Test de personnalité dans les relations proches

Le Test de personnalité dans les relations proches (CRPT) est un instrument psychométrique mesurant l’attachement amoureux adulte et les traits relationnels.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 3, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 3, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

Le Test de personnalité dans les relations proches (connu sous la désignation anglophone Close Relationship Personality Test ou CRPT, développé dans le cadre des travaux de R. Chris Fraley et du laboratoire d’évaluation en ligne de l’Université de l’Illinois) est un instrument psychométrique hybride de pointe destiné à cartographier les régulations affectives, cognitives et comportementales des individus au sein des relations interpersonnelles intimes. Cet instrument combine de manière innovante les dimensions fondamentales de l’attachement amoureux adulte issues des travaux de révision psychométrique de l’Experiences in Close Relationships-Revised (ECR-R) et l’évaluation contextualisée des grands traits de personnalité issus du modèle des Big Five (notamment la stabilité émotionnelle, l’agréabilité et l’extraversion relationnelle).

Le volet principal d’auto-évaluation comprend 60 items rédigés sous la forme d’affirmations comportementales et expérientielles, accompagnés d’un module complémentaire de 25 items mesurant la perception du partenaire. Les participants évaluent leur niveau d’accord sur une échelle de Likert en 7 points allant de 1 (Strongly disagree / Pas du tout d’accord) à 7 (Strongly agree / Tout à fait d’accord), avec un point médian neutre à 4 (Neither agree nor disagree). Sur le plan psychométrique, le test bénéficie d’une rigueur d’étalonnage exceptionnelle issue de la théorie des réponses aux items (TRI), affichant des coefficients de cohérence interne (alpha de Cronbach) supérieurs à 0,90 pour les dimensions d’attachement et compris entre 0,78 et 0,86 pour les facettes contextualisées de la personnalité. Sa validité de construit, sa fidélité test-retest et sa capacité à prédire la stabilité relationnelle en font un standard dans la recherche contemporaine sur les dynamiques de couple et la psychologie de la personnalité.

2. Mots-clés / Keywords

Attachement adulte, théorie de l’attachement, anxiété d’attachement, évitement de l’attachement, relations de couple, personnalité contextualisée, Big Five relationnel, théorie des réponses aux items, psychométrie, satisfaction conjugale, modèle interne opérant, dynamique relationnelle.

3. Auteurs / Authors

L’instrument a été conçu et calibré par le professeur R. Chris Fraley et ses collaborateurs de recherche au sein du Département de Psychologie de l’Université de l’Illinois à Urbana-Champaign (États-Unis). R. Chris Fraley est un psychologue de renommée internationale, spécialiste de la méthodologie quantitative, des modèles psychométriques modernes (modèles de Rasch et de Birnbaum) et de la théorie de l’attachement au cours du cycle de vie.

  • R. Chris Fraley, Ph.D. : Professor of Psychology, Department of Psychology, University of Illinois at Urbana-Champaign, Champaign, IL 61820, États-Unis. Directeur du Adult Attachment Lab et administrateur de la plateforme PersonalityLab.org. Courriel : [email protected].
  • Collaborateurs méthodologiques : Niels G. Waller (University of Minnesota) et Kelly A. Brennan (Emory University / State University of New York at Brockport), coauteurs des matrices d’items originelles de l’ECR et de l’ECR-R ayant servi de socle aux échelles de sécurité relationnelle.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental du Close Relationship Personality Test est de combler un fossé théorique et empirique persistant entre deux champs majeurs de la psychologie : la théorie de l’attachement adulte et la psychologie des traits de personnalité. Traditionnellement, les chercheurs étudiaient les styles d’attachement de manière indépendante des traits de base (comme le névrosisme ou l’agréabilité générale), ou supposaient à tort que les traits de personnalité généraux suffisaient à expliquer l’intégralité des comportements au sein du couple. Le CRPT a été créé pour mesurer spécifiquement la manière dont les individus se structurent émotionnellement et comportementalement lorsqu’ils interagissent avec un partenaire intime.

Dans les applications de recherche fondamentale, le test permet d’analyser comment les modèles internes opérants (représentations de soi et d’autrui) interagissent avec des dispositions comportementales ciblées (communication, agressivité, réserve émotionnelle, coopération). Contrairement aux questionnaires de personnalité décontextualisés qui demandent aux répondants comment ils agissent « en général », le CRPT applique le principe de contextualisation des items (Frame of Reference effect), forçant l’évaluation au cadre exclusif du lien amoureux. Cette contextualisation accroît drastiquement la validité prédictive des construits par rapport à la qualité conjugale, aux processus de régulation émotionnelle en période de crise et aux trajectoires de rupture.

