Test d’attitudes alimentaires (EAT-40)

Le Test d’attitudes alimentaires (EAT-40), développé par Garner et Garfinkel en 1979, est un outil psychométrique de référence pour l’évaluation et le dépistage de l’anorexie mentale et des troubles des conduites alimentaires. Découvrez ses propriétés, sa cotation et ses items complets.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 9, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 9, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

Le Test d’attitudes alimentaires (Eating Attitudes Test, EAT-40), conçu initialement en 1979 par David M. Garner et Paul E. Garfinkel, représente l’un des instruments psychométriques d’évaluation et de dépistage les plus reconnus et appliqués à l’échelle internationale dans le domaine des troubles des conduites alimentaires (TCA). Cet auto-questionnaire standardisé quantifie la sévérité des attitudes, préoccupations et comportements aberrants traditionnellement associés à l’anorexie mentale et à la boulimie. L’instrument explore des dimensions cognitives, affectives et comportementales majeures telles que la peur obsédante de prendre du poids, la restriction alimentaire, la préoccupation pour la minceur, les conduites de purge (vomissements provoqués, usage de laxatifs) et la perte perçue de contrôle lors de la prise de nourriture.

Composé d’une série d’énoncés évalués sur une échelle de type Likert à 6 points allant de « Toujours » (Always) à « Jamais » (Never), l’EAT-40 recourt à un algorithme de cotation clinique non linéaire (3, 2, 1, 0, 0, 0) permettant d’isoler les comportements hautement symptomatiques. Les études psychométriques princeps et contemporaines démontrent une consistance interne remarquable (coefficient alpha de Cronbach variant généralement de 0,79 à 0,94 selon les populations étudiées), une fidélité test-retest substantielle ainsi qu’une validité discriminante exemplaire séparant nettement les cohortes cliniques de sujets témoins non cliniques. Avec un seuil seuil critique classiquement fixé à 30 points, l’EAT-40 demeure une référence fondamentale en épidémiologie psychiatrique et en pratique clinique de premier recours.

2. Mots-clés / Keywords

Troubles des conduites alimentaires, Anorexie mentale, Boulimie mentale, Évaluation psychométrique, Dépistage clinique, Image corporelle, Restriction cognitive, EAT-40, Psychopathologie quantitative, Comportement alimentaire

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été développée et validée par :

  • David M. Garner, Ph.D. : Psychologue clinicien et chercheur, directeur de recherche émérite au Clarke Institute of Psychiatry (actuel Centre for Addiction and Mental Health, CAMH), Département de psychiatrie de l’Université de Toronto, Ontario, Canada ; ultérieurement directeur du River Centre Clinic (Sylvania, Ohio, États-Unis).
  • Paul E. Garfinkel, M.D., FRCPC : Psychiatre universitaire, professeur émérite au Département de psychiatrie de l’Université de Toronto, ancien président-directeur général du CAMH, Toronto, Canada.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’Eating Attitudes Test (EAT-40) est de fournir un instrument standardisé, objectif et empiriquement fondé pour évaluer la présence, la fréquence et l’intensité des attitudes et symptômes psychopathologiques caractéristiques de l’anorexie mentale et des troubles apparentés. Avant l’introduction de l’EAT-40 en 1979, l’évaluation diagnostique reposait quasi exclusivement sur des entretiens cliniques non standardisés, entraînant d’importantes disparités inter-évaluateurs et limitant les investigations épidémiologiques comparatives à grande échelle.

Sur le plan clinique, l’EAT-40 a été spécifiquement calibré comme un dispositif d’évaluation de premier niveau (dépistage ou screening). Il est utilisé pour :

  • Identifier précocement les individus à risque élevé ou présentant des formes infracliniques de dysfonctionnements alimentaires au sein de populations vulnérables (adolescentes, jeunes adultes, athlètes de haut niveau, danseurs, mannequins).
  • Quantifier objectivement l’intensité de la symptomatologie globale à l’admission en institution hospitalière ou en consultation externe de psychiatrie et de pédopsychiatrie.
  • Assurer un monitorage longitudinal de la réponse thérapeutique au cours d’interventions psychothérapeutiques (notamment cognitivo-comportementales) et pharmacologiques, en mesurant l’atténuation des obsessions pondérales et des distorsions cognitives.

