Sympathie (SYM)

L’échelle de sympathie (SYM) développée par Batson et al. (1983) évalue deux réactions émotionnelles vicariantes distinctes face à la détresse d’autrui : l’empathie/sympathie et la détresse personnelle, au moyen de 14 adjectifs côtés sur une échelle en 7 points.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 3, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 3, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’échelle d’évaluation émotionnelle de la sympathie et de la détresse personnelle, développée par C. Daniel Batson et ses collaborateurs en 1983 (fréquemment référencée sous le vocable Sympathy Scale ou index d’adjectifs émotionnels empathiques), constitue l’un des instruments psychométriques les plus influents dans l’étude des motivations prosociales et de la psychologie sociale expérimentale. Cet instrument auto-rapporté unipolaire comporte quatorze adjectifs émotionnels distincts conçus pour opérationnaliser deux états affectifs vicariants qualitativement divergents survenant lors de l’observation de la détresse d’autrui : l’empathie/sympathie (émotion orientée vers autrui, caractérisée par la compassion, la tendresse et la bienveillance) et la détresse personnelle (émotion orientée vers soi, caractérisée par l’anxiété, le malaise et l’agitation interne).

Composée de quatorze items évalués au moyen d’une échelle de réponse en 7 points allant de 1 (« not at all » / pas du tout) à 7 (« extremely » / extrêmement), la mesure permet d’isoler avec précision la composante motivationnelle altruiste de la composante motivationnelle égoïste. La sous-échelle d’empathie/sympathie regroupe six items (sympathetic, moved, compassionate, warm, softhearted, tender), tandis que la sous-échelle de détresse personnelle en comprend huit (alarmed, grieved, upset, worried, disturbed, distressed, troubled, perturbed). Les études psychométriques et expérimentales démontrent une consistance interne robuste pour chacune des deux dimensions, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,79 et 0,90, ainsi qu’une validité factorielle et discriminante solide étayée par des décennies de réplications expérimentales soutenant l’hypothèse empathie-altruisme.

2. Mots-clés / Keywords

Sympathie, empathie, détresse personnelle, comportement prosocial, altruisme, motivation d’aide, Daniel Batson, psychométrie émotionnelle, affects vicariants, évaluation psychologique.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conçue et formalisée par une équipe de chercheurs de premier plan en psychologie sociale expérimentale de l’Université du Kansas :

  • C. Daniel Batson : Professeur émérite au Département de psychologie de l’Université du Kansas (Lawrence, Kansas, États-Unis). Concepteur principal de l’hypothèse empathie-altruisme (Empathy-Altruism Hypothesis).
  • Karen O’Quin : Chercheuse et statisticienne affiliée à l’Université du Kansas puis au Buffalo State College (State University of New York).
  • Jim Fultz : Chercheur en psychologie sociale à l’Université du Kansas, ultérieurement professeur à la Northern Illinois University.
  • Mary Vanderplas : Chercheuse clinicienne et expérimentatrice au département de psychologie de l’Université du Kansas.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de cette échelle est de dissocier empiriquement et psychométriquement deux réactions émotionnelles vicariantes souvent confondues sous l’étiquette générique d’empathie, mais dont les dynamiques motivationnelles sont diamétralement opposées. Lorsqu’un individu est confronté à la souffrance d’un tiers, deux états affectifs peuvent émerger simultanément ou isolément : une réaction centrée sur autrui (la sympathie ou empathie) et une réaction centrée sur soi (la détresse personnelle). L’instrument de Batson et al. (1983) a été spécifiquement conçu pour quantifier la magnitude relative de ces deux états chez le sujet observant.

Sur le plan fondamental et théorique, cet outil a permis de tester directement l’hypothèse de l’existence d’une motivation véritablement altruiste chez l’être humain. Selon les modèles égoïstes classiques du comportement d’aide (notamment le modèle de réduction de l’état négatif de Cialdini), les individus n’aident autrui que pour soulager leur propre malaise psychologique désagréable causé par la vision de la souffrance. En revanche, selon l’hypothèse empathie-altruisme défendue par Batson, lorsque l’émotion dominante est la sympathie, la motivation qui en résulte a pour but ultime l’amélioration du bien-être d’autrui, indépendamment des coûts ou des opportunités d’échappatoire offertes à l’observateur. L’échelle fournit l’opérationnalisation indispensable de cette variable médiatrice émotionnelle.