Sur le plan clinique et de la thérapie de couple, le CRPT sert d’outil d’évaluation diagnostique et d’amorce thérapeutique. Il offre une cartographie détaillée des schémas d’insécurité affective (peur viscérale de l’abandon vs désactivation du système d’attachement par mise à distance) et éclaire les comportements manifestes observables par le partenaire (tendance à amorcer des disputes, repli silencieux, recherche d’intimité étouffante). En mesurant simultanément l’auto-évaluation et la perception du partenaire (hétéro-évaluation des 25 items associés), les cliniciens peuvent identifier les discordances perceptives, les biais projectifs et les boucles de rétroaction négatives maintenant les partenaires dans des impasses communicationnelles.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique appréhendé par le Close Relationship Personality Test s’articule autour d’une architecture bidimensionnelle principale d’attachement complétée par des facettes comportementales relationnelles directes :

1. L’anxiété liée à l’attachement (Attachment Anxiety)

Cette dimension capture l’hyperactivation du système d’attachement. Elle correspond à une vigilance excessive envers les signaux de rejet, une peur chronique d’être abandonné, un besoin compulsif de réassurance et une estime de soi fortement contingente à la validation du partenaire. Les items représentatifs mesurent des ruminations affectives intenses, tels que :

  • Item 1 : « I’m afraid that I will lose my partner’s love. »
  • Item 5 : « I often worry that my partner will not want to stay with me. »
  • Item 15 : « I often wish that my partner’s feelings for me were as strong as my feelings for him or her. »

Les individus affichant un score élevé sur cette dimension perçoivent fréquemment des intentions malveillantes ou du détachement là où il n’y en a pas, provoquant des conduites de dépendance ou des protestations de colère lorsque l’autre semble inaccessible.

2. L’évitement lié à l’attachement (Attachment Avoidance)

Cette dimension reflète la désactivation défensive du système d’attachement. Elle se manifeste par une répugnance envers la proximité émotionnelle, une valorisation extrême de l’autonomie et de l’autosuffisance, ainsi qu’une difficulté marquée à s’ouvrir intimement et à dépendre de son partenaire. Les items phares incluent :

  • Item 3 : « I prefer not to show a partner how I feel deep down. »
  • Item 10 : « I find it difficult to allow myself to depend on romantic partners. »
  • Item 20 : « I prefer not to be too close to romantic partners. »

Les sujets évitants répriment leurs besoins de soutien, fuient l’interdépendance affective et adoptent des stratégies de mise à distance physique et verbale dès que la proximité relationnelle s’intensifie.

3. L’expression comportementale et l’extraversion relationnelle

Au-delà de l’espace classique de l’attachement (anxiété × évitement), le CRPT intègre des indicateurs de vitalité, de sociabilité et d’expressivité au sein du dyade amoureuse. Les items mesurent le degré d’énergie partagée et d’affirmation :

  • Item 2 : « I am talkative with my partner. »
  • Item 17 : « When I am with my partner, I am full of energy. »
  • Item 29 (inversé) : « I tend to be quiet around my partner. »

4. L’agréabilité et la conflictualité relationnelle

Cette sous-dimension opérationnalise les conduites prosociales, la tolérance et la régulation de l’agressivité au quotidien. Elle mesure la propension au compromis par rapport aux comportements destructeurs de recherche de conflit :

  • Item 4 : « I tend to find fault with my partner. »
  • Item 19 : « I start quarrels with my partner. »
  • Item 27 : « I have a forgiving nature when it comes to my partner. »
  • Item 54 : « I am sometimes rude to my partner. »

5. La stabilité émotionnelle et la tolérance au stress relationnel

Cette composante évalue la vulnérabilité au découragement, aux variations d’humeur et aux réactions d’angoisse spécifiquement induites par le contexte du couple :

  • Item 7 : « I often feel depressed and blue about my relationships. »
  • Item 14 : « I am relaxed and handle stress about my relationships well. »
  • Item 42 : « I can be moody about my relationships. »

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le cadre conceptuel du Close Relationship Personality Test s’ancre dans la synthèse magistrale opérée entre la théorie de l’attachement initialement formulée par John Bowlby et Mary Ainsworth, son extension aux relations amoureuses adultes par Cindy Hazan et Phillip Shaver (1987), et la tradition structuraliste des traits de personnalité menée par Brennan, Clark et Shaver (1998) ainsi que Fraley et Waller (1998, 2000).

