Test d’anxiété en compétition sportive (SCAT)

Le Sport Competition Anxiety Test (SCAT) de Rainer Martens est une échelle psychométrique pionnière mesurant l’anxiété-trait en compétition sportive chez les athlètes.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 3, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 3, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé

Le Test d’anxiété en compétition sportive (Sport Competition Anxiety Test ou SCAT), développé par le psychologue du sport Rainer Martens en 1977, constitue l’un des instruments psychométriques les plus emblématiques et pionniers dans l’évaluation de l’anxiété spécifique au contexte sportif. Conçu pour mesurer l’anxiété-trait compétitive (competitive trait anxiety), le SCAT quantifie la propension individuelle d’un athlète à percevoir les situations de compétition sportive comme potentiellement menaçantes et à y réagir par des manifestations d’anxiété-état caractérisées par une appréhension cognitive et une activation neurovégétative accrue. L’instrument est composé de 15 énoncés concis administrés selon une échelle de fréquence ordinale à 3 points (« Rarely » / Rarement, « Sometimes » / Parfois, « Often » / Souvent). Parmi ces 15 items, 10 items cibles mesurent directement l’anxiété compétitive (dont 2 items inversés formulés positivement pour contrôler les biais d’acquiescement), tandis que 5 items d’espacement (filler items) non cotés visent à masquer l’objectif premier du questionnaire et à réduire la désirabilité sociale.

Les propriétés psychométriques du SCAT ont fait l’objet de validations approfondies auprès de populations d’enfants, d’adolescents et d’athlètes adultes. Les indices de cohérence interne (coefficient alpha de Cronbach) oscillent généralement entre 0,80 et 0,88 pour les différentes déclinaisons de l’instrument (formes adulte et jeunesse). La fidélité test-retest à court et moyen terme démontre une remarquable stabilité temporelle du construit (coefficients de corrélation variant de 0,70 à 0,88 sur des intervalles d’une journée à plusieurs mois), attestant de sa nature dispositionnelle. La validité de construit, explorée par des analyses factorielles exploratoires et confirmatoires, a confirmé une unidimensionnalité robuste pour l’échelle de mesure globale, bien que des corrélations différentielles prédisent ultérieurement les sous-composantes somatiques et cognitives modélisées par les théories multidimensionnelles subséquentes. Le SCAT demeure une référence absolue pour le dépistage, le profilage psychologique et l’optimisation des performances dans la recherche en psychologie du sport.

2. Mots-clés

Anxiété compétitive, anxiété-trait, psychologie du sport, évaluation psychométrique, Rainer Martens, performance motrice, stress précompétitif, activation somatique, appréhension cognitive, propriétés psychométriques.

3. Auteurs

Le Sport Competition Anxiety Test a été élaboré et standardisé par :

  • Rainer Martens, Ph.D. : Professeur émérite au Département d’éducation physique et de kinésiologie de l’Université de l’Illinois à Urbana-Champaign (États-Unis). Figure tutélaire de la psychologie du sport appliquée, fondateur d’Human Kinetics Publishers et président émérite de la North American Society for the Psychology of Sport and Physical Activity (NASPSPA). Contact historique : College of Applied Health Sciences, University of Illinois at Urbana-Champaign, Champaign, IL, USA.
  • Collaborateurs associés aux programmes de validation : Diane L. Gill, Ph.D. (Université de Caroline du Nord à Greensboro), Robin S. Vealey, Ph.D. (Université de Miami), et Damon Burton, Ph.D. (Université de l’Idaho), qui ont participé à l’approfondissement méthodologique des cadres théoriques de l’anxiété compétitive et à l’évolution des instruments de mesure chez l’adulte et l’enfant.

4. Objectif

Le développement du Sport Competition Anxiety Test découle d’une impasse méthodologique majeure observée au cours des années 1960 et 1970 dans la recherche en psychologie de la performance. À cette époque, les chercheurs recouraient quasi exclusivement à des mesures généralistes de l’anxiété-trait, telles que la Manifest Anxiety Scale de Taylor (TMAS) ou l’échelle d’anxiété-trait du State-Trait Anxiety Inventory (STAI-T) de Charles Spielberger. Or, ces instruments globaux s’avéraient systématiquement incapables de prédire avec précision les variations des états émotionnels des compétiteurs ou les défaillances de performance en situation compétitive réelle, en raison d’un manque d’adéquation contextuelle entre le construit mesuré et la spécificité des exigences environnementales du sport.

