Évaluations motricesPsychométrie gériatriqueTests d'équilibre

Test d’appui unipodal

Découvrez le Test d’appui unipodal (Single Leg Stance Test) : fondements théoriques, protocole clinique, propriétés psychométriques, validité gériatrique et normes d’évaluation.

PUBLIÉ

1. Résumé / Abstract

Le Test d’appui unipodal (couramment désigné en anglais sous le nom de Single Leg Stance Test [SLST] ou Unipedal Stance Test [UPST]) constitue l’une des épreuves de performance motrice et psychomotrice les plus largement utilisées à travers le monde pour quantifier le contrôle postural statique, l’intégrité proprioceptive et le risque de chute. Initialement formalisé dans la littérature clinique et orthopédique par Freeman, Dean et Hanham (1965) lors de leurs travaux pionniers sur l’instabilité fonctionnelle de la cheville, ce test évalue la capacité d’un individu à maintenir son centre de gravité à l’intérieur d’un polygone de sustentation considérablement réduit, formé par un seul pied en contact avec le sol.

L’instrument repose sur une méthodologie chronométrique évaluant la durée maximale de maintien postural (exprimée en secondes), mesurée selon deux conditions sensorielles canoniques : les yeux ouverts (YO) et les yeux fermés (YF), sur la jambe dominante et la jambe non dominante. L’épreuve ne comporte pas d’items au sens d’un questionnaire autorapporté, mais s’organise autour d’essais standardisés (généralement deux à trois essais par condition, plafonnés à 30, 45 ou 60 secondes selon les protocoles d’évaluation). Sur le plan psychométrique et biomécanique, le test démontre une fidélité test-retest et inter-évaluateurs remarquable (coefficients de corrélation intraclasse [CCI] variant régulièrement entre 0,73 et 0,99 selon les cohortes). Sa validité prédictive à l’égard de la survenue de chutes traumatiques chez la personne âgée est solidement documentée dans la littérature gériatrique (avec un seuil critique inférieur à 5 secondes prédisant un risque élevé de chute récurrente), tandis que sa validité convergente avec des batteries composites telles que l’échelle d’équilibre de Berg, le Timed Up and Go (TUG) et le Mini-BESTest confirme sa robustesse comme biomarqueur fonctionnel du vieillissement moteur et de la neuro-dégénérescence.

2. Mots-clés / Keywords

Test d’appui unipodal, Single Leg Stance Test, équilibre statique, contrôle postural, proprioception, risque de chute, gériatrie, biomécanique, contrôle moteur, psychométrie.

3. Auteurs / Authors

La première formalisation opérationnelle standardisée de l’appui unipodal dans le cadre de l’investigation clinique de la perte de coordination motrice et proprioceptive post-traumatique est attribuée au chirurgien orthopédiste britannique Michael A. R. Freeman et à ses collaborateurs M. R. Dean et I. W. Hanham en 1965, alors rattachés à la Faculty of Medicine du St. Thomas’ Hospital Medical School à Londres (Royaume-Uni).

Au fil des décennies, la standardisation psychométrique contemporaine de l’épreuve, l’établissement de normes stratifiées par décennie d’âge et l’application gérontologique ont été principalement menées par :

  • Richard W. Bohannon, PT, EdD, FAPTA, University of Connecticut, Department of Kinesiology, Physical Therapy Program, Storrs, États-Unis.
  • Bruno Vellas, MD, PhD, Gérontopôle de Toulouse, Centre Hospitalier Universitaire de Toulouse, Inserm UMR 1027, Université Paul Sabatier, Toulouse, France.
  • Barbara A. Springer, PT, PhD, OCS, SCS, Walter Reed Army Medical Center, Physical Therapy Service, Washington, DC, États-Unis.

4. Objectif / Purpose

Le Test d’appui unipodal a pour objectif d’évaluer de manière quantitative, rapide et non invasive l’efficience des mécanismes du contrôle postural statique et de la régulation de l’équilibre chez l’être humain. En réduisant drastiquement la base de support mécanique à une seule surface plantaire, le test perturbe l’homéostasie posturale et impose au système nerveux central un défi computationnel intense nécessitant la coordination instantanée des afférences visuelles, vestibulaires et somatosensorielles.

