Tendance aux achats compulsifs (CBT)

L’échelle de Tendance aux achats compulsifs (CBT) développée par d’Astous, Maltais et Roberge (1990) est un instrument psychométrique d’évaluation de l’oniomanie et des compulsions de consommation en 11 items.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 1, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 1, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’échelle de Tendance aux achats compulsifs (Compulsive Buying Tendency – CBT), développée par Alain d’Astous, Julie Maltais et Caroline Roberge en 1990, constitue un instrument psychométrique pionnier conçu pour évaluer la propension des individus à adopter des comportements d’achat incontrôlables, chroniques et dysfonctionnels. Composé de 11 items mesurés à l’aide d’une échelle de Likert en 5 points allant de « Fortement en désaccord » (1) à « Fortement d’accord » (5), cet outil explore les manifestations comportementales, cognitives et affectives qui caractérisent l’achat compulsif. Contrairement aux acquisitions impulsives ordinaires, l’achat compulsif est envisagé dans cette mesure comme une tentative d’autorégulation émotionnelle face au stress ou au mal-être psychologique, systématiquement suivie de culpabilité, de honte et d’efforts de dissimulation.

Sur le plan psychométrique, l’instrument présente une consistance interne robuste, établie lors de l’étude princeps avec un coefficient alpha de Cronbach de 0,84, confirmée dans des investigations ultérieures chez des populations adolescentes et adultes avec des valeurs oscillant entre 0,81 et 0,89. Les analyses factorielles révèlent une structure dominante unidimensionnelle reflétant un continuum général de sévérité compulsive, tout en intégrant des facettes sous-jacentes distinctes : l’impulsion irrépressible d’achat, le soulagement émotionnel par la consommation, le remords post-achat et les conduites de dissimulation. L’échelle de la CBT d’Astous s’est imposée comme une référence fondamentale en psychologie du consommateur et en psychopathologie comportementale pour identifier les signes précurseurs de l’oniomanie et étudier les déterminants psychosociaux des dysfonctionnements financiers.

2. Mots-clés / Keywords

Achat compulsif, Oniomanie, Comportement du consommateur, Impulsivité, Régulation émotionnelle, Psychométrie, Culpabilité post-achat, Dépendance comportementale, Échelle d’évaluation, Psychopathologie financière, Adolescents consommateurs, Consommation compensatoire.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conçue et validée par une équipe de chercheurs québécois spécialistes du comportement du consommateur :

  • Alain d’Astous, Ph.D. : Professeur émérite de marketing à HEC Montréal (Montréal, Québec, Canada), expert internationalement reconnu dans l’étude des comportements de consommation déviants, compulsifs et impulsifs.
  • Julie Maltais : Chercheuse en sciences de la gestion et comportement du consommateur, affiliée à l’Université de Sherbrooke lors du développement initial des travaux de recherche.
  • Caroline Roberge : Chercheuse associée en marketing et psychologie de la consommation, affiliée à l’Université de Sherbrooke lors de la publication fondatrice.

4. Objectif / Purpose

L’objectif premier de l’échelle de Tendance aux achats compulsifs (CBT) est d’opérationnaliser et de quantifier le degré auquel un individu manifeste une vulnérabilité aux conduites d’achat chroniques, irrépressibles et dommageables. Développée originellement dans le contexte de la recherche sur les jeunes consommateurs (d’Astous, Maltais, & Roberge, 1990), la CBT vise à capturer le passage d’une impulsion d’achat récréative ou situationnelle à une dynamique compulsive structurée autour de tensions internes insupportables et de décharges affectives par la dépense.

Sur le plan clinique et théorique, cet instrument répond à la nécessité d’isoler l’achat compulsif (ou oniomanie) des simples tendances à l’achat impulsif non pathologique. L’achat compulsif n’est pas guidé par le désir intrinsèque de posséder l’objet acheté ni par son utilité pratique ; il constitue plutôt un mécanisme de compensation psychologique visant à soulager temporairement un état d’anxiété, de dysphorie ou de vide existentiel. Les auteurs ont conçu cette échelle afin de mesurer les perturbations comportementales clés associées à cette pathologie : la perte de contrôle volitionnel, l’usage du shopping comme exutoire face aux stresseurs quotidiens, l’achat d’objets inutiles, et la détresse secondaire manifestée par des sentiments aigus de culpabilité et le secret délibéré.

