1. Résumé / Abstract
Le Test Action Research Arm (ARAT) est un instrument d’évaluation clinique et psychométrique de la performance motrice conçu initialement par Lyle en 1981 pour quantifier la récupération fonctionnelle et l’habileté manuelle du membre supérieur chez les personnes ayant subi une lésion cérébrale, notamment à la suite d’un accident vasculaire cérébral (AVC) ou d’un traumatisme crânien. Dérivé du test d’aptitude fonctionnelle de l’extrémité supérieure de Carroll (1965), l’ARAT est structuré autour de 19 items standardisés répartis en quatre sous-échelles distinctes : la préhension globale palmaire (Grasp, 6 items), la préhension cylindrique/sphérique ou prise en poigne (Grip, 4 items), la préhension fine par pincement digital (Pinch, 6 items) et la motricité globale proximale du membre supérieur (Gross Movement, 3 items).
Chaque item est coté sur une échelle ordinale à quatre points allant de 0 (incapacité totale à réaliser le mouvement dans le délai imparti) à 3 (exécution complète du geste avec une dextérité et une vitesse normales), générant un score total maximal de 57 points. L’instrument utilise une approche hiérarchique de Guttman, permettant d’écourter l’administration lorsque le sujet réussit l’item le plus difficile ou échoue à l’item le plus aisé d’une sous-échelle. D’un point de vue psychométrique, l’ARAT présente des propriétés remarquables documentées par de multiples études internationales : une consistance interne exceptionnelle (alpha de Cronbach > 0,95), une fidélité inter-évaluateurs et test-retest quasi parfaite (coefficients de corrélation intraclasse généralement > 0,98), ainsi qu’une excellente validité de construit attestée par des corrélations fortes avec l’échelle motrice de Fugl-Meyer (Fugl-Meyer Assessment) et les indices d’autonomie fonctionnelle dans les activités de la vie quotidienne.
2. Mots-clés / Keywords
Action Research Arm Test, évaluation motrice, membre supérieur, accident vasculaire cérébral, dextérité manuelle, préhension, hémiplégie, psychométrie clinique, rééducation neurologique, fidélité test-retest, validité de construit, neuro-réadaptation.
3. Auteurs / Authors
L’ARAT a été formalisé et validé par Robert C. Lyle en 1981 dans le cadre de ses travaux en psychologie clinique et réhabilitation neurologique à l’Université de Bristol et au Frenchay Hospital (Royaume-Uni). Le test s’appuie sur les développements méthodologiques préliminaires conduits par Douglas Carroll (1965) concernant l’Upper Extremity Function Test (UEFT). Des adaptations psychométriques et des protocoles de standardisation rigoureux ont par la suite été consolidés par des équipes de recherche internationales majeures, incluant notamment les travaux du Pr Gert Kwakkel (Amsterdam University Medical Centers, Pays-Bas) et de l’équipe de Dorcas K. Langdon-Neer et Stephen J. Page aux États-Unis.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental du Test Action Research Arm est d’apporter une mesure standardisée, rapide, fiable et sensible de la capacité fonctionnelle du membre supérieur parétique ou plégique. Dans le contexte de la réadaptation neurologique, l’évaluation des atteintes motrices ne peut se limiter à la simple mesure de la force musculaire isométrique ou à l’appréciation globale des réflexes ostéotendineux. Les cliniciens et les chercheurs ont un besoin crucial d’apprécier la manière dont un patient est capable de mobiliser des synergies musculaires coordonnées pour interagir avec des objets du quotidien dans l’espace tridimensionnel.
L’ARAT répond à une double finalité, à la fois clinique et scientifique :
- Application clinique et diagnostique de suivi : Il sert d’indicateur objectif de l’évolution temporelle de la récupération motrice. Grâce à sa sensibilité au changement et à la définition de seuils de différence minimale cliniquement importante (MCID), l’outil aide les ergothérapeutes, les kinésithérapeutes et les neurologues à orienter leurs stratégies de rééducation (thérapie par contrainte induite, robotique de rééducation, stimulation cérébrale non invasive) et à documenter objectivement l’efficacité des interventions.
- Application en recherche translationnelle et essais cliniques : L’ARAT constitue l’un des critères de jugement principaux (primary endpoints) les plus rigoureux et recommandés au niveau mondial par les consensus internationaux de réadaptation post-AVC, tels que l’initiative SRRR (Stroke Recovery and Rehabilitation Roundtable), pour tester de nouvelles thérapeutiques pharmacologiques, cellulaires ou motrices.
