsif, ainsi que la présence d’une perte pondérale substantielle (supérieure à 9 kg sur 6 mois). Ces indices constituent des critères de référence automatique indépendamment du score d’échelle composite.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le cadre théorique de l’EAT-26 s’enracine dans la psychopathologie cognitive-comportementale et les modèles biopsychosociaux formalisés par David Garner, Paul Garfinkel et Hilde Bruch durant la seconde moitié du XXe siècle. Bruch avait déjà mis en lumière que l’anorexie mentale n’était pas un simple refus d’apport nutritionnel, mais une altération complexe du sentiment d’identité, marquée par des distorsions de l’image corporelle et une angoisse paralysante d’inefficacité personnelle.
L’élaboration de l’EAT s’est opérée à une époque charnière où la psychiatrie descriptive évoluait vers l’identification opérationnelle des syndromes. Le modèle théorique sous-jacent repose sur la notion d’intolérance à la corpulence et d’hypervalorisation de la minceur. Dans cette perspective, la restriction alimentaire cognitive ne résulte pas d’une absence d’appétit (l’anorexie étant un terme physiologiquement inexact aux stades initiaux), mais d’un combat actif contre les signaux de faim, transformant le corps en un objet de contrôle absolu destiné à compenser un déficit d’auto-régulation affective.
Sur le plan sociocognitif, l’instrument traduit l’internalisation des idéaux culturels de minceur et le développement de schémas cognitifs dysfonctionnels. Selon le modèle cognitivo-comportemental transdiagnostique proposé ultérieurement par Fairburn, Cooper et Shafran (2003), le noyau psychopathologique des troubles alimentaires réside dans l’auto-évaluation quasi exclusive des individus sur la base de leur poids, de leur silhouette et de leur capacité à les maîtriser. L’EAT-26 capture empiriquement les facettes comportementales et attitudinales de ce noyau : les règles alimentaires rigides, la surveillance méticuleuse des calories, l’évitement des graisses et des sucres, et la panique face à la moindre perception d’adiposité corporelle.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique de l’EAT-26 a fait l’objet de dizaines d’enquêtes transnationales confirmant ses qualités diagnostiques et sa robustesse structurelle :
- Validité de construit et discriminante : Lors de l’étude de validation initiale menée par Garner, Olmsted, Bohr et Garfinkel (1982), l’EAT-26 s’est révélé capable de différencier avec une précision remarquable les patientes diagnostiquées avec une anorexie mentale (score moyen = 36,1 ; ET = 18,0) des participantes du groupe contrôle non clinique (score moyen = 9,9 ; ET = 9,1). La sensibilité de l’outil pour identifier les sujets cliniques atteignait 83,6 % pour une spécificité supérieure à 90 % au seuil standard de 20 points.
- Validité convergente : L’EAT-26 corrèle de façon très étroite avec sa forme longue princeps, l’EAT-40 (r = 0,98), démontrant que la réduction de 14 items n’a entraîné aucune perte d’information clinique. De plus, il présente de fortes corrélations positives avec le questionnaire des troubles alimentaires Eating Disorder Inventory (EDI), particulièrement avec les sous-échelles de « Recherche de minceur » (Drive for Thinness, r = 0,70 à 0,85) et d’« Insatisfaction corporelle » (Body Dissatisfaction, r = 0,55 à 0,72). Des corrélations substantielles sont également documentées avec l’échelle d’anxiété de Spielberger (STAI) et les inventaires de dépression de Beck (BDI), confirmant la comorbidité fréquente entre affectivité négative et troubles du comportement alimentaire.
- Validité prédictive : Des études longitudinales en milieu universitaire (Garner et al., 1983 ; Rivas et al., 2010) ont démontré que les individus obtenant un score égal ou supérieur à 20 sans diagnostic initial préalable présentent un risque relatif significativement plus élevé de développer un épisode clinique complet de trouble alimentaire au cours des semestres suivants que les participants sous le seuil.
- Validité transculturelle : Les adaptations validées en langues française, espagnole, portugaise, allemande, italienne, japonaise, arabe et turque confirment la capacité discriminante de l’outil à travers des contextes socioculturels variés, bien que des modulations mineures des moyennes normatives soient observées en fonction du genre et de la pression sociale à l’amincissement propre à chaque zone géographique.
8. Fidélité / Reliability
Les propriétés de fidélité métrologique de l’EAT-26 satisfont aux standards psychométriques les plus exigeants :
- Consistance interne : Dans l’échantillon clinique original de Garner et collaborateurs (1982), le coefficient alpha de Cronbach pour l’échelle totale était de 0,90 au sein du groupe souffrant d’anorexie mentale, témoignant d’une très haute homogénéité des items. Dans les groupes contrôles non cliniques, l’alpha se maintenait à 0,83. Les méta-analyses de généralisation de la fidélité (notamment Gleaves et al., 2014) rapportent un coefficient alpha moyen agrégé de 0,86 (intervalle de confiance à 95 % : 0,84 – 0,88) à travers des dizaines d’études indépendantes. Pour les sous-échelles, les valeurs oscillent généralement entre 0,82 et 0,88 pour « Régime », 0,73 et 0,80 pour « Boulimie et préoccupation », et 0,65 et 0,74 pour « Contrôle oral ».