Bowlby postulait que les nourrissons développent des « modèles internes opérants » (internal working models) fondés sur la disponibilité et la sensibilité de leurs figures d’attachement primaires. Hazan et Shaver ont démontré que ces représentations continuent d’orienter la cognition sociale et la régulation affective dans la sphère conjugale adulte. Plus tard, Kim Bartholomew et Leonard M. Horowitz (1991) ont formalisé ces modèles internes en un espace orthogonal composé de deux axes : l’image de soi (associée à l’anxiété d’abandon) et l’image d’autrui (associée à l’évitement de l’intimité).

À la fin des années 1990, R. Chris Fraley et Niels G. Waller ont profondément renouvelé ce champ en appliquant les outils statistiques de l’analyse factorielle confirmatoire et de la taxométrie. Leurs recherches fondamentales ont établi deux principes épistémologiques majeurs incarnés dans le CRPT :

  1. La nature dimensionnelle plutôt que typologique : Contrairement à la croyance populaire issue des descriptions d’Ainsworth (sécurisant, insécurisant-évitant, insécurisant-anxieux/ambivalent), les styles d’attachement adultes ne constituent pas des catégories discrètes ou des « types » de personnalité mutuellement exclusifs. Ils s’organisent selon un continuum bidimensionnel continu (anxiété et évitement), où la sécurité correspond tout simplement à de faibles niveaux combinés sur ces deux spectres.
  2. Le principe de spécificité contextuelle des traits : Les théories contemporaines de la personnalité (notamment le modèle néo-socioanalytique de Brent Roberts et les approches socio-cognitives de Walter Mischel) soulignent que les traits globaux du modèle des Big Five présentent une valeur explicative médiocre lorsqu’ils ne sont pas contextualisés. En introduisant des marqueurs comportementaux contextualisés au partenaire amoureux au sein d’une échelle d’attachement, le CRPT fusionne l’architecture des besoins d’attachement et les mécanismes d’autorégulation de la personnalité.

7. Validité / Validity

L’évaluation de la validité du CRPT et des échelles apparentées de Fraley repose sur des cohortes massives combinant échantillons universitaires, panels communautaires et larges cohortes internet (comportant plusieurs dizaines de milliers de participants analysés sur PersonalityLab.org) :

Validité de construit et validité convergente

La validité convergente des sous-échelles d’anxiété et d’évitement est exceptionnellement élevée. L’axe d’anxiété du test montre des corrélations robustes avec l’anxiété relationnelle mesurée par l’Adult Attachment Questionnaire (AAQ ; $r = 0{,}75$ à $0{,}82$) et une corrélation modérée à forte avec le névrosisme général ($r = 0{,}42$ à $0{,}51$). L’axe d’évitement corrèle très fortement avec les instruments classiques d’évitement relationnel ($r > 0{,}78$) et négativement avec l’agréabilité générale ($r = -0{,}30$ à $-0{,}40$) et l’extraversion relationnelle.

Validité discriminante

La validité discriminante a été rigoureusement vérifiée entre les deux axes fondamentaux : dans les études normatives de Fraley, Waller et Brennan (2000), la corrélation inter-facteurs entre l’anxiété d’attachement et l’évitement de l’attachement oscille autour de $r = 0{,}10$ à $0{,}18$, démontrant une quasi-orthogonalité conceptuelle et empirique. Par ailleurs, les items d’attachement se distinguent nettement des mesures de désirabilité sociale (corrélations généralement inférieures à $|0{,}15|$).

Validité prédictive et critériée

Le CRPT démontre une excellente validité prédictive longitudinale concernant la trajectoire des couples. Des scores élevés d’anxiété prédisent significativement la détresse relationnelle, la surveillance compulsive du conjoint (par exemple sur les réseaux sociaux), et des réactions de jalousie disproportionnées. Des scores élevés d’évitement prédisent un faible engagement conjugal, un désinvestissement émotionnel face aux conflits, une diminution de la satisfaction sexuelle et une probabilité accrue de rupture initiée par la mise à distance. Enfin, les scores combinés prédisent la fidélité, la qualité du soutien social apporté lors de situations expérimentales stressantes (paradigme d’évaluation sous menace) et l’alliance de travail en psychothérapie de couple.

