1. Résumé / Abstract
L’échelle de surcharge informationnelle induite par la publicité (Ad-Evoked Information Overload Scale) est un instrument psychométrique conçu pour quantifier l’ampleur avec laquelle un téléspectateur ou un consommateur se sent submergé, cognitivement saturé ou excessivement stimulé lors de l’exposition à un message publicitaire. Initialement inspirée et adaptée des travaux fondamentaux de Diehl et Poynor (2010) sur la surcharge de choix et la prolifération informationnelle, cette mesure a été spécifiquement contextualisée dans l’environnement audiovisuel par Becker, Scholdra, Berkmann et Reinartz (2023) dans le cadre de leurs recherches publiées dans le Journal of Marketing sur les déterminants du comportement de zapping télévisuel.
D’un point de vue structurel, l’échelle évalue une réponse cognitive et affective transitoire unidimensionnelle caractérisée par le sentiment d’un volume excessif de stimuli, d’une complexité de traitement dépassant les ressources disponibles et d’une fatigue attentionnelle immédiate. Composée généralement de 3 à 4 items administrés via une échelle de Likert en 7 points (allant de « fortement en désaccord » à « fortement d’accord »), l’échelle capture avec une grande précision l’état subjectif d’épuisement mental généré par la densité visuelle, textuelle et sonore d’un spot publicitaire.
Les propriétés psychométriques de l’instrument démontrent une consistance interne remarquable, avec des coefficients alpha de Cronbach systématiquement supérieurs au seuil de 0,85 et une fiabilité composite robuste. Les analyses factorielles confirmatoires corroborent une structure unifactorielle claire, exempte de redondances résiduelles significatives. Sur le plan de la validité nomologique, l’échelle prédit de manière statistiquement significative les comportements d’évitement publicitaire (notamment le zapping mécanique ou visuel), la dégradation de l’attitude envers la marque et l’altération de la mémorisation du message. Elle constitue ainsi un outil diagnostique et analytique essentiel tant pour les chercheurs en psychologie du consommateur que pour les professionnels de la communication médiatique.
2. Mots-clés / Keywords
Surcharge informationnelle, charge cognitive, évitement publicitaire, zapping, psychologie du consommateur, traitement de l’information, saturation cognitive, persuasion publicitaire, attention visuelle, psychométrie.
3. Auteurs / Authors
L’adaptation et la validation empirique moderne de l’échelle dans le domaine de la publicité télévisuelle ont été menées par une équipe de chercheurs de premier plan en marketing quantitatif et comportemental :
- Maren Becker : Professeure adjointe de marketing, ESCP Business School (Campus de Berlin, Allemagne). Ses recherches portent sur la communication marketing, la dynamique des canaux de distribution et le comportement des consommateurs face aux technologies émergentes.
- Thomas P. Scholdra : Chercheur postdoctoral et enseignant-chercheur à l’Université de Cologne (Department of Retailing and Customer Management, Cologne, Allemagne). Spécialiste de la modélisation économétrique appliquée aux médias et des réactions comportementales aux stimuli publicitaires.
- Manuel Berkmann : Chercheur associé et consultant, spécialisé dans l’analyse de données massives appliquées au comportement d’écoute et de visionnage télévisuel, Université de Cologne.
- Werner J. Reinartz : Professeur titulaire de marketing et directeur du Center for Research in Retailing (IFH), Université de Cologne (Cologne, Allemagne). Figure majeure de la recherche internationale en gestion de la relation client, stratégie de distribution et efficacité publicitaire.
L’instrument puise ses fondements métrologiques directs dans les travaux précurseurs sur la surcharge cognitive induite par les assortiments de produits conduits par :
- Kristin Diehl : Professeure de marketing, Marshall School of Business, University of Southern California (USC), États-Unis.
