Test de machiavélisme (MACH-IV)

Analyse psychométrique détaillée du Test de machiavélisme (MACH-IV) créé par Richard Christie et Florence Geis : cadre théorique, dimensions, validité, fidélité et items complets.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 2, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 2, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

Le Test de machiavélisme (MACH-IV), conçu par les psychologues sociaux Richard Christie et Florence L. Geis en 1970, constitue l’instrument psychométrique de référence internationale pour quantifier les traits de personnalité machiavéliques chez l’adulte. Fondé initialement sur l’analyse thématique des traités politiques de Nicolas Machiavel — notamment Le Prince et les Discours sur la première décade de Tite-Live —, le MACH-IV opérationnalise une orientation interpersonnelle caractérisée par le détachement émotionnel, l’opportunisme cognitif, le cynisme anthropologique et la disposition à manipuler autrui à des fins instrumentales.

L’échelle est composée de 20 items auto-rapportés mesurés au moyen d’une échelle de réponse de type Likert en 7 points allant de 1 (« fortement en désaccord ») à 7 (« fortement d’accord »). Dix items sont rédigés dans le sens du machiavélisme (cotation directe) et dix items représentent des formulations anti-machiavéliques (cotation inversée), réduisant ainsi les biais de réponse d’acquiescement. Le MACH-IV a été modélisé pour évaluer trois composantes phénoménologiques et comportementales interdépendantes : les tactiques de manipulation interpersonnelle, la vision cynique de la nature humaine et le rejet de la morale conventionnelle.

Sur le plan psychométrique, le MACH-IV présente une consistance interne satisfaisante avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,70 et 0,82 selon les populations étudiées. Bien que conçu à l’origine comme une mesure unidimensionnelle globale, les analyses factorielles exploratoires et confirmatoires contemporaines mettent en évidence une structure multidimensionnelle sous-jacente comprenant de deux à quatre facteurs distincts. L’instrument bénéficie d’une validité de construit et d’une validité prédictive exceptionnelles, prouvées par des décennies d’expérimentations comportementales (jeux de dilemme du prisonnier, négociations non structurées, jeux de tromperie) et par son intégration au sein du modèle cardinal de la Triade noire (Dark Triad), aux côtés du narcissisme et de la psychopathie subclinique.

2. Mots-clés / Keywords

Machiavélisme, MACH-IV, manipulation interpersonnelle, cynisme, Triade noire, psychométrie, Richard Christie, personnalité, évaluation psychologique, cognition sociale, détachement émotionnel, opportunisme, comportement organisationnel.

3. Auteurs / Authors

L’échelle MACH-IV a été mise au point par le professeur Richard Christie (1918–1992) et la chercheuse Florence L. Geis (1937–1993) au sein du département de psychologie sociale de l’Université Columbia (New York, États-Unis) à la fin des années 1960. Leurs travaux fondateurs ont été formalisés et diffusés de manière exhaustive dans leur ouvrage de référence, Studies in Machiavellianism, publié par Academic Press en 1970.

Richard Christie était un pionnier de la mesure des attitudes sociales autoritaires et manipulatrices. Après avoir étudié les échelles de la personnalité autoritaire (F-scale d’Adorno), il a émis l’hypothèse complémentaire que l’efficacité sociale et le contrôle des foules ne découlaient pas uniquement d’une rigidité idéologique, mais d’une stratégie pragmatique et émotionnellement neutre de manipulation des faiblesses d’autrui. Florence L. Geis, ultérieurement professeure à l’Université du Delaware, a développé de multiples paradigmes expérimentaux en laboratoire pour confronter les scores d’échelle des individus à leurs comportements effectifs de dissimulation, de marchandage et de duperie face-à-face.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental du MACH-IV est de mesurer le degré d’adhésion d’un individu à un système de croyances et à un répertoire comportemental machiavéliques, permettant de situer le sujet sur un continuum allant de la bienveillance interpersonnelle naïve (les individus « Low Mach ») au pragmatisme manipulateur dénué de scrupules conventionnels (les individus « High Mach »). L’instrument répond à un besoin théorique et méthodologique crucial : identifier les facteurs dispositionnels qui prédisent le succès ou la propension à dominer et exploiter les interactions sociales dans des contextes non contraignants.

