Test de marche de 6 minutes

Analyse métrologique complète du Test de marche de 6 minutes (6MWT) : cadre théorique, validité, fidélité test-retest, protocole clinique et instructions standardisées.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 24, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 24, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

Le Test de marche de 6 minutes (connu internationalement sous le nom de 6-Minute Walk Test ou 6MWT, et en néerlandais sous le nom de Zes Minuten Wandeltest) est une épreuve d’évaluation fonctionnelle standardisée conçue pour mesurer la capacité d’effort sous-maximale et l’endurance aérobie globale dans un contexte écologique. Développé initialement pour apprécier la tolérance à l’exercice chez les patients atteints d’affections respiratoires et cardiovasculaires chroniques, le test s’est progressivement imposé dans les domaines de la neurologie, de la gériatrie et de la réadaptation physique générale. L’épreuve évalue la distance maximale qu’un individu peut parcourir sur une surface plane et dure en l’espace de six minutes, en adoptant son propre rythme et en ayant la possibilité de s’arrêter ou d’adapter sa vitesse si nécessaire.

Sur le plan métrologique, le test ne repose pas sur une structure conventionnelle d’items psychométriques de type échelle de Likert, mais quantifie une variable continue unique : la distance de marche en 6 minutes (6MWD, pour 6-Minute Walk Distance), exprimée en mètres. Cette métrique primaire est fréquemment complétée par des échelles d’évaluation subjective perçue, notamment l’échelle de Borg pour la dyspnée et la fatigue musculaire des membres inférieurs, ainsi que par la surveillance continue de la saturation pulsée en oxygène (SpO2) et de la fréquence cardiaque. Le test bénéficie de propriétés psychométriques robustes établies dans une multitude de populations cliniques : il présente une excellente fidélité test-retest (coefficients de corrélation intraclasse généralement supérieurs à 0,88 et atteignant fréquemment 0,95 à 0,99 chez les adultes sains et les patients stables), une validité convergente solide attestée par des corrélations modérées à élevées avec la consommation maximale d’oxygène (VO2 max mesurée par épreuve d’effort cardiopulmonaire), et une sensibilité au changement démontrée par des valeurs standardisées de différence minimale cliniquement importante (MCID).

2. Mots-clés / Keywords

Test de marche de 6 minutes, capacité fonctionnelle, endurance aérobie, réadaptation respiratoire, cardiologie, maladie de Parkinson, gériatrie, tolérance à l’effort, échelle de Borg, propriétés psychométriques, validité écologique, biomécanique de la marche.

3. Auteurs / Authors

Le protocole clinique de référence a été codifié et standardisé par l’American Thoracic Society (ATS) en 2002 via son comité d’experts sur les tests de fonction respiratoire (ATS Committee on Proficiency Standards for Clinical Pulmonary Function Laboratories). Une actualisation technique internationale majeure a été publiée conjointement par la European Respiratory Society et l’ATS en 2014 sous la direction de l’équipe du Pr Anne E. Holland.

Concernant l’adaptation transculturelle et les normes en langue néerlandaise mentionnées dans le matériel source, les travaux pionniers ont été conduits par le Dr Tim Takken (PhD, physiologiste de l’exercice au Centre Médical Universitaire d’Utrecht / Wilhelmina Children’s Hospital, Pays-Bas) en 2005, en collaboration avec des équipes spécialisées en physiothérapie et en neurologie pour la validation de versions spécifiques à la maladie de Parkinson et aux populations pédiatriques.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental du Test de marche de 6 minutes est de quantifier objectivement l’état fonctionnel global de l’organisme et la capacité physique sous-maximale requise pour accomplir les activités de la vie quotidienne. Contrairement aux épreuves d’effort cardiorespiratoires maximales sur tapis roulant ou cycloergomètre (qui exigent un équipement lourd, des protocoles incrémentaux poussés jusqu’à épuisement symptomatique et une surveillance médicale continue intrusive), le 6MWT reproduit une activité motrice naturelle et universelle : la marche.

