Test d’addiction à Internet (IAT)

Découvrez le Test d’addiction à Internet (IAT) développé par le Dr Kimberly Young : analyse psychométrique complète, cadre théorique, validité, analyse factorielle et items originaux.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 30, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 30, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

Le Test d’addiction à Internet (Internet Addiction Test, ou IAT), développé initialement par la psychologue américaine Kimberly S. Young en 1998 à la suite de ses travaux pionniers de 1996, constitue l’instrument psychométrique d’auto-évaluation le plus universellement utilisé et validé pour mesurer l’utilisation problématique ou compulsive des technologies en ligne. Composé de 20 items cotés sur une échelle ordinale de type Likert en 5 ou 6 points (allant généralement de 1 « Rarement » à 5 « Toujours », ou incluant le score 0 pour « Ne s’applique pas »), l’IAT permet d’évaluer le degré auquel l’utilisation d’Internet interfère avec le fonctionnement quotidien, la vie professionnelle ou scolaire, la régulation émotionnelle, les relations interpersonnelles et la gestion du sommeil.

Sur le plan structurel, bien que conçu à l’origine comme un instrument unidimensionnel évaluant la sévérité globale de la cyberdépendance, de nombreuses analyses factorielles exploratoires et confirmatoires menées à travers le monde (notamment par Widyanto & McMurran en 2004, ainsi que des validations francophones comme celle de Khazaal et al. en 2008) ont mis en évidence une structure multidimensionnelle. Les dimensions fréquemment identifiées recouvrent la saillance cognitive et émotionnelle, la perte de contrôle, la négligence des tâches domestiques ou professionnelles, l’altération des relations sociales et l’anticipation anxieuse.

D’un point de vue psychométrique, l’instrument présente une consistance interne exceptionnelle, attestée de manière récurrente par un coefficient alpha de Cronbach oscillant entre 0,88 et 0,93 selon les populations cibles (étudiants, adultes ou adolescents). Sa fidélité test-retest à moyen terme se révèle robuste ($r > 0,80$). L’IAT offre une classification clinique opérationnelle articulée autour de seuils standardisés : un score de 20 à 49 indique une utilisation moyenne sans impact délétère majeur ; un score de 50 à 79 caractérise une utilisation problématique entraînant des perturbations fonctionnelles occasionnelles ou fréquentes ; enfin, un score de 80 à 100 traduit une dépendance sévère requérant une intervention clinique spécialisée.

2. Mots-clés / Keywords

Internet Addiction Test, IAT, cyberdépendance, utilisation problématique d’Internet, Kimberly Young, psychométrie, addiction comportementale, validation transculturelle, consistance interne, évaluation clinique.

3. Auteurs / Authors

L’instrument a été conçu et validé par :

  • Dr. Kimberly S. Young, Psy.D. (1965–2019) : Fondatrice et directrice exécutive du Center for Internet Addiction et professeure émérite au département de psychologie de l’Université St. Bonaventure (New York, États-Unis). Pionnière mondiale dans l’étude des cyberdépendances et de la cyberpsychologie.
  • Collaborateurs et validateurs ultérieurs : Des chercheurs indépendants ont grandement contribué à la standardisation psychométrique internationale de l’IAT, notamment Laura Widyanto et Mary McMurran (Royaume-Uni, 2004), ainsi que le Dr. Yasser Khazaal et ses collaborateurs au sein des Hôpitaux Universitaires de Genève (Suisse, 2008) pour la validation et l’adaptation clinique francophone.

4. Objectif / Purpose

L’objectif premier du Test d’addiction à Internet est de quantifier de manière standardisée l’impact fonctionnel, psychologique et comportemental d’une connectivité numérique excessive sur la vie de l’individu. Lorsque Kimberly Young a introduit cette problématique à la fin des années 1990, l’avènement du Web grand public s’accompagnait de signalements croissants de décompensations académiques, de ruptures conjugales et de pertes d’emploi attribuables à l’incapacité de certains usagers à s’extraire de l’espace virtuel. L’outil a été développé pour fournir aux cliniciens et aux chercheurs un questionnaire standardisé d’évaluation rapide et reproductible.