Dans le domaine de la recherche fondamentale et clinique, l’instrument permet d’explorer les corrélats neurobiologiques, psychologiques et socioculturels des conduites anorexiques et boulimiques. Bien que l’EAT-40 ne pose pas à lui seul un diagnostic psychiatrique formel — lequel nécessite impérativement un entretien clinique approfondi conforme aux critères du DSM-5-TR ou de la CIM-11 —, il constitue un indice quantitatif continu d’une grande valeur prédictive pour orienter les investigations diagnostiques spécialisées.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique opérationnalisé par l’EAT-40 est l’ensemble multidimensionnel des attitudes, affects et patterns comportementaux dysfonctionnels relatifs à l’alimentation, au poids et à l’apparence physique. Ce construit englobe plusieurs axes interdépendants :

1. La restriction alimentaire volontaire et la peur de la prise de poids

Cette dimension reflète le noyau psychopathologique traditionnel de l’anorexie mentale, caractérisé par une terreur panique de grossir (weight phobia) et un désir compulsif de minceur. Elle se manifeste par l’évitement délibéré des aliments perçus comme caloriques ou riches en glucides, l’adoption de régimes draconiens constants et le sentiment de culpabilité intense succédant immédiatement à la prise alimentaire.

2. Les préoccupations obsédantes relatives à la nourriture

Le construit capture l’hyperfocalisation cognitive sur l’alimentation : planification constante des repas, décompte obsessionnel des calories ingérées, préparation de plats sophistiqués pour autrui tout en refusant d’en consommer soi-même, et pensées intrusives continues portant sur la silhouette et les dépôts adipeux corporels.

3. Les conduites d’élimination et la perte de contrôle boulimique

L’instrument mesure la présence de crises de gloutonnerie ou de gavage (bingeing) où l’individu ressent une impossibilité d’interrompre l’ingestion, ainsi que le recours subséquent à des méthodes compensatoires purgatives extrêmes, telles que les vomissements auto-induits après les repas ou la consommation inappropriée de laxatifs.

4. Le contrôle oral, les rituels et la pression sociale perçue

Ce pôle comprend les rituels entourant l’acte de manger (couper méticuleusement la nourriture en minuscules morceaux, lenteur anormale lors des repas), la recherche d’une maîtrise absolue sur ses signaux intéroceptifs de faim, et la perception aiguë d’une contrainte externe, l’individu ayant le sentiment que son entourage familial ou relationnel tente d’exercer une pression pour qu’il s’alimente davantage.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le développement de l’EAT-40 s’inscrit au carrefour des modèles psychosomatiques et cognitifs de la fin des années 1970, fortement influencés par les travaux pionniers d’Hilde Bruch (1973) et de Gerald Russell (1970, 1979). Bruch a conceptualisé l’anorexie mentale non pas comme un simple désordre de l’appétit, mais comme un trouble fondamental de l’identité, de l’autonomie et de la prise de conscience intéroceptive, où le corps devient l’unique terrain d’expression d’un contrôle de soi absolu face à un sentiment d’impuissance existentielle sous-jacent.

Garner et Garfinkel ont traduit ces postulats phénoménologiques en variables empiriquement quantifiables. Selon leur modèle théorique intégratif :

  • Les distorsions cognitives : L’individu développe des schémas rigides de traitement de l’information (« tout ou rien », surgénéralisation, personnalisation) appliqués au poids, à la nourriture et à la forme corporelle. Tout écart nutritionnel est assimilé à une défaillance morale ou à une perte de maîtrise dévastatrice.
  • Le renforcement comportemental : Le jeûne et la restriction entraînent un renforcement positif par le sentiment d’accomplissement et de pureté (« sensation agréable d’avoir l’estomac vide »), tandis que les comportements purgatifs agissent par renforcement négatif immédiat en dissipant l’anxiété massive et la culpabilité générées par l’ingestion calorique.
  • L’influence socioculturelle : L’instrument intègre également l’intériorisation précoce des normes socioculturelles occidentales valorisant à l’extrême la minceur comme vecteur de compétence, de séduction et de statut social, créant une vulnérabilité psychologique majeure chez les adolescentes et jeunes femmes.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de l’EAT-40 a fait l’objet d’évaluations exhaustives dans de nombreuses études cliniques et épidémiologiques internationales :

Validité de critère et discriminante

Dans l’étude fondatrice de Garner et Garfinkel (1979), l’EAT-40 a été administré à un groupe de patientes répondant aux critères diagnostiques rigoureux d’anorexie mentale (n = 33) et à un groupe témoin de femmes tout-venant appariées pour l’âge (n = 59). Les scores moyens obtenus ont démontré une différenciation statistique hautement significative :

  • Groupe clinique (anorexie mentale) : moyenne = 58,4 (écart-type = 17,9).
  • Groupe témoin non clinique : moyenne = 15,6 (écart-type = 9,3).