En pratique clinique, l’épreuve poursuit plusieurs finalités majeures :

  • L’évaluation diagnostique et pronostique : Déterminer le degré de limitation fonctionnelle chez les patients atteints de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), d’insuffisance cardiaque congestive, d’hypertension artérielle pulmonaire ou de maladies neuromusculaires. La distance parcourue s’est avérée être un puissant prédicteur indépendant de mortalité, d’hospitalisation et de déclin de l’autonomie.
  • Le suivi thérapeutique et l’évaluation des interventions : Mesurer avec précision l’efficacité des protocoles de réhabilitation respiratoire, du réentraînement à l’effort, des interventions pharmacologiques vasodilatatrices ou bronchodilatatrices, et des chirurgies orthopédiques ou thoraciques.
  • L’évaluation des populations neurologiques et gériatriques : Dans le cadre de la maladie de Parkinson, du vieillissement pathologique ou post-accident vasculaire cérébral (AVC), le test permet de sonder l’impact des troubles de l’initiation motrice, de la rigidité, de la fatigabilité centrale et des altérations de l’équilibre dynamique. L’utilisation d’aides techniques à la marche (canne, déambulateur) ou d’orthèses y est documentée, fournissant un reflet fidèle de l’autonomie réelle.

D’un point de vue de la recherche translationnelle et clinique, le 6MWT sert de critère de jugement principal (primary outcome) dans de nombreux essais cliniques randomisés internationaux évaluant de nouvelles molécules ou des programmes de téléréadaptation, en raison de son haut degré de représentativité de la vitalité quotidienne du patient.

5. Construit psychologique / Construct

Bien que le 6MWT soit initialement classifié comme un test physique de performance fonctionnelle, le construit sous-jacent est éminemment multidimensionnel et bio-psychocomportemental. Il ne s’agit pas simplement d’un reflet mécanique de la puissance musculaire périphérique, mais d’une mesure intégrative résultant de l’interaction complexe entre la physiologie organique, l’autorégulation cognitive et les dynamiques motivationnelles.

Intégration systémique et réserve physiologique

Le premier niveau du construit concerne la capacité des systèmes pulmonaire, cardiovasculaire, circulatoire et musculosquelettique à répondre de façon synchrone à une demande énergétique prolongée. La marche sollicite l’extraction périphérique de l’oxygène, la perfusion musculaire, la contractilité myocardique et la compliance ventilatoire. Toutefois, parce que le rythme est autodéterminé, la distance atteinte témoigne de la réserve fonctionnelle que le sujet accepte de mobiliser.

Autorégulation psychologique et gestion de l’effort (Pacing)

La dimension cognitive centrale du test repose sur la capacité d’allure et de régulation stratégique (pacing). Face à un horizon temporel fixe de 6 minutes, l’individu doit continuellement traiter des informations proprioceptives, intéroceptives et temporelles :

  • L’évaluation intéroceptive de la fatigue : Le sujet traite les signaux d’acidose métabolique naissante, de ventilation accrue et de tension musculaire.
  • La prédiction d’épuisement : Il ajuste inconsciemment ou consciemment sa vitesse de locomotion pour éviter l’épuisement prématuré avant la fin du temps imparti, maintenant un équilibre homéostatique optimal.

Composante affective et sentiment d’auto-efficacité

La composante psychologique inclut le sentiment d’auto-efficacité (notion développée par Albert Bandura) appliqué au mouvement, la tolérance à la détresse symptomatique (peur de la dyspnée, kinésiophobie ou peur de la chute) et la motivation intrinsèque. Chez les patients parkinsoniens ou souffrant de douleurs chroniques, la distance parcourue n’est pas uniquement restreinte par des contraintes biomécaniques, mais également par l’inhibition motrice liée à l’anxiété et à la perception de la vulnérabilité corporelle.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le cadre théorique du Test de marche de 6 minutes s’inscrit au carrefour de la physiologie de l’exercice, du modèle biopsychosocial de la santé promu par l’Organisation Mondiale de la Santé (Classification Internationale du Fonctionnement, du Handicap et de la Santé – CIF) et des théories psychologiques de l’effort perçu.

Le modèle de la perception de l’effort de Borg

Dans la perspective théorique formalisée par Gunnar Borg (1982), l’effort physique perçu représente la configuration gestaltiste de stimuli provenant de multiples canaux sensoriels : récepteurs articulaires, fuseaux neuromusculaires, chimiorécepteurs centraux et périphériques, et projections corticales motrices. Le 6MWT operationalise cette dynamique : la performance finale résulte d’un compromis homéostatique où le participant module son comportement moteur pour ne pas dépasser un seuil subjectif intolérable de contrainte perçue.