8. Fidélité / Reliability

Les propriétés métrologiques du test attestent d’une excellente consistance interne et d’une remarquable stabilité temporelle, confirmées par de nombreuses investigations empiriques :

  • Cohérence interne (Alpha de Cronbach et Oméga de McDonald) : La dimension d’anxiété d’attachement présente de manière constante un coefficient $\alpha ge 0{,}91$ (atteignant souvent $0{,}93$ à $0{,}94$). La dimension d’évitement présente un $\alpha ge 0{,}90$. Les facettes contextualisées de la personnalité (agréabilité relationnelle, communication/extraversion) affichent des coefficients $\alpha$ compris entre $0{,}79$ et $0{,}86$, ce qui témoigne d’une excellente homogénéité thématique sans redondance stérile.
  • Information de mesure selon la TRI : L’analyse de la fonction d’information des items démontre que l’instrument maintient une erreur standard de mesure (SEM) minimale et stable sur un très large spectre du continuum latent (entre $-2{,}5$ et $+2{,}5$ écarts-types autour de la moyenne), garantissant une précision diagnostique aussi bien pour les profils hautement sécurisants que pour les niveaux cliniques d’insécurité affective.
  • Fidélité test-retest : Les études longitudinales conduites sur des intervalles allant de 3 semaines à 6 mois révèlent des coefficients de corrélation test-retest compris entre $r = 0{,}80$ et $r = 0{,}87$ chez les adultes engagés dans une relation stable. Bien que les représentations d’attachement puissent être modulées par des événements de vie majeurs (traumatismes, séparations, thérapies concluantes), le score demeure hautement stable en conditions ordinaires.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La configuration factorielle du test a fait l’objet de validations approfondies via l’analyse factorielle exploratoire (AFE) et l’analyse factorielle confirmatoire (AFC) :

Structure sous-jacente et saturations

Lors des analyses factorielles exploratoires à extraction par axes principaux et rotation oblique (Promax ou Oblimin), une solution factorielle claire émerge avec deux macro-facteurs dominants qui rendent compte de la majeure partie de la variance commune :

  • Facteur 1 (Anxiété / Hyperactivation) : Les items d’appréhension d’abandon (items 1, 5, 8, 11, 15, 18, 21, 25, 31, 41, 48) présentent des saturations factorielles primaires très élevées, généralement comprises entre $\lambda = 0{,}62$ et $\lambda = 0{,}84$, avec des saturations croisées sur le facteur d’évitement inférieures à $0{,}20$.
  • Facteur 2 (Évitement / Désactivation) : Les items de répugnance face à l’intimité et d’inconfort à dépendre d’autrui (items 3, 6 inversé, 10, 13 inversé, 16, 20, 23, 26 inversé, 30 inversé, 36 inversé, 50 inversé, 53 inversé) présentent des saturations factorielles comprises entre $\lambda = 0{,}58$ et $\lambda = 0{,}81$.

Modélisation confirmatoire (AFC)

Les modélisations en équations structurelles (SEM) évaluant la structure factorielle démontrent une adéquation remarquable avec les données empiriques :

  • Comparative Fit Index (CFI) $> 0{,}93$ ;
  • Tucker-Lewis Index (TLI) $> 0{,}92$ ;
  • Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) compris entre $0{,}042$ et $0{,}054$ (avec un intervalle de confiance à 90 % inférieur à $0{,}06$) ;
  • Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) $< 0{,}05$.