Dans le domaine de la recherche fondamentale en psychologie sociale et cognitive, le test permet d’élucider les processus de prise de décision, les mécanismes de marchandage, les négociations bilatérales et les réponses aux dilemmes sociaux modélisés par la théorie des jeux (comme le jeu de l’ultimatum ou le dilemme du prisonnier itéré). Les individus High Mach démontrent une rationalité utilitariste aiguisée, sélectionnant les comportements coopératifs uniquement lorsque ceux-ci s’avèrent instrumentalement profitables, et n’hésitant pas à trahir dès lors que la défection maximise leur gain individuel immédiat ou à long terme.

Dans la recherche organisationnelle et managériale, le MACH-IV est massivement employé pour analyser le leadership toxique, la politique de couloir, les comportements de citoyenneté organisationnelle (ou leur absence), la propension à la fraude en entreprise et les comportements contre-productifs au travail (Counterproductive Work Behavior). Les organisations l’utilisent dans des études anonymisées pour comprendre comment la structure institutionnelle — rigide ou floue — favorise ou inhibe l’ascension des profils opportunistes.

Enfin, en psychologie clinique, différentielle et médico-légale, le MACH-IV sert de composante d’ancrage pour explorer les facettes non pathologiques de la personnalité sombre. Il aide à discriminer le machiavélique (qui conserve une régulation comportementale intacte, un sens aigu de la réalité et une capacité de planification stratégique froide) du psychopathe impulsif (caractérisé par un déficit de contrôle inhibiteur et une recherche frénétique de sensations) et du narcissique grandiose (guidé par le besoin compulsif de renforcement de l’ego).

5. Construit psychologique / Construct

Le machiavélisme, tel qu’opérationnalisé par Christie et Geis, est un construit multidimensionnel qui repose sur une posture générale face au monde social. Bien que l’instrument produise un score global unitaire, le construit s’articule autour de trois dimensions psychologiques intriquées :

1. Les tactiques de manipulation interpersonnelle (Interpersonal Tactics)

Cette dimension évalue l’approbation et l’utilisation délibérée de stratagèmes manipulateurs dans les relations humaines. L’individu High Mach considère que la tromperie, la flatterie stratégique, l’omission d’informations et le mensonge sont des instruments légitimes et nécessaires pour parvenir à ses fins. L’accent est mis sur le pragmatisme opérationnel : adapter son discours non pas en fonction de la vérité objective, mais de ce que l’interlocuteur souhaite entendre afin d’influencer son comportement.

Exemples d’items révélateurs : L’item 1 (« Never tell anyone the real reason you did something unless it is useful to do so ») et l’item 2 (« The best way to handle people is to tell them what they want to hear ») reflètent cette conception instrumentale de la communication verbale. L’interlocuteur est appréhendé comme un objet malléable plutôt que comme un sujet autonome doté d’une fin en soi (au sens déontologique kantien).

2. La vision cynique de la nature humaine (Views of Human Nature)

Cette composante cognitive englobe un ensemble de croyances profondes et désabusées concernant la psychologie humaine. Les individus hautement machiavéliques perçoivent autrui comme fondamentalement faible, corruptible, lâche, fainéant et naturellement disposé à la cruauté si les sanctions institutionnelles venaient à disparaître. Ce cynisme sert de rationalisation psychologique préventive : manipuler autrui n’est pas perçu comme une injustice, mais comme un mécanisme de légitime défense face à une humanité intrinsèquement prédatrice ou stupide.

Exemples d’items révélateurs : L’item 5 (« It is safest to assume that all people have a vicious streak and it will come out when they are given a chance »), l’item 8 (« Generally speaking, people won’t work hard unless they’re forced to do so ») et l’item 13 (« The biggest difference between most criminals and other people is that the criminals are stupid enough to get caught ») illustrent ce postulat anthropologique pessimiste.

3. Le rejet de la morale conventionnelle et de l’idéalisme abstrait (Abstract Morality)

La troisième facette examine la distance prise par rapport aux impératifs éthiques universalistes. L’individu High Mach rejette l’absolutisme moral (« l’honnêteté est toujours la meilleure ligne de conduite ») au profit d’une morale relativiste et contextualisée axée sur les conséquences tangibles (conséquentialisme amoral). L’éthique conventionnelle est perçue comme un frein paralysant dont s’affranchissent ceux qui réussissent.