Le modèle du gouverneur central (Central Governor Model)

Proposé par Tim Noakes à la fin des années 1990, le Central Governor Model postule que le système nerveux central régule l’intensité de l’exercice de manière proactive pour préserver l’intégrité biologique de l’organisme. Lors du test de marche de 6 minutes, le cerveau intègre les afférences physiologiques et les représentations psychologiques de la tâche pour fixer une vitesse qui empêche une défaillance catastrophique des organes vitaux (hypoxémie sévère, ischémie myocardique). La distance de 6 minutes est ainsi le résultat manifeste d’un calcul neuro-computationnel d’allocation d’énergie sous contrainte de sécurité.

La Classification Internationale du Fonctionnement (CIF)

Au sens de la CIF, le test se situe à l’interface entre les structures/fonctions anatomophysiologiques (système respiratoire, appareil locomoteur) et le niveau des activités. Contrairement au VO2 max sur ergomètre qui se cantonne à une mesure de la déficience d’organe isolée, le 6MWT évalue la capacité d’activité autonome dans un environnement spatial contrôlé.

7. Validité / Validity

La validité du Test de marche de 6 minutes a été abondamment documentée dans des milliers de publications scientifiques couvrant des décennies de pratique médicale et de kinésithérapie.

Validité de construit et validité convergente

La validité convergente a été démontrée par la comparaison de la distance de marche de 6 minutes (6MWD) avec les paramètres de laboratoire de l’épreuve d’effort cardiopulmonaire (CPET) :

  • Dans l’insuffisance cardiaque chronique, les corrélations entre la 6MWD et le pic de consommation d’oxygène (VO2 pic) oscillent classiquement entre r = 0,55 et r = 0,73 (Guyatt et al., 1985 ; Cahalin et al., 1996), démontrant que le test capte fidèlement la capacité aérobie tout en mesurant une modalité sous-maximale distincte.
  • Dans la BPCO, des corrélations fortes ont été établies entre la 6MWD, le volume expiratoire maximal par seconde (VEMS, r = 0,40 à 0,60) et les scores de qualité de vie liée à la santé mesurés par le St. George’s Respiratory Questionnaire (SGRQ, r = -0,45 à -0,65).
  • Dans la maladie de Parkinson, Steffen et Seney (2008) ont rapporté de fortes corrélations entre la 6MWD et la sous-échelle motrice de la Unified Parkinson’s Disease Rating Scale (UPDRS-III, r = -0,53) ainsi qu’avec l’échelle d’équilibre de Berg (r = 0,70).

Validité discriminante

Le 6MWT distingue nettement les sujets sains des individus porteurs de limitations fonctionnelles. Chez les adultes sains âgés de 50 à 75 ans, les distances moyennes parcourent généralement un intervalle de 500 à 700 mètres selon l’âge, la taille et le sexe (Enright & Sherrill, 1998), tandis que chez les patients BPCO sévères (stades GOLD III-IV) ou insuffisants cardiaques de classe NYHA III, les moyennes tombent typiquement entre 200 et 380 mètres.

Validité prédictive et valeur pronostique

Le pouvoir pronostique de la 6MWD est exceptionnel :

  • Une distance inférieure à 300 mètres chez les patients atteints d’hypertension artérielle pulmonaire ou d’insuffisance cardiaque est un facteur indépendant prédictif d’une hausse significative de la mortalité à 1 an (Miyamoto et al., 2000).
  • Dans la BPCO, le score composite BODE (Body-mass index, airflow Obstruction, Dyspnea, and Exercise capacity), qui intègre la 6MWD comme variable clé, prédit la mortalité toutes causes confondues avec une aire sous la courbe ROC supérieure à celle du VEMS isolé (Celli et al., 2004).

Sensibilité au changement et MCID

La différence minimale cliniquement importante (Minimal Clinically Important Difference – MCID) a été rigoureusement quantifiée :

  • Dans la BPCO, la MCID admise par consensus international est d’environ 30 mètres (intervalle de confiance : 25 à 33 mètres) selon les méta-analyses de Holland et al. (2014).
  • Dans les pathologies coronariennes et l’insuffisance cardiaque, une amélioration de 25 à 35 mètres traduit un bénéfice clinique réel perceptible par le patient.