L’objectif fondamental du SCAT est de fournir un instrument psychométrique contextuel ou spécifique à un domaine (situation-specific trait measure). Rainer Martens a soutenu que l’anxiété-trait générale est un prédicteur trop diffus des réactions émotionnelles dans des micro-environnements hautement spécialisés. L’environnement sportif compétitif se caractérise par une exposition publique, un jugement social continu, une comparaison interpersonnelle formalisée et des conséquences immédiates de réussite ou d’échec. Le SCAT a ainsi été élaboré pour mesurer la tendance stable d’une personne à appréhender ces conditions spécifiques de compétition comme menaçantes et à manifester une anxiété d’état correspondante.

Dans la pratique clinique et appliquée, le SCAT répond à plusieurs fonctions clés :

  • Identification précoce des athlètes vulnérables au stress : Permettre aux entraîneurs et psychologues du sport d’identifier les individus manifestant une anxiété dispositionnelle élevée avant l’apparition de blocages psychologiques ou d’épisodes de « panique » (choking under pressure).
  • Individualisation des interventions psychologiques : Établir des profils de base pour prescrire des stratégies d’optimisation mentale adaptées, telles que la relaxation biofeedback, la restructuration cognitive, l’imagerie mentale ou les techniques d’ancrage attentionnel.
  • Recherche fondamentale et appliquée : Servir de variable de contrôle ou de classification dans les devis expérimentaux portant sur l’influence du stress compétitif sur l’attention sélective, le temps de réaction motrice, la coordination neuromusculaire et l’efficacité décisionnelle en compétition.

5. Construit psychologique

Le construit psychologique opérationnalisé par le SCAT est l’anxiété-trait compétitive (competitive trait anxiety). Pour appréhender ce construit avec rigueur, il convient de le situer au carrefour de la théorie de la personnalité, de la psychologie différentielle et de la psychologie sportive de la performance motrice.

Martens (1977) définit l’anxiété-trait compétitive comme une prédisposition comportementale acquise incitant l’individu à percevoir un large éventail de situations de compétition sportive comme objectivement ou subjectivement menaçantes pour son intégrité physique, psychologique ou sociale (notamment l’estime de soi), et à réagir à ces situations par des réactions d’anxiété-état d’une intensité disproportionnée. Ce construit n’est donc pas un état transitoire ressenti à un moment t, mais une disposition latente et durable qui module le filtrage cognitif et perceptif de la situation de compétition.

Bien que le SCAT ait été modélisé à l’origine comme un construit global unidimensionnel, l’examen qualitatif de ses 10 items cibles reflète une dynamique bidimensionnelle intriquée intégrant à la fois des manifestations somatiques et cognitives de l’anxiété précompétitive :

  • Les manifestations d’activation somatique : Elles concernent la perception intéroceptive de l’activation du système nerveux autonome sympathique déclenchée par l’anticipation de la confrontation sportive. Le SCAT évalue explicitement ces réactions à travers des indicateurs corporels ciblés : la tachycardie perçue (item 9 : « Just before competing, I notice my heart beats faster than usual »), les perturbations gastro-intestinales (item 8 : « Before I compete I get a queasy feeling in my stomach »), ainsi que la tension musculaire et la perte de détente corporelle (item 6 inversé : « Before I compete I am calm » ; item 11 inversé : « Before I compete I feel relaxed » ; item 15 : « Before I compete I usually get uptight »).
  • Les manifestations d’appréhension cognitive : Elles englobent les processus de préoccupation mentale, l’anticipation négative des résultats et la peur du jugement social ou de l’échec technique. Ces aspects sont capturés par des items mesurant l’inquiétude relative à la performance (item 3 : « Before I compete I worry about not performing well »), l’appréhension liée à la commission de fautes (item 5 : « When I compete, I worry about making mistakes ») et un sentiment diffus de malaise ou de nervosité subjective (item 2 : « Before I compete I feel uneasy » ; item 12 : « Before I compete I am nervous » ; item 14 : « I get nervous wanting to start the game »).