Dans le domaine de la recherche épidémiologique et fondamentale, l’IAT sert de métrique de référence pour estimer la prévalence des troubles de l’usage d’Internet dans divers sous-groupes démographiques, particulièrement chez les adolescents et les jeunes adultes scolarisés. Il permet d’étudier les corrélations entre l’intensité de la cyberdépendance et d’autres variables psychopathologiques, telles que la dépression majeure, l’anxiété sociale, les troubles du sommeil, le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) ou les traits de personnalité impulsifs et névrotiques.

Sur le plan de la pratique clinique, l’IAT remplit une fonction fondamentale de dépistage et de diagnostic d’orientation. Bien que la cyberdépendance générale ne constitue pas une entité diagnostique isolée dans le DSM-5 (qui a restreint le trouble spécifique au trouble du jeu vidéo sur Internet ou Internet Gaming Disorder), l’IAT offre une lecture systémique des conséquences de l’hyperconnectivité. Il est exploité dans le cadre de thérapies cognitivo-comportementales (TCC) adaptées à l’usage des écrans, permettant de dresser un profil des comportements cibles à modifier, d’évaluer la sévérité initiale du trouble et de mesurer objectivement l’efficacité thérapeutique pré- et post-intervention.

La justification théorique sous-jacente repose sur le fait que l’évaluation du temps brut passé en ligne est insuffisante pour caractériser une addiction : le temps de connexion dépend des impératifs professionnels ou académiques modernes. L’IAT déplace ainsi la focale du critère temporel quantitatif vers l’altération fonctionnelle qualitative, en interrogeant la souffrance subjective, la perte d’autonomie comportementale et les conséquences négatives directes sur la santé et la vie sociale de l’individu.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique opérationnalisé par l’IAT s’ancre dans le concept d’addiction comportementale ou de dépendance non liée à une substance. Ce construit regroupe un ensemble complexe de manifestations cognitives, affectives et comportementales qui traduisent l’échec de l’autorégulation face à l’environnement numérique. Les investigations psychométriques révèlent que ce construit s’articule autour de plusieurs dimensions clés :

1. Perte de contrôle et saillance temporelle

Cette dimension évalue l’incapacité de l’usager à limiter la durée de ses sessions en ligne ou à interrompre sa navigation malgré des intentions préalables explicites. Les items mesurent la propension à rester connecté plus longtemps que prévu (Item 1), à prolonger la session sous le prétexte de « quelques minutes de plus » (Item 16) et l’échec répété des tentatives conscientes de réduction du temps de connexion (Item 17). Cette perte de contrôle reflète une altération des processus d’inhibition exécutive.

2. Négligence de la vie quotidienne et altération des performances

L’engagement numérique excessif s’opère au détriment des responsabilités fondamentales de la vie réelle. Les sous-dimensions correspondantes explorent l’impact direct sur les tâches domestiques (Item 2), les résultats scolaires ou la charge de travail (Item 6), et la productivité professionnelle globale (Item 8). Les individus manifestent une tendance marquée à la procrastination numérique, priorisant la consultation de leurs courriels ou réseaux avant d’accomplir des obligations urgentes (Item 7).

3. Conflits interpersonnels et isolement social

Ce pôle examine la détérioration des liens sociaux réels au profit d’interactions médiatisées par les technologies. Il capture la préférence pour l’excitation virtuelle au détriment de l’intimité relationnelle ou sexuelle avec le conjoint (Item 3), la formation préférentielle de liens en ligne perçus comme plus valorisants (Item 4), et le choix délibéré de s’isoler pour naviguer plutôt que de sortir avec des pairs (Item 19). De surcroît, il intègre les plaintes récurrentes de l’entourage (Item 5) et l’irritabilité ou l’agressivité manifestée lorsque la personne est interrompue durant sa connexion (Item 13).

4. Préoccupation cognitive et régulation affective négative

Cette facette reflète l’état de dépendance psychologique interne : l’individu développe des ruminations ou des fantasmes persistants sur ses prochaines activités en ligne lorsqu’il est déconnecté (Item 11, Item 15). Internet est également instrumentalisé comme un mécanisme d’adaptation dysfonctionnel (coping d’évitement) destiné à bloquer les pensées anxiogènes ou les émotions désagréables de l’existence quotidienne (Item 10). L’absence d’accès génère un sentiment de vide existentiel, d’ennui intolérable ou de dysphorie (Item 12).

