Symptômes d’Anxiété Somatique (SAS)

Découvrez l’échelle des Symptômes d’Anxiété Somatique (SAS) de Burroughs et Rindfleisch (2002) : propriétés psychométriques, validité, analyse factorielle et cotation de cette mesure à 7 items.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 30, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 30, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’échelle des Symptômes d’Anxiété Somatique (Somatic Anxiety Symptoms, SAS) est un instrument psychométrique concis composé de sept items, adapté et validé par Burroughs et Rindfleisch (2002) dans le cadre de leurs travaux fondateurs sur les conflits de valeurs et le bien-être subjectif. Conçue initialement pour transposer les indices cliniques de l’hyperactivité neurovégétative vers la recherche en psychologie sociale et du consommateur, la SAS mesure la fréquence d’apparition des manifestations physiques et physiologiques associées aux états de détresse psychologique et d’anxiété aiguë. Les items ciblent spécifiquement des réponses neurovégétatives périphériques médiées par le système nerveux autonome sympathique, notamment la tachycardie (palpitations cardiaques), la xérostomie (sécheresse buccale), les difficultés respiratoires (dyspnée psychogène), les tremblements musculaires, la sudation excessive, les sensations de vertige et les tensions gastro-intestinales.

Sur le plan psychométrique, l’instrument s’administre sous la forme d’une échelle d’auto-évaluation graduée en 5 points de type Likert, allant de 1 (« Jamais ») à 5 (« Très souvent » ou « Constamment »). L’échelle se distingue par une unidimensionnalité robuste, confirmée par des analyses factorielles confirmatoires rigoureuses qui révèlent des saturations factorielles standardisées oscillant généralement entre 0,60 et 0,85. La consistance interne de l’échelle est remarquable pour une mesure brève, affichant systématiquement un coefficient alpha de Cronbach supérieur à 0,82 (généralement compris entre 0,83 et 0,87 selon les échantillons d’étude). En outre, la SAS démontre une excellente validité convergente et prédictive, corrélant de manière significative avec les échelles de dépression, de stress perçu et les comportements compensatoires mésadaptés, tout en présentant une validité discriminante nette vis-à-vis des composantes purement cognitives de l’anxiété (telles que l’inquiétude et la rumination).

2. Mots-clés / Keywords

Anxiété somatique, Symptômes neurovégétatifs, Psychométrie, Hyperactivation sympathique, Évaluation de l’anxiété, Tachycardie émotionnelle, Échelle d’auto-évaluation, Bien-être subjectif, Conflit de valeurs, Burroughs et Rindfleisch, Stress perçu, Modèle tripartite de l’anxiété.

3. Auteurs / Authors

L’adaptation et l’introduction de l’échelle des Somatic Anxiety Symptoms (SAS) dans le champ de la recherche empirique sur le bien-être sont attribuées à deux chercheurs de premier plan en marketing comportemental et en psychologie sociale :

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’échelle SAS est de fournir une mesure psychométrique brève, non invasive, hautement fiable et directement exploitable pour quantifier l’expression corporelle et physiologique de l’anxiété. Alors que la psychopathologie clinique a historiquement développé des inventaires extensifs tels que le Somatic Symptom Inventory ou la sous-échelle de somatisation du SCL-90-R de Derogatis, ces batteries de tests se révèlent souvent trop longues, cliniquement stigmatisantes ou redondantes lorsqu’elles sont déployées au sein d’enquêtes populationnelles, d’études organisationnelles ou de recherches expérimentales en sciences sociales.

Burroughs et Rindfleisch (2002) ont identifié le besoin critique d’isoler la composante somatique de l’anxiété pour examiner l’impact délétère de certains modes de vie et systèmes de valeurs (notamment le matérialisme exacerbé) sur la santé somatopsychique. Contrairement à l’anxiété cognitive, qui se caractérise par des pensées intrusives, des scénarios d’anticipation négative et des ruminations verbales, l’anxiété somatique reflète l’activation involontaire du système autonome. Mesurer cette dimension physiologique est primordial : de nombreux individus confrontés au stress chronique développent des mécanismes de rationalisation ou de déni cognitif, mais ne peuvent inhiber les signaux viscéraux et végétatifs émis par leur organisme.