Sur le plan clinique, le test est principalement déployé pour :

  • Le dépistage précoce du risque de chute chez les adultes âgés institutionnalisés ou vivant à domicile. L’incapacité à maintenir l’équilibre pendant au moins 5 à 10 secondes constitue un prédicteur indépendant majeur de morbimortalité liée aux chutes, d’institutionnalisation et de déclin de l’autonomie fonctionnelle (Vellas et al., 1997).
  • L’évaluation des atteintes vestibulaires et vestibulocochléaires, où la comparaison différentielle des scores obtenus yeux ouverts versus yeux fermés permet d’isoler la dépendance visuelle et le phénomène de compensation sensorielle.
  • Le suivi des pathologies neurologiques centrales et périphériques, notamment la maladie de Parkinson, les ataxies cérébelleuses, la sclérose en plaques, les accidents vasculaires cérébraux (AVC) et les neuropathies périphériques diabétiques, au sein desquelles la dégradation de la proprioception altère les ajustements posturaux anticipateurs et compensateurs.
  • La rééducation orthopédique et sportive, en particulier lors de la reprise d’activité après une rupture du ligament croisé antérieur (LCA) ou des entorses récidivantes de la cheville, afin de quantifier la récupération du contrôle sensorimoteur de la chaîne cinétique inférieure.

En recherche fondamentale et translationnelle, le test est fréquemment couplé à des plateformes dynamométriques (stabilométrie) pour dériver des variables cinématiques et cinétiques fines telles que la vitesse de déplacement du centre de pression, la surface de l’ellipse de confiance à 95 %, et la décomposition spectrale des oscillations posturales.

5. Construit psychologique / Construct

Bien que le test s’exécute sous la forme d’un geste biomécanique, le construit sous-jacent relève directement de la psychomotricité, de la neuropsychologie cognitive et des neurosciences du mouvement. L’équilibre unipodal ne se réduit pas à la seule force musculaire des membres inférieurs ; il implique un construit multidimensionnel intégrant :

L’intégration sensorielle multisensorielle

Le contrôle postural unilatéral exige la convergence continue et la pondération adaptative (sensory reweighting) de trois voies d’entrée majeures :

  • L’entrée somatosensorielle et proprioceptive : mécanorécepteurs articulaires, fuseaux neuromusculaires, organes tendineux de Golgi et récepteurs cutanés de la plante du pied, qui fournissent des informations dynamiques sur les micro-oscillations du centre de gravité par rapport à la cheville.
  • L’entrée visuelle : fournit un cadre de référence inertiel externe. L’occlusion des yeux lors de la modalité « yeux fermés » neutralise cette entrée et contraint le sujet à reposer exclusivement sur les afférences proprioceptives et vestibulaires.
  • L’entrée vestibulaire : les canaux semi-circulaires et les organes otolithiques encodent les accélérations angulaires et linéaires de la tête, stabilisant le regard via le réflexe vestibulo-oculaire (RVO) et le tonus axial via le réflexe vestibulo-spinal (RVS).

Les stratégies de stabilisation biomécanique

Lors de l’appui monopodal, la stratégie motrice privilégiée chez le sujet sain est la stratégie de cheville (micro-ajustements permanents par les muscles éverseurs, inverseurs, fléchisseurs dorsaux et plantaires), complétée par la stratégie de hanche (interventions du moyen fessier et du complexe des abducteurs/adducteurs de hanche pour contrer le moment de bascule pelvienne mis en évidence par le signe de Trendelenburg).

Les ressources cognitives et exécutives

La capacité à maintenir la posture unipodale mobilise substantiellement le réseau attentionnel fronto-striatal et le cortex préfrontal dorsolatéral. Les paradigmes de double tâche ont abondamment démontré que l’imposition simultanée d’un calcul mental ou d’une tâche de mémoire de travail entraîne une détérioration immédiate des temps de tenue unipodale chez les populations fragiles, attestant de la nature cognitivement régulée de cette fonction autrefois perçue comme un simple automatisme spinal et sous-cortical.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le fondement conceptuel du test s’inscrit au carrefour de deux cadres théoriques dominants dans l’étude de la motricité humaine :

La théorie des systèmes dynamiques du contrôle postural

Formulée à l’origine par Nikolaï Bernstein puis modernisée par Anne Shumway-Cook et Marjorie Woollacott, cette théorie postule que le contrôle postural n’est pas une simple cascade de réflexes câblés hiérarchiquement au niveau médullaire et du tronc cérébral, mais le produit émergent de l’interaction dynamique entre :

  • L’individu (capacités neuromusculaires, intégrité sensorielle, vigilance),
  • La tâche (contrainte biomécanique unipodale, suppression ou maintien de la vision),
  • L’environnement (rigidité du sol, perturbations visuelles périphériques).