En sus des items d’anxiété, l’inclusion intentionnelle d’items neutres dits « de leurre » ou de neutralisation (items 1, 4, 7, 10, 13) sonde des dimensions divergentes telles que le plaisir social, l’esprit sportif, l’établissement d’objectifs ou les préférences entre sports collectifs et individuels. Ces items renforcent l’intégrité du construit en empêchant que le répondant ne développe une stratégie de réponse biaisée fondée sur la conscience aiguë d’être évalué sur sa fragilité émotionnelle.

6. Cadre théorique

Le soubassement théorique du SCAT repose sur une adaptation contextualisée du modèle interactionniste de l’anxiété état-trait conceptualisé initialement par Charles D. Spielberger (1966, 1972). Selon la théorie de Spielberger, il est indispensable de dissocier formellement :

  1. L’anxiété-état (A-State), qui renvoie à un état émotionnel transitoire caractérisé par des sensations subjectives consciemment perçues de tension, de nervosité, d’inquiétude et par une activation concomitante du système nerveux autonome.
  2. L’anxiété-trait (A-Trait), qui correspond à une disposition de personnalité relativement stable et durable, incitant les individus à évaluer des situations environnementales objectives comme menaçantes ou dangereuses.

Rainer Martens a raffiné cette approche en intégrant les principes de la psychologie sociale et de l’apprentissage social (notamment les travaux de Julian Rotter sur le lieu de contrôle et de Walter Mischel sur la spécificité des situations). Martens a articulé le concept de Situation Compétitive Objective (SCO). La SCO est définie comme une situation dans laquelle les performances d’une personne sont évaluées par rapport à un standard d’excellence (soit la performance d’autrui, soit un standard idéalisé ou passé), en présence d’au moins une tierce personne capable d’évaluer le résultat du processus.

Selon ce cadre théorique, la SCO n’induit pas uniformément l’anxiété d’état chez tous les participants. La relation est médiatisée par la Situation Compétitive Subjective (SCS), c’est-à-dire la manière dont le sportif perçoit, interprète et évalue cognitivement cette exigence environnementale. C’est précisément à cette étape de médiation cognitive qu’intervient l’anxiété-trait compétitive (A-Trait Compétitive), mesurée par le SCAT :

  • Un sportif présentant un score élevé au SCAT est doté d’un filtre perceptif vulnérable. Face à une SCO, il attribue une probabilité élevée à des conséquences négatives (défaite publique, rejet par l’entraîneur, perte de statut), générant ainsi une élévation aiguë de son anxiété-état précompétitive (A-State).
  • Inversement, un sportif affichant un score bas au SCAT perçoit la même SCO non pas comme une menace menaçant son intégrité, mais comme un défi stimulant (challenge), conservant une anxiété-état minimale ou facilitatrice.

Ce modèle théorique pionnier a servi de tremplin aux conceptions multidimensionnelles ultérieures, notamment le modèle de Martens, Burton, Vealey, Bump et Smith (1990) et l’élaboration du Competitive State Anxiety Inventory-2 (CSAI-2), confirmant que l’anxiété précompétitive s’articule autour de voies physiologiques (somatiques) et de voies de traitement de l’information (cognitives).

7. Validité

La validité psychométrique du SCAT a été documentée par un corpus volumineux d’études empiriques menées auprès d’échantillons d’âges, de sexes et de disciplines sportives variés.

Validité de construit

La validité de construit a été initialement établie en vérifiant l’hypothèse centrale de Martens : les individus présentant un score élevé au SCAT devraient systématiquement manifester des niveaux d’anxiété-état (mesurés par le STAI-S de Spielberger ou le CSAI) significativement plus élevés en situation de compétition réelle que les individus présentant un score bas. Dans l’étude séminale de Martens et Gill (1976), des athlètes classés selon leurs tertiles au SCAT ont été suivis lors de compétitions de basket-ball et de courses de demi-fond. Les analyses de variance ont mis en évidence un effet principal massif du SCAT sur l’anxiété-état précompétitive (p < 0,001), corroborant le postulat que le SCAT prédit fidèlement la réactivité émotionnelle en situation compétitive réelle.