- Cait Poynor Lamberton : Professeure de marketing, Wharton School, University of Pennsylvania, États-Unis.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de l’échelle de surcharge informationnelle induite par la publicité est d’opérationnaliser et de quantifier l’expérience subjective de saturation cognitive qu’un individu subit lorsqu’il est exposé à une communication persuasive dont la charge informationnelle excède sa capacité instantanée de traitement. Dans les écosystèmes médiatiques contemporains caractérisés par une omniprésence des stimuli numériques et télévisuels, les annonceurs ont fréquemment tendance à densifier leurs messages en combinant simultanément des voix hors champ rapides, des incrustations typographiques dynamiques, des changements de plans ultra-rapides, des effets sonores saillants et des démonstrations techniques complexes. Cet instrument a été spécifiquement développé pour mesurer le point de rupture psychologique au-delà duquel cette richesse stimulationnelle cesse d’être informative pour devenir contre-productive et aversive.
Dans le domaine de la recherche académique en sciences de gestion et en psychologie cognitive, l’outil répond au besoin d’expliquer les mécanismes psychologiques sous-tendant l’évitement actif des messages publicitaires. Alors que les métriques traditionnelles se concentraient sur l’ennui, l’irritation générale ou le manque d’intérêt, l’échelle d’overload permet d’isoler une cause cognitive spécifique : l’épuisement des ressources de la mémoire de travail. Elle permet de disséquer comment des attributs formels du spot (tels que le rythme de montage, l’entropie visuelle ou la quantité d’arguments textuels) se traduisent par une surcharge ressentie, qui déclenche à son tour des mécanismes de défense comportementaux, notamment le zapping (changement immédiat de chaîne) ou l’inattention sélective.
Sur le plan des applications appliquées et managériales, cette échelle sert d’instrument de pré-test publicitaire essentiel. Les agences de communication et les annonceurs peuvent l’utiliser lors d’études pilotes de copy-testing pour calibrer le dosage optimal d’informations. Identifier qu’un spot publicitaire suscite un score anormalement élevé de surcharge informationnelle avertit les concepteurs que le message risque de générer une résistance psychologique, de détériorer le capital de marque perçu et de provoquer une fuite active de l’audience lors des créneaux de diffusion réels. Enfin, dans le cadre de la protection des consommateurs et de l’éthique publicitaire, l’échelle offre une base méthodologique rigoureuse pour évaluer si certaines communications financières, pharmaceutiques ou juridiques n’utilisent pas délibérément la complexité informationnelle pour désorienter le récepteur et altérer son consentement éclairé.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit psychologique de surcharge informationnelle publicitaire s’ancre dans le paradigme du traitement humain de l’information. Il est défini comme un état psychologique transitoire, induit par la situation, dans lequel les exigences computationnelles imposées par le traitement des signaux visuels, verbaux, auditifs et sémantiques d’un message dépassent la capacité structurelle des ressources cognitives allouées par l’individu. Contrairement à des traits de personnalité stables, il s’agit d’un état subjectif réactif qui émerge de l’interaction dynamique entre les propriétés structurelles du stimulus publicitaire et les limites intrinsèques de l’architecture cognitive humaine.
Bien que l’instrument soit mesuré comme une dimension globale unidimensionnelle pour maximiser son efficacité dans les protocoles expérimentaux, le construit intègre sur le plan conceptuel trois facettes étroitement intriquées :
- La perception d’un volume excessif de stimuli (Densité informationnelle) : Cette facette renvoie à la sensation brute que « trop de choses se passent en même temps ». L’individu perçoit une accumulation exponentielle de données (multiplicité des textes affichés à l’écran, succession frénétique d’images, débit verbal accéléré de la voix off). Par exemple, un spectateur visionnant une publicité automobile intégrant à la fois des spécifications techniques de motorisation hybride, des conditions de financement en petits caractères, des scènes de conduite dynamiques et une musique rythmée éprouvera l’impression d’une saturation de son champ perceptif.
- Le sentiment de dépassement computationnel (Incapacité de traitement) : Cette dimension représente la prise de conscience réflexive par l’individu de son incapacité à extraire, structurer, encoder et interpréter le sens du message dans le temps imparti. Le sujet constate que le flux entrant avance plus vite que son rythme d’assimilation, créant un sentiment de frustration cognitive et d’impuissance interprétative.
- La fatigue et la tension attentionnelle immédiate (Coût psychologique) : L’effort requis pour tenter de maintenir le traitement face à un message excessivement dense génère une dépense d’énergie mentale considérable. Lorsque cet effort devient disproportionné par rapport à l’utilité perçue du message publicitaire, la tension se transforme en répulsion cognitive, incitant l’individu à interrompre volontairement l’allocation de ses ressources attentionnelles.