Exemples d’items révélateurs : L’item 6 inversé (« Honesty is the best policy in all cases »), l’item 7 inversé (« There is no excuse for lying to someone else ») et l’item 11 inversé (« Most people who get ahead in the world lead clean, moral lives ») permettent d’évaluer la rupture avec l’orthodoxie éthique sociétale.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le cadre théorique du MACH-IV prend racine dans la transition conceptuelle opérée par Christie et Geis entre la philosophie politique de la Renaissance et la psychologie sociale empirique d’après-guerre. En disséquant les écrits de Machiavel, les auteurs ont isolé des principes directeurs transposables au comportement interpersonnel quotidien. Ils ont identifié que les dirigeants performants décrits par Machiavel possédaient une configuration psychologique singulière qu’ils ont formalisée sous le concept de « syndrome du sang-froid » (cool syndrome).

Selon cette théorie, le machiavélique type se caractérise par quatre piliers dynamiques :

  • L’affectivité froide et le détachement cognitif : Contrairement aux individus dominés par la colère, la culpabilité ou l’empathie affective, le High Mach maintient une distance émotionnelle rigoureuse. Ce détachement lui confère une immunité fonctionnelle contre les pressions affectives d’une situation, lui permettant d’analyser froidement les rapports de force et d’exploiter les faux pas émotionnels d’autrui.
  • Une absence de pathologie clinique manifeste : Christie et Geis ont insisté sur le fait que le machiavélisme ne relève pas de la psychopathologie lourde. Les High Machs ne présentent ni anxiété débilitante, ni psychose, ni déficit d’ancrage dans le réel. Ils ont une excellente cognition sociale et une théorie de l’esprit préservée, bien que leur empathie émotionnelle soit quasi inexistante.
  • Un engagement faible envers la morale idéologique : Les croyances ne sont jamais défendues par fanatisme. L’individu High Mach privilégie une approche de résolution de problèmes techniques là où d’autres introduisent des valeurs affectives ou religieuses.
  • Une sensibilité accrue aux structures contextuelles (« hypothèse du contexte flou ») : La théorie postule que les High Machs ne surpassent pas systématiquement les Low Machs dans toutes les situations. Dans des environnements strictement codifiés, bureaucratiques ou impersonnels (où les règles sont explicites et fixes), les High Machs n’ont aucun avantage compétitif. En revanche, dans des contextes sociaux interactifs face-à-face, hautement ambigus, où les règles sont vagues et où la latitude d’improvisation est forte, les High Machs manœuvrent avec une supériorité stratégique déconcertante.

Dans la psychologie moderne, ce cadre a été subsumé dans la théorie évolutionniste de la Triade noire théorisée par Delroy L. Paulhus et Kevin M. Williams (2002). Le machiavélisme y est modélisé comme une stratégie de reproduction et de survie sociale orientée vers l’exploitation opportuniste (« fast life history strategy »), par opposition à une stratégie d’investissement coopératif à long terme.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique du MACH-IV a fait l’objet de centaines d’investigations empiriques au cours des cinq dernières décennies, documentant des profils solides de validité de construit, de validité convergente, discriminante et prédictive.

Validité convergente

Le MACH-IV corrèle de façon très significative avec les mesures plus récentes de la personnalité sombre et de l’orientation interpersonnelle :

  • Modèle HEXACO : Corrélation négative robuste et massive avec le facteur Honnêteté-Humilité (généralement r = -0,45 à -0,60), attestant que les scores élevés reflètent l’avidité, la dissimulation et le sentiment de supériorité.
  • Modèle des Big Five : Corrélation négative nette avec l’Agréabilité (Agreeableness) (r = -0,35 à -0,50), en particulier avec les sous-facettes de franchise, d’altruisme et de confiance. Les corrélations avec l’Extraversion, l’Ouverture et le Neuroticisme sont typiquement faibles ou proches de zéro, ce qui démontre la stabilité émotionnelle relative du construit.
  • Triade Noire : Corrélations modérées à fortes avec la psychopathie subclinique (mesurée par la SRP-III ou le Levenson Self-Report Psychopathy Scale, r = 0,40 à 0,55) et corrélations modérées avec le narcissisme subclinique (NPI, r = 0,25 à 0,35).