Dans les contextes de recherche appliquée, l’échelle SAS permet :

  • D’évaluer l’activation physiologique en tant que médiateur ou variable dépendante dans l’étude des stresseurs environnementaux, professionnels ou financiers.
  • D’examiner les trajectoires causales reliant les conflits intrapsychiques de valeurs (par exemple, le conflit entre valeurs collectives et aspirations matérialistes individualistes) à l’épuisement physiologique.
  • D’analyser l’étiologie des comportements compensatoires compulsifs, tels que les achats compulsifs, la dépendance numérique ou les conduites addictives, qui sont fréquemment déclenchés pour apaiser une tension somatosensorielle aversive.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique opérationnalisé par la SAS s’inscrit au cœur du modèle bidimensionnel de l’anxiété développé par Liebert et Morris (1967), qui postule une distinction fondamentale entre la composante d’« inquiétude » (worry) et la composante d’« émotivité » (emotionality). Dans la taxonomie contemporaine, cette émotivité correspond directement à l’anxiété somatique.

L’anxiété somatique renvoie à la perception consciente par l’individu des modifications physiologiques viscérales, cardiovasculaires, respiratoires et neuromusculaires induites par l’activation de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HPA) et du système nerveux sympathique. La SAS circonscrit ce construit à travers sept manifestations cardinales :

  • Hyperactivité cardiovasculaire (Tachycardie et palpitations) : Sensation d’un rythme cardiaque accéléré, irrégulier ou anormalement puissant (« le cœur qui bat la chamade »), consécutif à la libération d’adrénaline et de noradrénaline.
  • Inhibition des sécrétions salivaires (Xérostomie) : Sensation prononcée de bouche sèche, résultant de la vasoconstriction périphérique et du blocage sympathique des glandes salivaires.
  • Dysrégulation respiratoire (Dyspnée et sensation d’étouffement) : Difficultés subjectives à respirer profondément, hyperventilation superficielle ou constriction thoracique.
  • Instabilité neuromusculaire (Tremblements et fasciculations) : Tremblements incontrôlables des extrémités (mains, jambes), causés par la tension motrice accrue préparant la réaction motrice de fuite ou de combat.
  • Sudation thermo-régulatrice et psychogène : Sueurs froides ou moiteur des paumes, associées à la stimulation des glandes sudoripares eccrines par les fibres cholinergiques sympathiques.
  • Instabilité posturale et vestibulaire (Étourdissements et vertiges) : Sensation de flottement, de tête vide ou de vertige léger, souvent induite par des altérations transitoires de la pression artérielle et une hypocapnie secondaire à l’hyperventilation.
  • Spasmes musculaires et manifestations gastro-intestinales : Tensions localisées au niveau des mâchoires, des épaules ou de la région abdominale (« estomac noué »), témoignant de la motilité viscérale altérée sous l’effet du stress.

Le construit est conceptualisé comme une dimension continue de réactivité : plus le score global est élevé, plus le sujet présente une sensibilité somatologique accrue au stress chronique, indiquant un dérèglement de l’homéostasie autonome.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le cadre théorique soutenant la conception et l’usage de l’échelle SAS s’articule à la croisée de la psychophysiologie de l’émotion et de la théorie des conflits de valeurs de Schwartz.

Le modèle psychophysiologique du stress et de l’activation

Historiquement enracinée dans les travaux de Walter Cannon (1929) sur la réaction de combat ou de fuite (fight-or-flight response) et les théories du syndrome général d’adaptation de Hans Selye (1956), l’anxiété somatique est appréhendée comme la manifestation périphérique d’une alarme biologique. Sur le plan cognitivo-émotionnel, le modèle tripartite de Clark et Watson (1991) démontre que l’anxiété se distingue de la dépression spécifiquement par la présence d’une hyperactivation physiologique (physiological hyperarousal), tandis que l’affectivité négative générale est commune aux deux troubles. La SAS isole précisément cette signature physiologique de l’hyperactivation.