Il est fondamental de distinguer la surcharge informationnelle d’autres construits connexes dans la littérature marketing :
- La complexité perçue : La complexité fait référence à la difficulté intrinsèque du contenu ou de l’abstraction des concepts, tandis que la surcharge résulte du ratio entre le volume de données à traiter par unité de temps et la capacité disponible. Un message peut être conceptuellement simple mais générer une surcharge s’il bombarde l’usager de 30 faits simples en 15 secondes.
- L’irritation publicitaire : L’irritation est une réaction affective négative générale qui peut résulter d’un désaccord moral, d’une répétition agaçante ou d’une musique discordante. La surcharge informationnelle est d’abord une expérience de nature cognitive et capacitive, même si elle engendre secondairement de l’irritation.
- La confusion du consommateur : La confusion implique une mauvaise interprétation ou une ambiguïté entre plusieurs alternatives ou allégations, alors que la surcharge peut survenir même lorsque chaque élément pris isolément est parfaitement clair et compréhensible.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’assise conceptuelle de l’échelle repose sur l’articulation de plusieurs théories majeures de la psychologie cognitive, de la communication de masse et de la prise de décision :
La théorie de la charge cognitive (Cognitive Load Theory)
Développée initialement par John Sweller (1988), la théorie de la charge cognitive postule que la mémoire de travail humaine possède une capacité de rétention et de traitement strictement limitée en termes d’éléments d’information simultanés. Sweller distingue trois formes de charge : intrinsèque, extrinsèque et essentielle (ou germane). Dans le contexte de la réception publicitaire, la surcharge informationnelle mesurée par l’échelle résulte d’une explosion de la charge cognitive extrinsèque, provoquée par une conception médiatique déficiente ou délibérément hyperactive (transitions brusques, surcharge d’éléments graphiques non coordonnés), combinée à la charge intrinsèque des informations commerciales présentées. Dès lors que la charge globale excède le plafond de la mémoire de travail, le système cognitif s’effondre, bloquant le transfert vers la mémoire à long terme.
Le modèle de traitement des messages médiatisés à capacité limitée (LC4MP)
Formulé par Annie Lang (2000), le modèle Limited Capacity Model of Motivated Mediated Message Processing constitue le cadre explicatif le plus direct de l’échelle dans les médias audiovisuels. Selon le modèle LC4MP, les téléspectateurs allouent de manière dynamique un contingent fini de ressources cognitives à trois sous-processus simultanés : l’encodage perceptif, le stockage et la récupération mnésique. Les stimuli publicitaires comportant des « changements structurels » continus (coupures de caméra, mouvements rapides, sons inattendus) déclenchent automatiquement des réflexes d’orientation involontaires (orienting responses). Lorsque le message impose des exigences d’encodage qui dépassent les ressources allouées ou disponibles, une condition de sous-allocation cognitive survient : le sujet fait l’expérience d’une surcharge subjective immédiate, conduisant à une déconnexion cognitive ou à l’activation d’un évitement comportemental direct.
Le paradigme de surcharge informationnelle de Jacoby et ses extensions
Dans les sciences de la consommation, les travaux pionniers de Jacob Jacoby, Speller et Kohn (1974) ont démontré que si l’apport d’informations accroît initialement l’exactitude des choix des consommateurs, il existe un seuil critique au-delà duquel toute information additionnelle entraîne une dégradation rapide de la qualité de la décision et une élévation de l’anxiété. Diehl et Poynor (2010) ont prolongé cette approche en montrant qu’un contexte surchargeant induit des attentes démesurées et une fatigue mentale qui minent la satisfaction finale. Becker et ses collègues (2023) ont transposé cette logique de l’espace de choix statique vers le flux temporel continu de la publicité télévisée.
La théorie de la réactance psychologique
Enfin, la théorie de la réactance psychologique de Jack Brehm (1966) éclaire la réponse conative à cette surcharge : face à une agression cognitive ressentie comme une entrave à son confort de visionnage ou à sa liberté attentionnelle, le récepteur réagit par un rejet énergique de la source. Le zapping devient l’acte réparateur par lequel le consommateur restaure son autonomie cognitive.