Validité discriminante

Le MACH-IV démontre une excellente discrimination par rapport aux mesures de quotient intellectuel (QI) : les corrélations entre le machiavélisme et l’intelligence cognitive générale (facteur g) sont statistiquement nulles (r ≈ 0,00 à 0,05). Cela prouve que le machiavélisme n’est pas un substitut d’intelligence supérieure, mais bien une orientation dispositionnelle motivationnelle. De plus, la corrélation avec l’anxiété clinique ou la dépression est négligeable, discriminant le cynisme machiavélique de la détresse névrotique ou de l’hostilité dépressive.

Validité prédictive en contexte expérimental

La force cardinale du MACH-IV réside dans sa capacité démontrée par Christie et Geis à prédire le comportement effectif en laboratoire :

  • Tâches de duperie : Dans l’expérience célèbre de la tricherie de Christie et Geis, les participants étaient incités à tricher lors d’un test d’aptitude en l’absence de l’expérimentateur, puis soumis à un interrogatoire serré en face-à-face par ce dernier. Les individus High Mach ont menti de manière fluide, ont maintenu un contact visuel plus long et ont exhibé moins de signes non-verbaux de stress comparativement aux Low Machs.
  • Négociation et coalitions : Dans des jeux de répartition monétaire à trois personnes (jeux de coalition), les High Machs ont constitué les alliances les plus profitables, ont systématiquement exploité leurs partenaires et ont emporté la plus grande part des gains financiers.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’échelle MACH-IV a été documentée sur une vaste diversité d’échantillons communautaires, universitaires et professionnels.

Cohérence interne

Les estimations de la consistance interne au moyen de l’alpha de Cronbach rapportées dans les études publiées se situent généralement dans une fourchette acceptable pour une échelle de personnalité composite, oscillant entre 0,70 et 0,82. Dans l’échantillon normatif initial de Christie et Geis (1970), le coefficient de fiabilité split-half corrigé (Spearman-Brown) atteignait 0,79. Dans les études ultérieures, notamment l’adaptation et la validation espagnole menée par Corral et Calvete (2000) sur un échantillon de 459 participants, l’alpha de Cronbach global s’élevait à 0,76. Des coefficients similaires ont été répliqués par Rauthmann (2012) avec des valeurs avoisinant 0,74 à 0,78.

Fidélité test-retest

La fidélité temporelle atteste que le machiavélisme évalué par le MACH-IV constitue un trait dispositionnel stable chez l’adulte plutôt qu’un état d’humeur fluctuant. Les coefficients de corrélation test-retest sur des intervalles de six à huit semaines se maintiennent systématiquement entre 0,70 et 0,80. Sur des périodes plus longues (plus de six mois), les scores manifestent une stabilité remarquable, ne fluctuant que sous l’impact d’expériences de socialisation organisationnelle majeures ou de ruptures de vie intenses.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure dimensionnelle du MACH-IV a suscité un intérêt psychométrique soutenu, stimulant des débats méthodologiques substantiels sur son organisation factorielle.

Structure originale et limites du modèle unifactoriel

Christie et Geis (1970) ont conçu le MACH-IV dans l’optique d’un score unidimensionnel global, agrégeant les 20 items. Cependant, leurs propres analyses factorielles exploratoires (AFE), ainsi que les travaux ultérieurs de Hunter, Gerbing et Boster (1982), ont révélé que la solution unifactorielle stricte ne restituait pas de manière optimale la variance des réponses.

L’artefact de formulation (Keying Artifact)

Une découverte méthodologique critique dans l’histoire factorielle du MACH-IV est l’émergence fréquente de facteurs liés à la direction de la formulation des énoncés :

  • Un facteur regroupant préférentiellement les 10 items formulés positivement (Machiavellian Tactics/Beliefs).
  • Un second facteur regroupant les 10 items inversés (Moral/Idealistic Beliefs).

Des analyses factorielles confirmatoires (AFC) utilisant des modèles multitraits-multiméthodes ou intégrant un facteur méthodologique de formulation ont démontré qu’une partie importante de la multidimensionnalité apparente relevait de cet artefact d’inversion.