Dans le domaine des applications pratiques et de la recherche contemporaine, l’échelle est mobilisée dans de multiples contextes :

  • Psychologie sociale et expérimentale : Détermination de l’impact des manipulations d’adoption de perspective (perspective-taking) et mesure des états émotionnels transitoires lors de dilemmes sociaux ou de situations d’urgence simulées.
  • Psychologie clinique et psychopathologie : Évaluation des déficits émotionnels spécifiques, notamment dans le cadre des troubles de la personnalité antisociale ou du spectre narcissique, où la sympathie peut être absente tandis que la détresse face à la vulnérabilité est atypique.
  • Psychologie organisationnelle et de la santé : Étude de l’épuisement professionnel (burnout) et de l’usure de compassion chez le personnel soignant, la prédominance de la détresse personnelle sur la sympathie étant un facteur prédictif majeur de détresse psychologique au travail.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique appréhendé par cet instrument repose sur une conceptualisation bidimensionnelle orthogonale de l’expérience affective vicariante. Chacune de ces sous-échelles reflète une constellation distincte de sentiments induits par la perception du besoin ou de la souffrance d’une autre personne.

Sous-échelle Empathie / Sympathie (Items 1 à 6)

Cette dimension capture une réponse affective orientée vers l’autre (other-oriented), congruente avec le bien-être perçu d’autrui. Elle implique une prise de perspective chaleureuse et bienveillante vis-à-vis d’une personne dans le besoin. Les qualificatifs composant cette sous-échelle sont :

  • Sympathetic (Compatissant / Sympathique) : Reflète un sentiment direct de sollicitude et de bienveillance envers la détresse éprouvée par la personne ciblée.
  • Moved (Ému) : Traduit une résonance affective profonde face à la situation critique ou poignante vécue par autrui.
  • Compassionate (Plein de compassion) : Désigne un sentiment moralement structuré associant conscience de la souffrance de l’autre et désir d’apaisement.
  • Warm (Chaleureux) : Évoque une disposition relationnelle positive, dépourvue de froideur défensive ou de détachement affectif.
  • Softhearted (Au cœur tendre) : Caractérise une réceptivité bienveillante et une vulnérabilité empathique face au sort d’autrui.
  • Tender (Tendre) : Manifeste une délicatesse affective et une proximité relationnelle protectrice.

Un score élevé sur cette dimension dénote une focalisation cognitive et affective sur la personne en détresse, générant une force motivationnelle dont l’objectif terminal est de restaurer le bien-être de la victime.

Sous-échelle Détresse Personnelle (Items 7 à 14)

Cette dimension appréhende une réponse affective orientée vers soi (self-oriented), aversive et désagréable, déclenchée par l’exposition à la souffrance d’autrui. L’observateur ressent lui-même un état de tension interne intense :

  • Alarmed (Alarmé) : Sentiment d’alerte soudain, signalant un danger ou une situation d’urgence intolérable.
  • Grieved (Affligé / Peiné) : Tristesse viscérale et accablement personnel générés par la scène observée.
  • Upset (Bouleversé / Contrarié) : Déséquilibre psychologique aigu et perturbation émotionnelle interne.
  • Worried (Inquiet) : Anticipation anxieuse et préoccupation négative concernant l’issue de l’événement.
  • Disturbed (Perturbé / Dérangé) : Rupture de la tranquillité cognitive et affective de l’observateur.
  • Distressed (En détresse) : Souffrance psychologique aiguë propre à l’observateur, centrée sur son propre inconfort.
  • Troubled (Troublé) : Agitation émotionnelle confuse créant un état de tension subjectif.
  • Perturbed (Perturbé / Agité) : Sentiment d’insécurité psychologique et d’anxiété diffuse.