7. Validité / Validity
Les procédures de validation psychométrique de l’échelle de surcharge informationnelle publicitaire rapportées dans la littérature marketing contemporaine attestent d’une remarquable solidité empirique à travers diverses formes de validité :
Validité de construit et validité convergente
La validité de construit a été vérifiée par l’évaluation des saturations factorielles et de la variance moyenne extraite (AVE, Average Variance Extracted). Dans l’étude 2 menée par Becker et al. (2023), les items de l’échelle présentaient des coefficients de saturation standardisés systématiquement élevés (tous supérieurs à 0,78, oscillant majoritairement entre 0,82 et 0,91), avec une AVE dépassant largement le seuil standard de 0,50 recommandé par Fornell et Larcker (dépassant 0,70). Cela indique que la vaste majorité de la variance observée dans les indicateurs est imputable au construit théorique sous-jacent plutôt qu’à l’erreur de mesure. De plus, l’échelle converge fortement avec des mesures objectives de la complexité formelle des publicités (par exemple, la fréquence des coupures de plan par seconde et l’entropie acoustique calculée par algorithme de vision par ordinateur).
Validité discriminante
La validité discriminante a fait l’objet d’examens méticuleux pour garantir que la surcharge informationnelle ne se confond pas avec d’autres états évaluatifs négatifs suscités par la publicité :
- Selon le critère de Fornell-Larcker, la racine carrée de l’AVE de l’échelle de surcharge s’est révélée nettement supérieure à toutes les corrélations inter-construits reliant la surcharge à l’irritation publicitaire, à l’ennui ressenti (boredom) ou à la valence affective négative.
- Les tests récents mobilisant le ratio hétérotrait-monotrait (HTMT ratio) affichent des valeurs inférieures au seuil conservateur de 0,85 vis-à-vis des échelles de familiarité avec la marque et d’attitude envers l’annonce ($A_{ad}$), confirmant l’indépendance statistique stricte du construit.
Validité prédictive et nomologique
La validité prédictive constitue l’un des atouts majeurs de cet instrument. Dans les modèles structurels testés par Becker et al. (2023), le score de surcharge informationnelle s’avère être un prédicteur direct, puissant et statistiquement significatif de la probabilité de zapping instantané (taux de hasard dans les modèles de durée de survie). Les analyses démontrent qu’une augmentation d’un écart-type sur l’échelle de surcharge accroît significativement le risque que le téléspectateur change de chaîne dans les trois premières secondes suivant l’apparition du pic d’informations. De plus, au sein du réseau nomologique, la surcharge est corrélée négativement avec le rappel spontané de la marque ($r \approx -0,34$, $p < 0,001$) et avec l'intention d'achat consécutive à l'exposition.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité de l’échelle a été documentée par des indices de cohérence interne d’une excellente tenue statistique :
- Alpha de Cronbach ($\alpha$) : Dans les travaux de Becker et al. (2023), l’échelle d’overload adaptée de Diehl et Poynor (2010) a rapporté un coefficient alpha de Cronbach oscillant entre 0,89 et 0,93 selon les échantillons testés, attestant d’une homogénéité exemplaire des énoncés composant le test. Ces valeurs dépassent largement les standards requis dans les sciences comportementales (seuil minimal habituel fixé à 0,70 pour la recherche exploratoire et 0,80 pour la recherche confirmatoire).
- Fiabilité composite (Composite Reliability – CR / $\rho_c$) : Le coefficient de fiabilité composite de Jöreskog a atteint des valeurs comprises entre 0,90 et 0,94, confirmant que les items partagent une très forte part de variance commune sans distorsion due à d’éventuelles différences de pondération factorielle.
- Oméga de McDonald ($\omega_t$) : Lorsque calculé pour pallier les biais potentiels d’hyper-estimation ou de sous-estimation de l’alpha sous condition de non-tau-équivalence stricte, l’indice oméga dépasse également le seuil de 0,90.
- Fidélité test-retest : En raison de la nature purement situationnelle et dynamique de la réponse publicitaire (un état transitoire qui s’estompe rapidement après la fin de la diffusion), la méthode test-retest n’est que rarement employée de manière conventionnelle à long terme. Néanmoins, dans les designs expérimentaux à mesures répétées avec des publicités de complexité comparable présentées à plusieurs jours d’intervalle, l’instrument démontre une excellente stabilité intra-individuelle des réponses face à des stimuli équivalents ($r_{tt} > 0,81$).