5. Symptômes de sevrage émotionnel et dissimulation

À l’instar des addictions toxicologiques, la privation d’Internet déclenche des états affectifs labiles, de l’anxiété, de la nervosité ou une humeur dépressive, qui ne s’estompent qu’au moment de la reconnexion (Item 20). En parallèle, la culpabilité et la prise de conscience partielle de la dérive comportementale conduisent à des conduites de dissimulation, de secret ou d’attitude défensive face aux interrogations des proches (Item 9, Item 18).

6. Répercussions biologiques et hygiène de vie

L’outil isole l’impact biologique tangible de l’addiction, spécifiquement les perturbations chroniques du cycle veille-sommeil causées par des connexions tardives nocturnes répétées (Item 14), induisant une dette de sommeil majeure et une fatigue chronique.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le cadre théorique originel développé par Kimberly Young puise directement ses fondements conceptuels dans la nosographie des troubles du contrôle des impulsions du DSM-IV (Association Américaine de Psychiatrie), et plus spécifiquement dans le modèle du jeu pathologique (actuel trouble du jeu d’argent). Young a postulé que l’utilisation compulsive d’Internet présentait des analogies phénoménologiques étroites avec les addictions comportementales, caractérisées par :

  • Une tolérance progressive (nécessité d’augmenter le temps de connexion pour obtenir le même degré de satisfaction) ;
  • Un sevrage psychologique lors de la déconnexion forcée (agitation, dysphorie, angoisse) ;
  • Une perte de contrôle persistante malgré la prise de conscience des méfaits ;
  • Un rétrécissement du répertoire comportemental au profit exclusif de l’activité en ligne.

Sur le plan cognitivo-comportemental, le modèle théorique sous-jacent s’articule avec le modèle cognitif de l’utilisation problématique d’Internet (PIU) théorisé par Richard Davis en 2001. Selon Davis, la cyberdépendance peut être de nature spécifique (axée sur un stimulus précis comme les jeux en ligne, la pornographie ou les achats compulsifs) ou généralisée (englobant une navigation multiforme et non structurée). Davis postule que des distorsions cognitives fondamentales (« Je ne suis quelqu’un que lorsque je suis en ligne », « Le monde extérieur est hostile et ennuyeux ») créent un conditionnement opérant renforcé par les gratifications immédiates délivrées par le Web.

Plus récemment, l’intégration des neurosciences cognitives a consolidé ce cadre à travers le modèle I-PACE (Interaction of Person-Affect-Cognition-Execution) développé par Matthias Brand et ses collaborateurs (2016, 2019). Dans ce modèle, l’IAT mesure les manifestations comportementales résultant d’un déséquilibre progressif entre :

  • Le système impulsif (régions striatales et amygdaliennes associées à la réactivité aux indices numériques et au soulagement immédiat des tensions) ;
  • Le système réflexif (cortex préfrontal dorso-latéral et cortex orbitofrontal impliqués dans le contrôle inhibiteur, l’évaluation des conséquences à long terme et la prise de décision).

L’IAT s’inscrit ainsi au carrefour du modèle addictologique classique et des théories modernes de la régulation émotionnelle, conceptualisant la cyberdépendance non pas comme un vice moral, mais comme une rupture des mécanismes neuro-cognitifs d’autorégulation face à un environnement technologique ultra-stimulant.

7. Validité / Validity

L’évaluation des propriétés métrologiques du Test d’addiction à Internet a fait l’objet de centaines de publications empiriques à l’échelle internationale. L’ensemble de ces travaux atteste d’une validité scientifique solide à travers ses différentes modalités :

Validité de contenu et d’apparence

La validité de contenu repose sur la transposition scrupuleuse des critères diagnostiques du jeu pathologique et de la dépendance aux substances aux comportements télématiques. Des comités d’experts cliniciens en addictologie ont confirmé que les 20 items de l’IAT couvraient l’ensemble des sphères fonctionnelles altérées par une conduite addictive : affective, cognitive, somatique, professionnelle et relationnelle.