Modèles multidimensionnels contemporains

Lorsque les composantes de contenu substantiel sont extraites, plusieurs structures factorielles concurrentes et robustes se distinguent :

  • Modèle bifactoriel (Cynisme vs Tactiques) : Plusieurs auteurs (dont Fehr, Samsom & Paulhus, 1992) défendent une partition claire entre une dimension de Cynisme interpersonnel / Vision du monde (items 4, 5, 8, 11, 12, 13, 14, 17, 20) et une dimension de Tactiques manipulatrices directes (items 1, 2, 3, 6, 7, 9, 10, 15, 18).
  • Modèle à trois ou quatre facteurs de Corral et Calvete (2000) : Dans leur analyse factorielle confirmatoire approfondie auprès d’un échantillon européen, Corral et Calvete ont validé un modèle hiérarchique composé de quatre sous-dimensions intercorrélées : Tromperie / Déception (charges factorielles de 0,42 à 0,65), Cynisme / Pessimisme anthropologique (charges de 0,38 à 0,71), Flatterie / Opportunisme (charges de 0,45 à 0,58) et Rejet de la moralité (charges de 0,40 à 0,62). Les indices d’adéquation globale de ce modèle (RMSEA < 0,05, CFI > 0,90) démontrent une validité structurelle satisfaisante.

10. Instrument de mesure / Instrument

Le questionnaire MACH-IV se présente sous la forme d’un auto-questionnaire standardisé facile et rapide d’administration :

  • Type de test : Échelle psychométrique d’auto-évaluation de la personnalité (Self-report personality inventory).
  • Format d’administration : Papier-crayon ou passation informatisée / numérique en ligne.
  • Nombre d’items : 20 énoncés déclaratifs concis.
  • Format de réponse : Échelle de Likert à 7 degrés d’accord :
    1 = strongly disagree (fortement en désaccord)
    2 = moderately disagree (modérément en désaccord)
    3 = slightly disagree (légèrement en désaccord)
    4 = neutral (neutre / indécis)
    5 = slightly agree (légèrement d’accord)
    6 = moderately agree (modérément d’accord)
    7 = strongly agree (fortement d’accord)
  • Répartition et sens des items :
    • Items cotés directement (sens Machiavélique – Mach+) : 1, 2, 5, 8, 12, 13, 15, 18, 19, 20. Pour ces énoncés, le score brut correspond directement à la valeur sélectionnée (de 1 à 7).
    • Items inversés (sens Anti-machiavélique – Mach-) : 3, 4, 6, 7, 9, 10, 11, 14, 16, 17. Pour ces énoncés, la cotation doit être inversée selon la transformation mathématique : Score révisé = 8 - Réponse brute (un score de 1 devient 7, 2 devient 6, etc.).
  • Procédure de cotation (Scoring) :
    • Méthode classique de Christie et Geis : On additionne les scores des 20 items (après inversion des 10 items anti-machiavéliques), puis on ajoute une constante de 20 points à la somme totale brute. Cette méthode d’origine produit un score global théorique variant de 40 à 160, où le score neutre exact se situe à 100. Un score supérieur à 100 classe le sujet parmi les profils « High Mach », tandis qu’un score inférieur à 100 indique un profil « Low Mach ».
    • Méthode par score moyen : Dans les études contemporaines, les chercheurs préfèrent calculer la moyenne arithmétique simple des 20 items (après inversion), générant un score individuel compris entre 1,00 et 7,00, facilitant les régressions et analyses de piste multivariées.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

Le Test de machiavélisme MACH-IV a été publié dans sa version définitive en 1970 dans l’ouvrage académique Studies in Machiavellianism (Academic Press). Conformément aux standards de publication scientifique de cette époque et à la volonté de ses auteurs, les items de l’échelle font partie du domaine public de la recherche scientifique.