Dans ce modèle, le test d’appui unipodal force le système à exploiter au maximum sa flexibilité d’auto-organisation face à une réduction critique de la marge de stabilité dynamique.

Le modèle de réafférence et de pondération sensorielle de Nashner

Développé par Lewis M. Nashner dans les années 1970 et 1980, ce modèle formalise la façon dont le système nerveux central calibre en permanence le gain relatif de chaque canal afférent. Lorsque l’individu ferme les yeux pendant l’épreuve (condition YF), la théorie de Nashner prédit une réallocation abrupte du poids informationnel vers le système proprioceptif de la cheville et le système vestibulaire. La faillite prématurée du maintien postural dans cette condition traduit spécifiquement une asynergie centrale dans cette dynamique de reprogrammation sensorielle immédiate.

7. Validité / Validity

Les propriétés métrologiques du Test d’appui unipodal ont fait l’objet d’un nombre considérable d’études de validation clinique :

Validité de construit et validité liée à l’âge

Le test présente une excellente validité de construit démontrée par une corrélation négative inverse et robuste avec l’âge chronologique. Les travaux normatifs de Springer et al. (2007) sur des centaines d’individus asymptomatiques âgés de 18 à 86 ans ont révélé une régression linéaire spectaculaire des performances en condition yeux ouverts (YO) et yeux fermés (YF) :

  • Individus de 18 à 39 ans : moyenne de 43,5 secondes (YO) / 9,4 secondes (YF).
  • Individus de 60 à 69 ans : moyenne de 27,0 secondes (YO) / 2,8 secondes (YF).
  • Individus de 70 à 79 ans : moyenne de 17,2 secondes (YO) / 1,5 seconde (YF).
  • Individus de 80 ans et plus : moyenne inférieure à 6 secondes (YO) / quasi nulle (YF).

Validité prédictive clinique

Dans l’étude de cohorte prospective menée par Vellas et al. (1997) auprès de plus de 300 personnes âgées suivies sur plusieurs années, les participants incapables de tenir au moins 5 secondes en appui unipodal yeux ouverts présentaient un risque relatif ajusté de chute traumatique supérieur à 2,13 par rapport à ceux maintenant la position plus longtemps. De même, des temps inférieurs à 10 secondes sont corrélés de manière indépendante avec un risque accru de déclin fonctionnel dans les activités élémentaires de la vie quotidienne (AVQ).

Validité convergente et discriminante

Le test démontre une corrélation modérée à forte avec les instruments standardisés d’équilibre :

  • Corrélation avec l’Échelle d’équilibre de Berg (BBS) : r = 0,65 à 0,78.
  • Corrélation avec le Timed Up and Go (TUG) : r = -0,55 à -0,68.
  • Le test discrimine avec succès les personnes atteintes de polyneuropathie sensorielle, les individus post-AVC et les témoins sains appariés (p < 0,001).

8. Fidélité / Reliability

La fidélité métrologique du test d’appui unipodal a été largement quantifiée selon différentes configurations expérimentales :

Fidélité inter-évaluateurs et intra-évaluateur

En raison du recours à une mesure objective temporelle (chronomètre électronique standardisé), la fidélité inter-évaluateurs est exceptionnellement élevée lorsque les critères d’échec sont appliqués avec rigueur, avec des coefficients de corrélation intraclasse (CCI) s’échelonnant typiquement entre 0,90 et 0,99. Pour la fidélité intra-évaluateur (test-retest au cours d’une même séance ou espacé de 24 à 48 heures), les coefficients rapportés par Bohannon (1984) et Springer et al. (2007) s’établissent entre 0,73 et 0,93 pour la modalité yeux ouverts, et entre 0,70 et 0,85 pour la modalité yeux fermés.