La justification théorique du test repose sur le fait que la dextérité manuelle humaine requiert une dissociation fonctionnelle fine entre le contrôle postural proximal de la ceinture scapulaire et du coude, et le contrôle cinématique distal des doigts, sollicitant directement les faisceaux du système corticospinal. En évaluant la capacité à saisir, transporter et relâcher des objets de tailles, formes et textures variables, l’ARAT offre une photographie écologique de l’intégrité sensorimotrice et praxique du patient.
5. Construit psychologique / Construct
L’ARAT mesure le construit global de la capacité fonctionnelle de l’extrémité supérieure, définie comme l’aptitude d’une personne à coordonner les mouvements du bras, de l’avant-bras, du poignet et de la main pour manipuler des objets dans un environnement contrôlé. Ce construit multidimensionnel s’articule autour de quatre dimensions fondamentales :
1. La préhension globale (Grasp)
Cette dimension évalue la capacité du patient à encercler, saisir fermement, soulever et déposer des objets volumineux nécessitant une ouverture manuelle importante et une fermeture coordonnée de l’ensemble des doigts contre la paume. Les items englobent la manipulation de cubes de bois de dimensions progressives (de 2,5 cm à 10 cm d’arête), d’une balle de cricket et d’une pierre plate. Cette composante explore la commande motrice des fléchisseurs superficiels et profonds des doigts combinée à la stabilité du poignet en extension, prérequis biomécanique indispensable pour générer une force de préhension fonctionnelle.
2. La préhension cylindrique et sphérique (Grip)
Cette sous-échelle cible la manipulation d’objets usuels impliquant des prises adaptées à des contenants ou des formes cylindriques et la dissociation des mouvements de la main lors de tâches fonctionnelles bimanuelle ou unimanuelle séquentielle. Elle implique de verser de l’eau d’un verre dans un autre, de manipuler deux tubes de diamètres différents (2,2 cm et 1 cm) à insérer sur une tige verticale, et d’enfiler une rondelle métallique. Cette dimension sollicite l’ajustement dynamique de la pression digitale et la coordination pronosupinatoire de l’avant-bras.
3. La préhension fine par pincement (Pinch)
Considérée comme la composante la plus distale et la plus sensible aux altérations de la voie corticospinale directe, cette sous-échelle examine la prise de précision entre le pouce et les différents doigts. Les épreuves comportent la préhension de billes de roulement à billes de différents diamètres (de 6 mm à 1,5 cm) et de billes de verre ordinaires, qui doivent être levées entre le pouce et l’index, le pouce et le médius, ou le pouce et l’annulaire. Cette dimension exige une discrimination somatosensorielle fine, une force modulée pour éviter le glissement sans écrasement, et une indépendance digitale complète.
4. Les mouvements moteurs globaux proximaux (Gross Movement)
Cette sous-échelle évalue les mouvements articulaires amples et proximaux du complexe de l’épaule et du coude, indépendamment de la préhension digitale fine. Elle demande au patient de porter sa main à l’arrière de la tête, d’amener sa main au sommet du crâne, et de toucher sa bouche. Cette dimension permet de vérifier si les limitations observées aux épreuves de manipulation proviennent d’une faiblesse proximale entravant le placement de la main dans l’espace ou d’une atteinte intrinsèque de la dextérité manuelle.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le cadre théorique sous-jacent à l’ARAT est intimement lié à la théorie du contrôle moteur et aux modèles de la hiérarchie neuro-fonctionnelle développés en neurologie comportementale et en psychologie physiologique au cours du XXe siècle. Il plonge ses racines dans les travaux fondamentaux de John Hughlings Jackson sur l’organisation hiérarchique du système nerveux central, selon laquelle les fonctions motrices les plus évoluées phylogénétiquement et ontogénétiquement (telles que la préhension fine opposable des primates) sont les plus vulnérables aux lésions corticales et les dernières à réapparaître au cours de la récupération.
Par la suite, les travaux de Twitchell (1951) et de Signe Brunnstrom (1970) ont décrit les étapes séquentielles de la récupération motrice post-hémiplégie, montrant comment les synergies motrices globales primitives et involontaires cèdent progressivement le pas à des mouvements fractionnés, isolés et hautement adaptatifs. Robert C. Lyle a conçu l’ARAT en s’appuyant sur cette réalité biomécanique et neurologique :
- Principe d’échelle de Guttman : Lyle a structuré chaque sous-échelle de manière ordonnée et cumulative. Si un sujet réussit l’item considéré comme le plus difficile de la sous-échelle, la théorie postule qu’il maîtrise nécessairement tous les items de complexité inférieure de cette même sous-échelle. Inversement, l’échec à l’item le plus élémentaire prédit l’incapacité à réaliser les tâches plus complexes.