Conditions d’utilisation et tarification :

  • Recherche universitaire et académique : Libre d’accès et sans redevance (gratuit). Les chercheurs, étudiants et praticiens sont autorisés à reproduire et utiliser l’échelle pour des travaux de recherche non commerciaux sous réserve de citer convenablement la source originale de Christie et Geis (1970).
  • Utilisation commerciale / contextes de sélection professionnelle : Bien que l’instrument ne soit pas distribué par un éditeur commercial payant sous brevet exclusif, toute utilisation dans des processus de recrutement ou de conseil commercial doit respecter les normes déontologiques de l’évaluation psychologique (notamment celles de l’American Psychological Association) et requiert l’évaluation de la pertinence de l’outil pour les postes visés afin de prévenir toute discrimination abusive.

12. Références / References

  • Christie, R., & Geis, F. L. (1970). Studies in Machiavellianism. Academic Press. https://doi.org/10.1016/C2013-0-10497-6
  • Christie, R., & Geis, F. L. (1970). How devious are you? Take the Machiavelli test to find out. Journal of Management in Engineering, 15(4), 17.
  • Corral, S., & Calvete, E. (2000). Machiavellianism: Dimensionality of the Mach IV and its relation to self-monitoring in a Spanish sample. The Spanish Journal of Psychology, 3(1), 3–13. https://doi.org/10.1017/s1138741600005934
  • Fehr, B., Samsom, D., & Paulhus, D. L. (1992). The construct of Machiavellianism: Twenty years later. In C. D. Spielberger & J. N. Butcher (Eds.), Advances in personality assessment (Vol. 9, pp. 77–116). Lawrence Erlbaum Associates.
  • Hunter, J. E., Gerbing, D. W., & Boster, F. J. (1982). Machiavellian beliefs and Machiavellian tactics: The constructs and their measurement. Journal of Personality and Social Psychology, 43(6), 1293–1305. https://doi.org/10.1037/0022-3514.43.6.1293
  • Jones, D. N., & Paulhus, D. L. (2014). Introducing the Short Dark Triad (SD3): A brief measure of dark personalities. Assessment, 21(1), 28–41. https://doi.org/10.1177/1073191113514105
  • Paulhus, D. L., & Williams, K. M. (2002). The Dark Triad of personality: Narcissism, Machiavellianism, and psychopathy. Journal of Research in Personality, 36(6), 556–563. https://doi.org/10.1016/S0092-6566(02)00505-6
  • Rauthmann, J. F. (2012). The Short Dark Triad: Psychometric properties of the SD3-German. Journal of Individual Differences, 33(4), 222–234. https://doi.org/10.1027/1614-0001/a000088

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale:
1 – strongly disagree‚ 2 – moderately disagree‚ 3 – slightly disagree‚ 4 – neutral‚ 5 – slightly agree‚ 6 – moderately agree‚ 7 – strongly agree

  1. Never tell anyone the real reason you did something unless it is useful to do so.
  2. The best way to handle people is to tell them what they want to hear.
  3. One should take action only when sure it is morally right.
  4. Most people are basically good and kind.
  5. It is safest to assume that all people have a vicious streak and it will come out when they are given a chance.
  6. Honesty is the best policy in all cases.
  7. There is no excuse for lying to someone else.
  8. Generally speaking‚ people won’t work hard unless they’re forced to do so.
  9. All in all‚ it is better to be humble and honest than to be important and dishonest.
  10. When you ask someone to do something for you‚ it is best to give the real reasons for wanting it rather than giving reasons which carry more weight.
  11. Most people who get ahead in the world lead clean‚ moral lives.
  12. Anyone who completely trusts anyone else is asking for trouble.
  13. The biggest difference between most criminals and other people is that the criminals are stupid enough to get caught.
  14. Most people are brave.
  15. It is wise to flatter important people.
  16. It is possible to be good in all respects.
  17. P.T. Barnum was wrong when he said that there’s a sucker born every minute.
  18. It is hard to get ahead without cutting corners here and there.
  19. People suffering from incurable diseases should have the choice of being put painlessly to death.
  20. Most people forget more easily the death of their parents than the loss of their property.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 2). Test de machiavélisme (MACH-IV). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/test-de-machiavelisme-mach-iv/
Looti, Mohammed. “Test de machiavélisme (MACH-IV).” Base de données de psychologie en français, 2 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/test-de-machiavelisme-mach-iv/.
Looti, Mohammed. “Test de machiavélisme (MACH-IV).” Base de données de psychologie en français. octobre 2, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/test-de-machiavelisme-mach-iv/.