- Fidélité test-retest : L’évaluation de la stabilité temporelle par Banasiak et al. (2001) sur des intervalles de deux à quatre semaines a mis en évidence des coefficients de corrélation intraclasse compris entre r = 0,84 et r = 0,89, attestant d’une excellente stabilité des traits mesurés en l’absence d’intervention thérapeutique active.
- Cohérence inter-items : Les corrélations item-total corrigées dépassent le seuil recommandé de 0,30 pour la quasi-totalité des items dans les échantillons cliniques, à l’exception ponctuelle de certains items du contrôle oral (tel que l’item 26 inversé) qui affichent des corrélations plus modestes dans certaines sous-populations universitaires saines.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
L’analyse factorielle initiale réalisée par Garner et al. (1982) sur l’EAT-40 a consisté en une analyse en composantes principales avec rotation varimax appliquée aux réponses de patientes anorexiques. Quatorze items affichant des saturations factorielles inférieures à 0,40 ou des doubles saturations problématiques ont été supprimés, donnant naissance à la structure tri-factorielle standard de l’EAT-26 :
- Facteur I (Dieting / Restriction alimentaire) : Représente la plus grande part de variance expliquée (environ 24,7 %). Les items y affichent des saturations élevées (généralement comprises entre 0,52 et 0,79). Il regroupe les énoncés 1, 6, 7, 10, 11, 12, 14, 16, 17, 22, 23, 24, 25.
- Facteur II (Bulimia and Food Preoccupation / Boulimie et préoccupation) : Rend compte de 7,8 % de la variance. Les saturations s’échelonnent de 0,48 à 0,75, intégrant les items 3, 4, 9, 18, 21.
- Facteur III (Oral Control / Contrôle oral) : Rend compte de 5,3 % de la variance avec des saturations variant de 0,43 à 0,71. Il rassemble les énoncés 2, 5, 8, 13, 15, 19, 20, 26.
Néanmoins, les études contemporaines recourant à l’analyse factorielle confirmatoire (AFC) ont parfois souligné des limites quant à l’invariance structurelle de ce modèle tri-factoriel initial lorsqu’il est appliqué à des populations communautaires ou masculines non cliniques. Plusieurs auteurs (Ocker, Lam, Jensen & Zhang, 2007 ; Pereira et al., 2008) ont identifié des configurations alternatives à quatre facteurs ou ont mis en lumière que la sous-échelle « Contrôle oral » tend à se scinder entre la perception de pression externe et l’autodiscipline rituelle. Malgré ces variations méthodologiques, le modèle à trois dimensions demeure la structure théorique et clinique de référence internationalement acceptée et prescrite pour le calcul standardisé des scores sous-dimensionnels.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’EAT-26 est un auto-questionnaire standardisé administrable sur support papier ou par voie informatique. Les spécifications du test sont les suivantes :
- Format du test : Auto-évaluation (self-report questionnaire) comprenant 26 items d’attitudes alimentaires, complétée d’un encadré de questions comportementales et de données anthropométriques.
- Population cible : Adolescents et adultes (à partir de 14-16 ans). Pour les enfants de 8 à 13 ans, une version simplifiée et validée (le ch-EAT développé par Maloney et al., 1988) est préconisée.
- Temps de passation : Environ 5 à 10 minutes.
- Échelle de réponse : Échelle ordinale de Likert à 6 modalités : Always (Toujours), Very Often (Très souvent), Often (Souvent), Sometimes (Parfois), Rarely (Rarement), Never (Jamais).
- Règle de cotation (Scoring) :
- Pour les items directs (items 1 à 25) :
- Always = 3 points
- Very Often = 2 points
- Often = 1 point
- Sometimes = 0 point
- Rarely = 0 point
- Never = 0 point
- Pour l’item inversé (item 26 : « I enjoy trying new rich foods ») :
- Never = 3 points
- Rarely = 2 points
- Sometimes = 1 point
- Often = 0 point
- Very Often = 0 point
- Always = 0 point
- Pour les items directs (items 1 à 25) :
- Indice de référence et seuil clinique :
- Le score global de l’EAT-26 oscille entre 0 et 78 points.
- Score total ≥ 20 : Le sujet est considéré comme à haut risque d’anorexie, de boulimie ou de trouble alimentaire atypique. Une orientation vers une consultation médicale ou psychologique approfondie est formellement requise.
- Critères comportementaux additionnels : Indépendamment d’un score inférieur à 20, une orientation clinique s’impose si le participant rapporte : des crises d’hyperphagie régulières au cours des six derniers mois, des vomissements provoqués réguliers pour contrôler son poids, la prise de laxatifs ou de pilules amincissantes, un entraînement physique compulsif supérieur à 60 minutes par jour dans le but exclusif de brûler des calories, une perte de poids involontaire majeure, ou un IMC sous le seuil d’insuffisance pondérale sévère.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
L’EAT-26 a été publié dans sa version définitive en 1982 dans la revue Psychological Medicine par Garner, Olmsted, Bohr et Garfinkel. L’outil fait suite à l’EAT-40 publié en 1979.