- Théorie de l’affordance et de l’action écologique : Dérivé également des approches écologiques de Gibson sur la perception-action, l’ARAT postule que l’évaluation de la motricité ne peut être purement décontextualisée. La manipulation d’objets réels requiert une boucle sensorimotrice fermée combinant l’anticipation visuelle de la forme et du poids de l’objet, le contrôle postural anticipatoire, et le réajustement proprioceptif immédiat lors du contact digital.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique de l’ARAT a fait l’objet de nombreuses investigations approfondies dans des cohortes variées de patients vasculaires, traumatisés crâniens et atteints de sclérose en plaques :
- Validité de construit et convergente : L’ARAT montre une corrélation extrêmement robuste avec la section motrice du membre supérieur du Fugl-Meyer Assessment (FMA-UE). Des études comme celles de De Weerdt et Harrison (1985) ou van der Lee et al. (2001) ont rapporté des coefficients de corrélation de Spearman oscillant entre r = 0,86 et r = 0,94. Des associations élevées ont également été établies avec le Box and Block Test (r > 0,85) et l’indice de motricité (Motricity Index).
- Validité concurrente et prédictive : Les scores obtenus à l’ARAT au cours des premières semaines suivant la lésion cérébrale constituent l’un des meilleurs prédicteurs de l’autonomie fonctionnelle à 6 mois et 1 an mesurée par la Mesure de l’Indépendance Fonctionnelle (MIF) et l’Indice de Barthel (r variant de 0,65 à 0,78). Kwakkel et al. (2003) ont démontré que les progrès à l’ARAT au cours des 8 premières semaines post-AVC expliquent une part majeure de la variance de la reprise des activités de la vie quotidienne.
- Validité discriminante : L’ARAT discrimine parfaitement les patients présentant des atteintes motrices sévères, modérées ou légères, et se différencie nettement des mesures évaluant exclusivement la fonction cognitive ou l’héminégligence spatiale unilatérale lorsque le contrôle moteur est préservé.
- Sensibilité au changement et effets plancher/plafond : L’instrument possède une excellente réactivité (responsiveness) dans la phase subaiguë de la rééducation. Bien qu’un effet plancher puisse être relevé chez les patients atteints de plégie flasque complète sans émergence de mouvement volontaire (score de 0/57), l’absence d’effet plafond chez la majorité des patients hémiplégiques modérés en fait un outil de référence. La Différence Minimale Cliniquement Importante (MCID) est généralement établie entre 5,7 et 6,5 points selon le côté hémisphérique lésé.
8. Fidélité / Reliability
L’ARAT se distingue par une stabilité métrologique parmi les plus élevées du domaine de la neuro-réadaptation :
- Consistance interne : L’analyse de la cohérence interne des items révèle des valeurs exceptionnelles. Dans la plupart des travaux de standardisation (p. ex., Hsieh et al., 1998 ; Yozbatiran et al., 2008), le coefficient alpha de Cronbach pour l’ensemble des 19 items dépasse 0,98, attestant d’une très forte homogénéité des items dans la mesure de la fonction unilatérale du membre supérieur. Les quatre sous-échelles individuelles présentent chacune des alphas compris entre 0,89 et 0,96.
- Fidélité inter-évaluateurs : Grâce à un manuel de passation rigoureux stipulant les dimensions précises des objets, les repères spatiaux sur la table de test et les critères temporels (exécution en moins de 5 secondes pour la note maximale), la concordance entre examinateurs indépendants est remarquable. Les coefficients de corrélation intraclasse (CCI) rapportés dans la littérature sont presque systématiquement supérieurs à 0,98 (intervalle de confiance à 95% : [0,96 – 0,99]).
- Fidélité test-retest : Chez des patients en phase chronique stabilisée réévalués à plusieurs jours ou semaines d’intervalle, le coefficient de fidélité test-retest varie entre 0,95 et 0,99, avec une erreur standard de mesure (SEM) faible, de l’ordre de 1,2 à 1,8 point, confirmant que toute variation supérieure à ce seuil reflète un changement clinique authentique et non un aléa de mesure.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure factorielle de l’ARAT a fait l’objet d’examens statistiques tant exploratoires (AFE) que confirmatoires (AFC) et d’analyses selon le modèle de Rasch :
- Unidimensionnalité sous-jacente : Malgré la division a priori en quatre domaines cliniques distincts (Grasp, Grip, Pinch, Gross Movement), l’analyse factorielle exploratoire isole régulièrement un facteur dominant unique expliquant entre 75 % et 85 % de la variance totale des scores. Les saturations factorielles de chaque item sur ce facteur général de fonction motrice du membre supérieur sont particulièrement élevées, s’échelonnant majoritairement entre 0,78 et 0,94.