En recherche fondamentale et appliquée, l’échelle CBT permet d’examiner les corrélats développementaux et psychosociaux de la compulsion d’achat chez les adolescents et les jeunes adultes, une population particulièrement vulnérable en raison de la maturation progressive des fonctions exécutives du lobe préfrontal et de la forte pression des pairs. Elle est également mobilisée dans les études épidémiologiques et d’intervention pour tester l’efficacité de thérapies cognitivo-comportementales (TCC), évaluer les risques de surendettement des ménages et concevoir des programmes d’éducation financière préventifs.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique mesuré par l’échelle de d’Astous et ses collègues est la tendance à l’achat compulsif, définie comme un trait comportemental caractérisé par une incapacité chronique et répétée à réfréner des pulsions d’achat irrationnelles. L’analyse détaillée de ce construit met en évidence quatre composantes phénoménologiques et cliniques interdépendantes :

1. L’impulsion irrésistible et le sentiment de compulsion interne

Cette composante capture l’expérience subjective d’une force endogène incoercible qui pousse l’individu à acquérir des biens commerciaux sans délibération préalable rationnelle. Dès que l’individu dispose de liquidités ou se trouve à proximité d’un centre commercial, une tension psychique croissante émerge. Les items 1, 3, 4, 8 et 9 reflètent cette perte de contrôle perçue, où l’acte d’achat est déclenché par une pulsion impérieuse plutôt que par un besoin matériel authentique.

2. L’échappatoire émotionnelle et la régulation d’affects négatifs

L’achat compulsif fonctionne comme un mécanisme d’adaptation dysfonctionnel (maladaptive coping). Conformément aux modèles de fuite de soi (escape theory), les individus utilisent l’acte de magasiner pour neutraliser temporairement le stress quotidien, l’ennui, la dépression ou une faible estime de soi. Les items 2 et 11 illustrent parfaitement cette fonction cathartique et anxiolytique : le shopping n’est plus une activité économique mais une méthode de relaxation et de régulation affective visant à « se sentir mieux » face aux tensions environnementales.

3. La culpabilité, le remords et la conscience du déraisonnable

Contrairement aux profils impulsifs classiques qui ressentent souvent une satisfaction hédonique durable après l’achat, l’acheteur compulsif expérimente une rupture cognitive brutale une fois la transaction complétée. La disparition de l’euphorie laisse place à une auto-évaluation critique sévère, générant un sentiment aigu de culpabilité face à la nature disproportionnée et injustifiée de la dépense (item 5). Cette prise de conscience rétrospective est un marqueur diagnostique distinctif de l’oniomanie.

4. La dissimulation, la honte et la rationalisation rétrospective

En conséquence de la culpabilité, le comportement d’achat est entouré de secret. L’individu cache ses acquisitions à son entourage familial ou amical afin d’éviter le blâme, la stigmatisation ou le jugement négatif d’autrui (item 6). Parallèlement, des mécanismes de défense cognitifs se déploient, tels que la rationalisation post-hoc consistant à acquérir des objets superflus en se persuadant qu’ils pourront être offerts à des tiers (item 7), ou encore l’abandon systématique de toute planification budgétaire (item 10).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’ancrage théorique de l’échelle CBT repose sur la convergence des modèles de l’addiction comportementale, de la psychologie différentielle et des théories du traitement de l’information en comportement du consommateur. Historiquement, les travaux fondateurs de Valence, d’Astous et Fortier (1988), immédiatement suivis par ceux de d’Astous, Maltais et Roberge (1990), ont formalisé l’achat compulsif non pas comme une simple anomalie économique, mais comme un trouble structurel de l’autorégulation.

Le modèle tripartite de l’achat compulsif

Le cadre conceptuel de d’Astous et al. s’inscrit en continuité avec les conceptualisations contemporaines de O’Guinn et Faber (1989), qui positionnent l’achat compulsif sur un continuum allant de la normalité à la pathologie sévère. Dans cette perspective, la compulsion d’achat repose sur trois postulats théoriques fondamentaux :

  • La primauté du processus sur le produit : L’acheteur compulsif n’est pas motivé par la valeur d’usage ou la valeur symbolique à long terme de l’objet, mais par l’expérience sensorielle et émotionnelle immédiate de l’achat en lui-même.
  • Le cycle de renforcement négatif : Selon les théories de l’apprentissage opérant, l’acte d’acheter est maintenu par un renforcement négatif puissant : l’action supprime temporairement l’état de dysphorie interne. Ce soulagement éphémère renforce la probabilité de réapparition du comportement lors du stresseur suivant.
  • La spirale de la détresse : L’apaisement temporaire est inévitablement supplanté par des émotions secondaires d’autodépréciation, de culpabilité et d’angoisse financière, ce qui recrée paradoxalement le besoin de s’engager à nouveau dans l’activité d’achat pour s’apaiser, fermant ainsi la boucle addictive.