Erreur standard de mesure (SEM) et changement minimal détectable (MDC)

L’erreur standard de mesure (Standard Error of Measurement) varie considérablement selon la tranche d’âge observée en raison des effets plancher et plafond :

  • Chez l’adulte jeune (où un plafond artificiel de 30 ou 60 secondes est atteint), la SEM oscille entre 1,5 et 3,2 secondes.
  • Chez la personne âgée ou atteinte de troubles neurologiques, le Changement Minimal Détectable (Minimal Detectable Change à 95 % de confiance [MDC95]) est couramment estimé entre 4,0 et 5,5 secondes. Cela signifie qu’une amélioration de plus de 5 secondes après une intervention de rééducation traduit un progrès clinique réel au-delà de la simple variabilité de mesure.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Le Test d’appui unipodal n’est pas un questionnaire psychométrique composé d’items latents dépendants d’un modèle d’équations structurelles classique (comme une échelle de Likert soumise à une analyse factorielle confirmatoire). Néanmoins, son positionnement dimensionnel a été rigoureusement analysé lors d’études factorielles exploratoires et confirmatoires portant sur des batteries d’évaluation de la condition physique et de l’aptitude fonctionnelle motrice.

Structure unifactorielle versus multifactorielle de l’équilibre

Les analyses factorielles menées par des chercheurs en sciences du sport et en kinésiologie (notamment dans les batteries d’équilibre fonctionnel d’Emery ou de Rikli et Jones) révèlent régulièrement une séparation nette entre les facteurs d’aptitude motrice :

  • Facteur 1 : Équilibre dynamique et locomotion (porté par la marche tandem, le franchissement d’obstacles et le TUG).
  • Facteur 2 : Équilibre statique unilatéral à base réduite (saturé très fortement par le SLST yeux ouverts avec des saturations factorielles λ > 0,82).
  • Facteur 3 : Équilibre statique sans contrôle visuel / proprioceptif pur (saturé par le SLST yeux fermés et le test de Romberg sensibilisé, avec λ > 0,78).

Ces études factorielles confirment que l’équilibre statique unipodal constitue une dimension métrologique distincte de la simple force musculaire isométrique ou de la mobilité globale, validant ainsi son utilisation en tant qu’indicateur spécifique du contrôle postural fin.

10. Instrument de mesure / Instrument

Le Test d’appui unipodal est un test de performance motrice directe. Sa cotation repose sur la mesure objective du temps de maintien en continu au moyen d’un chronomètre précis au dixième de seconde.

  • Type de test : Test de performance physique et fonctionnelle (Performance-based outcome measure).
  • Matériel requis : Un sol plat, lisse, rigide et non glissant ; un chronomètre manuel ou numérique ; des chaussures plates de marche fermées (ou épreuve pieds nus selon le protocole de recherche spécifié).
  • Conditions de test :
    • Yeux ouverts (YO) : fixation d’un point visuel stable situé à hauteur des yeux à environ 1 à 2 mètres de distance.
    • Yeux fermés (YF) : maintien de l’occlusion palpébrale complète tout au long de l’essai.
  • Format des essais : 3 essais successifs par jambe (jambe droite et jambe gauche) pour chaque condition sensorielle, avec une période de repos de 30 à 60 secondes entre chaque tentative.
  • Calcul des scores : Les praticiens retiennent couramment soit le temps maximal obtenu sur les trois essais, soit la moyenne arithmétique des trois essais. Le résultat est exprimé en secondes (plafonné à 30, 45 ou 60 secondes selon le standard institutionnel retenu).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication princeps : 1965 (Freeman, Dean, & Hanham).
  • Statut des droits d’auteur : Domaine public clinique (Public Domain). Le test ne fait l’objet d’aucun copyright privatif, d’aucune marque déposée commerciale ni d’aucune restriction de diffusion.
  • Tarifs et redevances : Entièrement gratuit (aucun coût d’achat, de licence ou de redevance par utilisation).
  • Conditions d’utilisation : Libre d’accès pour la pratique clinique, les évaluations hospitalières, la rééducation libérale et la recherche scientifique internationale, sous réserve du respect de la sécurité du patient et de la citation des sources méthodologiques canoniques.