Les modèles hiérarchiques ou bifactoriels intégrant des facteurs spécifiques de facettes comportementales (Agréabilité / Gestion des querelles, Extraversion / Expressivité) démontrent que ces facettes apportent un incrément explicatif statistiquement significatif sans altérer la robustesse de l’espace bidimensionnel d’attachement.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom complet de l’outil : Test de personnalité dans les relations proches (Close Relationship Personality Test / CRPT).
  • Nature de l’épreuve : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation (avec module annexe d’hétéro-évaluation du partenaire).
  • Nombre total d’items :
    • Volet principal (auto-évaluation) : 60 items.
    • Volet secondaire (perception du partenaire) : 25 items.
  • Format et échelle de réponse : Échelle de Likert à 7 degrés :
    • 1 = Fortement en désaccord (Strongly disagree)
    • 2 = En désaccord
    • 3 = Légèrement en désaccord
    • 4 = Ni en accord ni en désaccord (Neither agree nor disagree)
    • 5 = Légèrement d’accord
    • 6 = D’accord
    • 7 = Fortement d’accord (Strongly agree)
  • Temps de passation estimé : 12 à 18 minutes pour le test complet.
  • Modalités de cotation et calcul des scores :
    • Inversion des items positifs/sécurisants : Plusieurs items doivent être recodés avant le calcul des moyennes dimensionnelles selon la formule : $\text{Item_inversé} = 8 – \text{Score_brut}$. Notamment pour l’évitement (items 6, 13, 26, 30, 32, 33, 36, 40, 43, 50, 53, 56) et pour l’anxiété (items 28, 34, 35, 49).
    • Score moyen d’anxiété : Moyenne arithmétique des items de l’échelle d’anxiété après inversion. Un score élevé signale une hypervigilance et une insécurité affective majeure.
    • Score moyen d’évitement : Moyenne arithmétique des items de l’échelle d’évitement après inversion. Un score élevé reflète un blocage émotionnel et une mise à distance relationnelle.
    • Classification en quadrants (optionnelle mais courante en clinique) :
      • Sécurisant : Faible anxiété & faible évitement ;
      • Préoccupé (anxieux) : Forte anxiété & faible évitement ;
      • Détaché / Fuyant : Faible anxiété & fort évitement ;
      • Craintif-évitant / Désorganisé : Forte anxiété & fort évitement.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année d’apparition et d’actualisation : Développé et affiné au début des années 2000 (les formulations fondamentales d’items dérivant des étalonnages majeurs de Fraley, Waller et Brennan de 2000, révisées en continu sur la plateforme universitaire en ligne).
  • Statut des droits d’auteur et accessibilité : Domaine académique libre d’accès pour l’enseignement et la recherche scientifique sans but lucratif (Open Access for Academic Research).
  • Tarification : Gratuit pour les étudiants, chercheurs et cliniciens dans le cadre de leurs travaux de recherche ou évaluations non commerciales.
  • Conditions d’utilisation : Aucune autorisation payante préalable n’est requise pour une utilisation non commerciale à condition de citer fidèlement la source originale et les publications méthodologiques de référence (R. Chris Fraley / University of Illinois). Toute commercialisation ou intégration dans des plateformes logicielles payantes requiert l’autorisation formelle de l’auteur.

12. Références / References

  • Bartholomew, K., & Horowitz, L. M. (1991). Attachment styles among young adults: A test of a four-category model. Journal of Personality and Social Psychology, 61(2), 226–244. https://doi.org/10.1037/0022-3514.61.2.226
  • Bowlby, J. (1982). Attachment and loss: Vol. 1. Attachment (2nd ed.). Basic Books. (Ouvrage original publié en 1969).
  • Brennan, K. A., Clark, C. L., & Shaver, P. R. (1998). Self-report measurement of adult attachment: An integrative overview. In J. A. Simpson & W. S. Rholes (Eds.), Attachment theory and close relationships (pp. 46–76). Guilford Press.
  • Fraley, R. C., Heffernan, M. E., Vicary, A. M., & Brumbaugh, C. C. (2011). The Experiences in Close Relationships—Relationship Structures (ECR-RS) Questionnaire: A tool for assessing attachment representations across relationships. Psychological Assessment, 23(3), 615–625. https://doi.org/10.1037/a0022898
  • Fraley, R. C., & Phillips, R. L. (2009). Adult attachment styles and the perception of facial expressions of emotion: Probing the hyperactivating and deactivating strategies of the attachment system. Journal of Research in Personality, 43(3), 347–353. https://doi.org/10.1016/j.jrp.2008.12.006
  • Fraley, R. C., & Waller, N. G. (1998). Adult attachment security: Psychometric analysis of whether it is best conceived as discrete categories or as a continuous dimension. Journal of Personality and Social Psychology, 74(4), 1086–1096. https://doi.org/10.1037/0022-3514.74.4.1086
  • Fraley, R. C., Waller, N. G., & Brennan, K. A. (2000). An item response theory analysis of self-report measures of adult attachment. Journal of Personality and Social Psychology, 78(2), 350–365. https://doi.org/10.1037/0022-3514.78.2.350
  • Hazan, C., & Shaver, P. (1987). Romantic love conceptualized as an attachment process. Journal of Personality and Social Psychology, 52(3), 511–524. https://doi.org/10.1037/0022-3514.52.3.511
  • Mikulincer, M., & Shaver, P. R. (2016). Attachment in adulthood: Structure, dynamics, and change (2nd ed.). Guilford Press.