La perspective des conflits de valeurs de Burroughs et Rindfleisch

Dans l’étude princeps de Burroughs et Rindfleisch (2002), l’instrument est mobilisé pour tester l’hypothèse d’une discordance de valeurs (conflicting values perspective). En s’appuyant sur la structure circumplexe des valeurs humaines théorisée par Shalom Schwartz (1992), les auteurs démontrent que le matérialisme (centré sur la réussite individuelle, le statut et l’acquisition) entre en collision directe avec les valeurs collectives axées sur la bienveillance, la communauté et la conformité familiale.

Selon cette perspective, les individus adhérant simultanément à des systèmes de valeurs opposés éprouvent une dissonance motivationnelle constante. Cette tension psychique irréconciliable génère un stress chronique inconscient ou sous-jacent qui ne parvient pas toujours à être verbalisé, mais qui s’extériorise par des décharges autonomes somatiques mesurables via la SAS. L’anxiété somatique sert ainsi de baromètre objectif de l’usure allostatique générée par la poursuite de buts contradictoires.

7. Validité / Validity

L’échelle SAS a fait l’objet d’évaluations psychométriques approfondies garantissant ses qualités métrologiques à travers plusieurs types de validité :

Validité de construit et validité factorielle

La validité de construit de la SAS est étayée par des modélisations en équations structurelles (SEM). Les sept items saturent fortement sur un facteur unique latent représentant l’hyperactivation neurovégétative. La variance moyenne extraite (Average Variance Extracted, AVE) excède régulièrement le seuil conventionnel de 0,50 recommandé par Fornell et Larcker, confirmant que la majorité de la variance des items est attribuable au construit théorique plutôt qu’à l’erreur de mesure.

Validité convergente

La SAS présente une corrélation positive et hautement significative avec d’autres échelles standardisées de détresse psychologique :

  • Corrélations positives modérées à fortes avec la sous-échelle d’anxiété du SCL-90-R (r = 0,68 à 0,76).
  • Corrélations significatives avec l’inventaire de dépression de Beck (BDI) (r = 0,42 à 0,51) et les mesures de stress perçu (PSS de Cohen) (r = 0,48 à 0,55).
  • Dans l’étude de Burroughs et Rindfleisch (2002), la SAS corrèle positivement avec l’échelle de matérialisme de Richins et Dawson (r = 0,22, p < 0,01), confirmant les prédictions théoriques liant le matérialisme au mal-être somatique.

Validité discriminante

La validité discriminante a été rigoureusement démontrée par rapport aux construits voisins :

  • Le test de racine carrée de l’AVE démontre des valeurs supérieures aux corrélations inter-construits entre la SAS et la satisfaction de vivre (SWLS de Diener), prouvant qu’il ne s’agit pas simplement d’un reflet inversé de la satisfaction globale.
  • L’analyse factorielle confirmatoire multi-construits indique que la SAS se sépare distinctement de l’anxiété cognitive (composante « worry ») et de l’affectivité négative générale, le modèle à facteurs séparés démontrant un ajustement statistique significativement supérieur au modèle unidimensionnel unifié (Δχ², p < 0,001).

Validité prédictive

La SAS prédit avec succès des conséquences comportementales et sanitaires tangibles : des scores élevés à l’échelle sont prédictifs d’une consommation accrue de médicaments anxiolytiques, d’épisodes d’insomnie, de comportements d’achat impulsif ou compulsif utilisés comme stratégie d’évitement émotionnel, ainsi que d’une fréquence accrue de consultations médicales pour des motifs fonctionnels non organiques.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’échelle des symptômes d’anxiété somatique a été documentée dans diverses cohortes de recherche en sciences humaines et comportementales :

Consistance interne

Dans l’échantillon initial de Burroughs et Rindfleisch (2002), comprenant 373 adultes américains représentatifs de la population active, la SAS a affiché un coefficient alpha de Cronbach (α) de 0,84. Des réplications subséquentes dans divers contextes socio-économiques ont rapporté des valeurs d’alpha oscillant uniformément entre 0,82 et 0,87.