Un score élevé sur cette dimension implique une pulsion motivationnelle égoïste : le sujet cherche avant tout à éliminer son propre état aversif interne. Si l’opportunité d’une fuite facile lui est présentée, il aura tendance à quitter la situation plutôt qu’à porter assistance à autrui.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’instrument s’enracine dans la tradition philosophique et psychologique des théories morales des sentiments, initiée au XVIIIe siècle par David Hume et Adam Smith dans son Traité de la théorie des sentiments moraux. Ces penseurs avaient déjà identifié que l’observation de nos semblables engendre à la fois un partage de leur détresse et un élan de bienveillance désintéressée. Au XXe siècle, cette conceptualisation a été transposée dans le champ de la psychologie sociale cognitive et expérimentale par C. Daniel Batson.

Le cadre central est l’hypothèse empathie-altruisme (Batson, 1981, 1987, 1991). Batson postule que l’induction d’empathie (par exemple par l’instruction d’adopter la perspective de la victime en imaginant ce qu’elle ressent) engendre sélectivement une émotion de sympathie/compassion. Cette émotion déclenche une motivation altruiste authentique, définie formellement comme « un état motivationnel ayant pour but ultime l’augmentation du bien-être d’une autre personne ».

À l’opposé, les modèles fonctionnalistes néo-béhavioristes et hédonistes (tels que ceux portés par Robert Cialdini et ses collègues) soutiennent que tout comportement humain est motivé par la recherche du plaisir personnel ou l’évitement de la douleur. Dans cette perspective, la détresse personnelle agit comme une stimulation aversive vicariante que le sujet cherche à réduire par le moyen le plus économique possible (aide ou évasion). En isolant la sympathie de la détresse personnelle, l’échelle de Batson permet de croiser expérimentalement la nature de l’émotion ressentie avec les conditions de fuite (fuite facile vs fuite difficile), fournissant le protocole expérimental décisif pour valider l’existence de l’altruisme pur.

7. Validité / Validity

Les propriétés psychométriques de validité de l’échelle ont été démontrées à travers une multitude de paradigmes expérimentaux contrôlés et d’études de terrain.

Validité de construit et prédictive

L’étude princeps de Batson, O’Quin, Fultz et Vanderplas (1983) a apporté la démonstration définitive de la validité de construit et prédictive de l’instrument. En utilisant un indice différentiel de prédominance émotionnelle (obtenu en standardisant les scores d’empathie et de détresse personnelle puis en soustrayant le z-score de détresse du z-score d’empathie), les auteurs ont pu classer les participants selon leur profil émotionnel prédominant :

  • Les participants chez qui la détresse personnelle prédominait n’aidaient la victime (en acceptant de recevoir des chocs électriques à sa place) que lorsque la fuite était difficile. Dès que la fuite était rendue facile (possibilité de quitter la pièce immédiatement), leur taux d’aide chutait drastiquement (moins de 20 %).
  • En revanche, les participants chez qui l’empathie/sympathie prédominait continuaient d’aider la victime à des taux très élevés (dépassant 80 %), que la fuite physique soit rendue aisée ou ardue. Ce pattern prédictif a confirmé que l’échelle mesure bien deux moteurs motivationnels distincts.

Validité convergente et discriminante

L’échelle corrèle de manière statistiquement significative et théoriquement cohérente avec des mesures dispositionnelles de l’empathie, telles que l’Interpersonal Reactivity Index (IRI) de Davis (1983). Plus précisément, la sous-échelle d’empathie/sympathie de Batson est fortement associée à la sous-échelle de préoccupation empathique (Empathic Concern) de l’IRI ($r = 0{,}55$ à $0{,}68$, $p < 0{,}001$), tout en restant faiblement corrélée ou indépendante de la sous-échelle de détresse personnelle de l'IRI.

La validité discriminante entre les deux sous-échelles de l’instrument est confirmée par le fait que, bien que modérément corrélées positivement dans les contextes hautement dramatiques (en raison d’un effet général de réactivité émotionnelle, $r$ oscillant entre $0{,}30$ et $0{,}45$), elles exercent des effets opposés et statistiquement dissociables sur les variables dépendantes comportementales et physiologiques (pression artérielle, décélération cardiaque associée à la compassion vs accélération cardiaque associée à la détresse personnelle).