Validité convergente

La validité convergente a été démontrée par l’analyse des corrélations entre le SCAT et d’autres mesures de dispositions anxieuses et de traits de personnalité connexes. Des corrélations modérées à fortes (généralement comprises entre r = 0,40 et r = 0,65) ont été observées avec l’échelle d’anxiété-trait générale du STAI (STAI-Trait) et la Manifest Anxiety Scale de Taylor. Ces corrélations démontrent que le SCAT capte bien le noyau fondamental du construit d’anxiété, sans toutefois se confondre avec l’anxiété globale. De surcroît, les travaux de Dunn et Dunn (2001) comparant le SCAT avec la Sport Anxiety Scale (SAS) de Smith, Smoll et Schutz ont rapporté des corrélations significatives élevées tant avec la sous-échelle d’anxiété somatique (r = 0,68) qu’avec la sous-échelle d’inquiétude cognitive (r = 0,72), confirmant une excellente convergence conceptuelle.

Validité discriminante

La validité discriminante du SCAT a été mise en lumière en montrant que l’échelle est nettement plus efficace pour prédire l’anxiété-état en situation de compétition sportive que dans des situations de stress académique (examens universitaires) ou social non compétitif (prise de parole en public). Dans ces contextes non sportifs, les échelles d’anxiété générale surpassent le SCAT, attestant que ce dernier isole avec une grande spécificité la sensibilité au stress d’évaluation sportive. De plus, les corrélations entre le SCAT et les mesures d’intelligence générale, de conformisme social ou d’extraversion se sont révélées quasi nulles (r < 0,15), excluant tout chevauchement non pertinent avec des traits cognitifs ou interpersonnels non apparentés.

8. Fidélité

La fidélité métrologique du SCAT a été soumise à des évaluations rigoureuses de cohérence interne et de stabilité temporelle (test-retest).

Cohérence interne

La cohérence interne de l’échelle à 10 items cibles a été calculée à travers différentes cohortes lors de la standardisation de Martens (1977). Chez les adultes (athlètes universitaires et compétiteurs de club), le coefficient alpha de Cronbach moyen se situe systématiquement entre 0,80 et 0,85. Chez les enfants et adolescents (formes jeunes du test, SCAT-C), les indices de fidélité par la formule de Kuder-Richardson ou le coefficient alpha varient entre 0,77 et 0,83. Les corrélations item-total corrigées pour l’ensemble des 10 items cibles oscillent entre 0,42 et 0,68, chaque item contribuant de manière homogène à la variance globale du construit.

Fidélité test-retest

La stabilité temporelle est un critère décisif pour un instrument mesurant un trait dispositionnel. Les coefficients de corrélation test-retest rapportés dans la littérature sont remarquablement stables :

  • Sur un intervalle d’un jour à deux semaines, les coefficients de corrélation de Pearson oscillent entre r = 0,85 et r = 0,88 chez des populations d’athlètes universitaires.
  • Sur un intervalle intermédiaire de six semaines, Martens a documenté des coefficients de fidélité test-retest de r = 0,77.
  • Sur des périodes prolongées allant de six à neuf mois (incluant des phases d’intersaison et de saison compétitive), la stabilité demeure solide avec des coefficients compris entre r = 0,70 et r = 0,75.

Ces données confirment que le SCAT mesure une prédisposition de personnalité stable dans le temps, peu affectée par les fluctuations de l’humeur quotidienne en dehors des périodes d’intervention psychologique ciblée.

9. Analyse factorielle

La structure factorielle du SCAT a été scrutée par des générations de chercheurs au moyen d’analyses factorielles exploratoires (AFE) puis confirmatoires (AFC).