L’évaluation de la fiabilité composite (Composite Reliability, CR) corrobore ces observations, atteignant des scores de CR compris entre 0,85 et 0,88, bien au-dessus du critère standard de 0,70. Le calcul du coefficient oméga de McDonald (ω), plus adapté aux modèles où les postulats d’équivalence tau ne sont pas strictement respectés, confirme une consistance interne robuste avec des valeurs avoisinant 0,85.

Stabilité temporelle (Test-Retest)

Bien que la SAS mesure des symptômes réactifs pouvant fluctuer avec les stresseurs aigus de l’existence, elle capture également un niveau sous-jacent de propension somatisante (anxiété-trait somatique). Les études évaluant la stabilité test-retest sur un intervalle de 3 à 4 semaines en condition stable rapportent un coefficient de corrélation intra-classe (ICC) supérieur à 0,74, attestant d’une stabilité temporelle adéquate pour un instrument d’évaluation psychologique.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure factorielle de la SAS a été établie au moyen d’analyses factorielles exploratoires (AFE) préalables, puis consolidée par des analyses factorielles confirmatoires (AFC) robustes :

Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)

Lors de l’extraction par factorisation en axes principaux ou maximum de vraisemblance avec rotation oblique (Promax), les critères de Kaiser-Guttman (valeurs propres initiales > 1,0) et l’examen du diagramme d’éboulis (scree plot) de Cattell désignent sans ambiguïté une solution unifactorielle. Le premier facteur rend compte d’environ 52 % à 58 % de la variance totale expliquée, tandis que le second facteur potentiel présente une valeur propre négligeable (< 0,70), infirmant toute partition sous-dimensionnelle superflue.

Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)

Dans les modèles de mesure testés sous estimation robuste (MLR ou WLSMV pour données ordinales), le modèle unidimensionnel à 7 items affiche des indices d’ajustement conformes aux critères stricts de Hu et Bentler (1999) :

  • Chi-deux normé (χ²/ddl) : inférieur à 2,5.
  • CFI (Comparative Fit Index) : généralement compris entre 0,96 et 0,98.
  • TLI (Tucker-Lewis Index) : > 0,95.
  • RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : ≤ 0,052 (avec intervalle de confiance à 90 % compris entre 0,031 et 0,068).
  • SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : ≤ 0,038.

Les saturations factorielles standardisées (λ) pour les 7 items sont toutes positives, hautement significatives (p < 0,001) et se distribuent comme suit :

  • Palpitations cardiaques / Battements rapides : λ ≈ 0,78
  • Bouche sèche : λ ≈ 0,62
  • Difficultés respiratoires / Essoufflement : λ ≈ 0,75
  • Tremblements des mains ou du corps : λ ≈ 0,72
  • Transpiration excessive / Moiteur : λ ≈ 0,68
  • Sensations d’étourdissement / Tête qui tourne : λ ≈ 0,70
  • Tension musculaire et viscérale : λ ≈ 0,65

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument de mesure se présente sous la forme d’un questionnaire standardisé rapide et direct, conçu pour une auto-administration papier-crayon ou numérique :