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Directions: The following statements concern how you feel and act in romantic relationships. We are interested in how you generally experience relationships, not just what is happening in a current relationship. Respond to each statement by indicating how much you agree or disagree with it, using the following rating scale:

1 = Strongly disagree  |  4 = Neither agree nor disagree  |  7 = Strongly agree

  1. I’m afraid that I will lose my partner’s love.
  2. I am talkative with my partner.
  3. I prefer not to show a partner how I feel deep down.
  4. I tend to find fault with my partner.
  5. I often worry that my partner will not want to stay with me.
  6. I feel comfortable sharing my private thoughts and feelings with my partner.
  7. I often feel depressed and blue about my relationships.
  8. I often worry that my partner doesn’t really love me.
  9. I am reserved when with my partner.
  10. I find it difficult to allow myself to depend on romantic partners.
  11. I worry that romantic partners won’t care about me as much as I care about them.
  12. I am helpful and unselfish with my partner.
  13. I am very comfortable being close to romantic partners.
  14. I am relaxed and handle stress about my relationships well.
  15. I often wish that my partner’s feelings for me were as strong as my feelings for him or her.
  16. I don’t feel comfortable opening up to romantic partners.
  17. When I am with my partner, I am full of energy.
  18. I worry a lot about my relationships.
  19. I start quarrels with my partner.
  20. I prefer not to be too close to romantic partners.
  21. When my partner is out of sight, I worry that he or she might become interested in someone else.
  22. I can be tense about my relationships.
  23. I get uncomfortable when a romantic partner wants to be very close.
  24. When I am with my partner, I generate a lot of enthusiasm.
  25. When I show my feelings for romantic partners, I’m afraid they will not feel the same about me.
  26. I find it relatively easy to get close to my partner.
  27. I have a forgiving nature when it comes to my partner.
  28. I rarely worry about my partner leaving me.
  29. I tend to be quiet around my partner.
  30. It’s not difficult for me to get close to my partner.
  31. My romantic partner makes me doubt myself.
  32. I am generally trusting of my partner.
  33. I usually discuss my problems and concerns with my partner.
  34. I am emotionally stable and not easily upset about my relationships.
  35. I do not often worry about being abandoned.
  36. It helps to turn to my romantic partner in times of need.
  37. I have an assertive personality with my partner.
  38. I find that my partner(s) don’t want to get as close as I would like.
  39. I can be cold and aloof with my partner.
  40. I tell my partner just about everything.
  41. Sometimes romantic partners change their feelings about me for no apparent reason.
  42. I can be moody about my relationships.
  43. I talk things over with my partner.
  44. I am sometimes shy and inhibited around my partner.
  45. My desire to be very close sometimes scares people away.
  46. I am nervous when partners get too close to me.
  47. I am considerate and kind to my partner.
  48. I’m afraid that once a romantic partner gets to know me, he or she won’t like who I really am.
  49. In my romantic relationships, I remain calm in tense situations.
  50. I feel comfortable depending on romantic partners.
  51. It makes me mad that I don’t get the affection and support I need from my partner.
  52. I am outgoing and sociable with my partner.
  53. I find it easy to depend on romantic partners.
  54. I am sometimes rude to my partner.
  55. I worry that I won’t measure up to other people.
  56. It’s easy for me to be affectionate with my partner.
  57. I get nervous about my relationships easily.
  58. My partner only seems to notice me when I’m angry.
  59. I like to cooperate with my partner.
  60. My partner really understands me and my needs.
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Looti, M. (2026, octobre 3). Test de personnalité dans les relations proches. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/test-de-personnalite-dans-les-relations-proches/
Looti, Mohammed. “Test de personnalité dans les relations proches.” Base de données de psychologie en français, 3 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/test-de-personnalite-dans-les-relations-proches/.
Looti, Mohammed. “Test de personnalité dans les relations proches.” Base de données de psychologie en français. octobre 3, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/test-de-personnalite-dans-les-relations-proches/.