La validité discriminante a montré que seulement 7 % des sujets non cliniques dépassaient le seuil conventionnel de 30, tandis que l’ensemble des patientes anorexiques, à l’exception d’une seule, obtenaient un score supérieur à ce seuil (sensibilité clinique supérieure à 95 % et spécificité approchant 93 %). L’échelle discrimine également les patientes anorexiques actives des patientes en rémission clinique complète, dont les scores régressent vers des valeurs comparables aux témoins sains.

Validité convergente

L’EAT-40 présente des corrélations positives robustes (r variant de 0,65 à 0,82) avec d’autres échelles d’évaluation des troubles alimentaires développées ultérieurement, notamment le sous-score de recherche de minceur (Drive for Thinness) et d’insatisfaction corporelle (Body Dissatisfaction) de l’Eating Disorder Inventory (EDI), ainsi qu’avec le Bulimic Investigatory Test, Edinburgh (BITE).

8. Fidélité / Reliability

Les propriétés de fidélité de l’EAT-40 attestent d’une remarquable stabilité et homogénéité métrologique :

  • Consistance interne : Le coefficient alpha de Cronbach calculé pour l’ensemble des 40 items s’élève à 0,79 chez les patientes souffrant d’anorexie mentale et atteint 0,94 dans les cohortes composites regroupant sujets cliniques et populations témoins non cliniques (Garner & Garfinkel, 1979). Les réplications internationales en langues française, espagnole et allemande confirment systématiquement un alpha supérieur ou égal à 0,85.
  • Fidélité par bissection (Split-Half) : La corrélation de Spearman-Brown obtenue par la méthode des moitiés d’échelle a montré une fidélité estimée à 0,90 dans la cohorte d’origine.
  • Stabilité temporelle (Test-Retest) : Les évaluations de fidélité test-retest à un intervalle de deux à quatre semaines chez des sujets stables en population non clinique ont révélé des coefficients de corrélation intraclasse (CCI) compris entre 0,84 et 0,89, démontrant une excellente reproductibilité des scores en l’absence d’intervention thérapeutique.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

L’analyse factorielle exploratoire (AFE) réalisée par Garner et Garfinkel lors du développement initial a mis en lumière une organisation multidimensionnelle claire sous-tendant la batterie de 40 items. Bien que les 40 items constituent un score global continu, les analyses en composantes principales avec rotation varimax ont identifié des facteurs dominants expliquant une part substantielle de la variance :

  • Facteur 1 : Restriction alimentaire et pulsion vers la minceur : Ce facteur regroupe les items relatifs à l’évitement actif des glucides et des sucres, la comptabilisation des calories, la peur de grossir et l’angoisse précédant les repas (p. ex. items 4, 9, 10, 15, 29).
  • Facteur 2 : Préoccupations alimentaires et boulimie : Il rassemble les items portant sur les accès de gloutonnerie, le sentiment que la nourriture contrôle son existence, le temps excessif consacré à penser aux aliments et les conduites de vomissement (p. ex. items 6, 7, 13, 31, 34, 40).
  • Facteur 3 : Contrôle oral et pression sociale : Ce facteur inclut les rituels de découpe des aliments, l’effort perçu pour conserver la maîtrise de son appétit et le sentiment d’être forcé ou surveillé par l’entourage (p. ex. items 8, 12, 26, 32, 33).