8. Fidélité / Reliability

Le test présente une reproductibilité métrologique remarquable, sous réserve d’une stricte adhésion aux directives d’administration standardisées.

Fidélité test-retest et effet d’apprentissage

La fidélité test-retest a été confirmée par de nombreuses investigations :

  • Le coefficient de corrélation intraclasse (CCI) oscille de manière constante entre 0,88 et 0,99 dans la plupart des cohortes de patients stables (pathologies respiratoires, cardiaques, neurologiques et personnes âgées en communauté).
  • Un phénomène systématique d’apprentissage (learning effect) est documenté dans la littérature : la distance parcourue lors d’un second test réalisé dans un intervalle rapproché (le même jour après un repos adéquat ou dans les jours qui suivent) augmente en moyenne de 4 % à 8 % (environ 20 à 30 mètres). Cet effet provient de la familiarisation avec le tracé, d’une meilleure coordination locomotrice, de la diminution de l’anxiété de performance et d’un ajustement optimisé de la stratégie d’allure. Par conséquent, les lignes directrices internationales (ATS/ERS) recommandent d’effectuer deux tests lors de l’évaluation initiale, la meilleure valeur étant retenue comme référence.

Fidélité inter-évaluateurs et intra-évaluateur

Lorsque le protocole standardisé de l’ATS (incluant l’utilisation rigoureuse de phrases d’encouragement standardisées délivrées à intervalles temporels fixes) est scrupuleusement respecté, la variabilité inter-évaluateurs est négligeable (CCI > 0,95). Les variations de phrases d’incitation non standardisées (« allez », « courage », « plus vite ») peuvent induire des écarts artificiels de distance allant jusqu’à 30 mètres, ce qui souligne l’impératif d’une fidélité procédurale absolue.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Étant donné que le résultat brut du 6MWT est une mesure biomécanique continue unique (distance parcourue en mètres), l’application de l’analyse factorielle exploratoire (AFE) ou confirmatoire (AFC) ne s’opère pas sur une batterie d’items au sens psychométrique usuel, mais dans le cadre de modèles d’équations structurelles et d’analyses en composantes principales (ACP) explorant la structure sous-jacente de la condition physique, de la mobilité fonctionnelle et des réponses physiologiques associées.

Structure factorielle de la capacité fonctionnelle globale

Dans les vastes études psychométriques et gériatriques combinant plusieurs épreuves de motricité (telles que le Timed Up and Go, le test de vitesse de marche sur 10 mètres, le test de lever de chaise 5 fois et le 6MWT), les analyses factorielles révèlent régulièrement une structure bifactorielle ou trifactorielle :

  • Facteur 1 : Endurance cardiorespiratoire et capacité aérobie prolongée. Le 6MWT présente une saturation factorielle prépondérante sur ce facteur (saturations de 0,82 à 0,91), se dissociant nettement des épreuves de puissance musculaire brève.
  • Facteur 2 : Agilité dynamique et vitesse locomotrice courte. Le test de lever de chaise et la vitesse de marche rapide saturent principalement sur cette dimension, le 6MWT y présentant une saturation modérée et secondaire (autour de 0,35 – 0,45).
  • Facteur 3 : Équilibre postural et stabilité fonctionnelle. Dans les cohortes de sujets parkinsoniens, les analyses factorielles confirmatoires indiquent que la 6MWD charge simultanément sur un facteur locomoteur général et sur un facteur de contrôle postural dynamique.