12. Références / References

Bohannon, R. W. (1984). One-legged balance test by normal people. Perceptual and Motor Skills, 58(3), 914. https://doi.org/10.2466/pms.1984.58.3.914

Freeman, M. A. R., Dean, M. R., & Hanham, I. W. (1965). The etiology and prevention of functional instability of the foot. The Journal of Bone and Joint Surgery. British Volume, 47-B(4), 678–685. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/14343565/

Nashner, L. M. (1976). Adapting reflexes controlling the human posture. Experimental Brain Research, 26(1), 59–72. https://doi.org/10.1007/BF00235249

Shumway-Cook, A., & Woollacott, M. H. (2017). Motor control: Translating research into clinical practice (5th ed.). Wolters Kluwer.

Springer, B. A., Marin, R., Cyhan, T., Roberts, H., & Gill, N. W. (2007). Normative values for the unipedal stance test with eyes open and closed. Journal of Geriatric Physical Therapy, 30(1), 8–15. https://doi.org/10.1519/00139143-200704000-00003

Vellas, B. J., Wayne, S. J., Romero, L., Baumgartner, R. N., Garry, P. J., & Rubinstein, L. Z. (1997). One-leg balance is an important predictor of injurious falls in older persons. Journal of the American Geriatrics Society, 45(6), 735–738. https://doi.org/10.1111/j.1532-5415.1997.tb01474.x

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Standardized Administration Instructions and Performance Criteria (Clinical Protocol)

The Single Leg Stance Test (SLST) is an objective, clinician-administered physical performance test rather than a self-report questionnaire. The following standard script, procedural steps, and operational termination criteria are presented to the respondent:

1. Verbal Instructions Given to the Participant (Standard Script):

« Please stand comfortably on both feet with your arms crossed over your chest (or resting gently on your hips). When I say ‘begin’, lift one foot completely off the floor without letting your legs touch each other. Try to maintain your balance on that single leg for as long as possible until I tell you to stop, or until your foot touches the ground again. We will perform this first with your eyes open while looking straight ahead, and then with your eyes closed. Ready? Begin. »

2. Standard Operational Test Conditions and Trials:

  1. Condition A: Eyes Open (Dominant Leg)

    • Trial 1 (Recorded in seconds: ______ s, max 30s or 60s)
    • Trial 2 (Recorded in seconds: ______ s, max 30s or 60s)
    • Trial 3 (Recorded in seconds: ______ s, max 30s or 60s)
  2. Condition B: Eyes Open (Non-Dominant Leg)

    • Trial 1 (Recorded in seconds: ______ s, max 30s or 60s)
    • Trial 2 (Recorded in seconds: ______ s, max 30s or 60s)
    • Trial 3 (Recorded in seconds: ______ s, max 30s or 60s)
  3. Condition C: Eyes Closed (Dominant Leg)

    • Trial 1 (Recorded in seconds: ______ s, max 30s)
    • Trial 2 (Recorded in seconds: ______ s, max 30s)
    • Trial 3 (Recorded in seconds: ______ s, max 30s)
  4. Condition D: Eyes Closed (Non-Dominant Leg)

    • Trial 1 (Recorded in seconds: ______ s, max 30s)
    • Trial 2 (Recorded in seconds: ______ s, max 30s)
    • Trial 3 (Recorded in seconds: ______ s, max 30s)

3. Objective Termination Criteria (Stop Watch Stopped Immediately Upon):

  1. The elevated foot touches the floor or the weight-bearing lower extremity.
  2. The weight-bearing foot shifts, hops, rotates, or displaces from its initial placement on the ground.
  3. The participant uncrosses their arms or moves hands away from hips to steady balance.
  4. The participant opens their eyes during an eyes-closed trial.
  5. The maximum standardized ceiling duration is reached (e.g., exactly 30, 45, or 60 seconds).

Citer cet article

memjavad (2026, septembre 4). Test d’appui unipodal. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/test-appui-unipodal/
memjavad. “Test d’appui unipodal.” Base de données de psychologie en français, 4 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/test-appui-unipodal/.
memjavad. “Test d’appui unipodal.” Base de données de psychologie en français. septembre 4, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/test-appui-unipodal/.