- Modélisation de Rasch et invariant de mesure : Les analyses modernes basées sur la théorie de la réponse à l’item (TRI), menées notamment par Koh et al. (2006) et Chien et al. (2010), confirment que l’ARAT respecte globalement les postulats d’unidimensionnalité et de monotonie du modèle de Rasch. Les indices d’ajustement (Infit et Outfit mean squares) se situent pour la majorité des items dans l’intervalle acceptable de 0,7 à 1,3.
- Hiérarchie de difficulté des items : L’analyse de Rasch valide empiriquement la distribution hiérarchique imaginée par Lyle. Les items de motricité globale proximale (placer la main sur la tête) et de préhension d’objets moyens présentent les niveaux de difficulté les plus bas, tandis que les items de pincement de micro-billes de roulement entre le pouce et le 4e doigt (annulaire) constituent les épreuves associées au niveau de sévérité latente le plus élevé.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’ARAT est une épreuve de performance standardisée exigeant un matériel spécifique disposé selon des règles géométriques précises sur une table d’examen face au patient assis confortablement sur une chaise avec dossier.
- Type d’instrument : Test de performance clinique observée (performance-based measure).
- Nombre total d’items : 19 items répartis en 4 sous-échelles :
- Préhension globale (Grasp) : 6 items
- Préhension cylindrique (Grip) : 4 items
- Préhension fine (Pinch) : 6 items
- Mouvements globaux (Gross Movement) : 3 items
- Échelle de réponse et cotation ordinale (0 à 3 points par item) :
- 3 points : Réussite complète de la tâche avec une cinématique normale dans un délai inférieur à 5 secondes.
- 2 points : Réussite complète de la tâche mais avec une difficulté manifeste, des compensations motrices légères ou un délai compris entre 5 et 60 secondes.
- 1 point : Réalisation partielle de la tâche (l’objet est soulevé ou déplacé mais non déposé conformément aux instructions en 60 secondes).
- 0 point : Incapacité totale à initier ou exécuter la tâche dans le temps limite de 60 secondes.
- Score total : Varie de 0 (paralysie totale et aucune fonction du membre supérieur) à 57 points (motricité normale et préservée).
- Règle de raccourcissement hiérarchique de Guttman :
- Au sein de chaque sous-échelle, le patient commence par l’item le plus difficile (item 1). S’il obtient la note maximale de 3, tous les items suivants de la sous-échelle sont automatiquement cotés 3 sans avoir besoin d’être administrés.
- S’il obtient un score inférieur à 3 à ce premier item, l’évaluateur passe immédiatement à l’item réputé le plus facile (item 2). Si le patient échoue et obtient un score de 0, tous les items intermédiaires restants sont cotés 0.
- Si le patient obtient 1 ou 2 au deuxième item, l’ensemble des items intermédiaires de la sous-échelle doit alors être administré séquentiellement.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication initiale : 1981 (fondée sur les protocoles de Carroll de 1965).
- Droits d’auteur et statut légal : Le concept intellectuel et les grilles de score originales de l’ARAT sont documentés dans le domaine public académique à travers la publication originelle de Robert C. Lyle. Cependant, le kit matériel standardisé (contenant la mallette, les cubes calibrés, les roulements, la planche et les étagères de test) fait l’objet de productions commerciales soumises à licence de fabrication par divers distributeurs spécialisés de matériel de réhabilitation biomédicale.
- Coût et accessibilité : Les formulaires de score clinique et les manuels de formation standardisés sont librement téléchargeables à des fins de recherche et de pratique clinique clinique non commerciale sur de nombreux portails universitaires et réseaux de santé (p. ex., StrokEngine). L’acquisition de la mallette d’évaluation en bois et métal normalisée oscille généralement entre 800 et 1 500 euros auprès des fournisseurs d’équipements de kinésithérapie et d’ergothérapie.