Modélisation des déterminants de la performance (Équations de régression)

Les études de régression multivariée basées sur la décomposition en composantes indépendantes (Enright & Sherrill, 1998 ; Troosters et al., 1999) mettent en lumière que la variance de la distance au 6MWT chez les sujets sains est expliquée à hauteur de 40 % à 65 % par quatre variables biométriques fondamentales : l’âge (pente négative), la taille (pente positive corrélée à la longueur de foulée), le sexe (distance supérieure chez les hommes) et la masse corporelle. La variance résiduelle dépend directement de l’état d’entraînement cardiorespiratoire, de la motivation et de l’efficience neuromusculaire.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nature de l’épreuve : Test d’évaluation de la performance fonctionnelle motrice en milieu contrôlé (observation standardisée).
  • Durée totale : 6 minutes effectives de marche continue, précédées de 10 à 15 minutes de repos assis préparatoire pour la stabilisation des paramètres hémodynamiques de base.
  • Parcours et configuration spatiale :
    • Couloir intérieur plat, rectiligne, non encombré, sur sol rigide.
    • Longueur standard recommandée par l’ATS : 30 mètres (marquée tous les 3 mètres, avec des cônes de signalisation pour délimiter les points de demi-tour). Des corridors alternatifs validés de 10 mètres, 20 mètres ou 50 mètres peuvent être employés (à consigner obligatoirement, car la fréquence des demi-tours influence marginalement la distance totale).
  • Aides techniques et appareillage :
    • Le participant est autorisé à utiliser ses aides de marche habituelles (canne simple, cannes anglaises, déambulateur, rollator) ou des orthèses du membre inférieur. Le type d’assistance doit rester rigoureusement identique lors des réévaluations.
    • L’utilisation d’une oxygénothérapie portable est enregistrée avec précision (débit d’oxygène en L/min et mode de portage par le patient ou par l’évaluateur).
  • Matériel de mesure requis :
    • Chronomètre ou compte à rebours précis à la seconde.
    • Deux cônes de signalisation pour baliser les extrémités du parcours.
    • Roue odométrique ou ruban à mesurer gradué pour déterminer la fraction finale de mètres parcourus.
    • Oxymètre de pouls portable pour la mesure pré- et post-test (ou continue) de la fréquence cardiaque et de la SpO2.
    • Sphygmomanomètre pour la mesure de la tension artérielle avant et après le test.
    • Échelle de Borg (catégorielle 0-10 de Borg CR10 ou échelle 6-20 de Borg RPE) imprimée en gros caractères pour la quantification de la dyspnée et de la fatigue musculaire des membres inférieurs.
    • Défibrillateur automatisé externe (DAE), oxygène d’urgence et accès aux secours médicaux disponibles à proximité immédiate.
  • Variables cotées :
    • Distance totale parcourue : En mètres (6MWD).
    • Scores de dyspnée de Borg : Évalués à t = 0 min et t = 6 min.
    • Scores de fatigue des membres inférieurs de Borg : Évalués à t = 0 min et t = 6 min.
    • Paramètres hémodynamiques : Fréquence cardiaque initiale, maximale et de récupération à 1 minute ; saturation transcutanée en O2 initiale, nadir et finale ; pression artérielle initiale et finale.
    • Nombre et durée des interruptions : Si le sujet s’arrête temporairement pour reprendre son souffle, le chronomètre ne s’arrête JAMAIS. Les pauses sont chronométrées et consignées.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

Le Test de marche de 6 minutes relève du domaine public clinique et de la littérature médicale ouverte. Les lignes directrices publiées par l’American Thoracic Society (2002) et réactualisées en 2014 par l’European Respiratory Society / ATS sont accessibles gratuitement aux cliniciens et chercheurs à des fins de pratique diagnostique, de réhabilitation et de recherche scientifique.

  • Année de codification standardisée : 2002 (ATS Statement). Référence néerlandaise : Takken et al. (2005). Mise à jour technique internationale : 2014 (ERS/ATS Technical Standard).
  • Licence et droits d’utilisation : Utilisation libre de droits (royalty-free) sans coût d’acquisition de licence pour la réalisation du test standardisé. Les publications originales sont soumises aux droits d’auteur des revues académiques respectives (American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine, European Respiratory Journal).
  • Formulaires et calculateurs : De nombreuses sociétés savantes de pneumologie et de kinésithérapie (notamment le KNGF – Koninklijk Nederlands Genootschap voor Fysiotherapie aux Pays-Bas) proposent gratuitement des fiches de consignation clinique et des outils de calcul des valeurs théoriques de référence.