8. Fidélité / Reliability

La consistance interne des deux dimensions a été documentée de façon extensive à travers des échantillons variés d’étudiants et d’adultes :

  • Sous-échelle Empathie / Sympathie (6 items) : Les coefficients alpha de Cronbach se situent constamment entre 0,82 et 0,91 à travers les multiples études de Batson et de ses successeurs (par exemple, $\alpha = 0{,}86$ dans Batson et al., 1983 ; $\alpha = 0{,}89$ dans Batson et al., 1989). Les corrélations item-total corrigées s’échelonnent généralement de $0{,}58$ à $0{,}78$, attestant d’une excellente homogénéité du construit.
  • Sous-échelle Détresse Personnelle (8 items) : Les coefficients alpha de Cronbach varient de 0,84 à 0,93 (avec une valeur de $\alpha = 0{,}85$ rapportée dans l’article séminal de 1983 et $\alpha = 0{,}91$ dans Fultz et al., 1986). Les corrélations inter-items sont toutes positives et significatives au seuil de $p < 0{,}001$.

En ce qui concerne la fidélité test-retest, il convient de souligner que cet instrument est principalement utilisé comme une mesure d’état émotionnel immédiat (state measure) suscité par un stimulus inducteur spécifique. Par conséquent, les évaluations test-retest à long terme ne sont pas adaptées pour refléter la précision de l’outil, l’affect vicariant étant intrinsèquement situationnel. Toutefois, au sein de protocoles en laboratoire mesurant la stabilité des réponses émotionnelles face au même stimulus enregistré à 48 heures d’intervalle, des coefficients de corrélation intra-classe supérieurs à 0,75 ont été observés.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure bidimensionnelle de l’échelle a été mise en évidence par des analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmée ultérieurement par des analyses factorielles confirmatoires (AFC) multivariées.

Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)

Lors des analyses exploratoires initiales par extraction des composantes principales avec rotation orthogonale (Varimax) et oblique (Oblimin), une structure à deux facteurs émerge de manière univoque, respectant le critère de Kaiser (valeurs propres supérieures à 1,0) et le test du coude de Cattell :

  • Le Facteur 1 (Détresse Personnelle) explique approximativement 35 % à 42 % de la variance totale. Les items alarmed, grieved, upset, worried, disturbed, distressed, troubled et perturbed présentent des saturations factorielles primaires élevées sur ce facteur, comprises entre 0,62 et 0,84, avec des saturations croisées minimes sur le facteur empathique (généralement inférieures à 0,25).
  • Le Facteur 2 (Empathie / Sympathie) explique environ 18 % à 25 % de la variance supplémentaire. Les items sympathetic, moved, compassionate, warm, softhearted et tender saturent fortement sur ce facteur, avec des coefficients compris entre 0,65 et 0,86.

Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)

Les modélisations en équations structurelles menées sur des cohortes indépendantes confirment la supériorité du modèle à deux facteurs par rapport à un modèle unidimensionnel d’affect négatif généralisé. Les indices d’ajustement couramment rapportés dans la littérature indiquent une adéquation satisfaisante aux données empiriques :

  • $chi^2 / text{dl} < 2{,}50$
  • Comparative Fit Index (CFI) $ge 0{,}94$
  • Tucker-Lewis Index (TLI) $ge 0{,}93$
  • Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) $le 0{,}06$ (avec intervalle de confiance à 90 % compris entre 0,045 et 0,078)
  • Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) $le 0{,}05$

Ces données métrologiques valident sans équivoque la dissociation psychologique des deux affects au sein de l’espace vectoriel des émotions morales.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom de l’instrument : Échelle de Sympathie et de Détresse Personnelle (Sympathy [SYM] / Batson Emotional Response Scale).
  • Auteurs de référence : C. Daniel Batson, Karen O’Quin, Jim Fultz et Mary Vanderplas (1983).
  • Type d’évaluation : Auto-questionnaire unipolaire d’adjectifs émotionnels (état affectif induit).
  • Nombre d’items : 14 items au total, répartis en deux sous-échelles distinctes :
    • Sous-échelle Empathie / Sympathie : 6 items (Items 1 à 6).
    • Sous-échelle Détresse Personnelle : 8 items (Items 7 à 14).
  • Format et échelle de réponse : Échelle en 7 points (7-point response scale : 1 = not at all, 7 = extremely).
  • Cotation et calcul des scores :
    • Score brut d’Empathie : Somme ou moyenne des réponses aux items 1 à 6 (étendue de 6 à 42, ou de 1 à 7).
    • Score brut de Détresse Personnelle : Somme ou moyenne des réponses aux items 7 à 14 (étendue de 8 à 56, ou de 1 à 7).
    • Indice différentiel (Indice de prédominance d’empathie) : Standardisation z des deux scores bruts au sein de l’échantillon, puis calcul de la différence : $Z_{\text{diff}} = Z_{\text{empathie}} – Z_{\text{détresse}}$. Une valeur positive indique une prédominance empathique/altruiste, tandis qu’une valeur négative dénote une prédominance de détresse personnelle/égoïste.
  • Inversion d’items : Aucun item inversé. Tous les adjectifs sont cotés dans le sens unipolaire direct.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