Validité convergente

La validité convergente de l’IAT a été établie par des corrélations positives statistiquement significatives avec de nombreuses échelles psychométriques apparentées :

  • Corrélations élevées ($r = 0,65$ à $0,82$) avec d’autres échelles de cyberdépendance, telles que la Compulsive Internet Use Scale (CIUS) de Meerkerk et al. (2009) et la Generalized Problematic Internet Use Scale (GPIUS-2) de Caplan (2010).
  • Corrélations modérées à fortes ($r = 0,40$ à $0,58$) avec les échelles de dépression, notamment l’inventaire de dépression de Beck (BDI-II) et l’échelle d’anxiété et de dépression hospitalière (HADS).
  • Corrélations significatives ($r = 0,35$ à $0,50$) avec les échelles d’impulsivité, notamment l’échelle UPPS-P (en particulier les dimensions d’urgence négative et de manque de persévérance).
  • Corrélations positives avec le temps total objectif passé en ligne à des fins non académiques ou non professionnelles ($r = 0,30$ à $0,45$).

Validité discriminante

L’IAT démontre une capacité satisfaisante à discriminer l’usage problématique d’un usage intensif mais fonctionnel. Les études montrent que les corrélations entre l’IAT et le temps de travail hebdomadaire sur ordinateur demeurent faibles ou négligeables ($r < 0,15$), ce qui prouve que l’instrument capture spécifiquement la psychopathologie du comportement et non l’exposition technologique imposée par la société contemporaine.

Validité prédictive et de critère

Les scores à l’IAT prédisent de manière robuste des critères objectifs d’inadaptation : absentéisme scolaire ou professionnel accru, baisse significative de la moyenne générale chez les étudiants de premier cycle, détérioration de la qualité subjective du sommeil mesurée par l’indice de Pittsburgh (PSQI), et fréquence accrue des conflits familiaux objectivés par des évaluations de tiers.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’IAT a été documentée de manière approfondie à travers divers contextes culturels et linguistiques :

Consistance interne

Dans l’étude princeps de validation factorielle conduite par Widyanto et McMurran (2004) auprès d’usagers adultes du Web au Royaume-Uni, l’instrument présentait un alpha de Cronbach global exceptionnel de 0,90. L’analyse des sous-échelles révélait des coefficients oscillant entre 0,54 et 0,82. Dans la validation française conduite par Khazaal et al. (2008) auprès de 246 participants, le coefficient alpha global atteignait 0,93, avec des corrélations item-total corrigées toutes positives et significatives (variant de 0,38 à 0,74), confirmant l’homogénéité remarquable des énoncés de l’instrument.

Fidélité temporelle (Test-Retest)

Les investigations portant sur la stabilité temporelle des scores ont rapporté des coefficients de corrélation intraclasse (CCI) et de Pearson très élevés. Sur un intervalle standard de 2 à 4 semaines, les études rapportent des coefficients de stabilité oscillant entre $r = 0,82$ et $r = 0,88$ chez les adultes sains, attestant que l’IAT mesure un trait comportemental stable plutôt qu’une simple fluctuation thymique passagère, tout en restant sensible aux changements thérapeutiques longitudinaux.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure factorielle de l’IAT a fait l’objet de vifs débats psychométriques au cours des deux dernières décennies, oscillant entre des modèles unidimensionnels, bidimensionnels et multidimensionnels.

Le modèle princeps à 6 facteurs de Widyanto & McMurran (2004)

Lors de la première exploration factorielle rigoureuse (AFE) menée sur un échantillon d’internautes, Laura Widyanto et Mary McMurran ont extrait six facteurs principaux expliquant 55,6 % de la variance totale :

  • Facteur 1 : Saillance (Salience) — Items 10, 12, 13, 15, 19 (l’Internet domine les pensées et les sentiments) ;
  • Facteur 2 : Utilisation excessive (Excessive Use) — Items 1, 2, 14 (incapacité à limiter le temps et réduction du sommeil) ;
  • Facteur 3 : Négligence du travail (Neglect Work) — Items 6, 8, 9 (baisse d’efficacité et attitudes défensives) ;
  • Facteur 4 : Anticipation (Anticipation) — Items 7, 11 (pensées récurrentes tournées vers la prochaine connexion) ;
  • Facteur 5 : Manque de contrôle (Lack of Control) — Items 16, 17 (lutte vaine pour réduire le temps d’écran) ;
  • Facteur 6 : Négligence de la vie sociale (Neglect Social Life) — Items 3, 4, 5 (substitution des relations virtuelles aux relations réelles).