12. Références / References

  • American Thoracic Society. (2002). ATS Statement: Guidelines for the Six-Minute Walk Test. American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine, 166(1), 111–117. https://doi.org/10.1164/ajrccm.166.1.at110
  • Borg, G. A. (1982). Psychophysical bases of perceived exertion. Medicine & Science in Sports & Exercise, 14(5), 377–381. https://doi.org/10.1249/00005768-198205000-00012
  • Cahalin, L. P., Mathier, M. A., Semigran, M. J., Dec, G. W., & DiSalvo, T. G. (1996). The six-minute walk test predicts peak oxygen uptake and survival in patients with advanced heart failure. Chest, 110(2), 325–332. https://doi.org/10.1378/chest.110.2.325
  • Celli, B. R., Cote, C. G., Marin, J. M., Casanova, C., Montes de Oca, M., Mendez, R. A., Pinto Plata, V., & Cabral, H. J. (2004). The body-mass index, airflow obstruction, dyspnea, and exercise capacity index in chronic obstructive pulmonary disease. The New England Journal of Medicine, 350(10), 1005–1012. https://doi.org/10.1056/NEJMoa021322
  • Enright, P. L., & Sherrill, D. L. (1998). Reference equations for the six-minute walk in healthy adults. American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine, 158(5), 1384–1387. https://doi.org/10.1164/ajrccm.158.5.9710086
  • Guyatt, G. H., Sullivan, M. J., Thompson, P. J., Fallen, E. L., Pugsley, S. O., Taylor, D. W., & Berman, L. B. (1985). The 6-minute walk: a new measure of exercise capacity in patients with chronic heart failure. Canadian Medical Association Journal, 132(8), 919–923. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1345899/
  • Holland, A. E., Spruit, M. A., Troosters, T., Puhan, M. A., Pepin, V., Saey, D., McCormack, M. C., Carlin, B. W., Sciurba, F. C., Pitta, F., Wanger, J., MacIntyre, N., Kaminsky, D. A., Culver, B. H., Revill, S. M., Hernandes, N. A., Andrianopoulos, V., Camillo, C. A., Mitchell, K. E., Lee, A. L., Hill, C. J., & Singh, S. J. (2014). An official European Respiratory Society/American Thoracic Society technical standard: field walking tests in chronic respiratory disease. European Respiratory Journal, 44(6), 1428–1446. https://doi.org/10.1183/09031936.00150314
  • Miyamoto, S., Nagaya, N., Satoh, T., Kyotani, S., Sakamaki, F., Fujita, M., Nakanishi, N., & Miyatake, K. (2000). Clinical correlates and prognostic significance of six-minute walk test in patients with primary pulmonary hypertension: Comparison with cardiopulmonary exercise testing. American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine, 161(2), 487–492. https://doi.org/10.1164/ajrccm.161.2.9906015
  • Steffen, T., & Seney, M. (2008). Test-retest reliability and minimal detectable change on balance and ambulation tests, the 36-item short-form health survey, and the unified Parkinson disease rating scale in people with parkinsonism. Physical Therapy, 88(6), 733–746. https://doi.org/10.2522/ptj.20070214
  • Takken, T., Engelbert, R., van Bergen, M., Groothoff, J., Nauta, J., van Hoeck, K., Lilien, M., & Helders, P. (2005). Six-minute walking test in children with end-stage renal disease. Pediatric Nephrology, 20(5), 623–627. https://doi.org/10.1007/s00467-004-1806-0
  • Troosters, T., Gosselink, R., & Decramer, M. (1999). Six minute walking distance in healthy elderly subjects. European Respiratory Journal, 14(2), 270–274. https://doi.org/10.1034/j.1399-3003.1999.14b06.x

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Le Test de marche de 6 minutes étant une épreuve de performance physique fonctionnelle et non un questionnaire psychologique d’auto-évaluation, il ne comporte pas d’« items » au sens traditionnel de questions psychométriques. En revanche, l’administration de l’épreuve repose sur des instructions standardisées obligatoires, un script verbal rigoureusement codifié selon les directives internationales de l’American Thoracic Society (ATS), et le recueil systématique d’échelles de perception de l’effort (Échelle de Borg CR10). L’ensemble des énoncés verbaux présentés au patient est reproduit ci-après.