Analyses factorielles exploratoires (AFE)

Dans les travaux initiaux de Rainer Martens (1977), l’application d’une analyse en composantes principales suivie d’une rotation varimax sur les 10 items cibles a fait émerger un facteur principal dominant expliquant entre 42 % et 51 % de la variance totale selon les échantillons. Tous les items cibles présentaient des saturations factorielles substantielles sur ce facteur primaire, s’échelonnant de 0,48 (pour l’item 8) à 0,74 (pour l’item 2 et l’item 15). Cette structure a permis de valider à l’époque la conceptualisation unidimensionnelle du score total de l’échelle.

Analyses factorielles confirmatoires (AFC) et multidimensionnalité sous-jacente

Avec l’avènement des modèles multidimensionnels de l’anxiété dans les années 1980 et 1990, plusieurs chercheurs ont réexaminé la structure latente du SCAT à l’aide de l’AFC. Bien que le modèle unidimensionnel offre un ajustement acceptable dans la plupart des cohortes sportives générales (avec des indices d’adéquation tels que le CFI avoisinant 0,90 et un RMSEA d’environ 0,07), les modèles bifactoriels distinguant une composante somatique (items 6, 8, 9, 11, 15) et une composante cognitive/d’inquiétude (items 2, 3, 5, 12, 14) procurent un ajustement statistique statistiquement supérieur :

  • Indice de comparaison de Bentler (CFI) : > 0,94
  • Indice de Tucker-Lewis (TLI) : > 0,92
  • Racine de l’erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) : < 0,055

Néanmoins, en raison de la forte intercorrélation entre ces deux facteurs sous-jacents (souvent supérieure à r = 0,70), l’utilisation d’un modèle factoriel de second ordre — ou le maintien pragmatique du calcul d’un score composite unique — reste largement préconisée pour le SCAT dans le cadre de l’évaluation standardisée sur le terrain.

10. Instrument de mesure

L’inventaire se présente sous la forme d’un questionnaire auto-administré sur support papier ou informatisé. Les caractéristiques de passation et de dépouillement sont présentées ci-dessous :

  • Format du test : Questionnaire d’auto-évaluation individuel ou collectif. Temps d’administration moyen estimé entre 3 et 5 minutes.
  • Nombre total d’items : 15 items au total.
  • Structure des items :
    • 10 items cibles mesurant l’anxiété compétitive : Items 2, 3, 5, 6, 8, 9, 11, 12, 14 et 15.
    • 5 items d’espacement (filler items) non cotés : Items 1, 4, 7, 10 et 13. Ces items portent sur l’esprit sportif, la motivation ou l’attrait social et ne sont pas intégrés dans le calcul du score global (ils reçoivent une valeur de zéro dans le calcul).
  • Échelle de réponse : Échelle ordinale de fréquence à 3 niveaux de réponse :
    • 1 = Rarely (Rarement)
    • 2 = Sometimes (Parfois)
    • 3 = Often (Souvent)
  • Cotation et calcul du score total :
    • Items standards cotés directement : Les items 2, 3, 5, 8, 9, 12, 14 et 15 sont cotés tels quels (Rarely = 1, Sometimes = 2, Often = 3).
    • Items inversés (reverse-coded) : Les items 6 et 11 sont formulés de manière positive et mesurent la sérénité ou le calme. Leur cotation est inversée : Rarely = 3, Sometimes = 2, Often = 1.
    • Items neutres (score zéro) : Les réponses aux items 1, 4, 7, 10 et 13 sont ignorées lors du calcul (score = 0).
  • Interprétation des scores : Le score total théorique est compris entre 10 et 30 points :
    • Moins de 17 points : Niveau bas d’anxiété-trait compétitive. L’athlète perçoit généralement les contextes de compétition comme des défis stimulants avec une faible activation négative.
    • Entre 17 et 24 points : Niveau modéré d’anxiété-trait compétitive. Niveau moyen d’appréhension et d’activation émotionnelle précompétitive.
    • Plus de 24 points : Niveau élevé d’anxiété-trait compétitive. L’athlète présente une forte vulnérabilité au stress d’évaluation et une propension marquée à ressentir une anxiété débilitante avant et pendant la confrontation sportive.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