L’échelle a été publiée pour la première fois en 1983 dans le Journal of Personality and Social Psychology. Conformément aux usages en vigueur au sein de l’American Psychological Association (APA) et de la recherche académique fondamentale, l’instrument relève du domaine public scientifique pour toute utilisation à des fins d’enseignement, de recherche non commerciale et d’investigation clinique expérimentale.

Aucun tarif, coût d’acquisition ou redevance de licence n’est requis pour administrer les 14 adjectifs. Les chercheurs sont simplement tenus de citer rigoureusement l’article princeps de Batson et al. (1983) dans l’ensemble de leurs publications et présentations scientifiques. Pour tout usage commercial ou intégration dans des progiciels propriétaires, une demande d’autorisation auprès des détenteurs de copyright de l’APA est nécessaire.

12. Références / References

Voici les références bibliographiques académiques relatives à l’instrument, présentées selon les normes de l’APA (7e édition) :

  • Batson, C. D., Duncan, B. D., Ackerman, P., Buckley, T., & Birch, K. (1981). Is empathic emotion a source of altruistic motivation? Journal of Personality and Social Psychology, 40(2), 290–302. https://doi.org/10.1037/0022-3514.40.2.290
  • Batson, C. D., O’Quin, K., Fultz, J., & Vanderplas, M. (1983). Influence of self-reported distress and empathy on egoistic versus altruistic motivation to help. Journal of Personality and Social Psychology, 45(3), 706–718. https://doi.org/10.1037/0022-3514.45.3.706
  • Batson, C. D., Dyck, J. L., Brandt, J. R., Batson, J. G., Powell, A. L., McMaster, M. R., & Griffitt, C. (1988). Five studies testing two new egoistic alternatives to the empathy-altruism hypothesis. Journal of Personality and Social Psychology, 55(1), 52–77. https://doi.org/10.1037/0022-3514.55.1.52
  • Batson, C. D. (2011). Altruism in humans. Oxford University Press. https://doi.org/10.1093/acprof:oso/9780195341065.001.0001
  • Cialdini, R. B., Schaller, M., Houlihan, D., Arps, K., Fultz, J., & Beaman, A. L. (1987). Empathy-based helping: Is it selflessly or selfishly motivated? Journal of Personality and Social Psychology, 52(4), 749–758. https://doi.org/10.1037/0022-3514.52.4.749
  • Davis, M. H. (1983). Measuring individual differences in empathy: Evidence for a multidimensional approach. Journal of Personality and Social Psychology, 44(1), 113–126. https://doi.org/10.1037/0022-3514.44.1.113
  • Fultz, J., Batson, C. D., Fortenbach, V. A., McCarthy, P. M., & Varney, L. L. (1986). Social evaluation and the empathy-altruism hypothesis. Journal of Personality and Social Psychology, 50(4), 761–769. https://doi.org/10.1037/0022-3514.50.4.761

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale: 7-point response scale (1 = not at all, 7 = extremely)

  1. Sympathetic
  2. Moved
  3. Compassionate
  4. Warm
  5. Softhearted
  6. Tender
  7. Alarmed
  8. Grieved
  9. Upset
  10. Worried
  11. Disturbed
  12. Distressed
  13. Troubled
  14. Perturbed
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Looti, M. (2026, octobre 3). Sympathie (SYM). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/sympathie-sym/
Looti, Mohammed. “Sympathie (SYM).” Base de données de psychologie en français, 3 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/sympathie-sym/.
Looti, Mohammed. “Sympathie (SYM).” Base de données de psychologie en français. octobre 3, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/sympathie-sym/.