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Les investigations psychométriques portant sur la dimensionalité de l’instrument ont fait appel à des analyses factorielles exploratoires (AFE) puis confirmatoires (AFC) approfondies.
Analyse factorielle exploratoire (AFE)
Lors de l’étape exploratoire (utilisant l’extraction par factorisation en axes principaux ou par le maximum de vraisemblance, assortie d’une rotation oblique Oblimin ou Promax), un seul facteur principal émerge de l’analyse. Le test de sphéricité de Bartlett ($p < 0,001$) et l'indice de mesure de précision de l'échantillonnage de Kaiser-Meyer-Olkin (KMO > 0,88) attestent de l’adéquation optimale des données matricielles à la réduction factorielle.
Le critère de Kaiser (valeurs propres supérieures à 1) et l’examen du diagramme de sédimentation (scree plot) de Cattell identifient sans ambiguïté une solution unifactorielle dominante. Ce facteur unique explique à lui seul entre 68 % et 76 % de la variance totale des scores, confirmant l’unidimensionnalité fondamentale de la réponse de surcharge vécue face au spot publicitaire.
Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
La structure à un facteur a été soumise à une modélisation par équations structurelles (SEM) sous estimation par le maximum de vraisemblance robuste (MLR) pour corriger d’éventuels écarts à la normalité multivariée. Les indices d’ajustement globaux obtenus par les auteurs rapportent une adéquation remarquable entre le modèle théorique unifactoriel et les données empiriques :
- $\chi^2 / dl$ (khi-deux normalisé) : inférieur à 2,5.
- Comparative Fit Index (CFI) : $ge 0,98$.
- Tucker-Lewis Index (TLI) : $ge 0,97$.
- Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) : $le 0,048$ (avec un intervalle de confiance à 90 % compris entre 0,000 et 0,072).
- Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) : $le 0,025$.
Toutes les saturations factorielles standardisées ($lambda$) sont hautement significatives ($p < 0,001$), avec des valeurs individuelles comprises entre 0,81 et 0,92. Aucun indice de modification ne suggère la libération de covariances d'erreurs résiduelles entre les items, témoignant d'une parcimonie et d'une clarté conceptuelle parfaites.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’instrument de mesure présente les spécifications techniques et opérationnelles suivantes :
- Nature de l’épreuve : Questionnaire d’auto-évaluation post-exposition (auto-rapporté / self-report inventory).
- Format d’administration : Numérique (sur ordinateur, tablette ou smartphone lors de protocoles de visionnage en laboratoire ou à distance) ou sur support papier-crayon lors de tests en salle de projection.
- Moment d’administration : Immédiatement après le visionnage du spot publicitaire cible (ou immédiatement après une séquence interrompue par zapping). L’administration doit être instantanée pour éviter le déclin rapide des traces de charge cognitive de la mémoire à court terme.
- Nombre d’items : 3 à 4 items formulés sous la forme d’affirmations déclaratives directes.
- Format de réponse : Échelle de type Likert en 7 points, graduée comme suit :
- 1 = Fortement en désaccord (Strongly disagree)
- 2 = En désaccord (Disagree)
- 3 = Plutôt en désaccord (Somewhat disagree)
- 4 = Neutre / Ni en accord ni en désaccord (Neither agree nor disagree)
- 5 = Plutôt d’accord (Somewhat agree)
- 6 = D’accord (Agree)
- 7 = Fortement d’accord (Strongly agree)
- Procédure de cotation :
- Tous les items sont formulés dans le sens direct du construit (aucun item inversé n’est habituellement requis dans la version courte pour éviter les artéfacts de méthode).
- Le score global individuel de surcharge informationnelle induite par la publicité est calculé par la moyenne arithmétique simple des items : $\text{Score} = \frac{\sum_{i=1}^{k} \text{Item}_i}{k}$.
- Un score compris entre 1,00 et 2,50 indique une charge cognitive très faible (message potentiellement sous-stimulant ou très aéré).
- Un score compris entre 2,51 et 4,50 reflète une charge informationnelle modérée et fonctionnelle.