12. Références / References
- Carroll, D. (1965). A quantitative test of upper extremity function. Journal of Chronic Diseases, 18(5), 479–491. https://doi.org/10.1016/0021-9681(65)90030-5
- Chien, C. W., Hu, M. H., Lee, S. C., & Hsieh, C. L. (2010). Rasch analysis of the Action Research Arm Test in patients with stroke. Physical Therapy, 90(9), 1288–1296. https://doi.org/10.2522/ptj.20090333
- De Weerdt, W. J., & Harrison, M. A. (1985). Measuring recovery of arm-hand function in stroke patients: a comparison of the Brunnstrom-Fugl-Meyer test and the Action Research Arm test. Physiotherapy Canada, 37(2), 65–70.
- Hsieh, C. L., Hsueh, I. P., Chiang, F. M., & Lin, P. H. (1998). Inter-rater reliability and validity of the Action Research Arm Test in stroke patients. Age and Ageing, 27(2), 107–113. https://doi.org/10.1093/ageing/27.2.107
- Kwakkel, G., Kollen, B. J., van der Grond, J., & Prevo, A. J. (2003). Probability of regaining dexterity in the flaccid upper limb: impact of severity of paresis and time since onset in stroke. Stroke, 34(9), 2181–2186. https://doi.org/10.1161/01.STR.0000087172.16305.CD
- Lyle, R. C. (1981). A performance test for assessment of upper limb function in physical rehabilitation treatment and research. International Journal of Rehabilitation Research, 4(4), 483–492. https://doi.org/10.1097/00004356-198112000-00001
- van der Lee, J. H., De Groot, V., Beckerman, H., Wagenaar, R. C., Lankhorst, G. J., & Bouter, L. M. (2001). The intra- and interrater reliability of the Action Research Arm Test: A study in patients with long-standing stroke. Archives of Physical Medicine and Rehabilitation, 82(1), 14–19. https://doi.org/10.1053/apmr.2001.18668
- Yozbatiran, N., Der-Yeghiaian, L., & Cramer, S. C. (2008). A standardized approach to performing the Action Research Arm Test. Neurorehabilitation and Neural Repair, 22(1), 78–90. https://doi.org/10.1177/1545968307305353
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Les items officiels du Test Action Research Arm constituent un protocole clinique standardisé de tâches de performance physique encadré par des manuels cliniques et nécessitant un matériel calibré spécifique. Ils ne sont pas conçus sous la forme d’un questionnaire d’auto-évaluation psychologique à questions verbales, mais sous la forme d’épreuves praxiques administrées par un professionnel de santé habilité.
Voici la nomenclature descriptive standardisée des 19 tâches ordonnées selon les quatre sous-échelles officielles de l’outil :
Subscale 1: Grasp (Préhension globale)
- Item 1 (Most difficult): Grasp a 10 cm wooden block, lift it onto an elevated shelf (37 cm high), and release it.
- Item 2 (Easiest): Grasp a 2.5 cm wooden block, lift it onto the shelf, and release it.
- Item 3: Grasp a 5 cm wooden block, lift it onto the shelf, and release it.
- Item 4: Grasp a 7.5 cm wooden block, lift it onto the shelf, and release it.
- Item 5: Grasp a cricket ball (diameter 7.5 cm), lift it onto the shelf, and release it.
- Item 6: Grasp a flat stone (approx. 10 x 2.5 x 1 cm), lift it onto the shelf, and release it.
Subscale 2: Grip (Préhension cylindrique)
- Item 7 (Most difficult): Pour water from one glass into another glass without spilling.
- Item 8 (Easiest): Pick up a 2.25 cm diameter tube, slide it onto a vertical peg, and release.
- Item 9: Pick up a 1 cm diameter tube, slide it onto a vertical peg, and release.
- Item 10: Pick up a washer (approx. 3.5 cm diameter) and slide it onto a vertical post.
Subscale 3: Pinch (Préhension fine par pincement)
- Item 11 (Most difficult): Pick up a 6 mm ball bearing with the thumb and index finger, lift and place it onto a raised shelf.
- Item 12 (Easiest): Pick up a 1.5 cm marble with the thumb and ring finger, lift and place it onto the shelf.
- Item 13: Pick up a 1.5 cm marble with the thumb and index finger, lift and place it onto the shelf.
- Item 14: Pick up a 1.5 cm marble with the thumb and middle finger, lift and place it onto the shelf.
- Item 15: Pick up a 6 mm ball bearing with the thumb and middle finger, lift and place it onto the shelf.
- Item 16: Pick up a 6 mm ball bearing with the thumb and ring finger, lift and place it onto the shelf.
Subscale 4: Gross Movement (Motricité globale proximale)
- Item 17 (Most difficult): Place the hand behind the head, touching the occiput.
- Item 18 (Easiest): Place the hand on top of the head, touching the vertex.
- Item 19: Bring the hand to the mouth, touching the lips.