1. Instructions verbales initiales données au patient (Standardized Initial Instructions)

« L’objectif de ce test est de marcher le plus loin possible pendant six minutes. Vous allez faire des allers-retours dans ce couloir. Six minutes, c’est une longue durée d’effort, vous allez donc devoir faire un effort soutenu. Vous aurez probablement le souffle court ou vous vous sentirez fatigué. Vous êtes autorisé à ralentir, à vous arrêter et à vous reposer si nécessaire. Vous pouvez vous appuyer contre le mur pendant votre pause, mais reprenez la marche dès que vous vous en sentez capable.

Vous allez faire des allers-retours autour des cônes situés à chaque extrémité. Vous devez tourner autour de chaque cône sans hésiter et continuer sans vous arrêter. Je vais vous indiquer le temps restant toutes les minutes, et lorsque les six minutes seront écoulées, je vous dirai d’arrêter. Quand je dis “Arrêtez-vous”, immobilisez-vous exactement là où vous êtes jusqu’à ce que je vienne vers vous.

Avez-vous des questions ?… Préparez-vous. Commencez à marcher maintenant. »

2. Phrases standardisées d’encouragement pendant le test (Standardized Verbal Phrases)

Aucune autre incitation verbale ni aucun langage corporel approbateur ne doivent être employés en dehors des phrases exactes suivantes, prononcées sur un ton neutre et uniforme :

  • À la fin de la minute 1 (t = 1:00) : « Vous vous en sortez bien. Il vous reste 5 minutes. »
  • À la fin de la minute 2 (t = 2:00) : « Bon travail. Il vous reste 4 minutes. »
  • À la fin de la minute 3 (t = 3:00) : « Vous vous en sortez bien. Vous êtes à la moitié du test. »
  • À la fin de la minute 4 (t = 4:00) : « Bon travail. Il vous reste 2 minutes. »
  • À la fin de la minute 5 (t = 5:00) : « Vous vous en sortez bien. Il ne vous reste plus qu’une minute. »
  • À l’expiration des 6 minutes (t = 6:00) : « Arrêtez-vous là où vous êtes ! »

En cas d’arrêt ou de pause du patient en cours d’épreuve :

  • « Vous pouvez vous appuyer contre le mur si nécessaire. Reprenez la marche dès que vous le pouvez. » (Le chronomètre continue de tourner sans interruption).

3. Échelle de Borg CR10 administrée avant et après la marche (Borg CR10 Rating Scale)

L’évaluateur présente la grille visuelle au participant et lui demande d’évaluer séparément son essoufflement (dyspnée) et sa fatigue musculaire au niveau des jambes :

  1. 0 — Rien du tout (Aucun essoufflement / Aucune fatigue)
  2. 0.5 — Très, très léger (À peine perceptible)
  3. 1 — Très léger
  4. 2 — Léger (Faible)
  5. 3 — Modéré
  6. 4 — Un peu pénible (Assez fort)
  7. 5 — Pénible (Fort)
  8. 6 — Entre 5 et 7
  9. 7 — Très pénible (Très fort)
  10. 8 — Entre 7 et 9
  11. 9 — Très, très pénible (Presque maximal)
  12. 10 — Maximal (Extrême, insupportable)

4. Relevé des paramètres cliniques de fin d’épreuve

  1. Distance totale parcourue au sol : ________ mètres
  2. Fréquence cardiaque finale : ________ bpm
  3. Saturation transcutanée en O2 (SpO2) au terme de la marche : ________ %
  4. Nadir de la SpO2 observé durant le test : ________ %
  5. Niveau de dyspnée selon l’échelle de Borg (0-10) à la fin : ________
  6. Niveau de fatigue musculaire des jambes selon l’échelle de Borg (0-10) à la fin : ________
  7. Raison principale d’un éventuel arrêt prématuré : [ ] Douleur thoracique angineuse, [ ] Dyspnée intolérable, [ ] Crampes des membres inférieurs, [ ] Étourdissement / vertiges, [ ] Autre raison spécifiée
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Looti, M. (2026, septembre 24). Test de marche de 6 minutes. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/test-de-marche-de-6-minutes/
Looti, Mohammed. “Test de marche de 6 minutes.” Base de données de psychologie en français, 24 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/test-de-marche-de-6-minutes/.
Looti, Mohammed. “Test de marche de 6 minutes.” Base de données de psychologie en français. septembre 24, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/test-de-marche-de-6-minutes/.