Le modèle unidimensionnel francophone de Khazaal et al. (2008)

À l’inverse des structures multifactorielles complexes souvent instables d’une langue à l’autre en raison de saturations croisées de certains items (comme l’item 7 relatif aux e-mails), l’étude de validation francophone de Khazaal et ses collègues a mis en évidence, par analyse factorielle exploratoire puis confirmatoire, une structure unidimensionnelle dominante. Le premier facteur expliquait une part substantielle de la variance commune, avec des saturations factorielles très élevées pour la majorité des items (dépassant 0,50 pour 18 des 20 items), suggérant que l’IAT mesure avant tout un score global d’addiction globale très cohérent.

Modèles alternatifs bi-factoriels et à deux dimensions

D’autres travaux (notamment Pawlikowski et al., 2013 en Allemagne) préconisent une solution à deux facteurs distinguant :

  • Le manque de contrôle émotionnel et cognitif (aspects psychologiques internes et sevrage) ;
  • Les conséquences négatives directes (altérations sociales, domestiques et professionnelles).

Aujourd’hui, le consensus psychométrique retient principalement l’utilisation du score total composite pour la pratique diagnostique et de triage, tout en encourageant les cliniciens à examiner les profils de réponses item par item pour identifier les sphères d’impact prédominantes.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type d’instrument : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique (auto-rapporté).
  • Format d’administration : Papier-crayon ou passation informatique / numérique en ligne.
  • Nombre d’items : 20 énoncés formulés sous forme interrogative.
  • Temps d’administration : Environ 5 à 10 minutes.
  • Échelle de réponse : Échelle de fréquence ordinale en 5 points (souvent cotée de 1 à 5, ou 0 à 5 lorsque l’option « Ne s’applique pas » est disponible) :
    • 1 = Rarement ou jamais (Rarely or never) / Rarement (Rarely)
    • 2 = De temps en temps (Every once in a while) / Occasionnellement (Occasionally)
    • 3 = Quelquefois (Sometimes)
    • 4 = Souvent (Often) / Fréquemment (Frequently)
    • 5 = Toujours (Always)
  • Modalités de cotation : Le score total s’obtient par la somme arithmétique simple des 20 items. Le score total oscille entre 20 et 100 points (ou 0 à 100 si le zéro est inclus).
  • Classification et seuils diagnostiques établis par K. Young :
    • 20 à 49 points : Usager moyen d’Internet (Utilisation contrôlée). L’individu surfe parfois un peu trop longtemps, mais conserve la maîtrise de son comportement. Aucun impact psychopathologique substantiel.
    • 50 à 79 points : Problèmes occasionnels ou fréquents (Utilisation problématique modérée). L’usager expérimente des perturbations notables dans sa vie quotidienne, ses relations ou ses activités dues à sa connectivité. Nécessite une prise de conscience et un ajustement comportemental.
    • 80 à 100 points : Utilisation sévèrement problématique (Cyberdépendance significative). L’usage d’Internet engendre des conséquences destructrices majeures sur la vie personnelle, sociale, physique et professionnelle de l’individu. Une prise en charge psychothérapeutique spécialisée est vivement indiquée.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de création originale : 1996 (version préliminaire à 8 items adaptée du DSM-IV), suivie de la publication formelle de la version standardisée à 20 items en 1998 (présentée dans l’ouvrage Caught in the Net) et formalisée sur le plan académique en 1999/2004.
  • Propriété intellectuelle et droits : Les droits d’auteur initiaux appartenaient au Dr. Kimberly S. Young et au Center for Internet Addiction (Stoelting Company distribue certaines versions manuelles et matérielles officielles).
  • Utilisation académique et recherche clinique : L’utilisation de l’IAT à des fins de recherche académique non commerciale, d’enseignement ou d’évaluation clinique individuelle est très largement tolérée et accessible gratuitement sous réserve de citer expressément les publications originales de Kimberly Young. Pour une utilisation commerciale, l’intégration dans des plateformes logicielles payantes ou la reproduction dans des manuels édités, l’autorisation formelle auprès des ayants droit ou de l’éditeur dépositaire est requise.