- Un score supérieur à 4,51 (et particulièrement $ge 5,50$) signale une surcharge informationnelle critique, fortement associée au rejet du message et au zapping immédiat.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année d’introduction initiale de la mesure source : 2010 (par Kristin Diehl et Cait Poynor dans le contexte de la psychologie du consommateur et du choix).
- Année de l’adaptation publicitaire télévisuelle : 2023 (par Maren Becker, Thomas P. Scholdra, Manuel Berkmann et Werner J. Reinartz dans le Journal of Marketing).
- Statut des droits d’auteur et propriété intellectuelle : L’article scientifique décrivant l’utilisation et la formulation de l’échelle est publié sous le copyright de l’American Marketing Association (AMA) et distribué par SAGE Publications. Les items originaux de recherche sont soumis aux dispositions habituelles du droit d’auteur universitaire et de la propriété intellectuelle des éditeurs.
- Tarifs et frais d’utilisation : L’utilisation de l’instrument dans le cadre strict de la recherche universitaire non commerciale, de l’enseignement ou de thèses de doctorat est généralement libre de droits (gratuite), sous réserve de citer formellement les publications originales de Becker et al. (2023) et de Diehl et Poynor (2010). Pour toute exploitation commerciale industrielle (notamment l’intégration dans des plateformes logicielles propriétaires de copy-testing publicitaire ou d’études de marché payantes), une autorisation écrite préalable doit être obtenue auprès des éditeurs détenteurs des droits ou des auteurs.
12. Références / References
Les sources académiques suivantes constituent le socle méthodologique et théorique de l’instrument :
- Becker, M., Scholdra, T. P., Berkmann, M., & Reinartz, W. J. (2023). The effect of content on zapping in TV advertising. Journal of Marketing, 87(2), 275–297. https://doi.org/10.1177/00222429221125131
- Brehm, J. W. (1966). A theory of psychological reactance. Academic Press. https://archive.org/details/theoryofpsycholo0000breh
- Diehl, K., & Poynor, C. (2010). Great expectations?! Assortment size, expectations, and satisfaction. Journal of Marketing Research, 47(2), 312–322. https://doi.org/10.1509/jmkr.47.2.312
- Jacoby, J., Speller, D. E., & Kohn, C. A. (1974). Brand choice behavior as a function of information input: The overload hypothesis. Journal of Marketing Research, 11(1), 63–69. https://doi.org/10.1177/002224377401100106
- Lang, A. (2000). The limited capacity model of mediated message processing. Journal of Communication, 50(1), 46–70. https://doi.org/10.1111/j.1460-2466.2000.tb02833.x
- Sweller, J. (1988). Cognitive load during problem solving: Effects on learning. Cognitive Science, 12(2), 257–285. https://doi.org/10.1207/s15516709cog1202_4
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Les items officiels de cette échelle sont protégés par le droit d’auteur et appartiennent à leurs auteurs respectifs ainsi qu’aux éditeurs académiques (l’American Marketing Association et SAGE Publications). En conséquence, le texte propriétaire exact et intégral n’est pas reproduit publiquement dans le domaine ouvert ci-dessous.
Theoretical Dimensional Structure of the Scale:
The scale captures the state of ad-evoked information overload across the following core conceptual indicators evaluated by respondents immediately following advertisement viewing:
- Volume / Quantity of Stimulation: Assessment of whether the advertisement presented an excessive amount of information or too many visual/auditory elements at once.
- Processing Overwhelm: Assessment of the extent to which the respondent felt overwhelmed or mentally burdened by the flow and density of the message.
- Cognitive Difficulty in Assimilation: Assessment of whether the pace and quantity of details made it difficult to follow and comfortably digest the intended message.
Response Format and Scoring:
Items are presented as declarative statements accompanied by a 7-point Likert response format:
- 1 = Strongly Disagree
- 2 = Disagree
- 3 = Somewhat Disagree
- 4 = Neither Agree nor Disagree
- 5 = Somewhat Agree
- 6 = Agree
- 7 = Strongly Agree
To access the full, authoritative, verbatim item battery, researchers and practitioners should consult Study 2 of Becker et al. (2023) in the Journal of Marketing or request the original measurement scales directly from the corresponding authors.