Théorie de l’évasion de soi et dysrégulation de l’estime de soi

L’approche théorique de d’Astous intègre également la théorie de l’évasion de soi (escape theory) développée par Roy Baumeister. Confronté à un écart insupportable entre le soi idéal et le soi réel, l’individu cherche à rétrécir son attention cognitive sur des stimuli immédiats et concrets (les objets dans un magasin, l’acte de payer). En focalisant toute la charge attentionnelle sur l’environnement d’achat, le sujet parvient à neutraliser les pensées négatives intrusives concernant ses échecs personnels ou son sentiment de vulnérabilité identitaire.

7. Validité / Validity

Les qualités métrologiques relatives à la validité de l’échelle CBT ont été solidement établies au travers d’études empiriques successives menées auprès de cohortes d’adolescents et d’adultes :

Validité de construit et validité factorielle

La validité de construit a été documentée lors de la publication initiale par d’Astous et al. (1990) par l’intermédiaire d’analyses factorielles confirmant que les 11 items constituent des indicateurs cohérents et fortement corrélés au phénomène global d’oniomanie. Tous les items présentent des saturations substantielles sur le facteur principal, sans redondance sémantique excessive.

Validité convergente

La validité convergente de l’échelle CBT a été démontrée par des corrélations statistiquement significatives et positives avec d’autres échelles mesurant des dimensions psychologiques associées :

  • Attitudes envers l’argent : Des corrélations positives élevées (r variant de 0,35 à 0,52, p < 0,001) ont été observées entre le score CBT et la dimension d’utilisation de l’argent comme symbole de pouvoir, de prestige et d’anxiété (Money Attitude Scale).
  • Dépression et détresse psychologique : Les scores sont positivement corrélés aux mesures d’affects négatifs généraux et de symptômes dépressifs, confirmant le rôle compensatoire de l’achat face à l’humeur dysphorique.
  • Faible estime de soi : Des corrélations négatives systématiques (r compris entre -0,30 et -0,45) sont rapportées avec l’échelle d’estime de soi de Rosenberg.
  • Échelles d’achat compulsif concurrentes : L’outil montre une convergence élevée (r > 0,70) avec l’échelle clinique de Faber et O’Guinn (1992) et l’échelle d’Edwards (2000).

Validité discriminante

L’instrument démontre une excellente capacité à distinguer les acheteurs compulsifs des consommateurs ordinaires ou simplement amateurs de shopping récréatif. Les corrélations entre le score CBT et l’implication rationnelle dans le produit ou la recherche de valeur fonctionnelle sont quasi nulles ou légèrement négatives. De plus, la CBT discrimine efficacement l’achat compulsif de la tendance générale à la consommation de masse non pathologique.

Validité prédictive et de critère

Sur le plan prédictif, des scores élevés à l’échelle CBT prédisent significativement les problèmes réels de gestion financière, notamment le niveau d’endettement non garanti, le nombre d’incidents de paiement sur cartes de crédit, la fréquence des disputes conjugales relatives à l’argent et la survenue de conflits familiaux liés aux dépenses chez les adolescents.

8. Fidélité / Reliability

L’évaluation de la fidélité de l’échelle CBT met en évidence des propriétés psychométriques d’un niveau d’excellence reconnu dans la littérature scientifique internationale :

Consistance interne

Dans l’échantillon princeps de d’Astous, Maltais et Roberge (1990), comprenant 312 adolescents consommateurs, le coefficient alpha de Cronbach obtenu pour l’ensemble des 11 items était de 0,84, témoignant d’une excellente cohérence interne. Les études ultérieures de réplication ont confirmé cette robustesse :

  • Dans les travaux d’extension de d’Astous (1990) auprès d’échantillons adultes élargis, l’alpha de Cronbach s’est maintenu à un niveau de 0,85.
  • Des adaptations internationales et transculturelles ont rapporté des coefficients de consistance interne homogènes, oscillant typiquement entre 0,81 et 0,88.
  • L’analyse item-total corrigée montre que chaque item présente une corrélation item-score total substantielle (généralement supérieure à 0,45), et l’omission d’aucun des 11 items ne permet d’augmenter significativement le coefficient alpha global.

Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)

Les investigations portant sur la stabilité temporelle de l’instrument sur des intervalles de deux à quatre semaines rapportent des coefficients de corrélation test-retest compris entre 0,78 et 0,86. Ces résultats indiquent que la tendance à l’achat compulsif évaluée par cette échelle capture un trait comportemental relativement stable dans le temps, plutôt qu’une fluctuation purement transitoire liée à l’humeur du moment.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Les investigations psychométriques de la structure interne de l’échelle de la CBT ont fait l’objet de modélisations factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) approfondies.

Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)

Lors de la phase de conception, les analyses en composantes principales menées par d’Astous et al. (1990) avec rotation orthogonale (Varimax) et oblique (Oblimin) ont mis en évidence la prédominance d’un facteur général majeur expliquant une part substantielle de la variance totale (dépassant fréquemment 45 % à 50 % de la variance extraite). Tous les 11 items présentaient des saturations factorielles (factor loadings) primaires élevées sur ce continuum de tendance compulsive, s’échelonnant globalement entre 0,48 et 0,76.

Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)

Dans les modélisations d’équations structurelles ultérieures, deux approches conceptuelles ont été confrontées :

  • Le modèle unidimensionnel pur : Ce modèle stipule que l’ensemble des 11 items constitue la manifestation directe d’un trait latent unique d’oniomanie. Les indices d’ajustement globaux s’avèrent acceptables (CFI > 0,90 ; RMSEA ≈ 0,06 – 0,07), soutenant la validité de l’utilisation d’un score total composite unique.
  • Le modèle multidimensionnel hiérarchique ou à facteurs corrélés : Plusieurs chercheurs ont proposé une subdivision en sous-dimensions étroitement corrélées représentant : (1) l’urgence impulsive d’achat (items 1, 4, 8, 9), (2) la régulation émotionnelle/soulagement (items 2, 11), et (3) la culpabilité et dissimulation (items 5, 6, 7). Ce modèle hiérarchique du second ordre démontre des indices d’adéquation statistiques encore supérieurs (CFI > 0,95 ; TLI > 0,93 ; RMSEA ≤ 0,05 ; SRMR < 0,05), validant la finesse conceptuelle des différentes manifestations de la compulsion.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument de mesure présente les spécifications techniques et opérationnelles suivantes :

  • Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique (self-report inventory).
  • Format d’administration : Papier-crayon ou administration numérique en ligne.
  • Nombre total d’items : 11 items concis et univoques.
  • Échelle de réponse : Échelle de Likert en 5 points :
    • 1 = Fortement en désaccord (Strongly disagree)
    • 2 = En désaccord (Disagree)
    • 3 = Ni en accord ni en désaccord (Neither agree nor disagree)
    • 4 = D’accord (Agree)
    • 5 = Fortement d’accord (Strongly agree)
  • Règles de cotation (Scoring) :
    • Tous les items sont cotés de manière directe, de 1 à 5. Aucun item n’est inversé (no reverse scoring).
    • Le score global s’obtient en sommant les réponses aux 11 items (étendue théorique de 11 à 55) ou en calculant la moyenne arithmétique globale (étendue de 1 à 5).
    • Un score élevé reflète une tendance marquée et potentiellement pathologique aux achats compulsifs.
  • Temps de passation : Environ 3 à 5 minutes, rendant l’outil particulièrement économique et adapté aux protocoles d’enquêtes complexes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication princeps : 1990.
  • Droits d’auteur et permissions : L’échelle a été publiée à des fins scientifiques dans la revue académique Advances in Consumer Research (Association for Consumer Research). Elle est libre d’accès pour les projets de recherche académique non commerciale, l’enseignement supérieur et les travaux universitaires, sous réserve de citer formellement les auteurs originaux (Association for Consumer Research).
  • Tarification : Aucune redevance ou coût d’utilisation n’est exigé pour l’usage académique. Toute utilisation commerciale ou intégration dans des programmes lucratifs nécessite une autorisation formelle préalable de l’auteur principal.

12. Références / References

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale:

5-point Likert scale (1 = Strongly disagree, 2 = Disagree, 3 = Neither agree nor disagree, 4 = Agree, 5 = Strongly agree)

  1. Every time I have some money, I feel an urge to spend it.
  2. For me, shopping is a way of facing the stress of my daily life and of relaxing.
  3. I sometimes feel that something inside me pushes me to shop.
  4. There are times when I have a strong urge to buy (clothing, records, etc.).
  5. At times, I have felt guilty after buying a product because it seemed unreasonable.
  6. There are some things I buy that I do not show to anybody for fear of being judged.
  7. I often buy a product that I do not need, while telling myself that I could always give it to someone.
  8. I often have an unexplainable urge, a sudden and spontaneous desire, to go and buy something in a store.
  9. As soon as I enter a shopping center, I have an irresistible urge to go into a shop to buy something.
  10. I am one of those people who often buys things that are not on my shopping list.
  11. I have often bought something in order to feel better.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 1). Tendance aux achats compulsifs (CBT). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/tendance-aux-achats-compulsifs-cbt/
Looti, Mohammed. “Tendance aux achats compulsifs (CBT).” Base de données de psychologie en français, 1 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/tendance-aux-achats-compulsifs-cbt/.
Looti, Mohammed. “Tendance aux achats compulsifs (CBT).” Base de données de psychologie en français. octobre 1, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/tendance-aux-achats-compulsifs-cbt/.