12. Références / References

  • Brand, M., Young, K. S., Laier, C., Wölfling, K., & Potenza, M. N. (2016). Integrating psychological and neurobiological considerations regarding the development and maintenance of specific Internet-use disorders: An Interaction of Person-Affect-Cognition-Execution (I-PACE) model. Neuroscience & Biobehavioral Reviews, 71, 252–266. https://doi.org/10.1016/j.neubiorev.2016.08.033
  • Caplan, S. E. (2010). Theory and measurement of generalized problematic Internet use: A two-step approach. Computers in Human Behavior, 26(5), 1089–1097. https://doi.org/10.1016/j.chb.2010.03.012
  • Davis, R. A. (2001). A cognitive-behavioral model of pathological Internet use. Computers in Human Behavior, 17(2), 187–195. https://doi.org/10.1016/S0747-5632(00)00041-8
  • Khazaal, Y., Billieux, J., Thorens, G., Khan, R., Louati, E., Scarlatti, E., Theintz, F., Lederrey, C., Van der Linden, M., & Zullino, D. (2008). French validation of the Internet Addiction Test. CyberPsychology & Behavior, 11(6), 703–706. https://doi.org/10.1089/cpb.2007.0249
  • Meerkerk, G. J., Van Den Eijnden, R. J., Vermulst, A. A., & Garretsen, H. F. (2009). The Compulsive Internet Use Scale (CIUS): Some psychometric properties. CyberPsychology & Behavior, 12(1), 1–6. https://doi.org/10.1089/cpb.2008.0181
  • Pawlikowski, M., Altstötter-Gleich, C., & Brand, M. (2013). Validation and psychometric properties of a German version of the Internet Addiction Test. Comprehensive Psychiatry, 54(7), 1115–1123. https://doi.org/10.1016/j.comppsych.2013.04.015
  • Widyanto, L., & McMurran, M. (2004). The psychometric properties of the Internet Addiction Test. CyberPsychology & Behavior, 7(4), 443–450. https://doi.org/10.1089/cpb.2004.7.443
  • Young, K. S. (1998). Internet addiction: The emergence of a new clinical disorder. CyberPsychology & Behavior, 1(3), 237–244. https://doi.org/10.1089/cpb.1998.1.237
  • Young, K. S. (1998). Caught in the Net: How to recognize the signs of Internet addiction–and a winning strategy for recovery. John Wiley & Sons.

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response scale: Rarely or never, Every once in a while, Sometimes, Often, Always (or Rarely, Occasionally, Frequently, Often, Always).

  1. Do you find that you stay online longer than you intended?
  2. Do you neglect household chores to spend more time online?
  3. Do you prefer the excitement of the internet to intimacy with your partner?
  4. Do you form new relationships with fellow online users?
  5. Do others in your life complain to you about the amount of time you spend online?
  6. Does your work suffer because of the amount of time you spend online? (E.g., postponing things, not meeting deadlines, etc.)
  7. Do you check your email before something else you need to do?
  8. Does your job performance or productivity suffer because of the internet?
  9. Do you become defensive or secretive when anyone asks you what you do online?
  10. Do you block disturbing thoughts about your life with soothing thoughts of the internet?
  11. Do you find yourself anticipating when you will go online again?
  12. Do you fear that life without the internet would be boring, empty or joyless?
  13. Do you snap, yell, or act annoyed if someone bothers you while you are online?
  14. Do you lose sleep due to late night internet use?
  15. Do you feel preoccupied with the internet when not online, or fantasize about being online?
  16. Do you find yourself saying « Just a few more minutes » when online?
  17. Do you try to cut down on the amount of time you spend online and fail?
  18. Do you try and hide how long you’ve been online?
  19. Do you choose to spend more time online over spending time out with others?
  20. Do you feel depressed, moody, or nervous when you are not online, and do these feelings go awhile when you go back online?
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Looti, M. (2026, septembre 30). Test d’addiction à Internet (IAT). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/test-addiction-internet-iat/
Looti, Mohammed. “Test d’addiction à Internet (IAT).” Base de données de psychologie en français, 30 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/test-addiction-internet-iat/.
Looti, Mohammed. “Test d’addiction à Internet (IAT).” Base de données de psychologie en français. septembre 30, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/test-addiction-internet-iat/.