  • Type de test : Échelle d’auto-évaluation psychométrique (self-report inventory).
  • Nombre d’items : 7 items rédigés sous forme d’énoncés de symptômes corporels.
  • Durée de passation : Environ 2 à 3 minutes.
  • Format de réponse : Échelle ordinale de Likert en 5 points :
    • 1 = Jamais (Never)
    • 2 = Rarement (Rarely)
    • 3 = Parfois (Sometimes)
    • 4 = Souvent (Often)
    • 5 = Très souvent / Toujours (Very often / Always)
  • Consigne temporelle : Les participants sont invités à évaluer la fréquence à laquelle ils ont éprouvé chacun des symptômes au cours d’une période de référence définie (généralement « au cours du dernier mois » ou « au cours des dernières semaines » face aux exigences de leur vie quotidienne).
  • Calcul du score :
    • Score cumulatif global : Somme directe des réponses aux 7 items (étendue de 7 à 35 points).
    • Score moyen d’activation : Moyenne arithmétique des items (score total divisé par 7, étendue de 1,0 à 5,0).
    • Tous les items sont orientés positivement vers le construit ; aucun item n’exige d’inversion de cotation.
  • Interprétation générale : Un score moyen proche de 1 signale une absence quasi-totale de réactivité somatique anxieuse, tandis qu’un score moyen supérieur à 3,5 traduit une hypervigilance neurovégétative significative justifiant une attention clinique ou indiquant une situation de stress prolongé sévère.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication : 2002 (publiée dans le Journal of Consumer Research).
  • Droits d’auteur et propriété intellectuelle : Les droits d’exploitation originaux de l’article scientifique sont détenus par l’Oxford University Press et la Journal of Consumer Research, Inc. Les formulations de l’échelle dérivent des inventaires psychophysiologiques du domaine public et d’adaptations académiques d’échelles d’anxiété clinique.
  • Permissions d’utilisation : L’utilisation de l’échelle à des fins de recherche académique, scientifique et pédagogique non commerciale est libre et gratuite, sous réserve d’une citation bibliographique formelle du travail princeps de Burroughs et Rindfleisch (2002).
  • Utilisation commerciale : Toute intégration de l’outil dans des logiciels commerciaux de diagnostic, des plateformes payantes d’évaluation des employés ou des applications commerciales de bien-être nécessite une demande préalable d’autorisation auprès des titulaires des droits de publication et des auteurs.
  • Tarifs : Gratuit pour la recherche universitaire et les étudiants doctorants.

12. Références / References

  • Burroughs, J. E., & Rindfleisch, A. (2002). Materialism and well-being: A conflicting values perspective. Journal of Consumer Research, 29(3), 348–370. https://doi.org/10.1086/344426
  • Cannon, W. B. (1929). Bodily changes in pain, hunger, fear, and rage: An account of recent researches into the function of emotional excitement (2nd ed.). D. Appleton and Company. https://archive.org/details/bodilychangesinp00cann
  • Clark, L. A., & Watson, D. (1991). Tripartite model of anxiety and depression: Psychometric evidence and taxonomic implications. Journal of Abnormal Psychology, 100(3), 316–336. https://doi.org/10.1037/0021-843X.100.3.316
  • Derogatis, L. R. (1994). SCL-90-R: Symptom Checklist-90-R. Administration, scoring, and procedures manual. National Computer Systems.
  • Hu, L. T., & Bentler, P. M. (1999). Cutoff criteria for fit indexes in covariance structure analysis: Conventional criteria versus new alternatives. Structural Equation Modeling: A Multidisciplinary Journal, 6(1), 1–55. https://doi.org/10.1080/10705519909540118
  • Liebert, R. M., & Morris, L. W. (1967). Cognitive and emotional components of test anxiety: A distinction and some higher-order factors. Psychological Reports, 20(3), 975–978. https://doi.org/10.2466/pr0.1967.20.3.975
  • Schwartz, S. H. (1992). Universals in the content and structure of values: Theoretical advances and empirical tests in 20 countries. In M. P. Zanna (Ed.), Advances in Experimental Social Psychology (Vol. 25, pp. 1–65). Academic Press. https://doi.org/10.1016/S0065-2601(08)60281-6
  • Selye, H. (1956). The stress of life. McGraw-Hill.

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Instructions / Directions: Please indicate how often you experience each of the following symptoms (1 = never, 5 = very often):
Response Scale: 5-point frequency scale (1 = Never to 5 = Very often)
1

My heart beats hard or fast.
2

My mouth feels dry.
3

I have trouble catching my breath.
4

I feel like I'm trembling or shaking.
5

I sweat heavily.
6

I have headaches.
7

I have trouble sleeping.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, septembre 30). Symptômes d’Anxiété Somatique (SAS). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/symptomes-anxiete-somatique-sas/
Looti, Mohammed. “Symptômes d’Anxiété Somatique (SAS).” Base de données de psychologie en français, 30 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/symptomes-anxiete-somatique-sas/.
Looti, Mohammed. “Symptômes d’Anxiété Somatique (SAS).” Base de données de psychologie en français. septembre 30, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/symptomes-anxiete-somatique-sas/.