  • Année de publication initiale : 1977 (détaillé formellement dans l’ouvrage de référence : Martens, R. (1977). Sport Competition Anxiety Test. Champaign, IL: Human Kinetics).
  • Statut des droits d’auteur et permissions : Le SCAT a été publié dans des manuels académiques et des revues scientifiques pour un usage étendu par la communauté des chercheurs, des entraîneurs et des psychologues du sport. L’instrument est généralement accessible librement pour des travaux de recherche universitaire, l’enseignement et la pratique clinique non commerciale sans frais d’enregistrement requis, à condition de citer rigoureusement l’auteur original et l’éditeur d’origine (Human Kinetics Publishers).
  • Tarification : L’administration dans un cadre académique ou de consultation individuelle est exempte de redevances commerciales. Les adaptations logicielles commerciales à grande échelle demeurent soumises à l’autorisation formelle de l’éditeur détenant les droits de diffusion originaux.

12. Références

Les sources bibliographiques et études psychométriques de référence relatives au SCAT sont présentées ci-dessous dans le format académique APA 7e édition :

  • Dunn, J. G. H., & Dunn, J. C. (2001). Relationships among the Sport Competition Anxiety Test, the Sport Anxiety Scale, and the Collegiate Hockey Worry Scale. Journal of Applied Sport Psychology, 13(4), 411–429. https://doi.org/10.1080/104132001753226274
  • Martens, R. (1977). Sport Competition Anxiety Test. Human Kinetics Publishers.
  • Martens, R., Burton, D., Vealey, R. S., Bump, L. A., & Smith, D. E. (1990). Competitive Anxiety in Sport. Human Kinetics Books.
  • Martens, R., & Gill, D. L. (1976). State anxiety among successful and unsuccessful competitors who differ in competitive trait anxiety. Research Quarterly. American Alliance for Health, Physical Education and Recreation, 47(4), 698–708. https://doi.org/10.1080/10671315.1976.10615403
  • Spielberger, C. D. (1966). Anxiety and Behavior. Academic Press. https://doi.org/10.1016/B978-1-4832-3131-0.50006-7
  • Spielberger, C. D. (1972). Anxiety as an emotional state. Dans C. D. Spielberger (Éd.), Anxiety: Current Trends in Theory and Research (Vol. 1, p. 23–49). Academic Press. https://doi.org/10.1016/B978-0-12-657401-2.50008-3
  • Vealey, R. S. (1990). Advances in competitive anxiety research and practice. Dans J. M. Silva & R. S. Weinberg (Éds.), Psychological Foundations of Sport (p. 235–252). Human Kinetics.

13. Questions et items du questionnaire

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale: 1 – Rarely, 2 – Sometimes, 3 – Often

  1. Competing against others is socially enjoyable
  2. Before I compete I feel uneasy
  3. Before I compete I worry about not performing well
  4. I am a good sportsman when I compete
  5. When I compete‚ I worry about making mistakes
  6. Before I compete I am calm*
  7. Setting a goal is important when competing
  8. Before I compete I get a queasy feeling in my stomach
  9. Just before competing‚ I notice my heart beats faster than usual
  10. I like to compete in games that demands a lot of physical energy
  11. Before I compete I feel relaxed*
  12. Before I compete I am nervous
  13. Team sports are more exciting than individual sports
  14. I get nervous wanting to start the game
  15. Before I compete I usually get uptight

* Reverse coded (Rarely = 3, Sometimes = 2, Often = 1)

Note: Questions 1, 4, 7, 10, and 13 score zero (filler items).

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Looti, M. (2026, octobre 3). Test d’anxiété en compétition sportive (SCAT). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/test-anxiete-competition-sportive-scat/
Looti, Mohammed. “Test d’anxiété en compétition sportive (SCAT).” Base de données de psychologie en français, 3 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/test-anxiete-competition-sportive-scat/.
Looti, Mohammed. “Test d’anxiété en compétition sportive (SCAT).” Base de données de psychologie en français. octobre 3, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/test-anxiete-competition-sportive-scat/.