Cette architecture empirique a servi de socle méthodologique direct pour l’extraction ultérieure de l’EAT-26 (Garner et al., 1982), une version abrégée dérivée de l’analyse factorielle confirmatoire de l’EAT-40 conservant les 26 items présentant les saturations factorielles les plus élevées et les plus pures.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type d’instrument : Auto-questionnaire psychométrique de dépistage et d’évaluation symptomatique.
  • Format d’administration : Auto-passation sur support papier-crayon ou informatisé.
  • Durée de passation : Environ 10 à 15 minutes.
  • Nombre d’items : 40 items (énoncés déclaratifs portant sur les comportements et ressentis habituels).
  • Options de réponse : Échelle ordinale à 6 points :
    • 1 = Always (Toujours)
    • 2 = Very Often (Très souvent)
    • 3 = Often (Souvent)
    • 4 = Sometimes (Parfois)
    • 5 = Rarely (Rarement)
    • 6 = Never (Jamais)
  • Règles de cotation (Scoring) :
    • Pour la majorité des items (formulés dans le sens symptomatique) :
      • Always = 3 points
      • Very Often = 2 points
      • Often = 1 point
      • Sometimes = 0 point
      • Rarely = 0 point
      • Never = 0 point
    • Pour les items inversés (exprimant un comportement alimentaire ou biologique sain, notamment l’item 1 : Like eating with other people, l’item 18, 19, 23, 27, 39 selon les protocoles de validation originaux) :
      • Never = 3 points
      • Rarely = 2 points
      • Sometimes = 1 point
      • Often = 0 point
      • Very Often = 0 point
      • Always = 0 point
    • Score total : Somme arithmétique de l’ensemble des items (étendue théorique de 0 à 120 points).
    • Seuil d’alerte clinique (Cut-off score) : Un score global supérieur ou égal à 30 indique une préoccupation hautement significative et justifie une évaluation diagnostique psychiatrique approfondie.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication princeps : 1979.
  • Statut des droits d’auteur et accessibilité : L’EAT-40 relève du domaine de la recherche académique ouverte. Il est accessible gratuitement et peut être reproduit sans frais d’utilisation par les cliniciens et chercheurs à des fins non commerciales, d’évaluation diagnostique, de dépistage ou d’études universitaires.
  • Conditions d’utilisation : La citation formelle de l’article princeps de Garner et Garfinkel (1979) est requise lors de toute diffusion, publication ou intégration dans des travaux scientifiques. Toute utilisation à des fins lucratives ou commerciales nécessite l’accord explicite des détenteurs légaux des droits d’auteur.

12. Références / References

  • Bruch, H. (1973). Eating disorders: Obesity, anorexia nervosa, and the person within. Basic Books.
  • Garner, D. M., & Garfinkel, P. E. (1979). The Eating Attitudes Test: An index of the symptoms of anorexia nervosa. Psychological Medicine, 9(2), 273–279. https://doi.org/10.1017/s0033291700030762
  • Garner, D. M., Olmsted, M. P., Bohr, Y., & Garfinkel, P. E. (1982). The Eating Attitudes Test: Psychometric features and clinical correlates. Psychological Medicine, 12(4), 871–878. https://doi.org/10.1017/s0033291700049163
  • Russell, G. F. (1979). Bulimia nervosa: An ominous variant of anorexia nervosa. Psychological Medicine, 9(3), 429–448. https://doi.org/10.1017/s0033291700031974

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response scale: 1 = Always, 2 = Very Often, 3 = Often, 4 = Sometimes, 5 = Rarely, 6 = Never

  1. Like eating with other people
  2. Prepare foods for others but do not eat what I cook
  3. Become anxious prior to eating
  4. Am terrified about being overweight
  5. Avoid eating when I am hungry
  6. Find myself preoccupied with food
  7. Have gone on eating binges where I feel that I may not be able to stop
  8. Cut my food into small pieces
  9. Aware of the calorie content of foods that I eat
  10. Particularly avoid foods with a high carbohydrate content (e.g. bread, potatoes, rice etc.)
  11. Feel bloated after meals
  12. Feel that others would prefer if I ate more
  13. Vomit after I have eaten
  14. Feel extremely guilty after eating
  15. Am preoccupied with a desire to be thinner
  16. Exercise strenuously to burn off calories
  17. Weigh myself several times a day
  18. Like my clothes to fit tightly
  19. Enjoy eating meat
  20. Wake up early in the morning
  21. Eat the same food day after day
  22. Think about burning up calories when I exercise
  23. Have regular menstrual periods
  24. Am preoccupied with the thought of having fat on my body
  25. Take longer than others to eat my meals
  26. Enjoy eating at restaurants
  27. Take laxatives
  28. Avoid foods with sugar in them
  29. Eat diet foods
  30. Feel that food controls my life
  31. Display self control around food
  32. Feel that others pressure me to eat
  33. Give too much time and thought to food
  34. Suffer from constipation
  35. Feel uncomfortable after eating sweets
  36. Engage in dieting behaviour
  37. Like my stomach to be empty
  38. Enjoy trying new rich foods
  39. Have the impulse to vomit after meals
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Looti, M. (2026, octobre 9). Test d’attitudes alimentaires (EAT-40). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/test-dattitudes-alimentaires-eat-40/
Looti, Mohammed. “Test d’attitudes alimentaires (EAT-40).” Base de données de psychologie en français, 9 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/test-dattitudes-alimentaires-eat-40/.
Looti, Mohammed. “Test d’attitudes alimentaires (EAT-40).” Base de données de psychologie en français. octobre 9, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/test-dattitudes-alimentaires-eat-40/.