Licence et droits d’utilisation : Le Dr David M. Garner et le détenteur du copyright autorisent gracieusement l’utilisation de l’EAT-26 à des fins cliniques, éducatives, de dépistage individuel et de recherche académique sans but lucratif, sans redevance financière ni nécessité d’acheter un protocole commercial. L’accès public à l’instrument, aux grilles de notation, aux algorithmes d’interprétation et au test en ligne officiel est géré via la plateforme www.eat-26.com. Toute utilisation dans le cadre d’études commerciales ou d’essais financés par des organismes privés requiert une autorisation écrite préalable de l’auteur principal.
12. Références / References
- Banasiak, S. J., Wertheim, E. H., Darby, A., & Foote, J. P. (2001). Test-retest reliability and internal consistency of the Eating Attitudes Test (EAT-26) in an Australian population. European Eating Disorders Review, 9(5), 345–356. https://doi.org/10.1002/erv.411
- Fairburn, C. G., Cooper, Z., & Shafran, R. (2003). Cognitive behaviour therapy for eating disorders: A “transdiagnostic” theory and treatment. Behaviour Research and Therapy, 41(5), 509–528. https://doi.org/10.1016/S0005-7967(02)00088-8
- Garfinkel, P. E., & Newman, A. (2001). The Eating Attitudes Test: Twenty-five years later. Eating and Weight Disorders – Studies on Anorexia, Bulimia and Obesity, 6(1), 1–21. https://doi.org/10.1007/BF03339747
- Garner, D. M., & Garfinkel, P. E. (1979). The Eating Attitudes Test: An index of the symptoms of anorexia nervosa. Psychological Medicine, 9(2), 273–279. https://doi.org/10.1017/s0033291700030762
- Garner, D. M., Olmsted, M. P., Bohr, Y., & Garfinkel, P. E. (1982). The Eating Attitudes Test: Psychometric features and clinical correlates. Psychological Medicine, 12(4), 871–878. https://doi.org/10.1017/s0033291700049163
- Garner, D. M., Olmsted, M. P., & Polivy, J. (1983). Development and validation of a multidimensional eating disorder inventory for anorexia nervosa and bulimia. International Journal of Eating Disorders, 2(2), 15–34. https://doi.org/10.1002/1098-108X(198321)2:2<15::AID-EAT2260020203>3.0.CO;2-6
- Gleaves, D. H., Pearson, C. A., Ambwani, S., & Morey, L. C. (2014). Measuring eating disorder attitudes and behaviors: A reliability generalization study. Journal of Eating Disorders, 2(1), Article 6. https://doi.org/10.1186/2050-2974-2-6
- Maloney, M. J., McGuire, J. B., & Daniels, S. R. (1988). Reliability testing of a children’s version of the Eating Attitude Test. Journal of the American Academy of Child & Adolescent Psychiatry, 27(5), 541–543. https://doi.org/10.1097/00004583-198809000-00004
- Ocker, L. B., Lam, E. T., Jensen, B. E., & Zhang, J. J. (2007). Psychometric properties of the Eating Attitudes Test. Measurement in Physical Education and Exercise Science, 11(1), 25–48. https://doi.org/10.1080/10913670709337424
- Pereira, A. T., Maia, B., Bos, S., Soares, M. J., Marques, M., Valente, J., & Macedo, A. (2008). The Portuguese short form of the Eating Attitudes Test-40. European Eating Disorders Review, 16(4), 319–325. https://doi.org/10.1002/erv.845
- Rivas, T., Bersabé, R., Jiménez, M., & Berrocal, C. (2010). The Eating Attitudes Test (EAT-26): Reliability and validity in Spanish female samples. The Spanish Journal of Psychology, 13(2), 1044–1056. https://doi.org/10.1017/s1138741600002684
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response format: 1 = Always, 2 = Very Often, 3 = Often, 4 = Sometimes, 5 = Rarely, 6 = Never
- I Am terrified about being overweight.
- I Avoid eating when I am hungry.
- I Find myself preoccupied with food.
- I Have gone on eating binges where I feel that I may not be able to stop.
- I Cut my food into small pieces.
- I Aware of the calorie content of foods that I eat.
- I Particularly avoid food with a high carbohydrate content (i.e. bread‚ rice‚ potatoes‚ etc.)
- I Feel that others would prefer if I ate more.
- I Vomit after I have eaten.
- I Feel extremely guilty after eating.
- I Am occupied with a desire to be thinner.
- I Think about burning up calories when I exercise.
- I Other people think that I am too thin.
- I Am preoccupied with the thought of having fat on my body.
- I Take longer than others to eat my meals.
- I Avoid foods with sugar in them.
- I Eat diet foods.
- I Feel that food controls my life.
- I Display self-control around food.
- I Feel that others pressure me to eat.
- I Give too much time and thought to food.
- I Feel uncomfortable after eating sweets.
- I Engage in dieting behavior.
- I Like my stomach to be empty.
- I Have the impulse to vomit after meals.
- I Enjoy trying new rich foods.